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Annales de Dermatologie et de Vénéréologie
Volume 145, n° 4S
page A28 (mai 2018)
Doi : 10.1016/j.annder.2018.03.034
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Tuberculose palatine : une localisation rare à ne pas méconnaître
 

Omar Boudghène Stambouli, Pr , Ilhem Mahi, Dr
 Faculté de médecine, université Aboubakr Belkaid, laboratoire Toixmed 32, service de dermatologie, CHU Tlemcen, Algérie 

Auteur correspondant.
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Introduction

Une résurgence de la tuberculose notamment au profit des formes extrapulmonaires est signalée depuis une dizaine d’années dans les pays du Maghreb. Nous rapportons une observation de tuberculose palatine chez une femme immunocompétente dont le diagnostic était retardé de plusieurs mois.

Observations

Une femme de 27 ans nous a été orientée pour des érosions douloureuses du palais évoluant depuis 9 mois. L’examen retrouvait des érosions superficielles jaunâtres reposant sur un fond érythémateux. Des adénopathies cervicales sont apparues secondairement. La patiente rapportait une dysphagie, un amaigrissement de 11kg en 9 mois et une asthénie. L’interrogatoire retrouvait la notion de contage tuberculeux. L’IDRT était positive et l’examen direct à la recherche de BK était négatif. Une première biopsie muqueuse n’était pas concluante puis une deuxième série de biopsies muqueuses confirmait le diagnostic de tuberculose en mettant en évidence le granulome épithélioïde giganto-cellulaire avec nécrose caséeuse. L’ensemble des bilans à la recherche d’une tuberculose viscérale active ainsi que la recherche d’une immunodépression associée notamment une sérologie VIH étaient négatifs. La patiente était traitée avec succès par thérapie antituberculeuse.

Discussion

La tuberculose de la cavité buccale est une entité rare, représentant moins de 1 % de l’ensemble des cas de tuberculose. Outre le palais, les autres localisations comprennent la langue, les gencives et les lèvres. Elle fait suite généralement une auto-inoculation à partir d’un foyer pulmonaire, laryngé ou digestif. Notre travail est original par la localisation palatine de la tuberculose qui constitue une entité très rare et par sa survenue chez un sujet adulte en absence d’immunodépression associée ou de foyer tuberculeux profond.

Conclusion

La tuberculose buccale reste de diagnostic difficile étant donné sa rareté et son grand polymorphisme lésionnel. Elle devrait être évoquée devant toute ulcération buccale chronique ne répondant pas aux traitements usuels, surtout chez un sujet vivant dans une zone d’endémie tuberculeuse.

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Mots clés : Érosions, Palais, Tuberculose




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