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Journal de radiologie
Vol 78, N° 11  - novembre 1997
p. 1141
Doi : JR-11-1997-78-11-0221-0363-101019-ART62
MICROBIOPSIES DIRIGÉES DES FOYERS DE MICROCALCIFICATIONS MAMMAIRES
 

J Radiol 1997; 78 : 1141-1146.

© Editions françaises de radiologie, Paris, 1997.

Article originalJR 420

MICROBIOPSIES DIRIGÉES DES FOYERS DE MICROCALCIFICATIONS MAMMAIRES
Aide au diagnostic ?

J Chopier (1), JY Seror, M Antoine, S Sananes, P Merviel,
S Amram (1), S Uzan et JM Bigot (1)

INTRODUCTION

La découverte de microcalcifications groupées en amas peut révéler un cancer du sein infraclinique. Ce signe d'appel radiologique est fréquent (1) et souvent révélateur d'un processus bénin (2). Il est parfois le seul signe mammographique permettant de découvrir un processus malin (3, 4). L'analyse des résultats de différentes séries de biopsies chirurgicales de foyers de microcalcifications révèle des chiffres de prévalence de malignité variant de 13 % (5) à 45 % (6). Cela démontre une grande disparité des critères d'analyse radiologique utilisés afin de justifier une exploration chirurgicale ou bien une surveillance des microcalcifications. Certaines séries en soulignent le caractère imparfait (7).

Les microbiopsies des microcalcifications mammaires semblent devenir une alternative à la biopsie exérèse chirurgicale (8-11). Certains, leur reprochent un taux élevé de faux négatifs (11, 12). Notre étude évalue la fiabilité des décisions de surveillance ou d'exploration chirurgicale des foyers de microcalcifications, prises en fonction de nos critères et des résultats histologiques des microbiopsies. Elle évalue l'intérêt des microbiopsies réalisées en préopératoire afin d'adapter le geste chirurgical initial.

MATÉRIEL ET MÉTHODES

De janvier 1994 à janvier 1996, 89 malades ont été explorées pour des foyers de microcalcifications mammaires, 112 sites ont été biopsiés. Les patientes étaient âgées de 24 à 91 ans, soit une moyenne d'âge de 55 ans. Les foyers de microcalcifications étaient classés en 5 groupes. Étudiées après agrandissements radiologiques orthogonaux, les microcalcifications étaient réparties selon les 5 types radiologiques de la classification de Le Gal (13). Le type radiologique le plus élevé était pris en compte en cas d'association, correspondant à un risque plus important de révéler une néoplasie. Cette analyse radiologique était l'élément primordial. Elle était complétée par d'autres critères incluant le nombre de microcalcifications supérieur à 30, leur regroupement en amas avec un nombre de foyers supérieur à 2, l'aspect triangulaire des contours du foyer, la modification radiologique d'un foyer connu, l'association à une surdensité ou à un nodule, l'existence d'antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein (6). L'existence d'un seul de ces critères justifiait une exploration chirurgicale des microcalcifications sauf celles de type 1.

Les microcalcifications étaient associées à un nodule dans 6 cas et à une surdensité dans 12 cas. Parmi les 5 groupes radiologiques, le type 1 correspondait à un aspect typiquement bénin, le type 2 à une forte présomption de bénignité, le type 3 à un aspect douteux, le type 4 à une forte suspicion de malignité et le type 5 à un aspect malin. Les foyers de microcalcifications classés du type 1 ou 2 (n = 65) étaient soumis à une surveillance clinique et radiologique après la microbiopsie. Les délais de cette surveillance ont été de 6 à 32 mois. Pour certains d'entre eux, le résultat de la biopsie a modifié la décision initiale de surveillance et entraîné une biopsie chirurgicale du foyer. Les foyers radiologiques classés de type 1 n'ont pas été opérés. Quelques foyers radiologiques de type 2 ont été opérés (n = 17) en raison de critères péjoratifs vus précédemment ou bien encore du désir de la patiente. Tous les foyers radiologiques classés 3, 4 et 5 (n = 47) ont été opérés, sauf 8 malades : 3 en raison du diagnostic histologique de cytostéatonécrose sur les microbiopsies, 3 ont refusé l'intervention et 2 ont été perdues de vue.

Les microbiopsies ont été effectuées après consentement des patientes. Celles présentant des troubles de la coagulation ont été écartées de l'étude. Dans 3 cas, la survenue de malaises vagaux a entraîné un arrêt de la procédure.

Toutes les microbiopsies ont été pratiquées par 3 radiologues (JC, JYS, SA) selon la même technique, sur 2 systèmes de repérage par stéréotaxie (mammographe Philips Mammodiagnost UC n = 83 et mammographe GE n = 29). Les microbiopsies ont été effectuées en position assise avec un pistolet automatique (Magnum Bard et BIP EMD) avec une avancée de 22 mm et un calibre d'aiguille de 14 Gauge. Quelques prélèvements (n = 8) ont été effectués, avec un pistolet automatique d'une avancée de 12 mm (Promag Nycomed) et un calibre d'aiguille de 18 ou 16 Gauge. 444 microbiopsies ont été effectuées soit une moyenne de 4 par site, 36 microbiopsies ont été réalisées avec des aiguilles d'un calibre de 16 Gauge, 2 microbiopsies avec des aiguilles d'un calibre de 18 Gauge soit respectivement 7 % et 0,04 % du total des microbiopsies. Ces prélèvements avec des aiguilles de 18 et 16 Gauge ont été effectués dans 57 % des cas les 6 premiers mois de l'étude. Toutes les microbiopsies étaient réalisées après anesthésie locale du plan sous-cutané par une injection de 2 à 3 ml de xylocaïne@ 1% (lidocaïne). Une petite incision du plan cutané était effectuée au bistouri, facilitant le passage de l'aiguille. Un cliché de contrôle de la position de l'aiguille était réalisé lors du premier prélèvement et parfois répété en cas de suspicion de déplacement. Des radiographies des microbiopsies ont été inconstamment effectuées. Les prélèvements ont été conditionnés dans du formol.

Tous les prélèvements histologiques ont été lus par la même anatomopathologiste (MA). La classification histologique utilisée est celle de Page et Tavassoli (14, 15), elle est rapportée dans le tableau I. Le grading des lésions de carcinome canalaire in situ utilise la classification de Holland (15). Le critère de positivité des microbiopsies était une réponse histologique spécifique. Toutes les microbiopsies ont été examinées sur 6 lames de niveaux de coupes sériées. Elles ont fait l'objet de recoupe s'il existait des lésions atypiques ou si les microcalcifications visibles sur les radiographies n'étaient pas retrouvées en histologie sur les premiers niveaux de coupes. L'examen en microscopie optique comprenait toujours une étude en lumière polarisée.

Les pièces d'exérèse chirurgicale ont été lues par la même anatomopathologiste utilisant la même classification (tableau I). La prise en charge des pièces d'exérèse chirurgicale pour microcalcifications obligeait parfois à l'inclusion en totalité du fragment chirurgical afin d'effectuer la corrélation avec la radiographie de la pièce opératoire. Le compte rendu anatomopathologique mentionnait toujours la relation exacte entre les microcalcifications et les éventuelles lésions atypiques ou malignes.

Les microbiopsies ont été classées en microbiopsie « d'avance diagnostique » (n = 69) correspondant aux prélèvements effectués sur les foyers de microcalcifications devant subir une surveillance. Dans cette situation, le résultat de la microbiopsie a pu modifier la décision initiale et justifier une exploration chirurgicale. Il permet parfois le diagnostic plus précoce de lésion maligne. La microbiopsie a été considérée comme stratégique (n = 43) lorsque le foyer était d'aspect radiologique suspect ou malin et a dû subir une exérèse chirurgicale. Dans ce cas, le résultat de la microbiopsie permettait d'effectuer dans le même temps opératoire un curage axillaire, si le caractère invasif ou carcinomateux canalaire in situ de haut grade était prouvé en préopératoire ou encore, une mammectomie si les lésions étaient étendues, multifocales ou secondaires à une récidive locale d'un cancer du sein.

Les résultats histologiques des microbiopsies ont été exposés. Dans cette série ont été étudiées les corrélations entre l'histologie des microbiopsies, d'une part avec l'aspect radiologique et d'autre part avec l'histologie définitive ou le suivi évolutif. Quatre groupes de patientes ont été définis. Le groupe 1 correspondait aux patientes dont l'histologie des microbiopsies était bénigne et le suivi négatif après un délai supérieur à 6 mois. Le groupe 2 correspondait aux corrélations parfaites entre l'histologie des microbiopsies et la chirurgie. Dans le groupe 3, la discordance était totale, l'histologie des microbiopsies était bénigne et l'histologie définitive était maligne. Le groupe 4 correspondait aux discordances partielles avec des éléments atypiques à l'histologie des microbiopsies et à l'histologie définitive des signes de carcinome in situ, ou bien encore des éléments de carcinome in situ étaient décrits sur les microbiopsies et à l'histologie définitive des signes d'invasion. Tous les cas discordants entre l'histologie des microbiopsies et la chirurgie ont été revus.

RÉSULTATS

Les résultats histologiques des microbiopsies ont été les suivants (tableau II).

Les prélèvements non contributifs (5 %) ont eu une moyenne de biopsies par site (n = 2,5) inférieure à la moyenne générale de 4. Les microcalcifications n'étaient pas repérées sur les biopsies à l'histologie. Dans 1 cas, les biopsies ont été effectuées avec des aiguilles de 16 Gauge. Dans 1 cas, la patiente a fait un malaise en cours de procédure ne permettant la réalisation que d'un seul prélèvement. Dans 2 cas, en raison de la multiplicité des sites à biopsier, seuls 2 prélèvements par site ont été effectués.

Les lésions bénignes étaient les plus fréquentes (65 %), représentées surtout par des lésions de mastopathie fibrokystique (MFK) (54 %). Les autres lésions bénignes étaient représentées essentiellement par des lésions de cytostéatonécrose (10 %), survenant toutes dans un contexte postchirurgical. Dans un cas, le diagnostic de papillome était évoqué sur la microbiopsie. Dans 2 cas des lésions de MFK étaient associées à une cytostéatonécrose et à un papillome (n = 2).

Les lésions d'hyperplasie atypique isolées étaient rares (3 %), car dans 2 cas elles étaient associées à un CLIS et à un CCIS.

Les lésions de carcinome in situ (n = 18) représentaient 16 % du total et sont essentiellement de type canalaire (n = 17/18). Des lésions de CCIS étaient associées à de l'hyperplasie atypique (n = 2), à un carcinome canalaire invasif (n = 7) et à un carcinome lobulaire microinvasif (n = 1). Dans 4 cas, des lésions de CLIS et CCIS étaient intriquées .

Les lésions invasives (11 %) étaient essentiellement de type canalaire (n = 11/12). Les carcinomes microinvasifs (n = 4) représentaient 33 % de l'ensemble des lésions invasives et étaient toujours associés à des lésions de CCIS. Les carcinomes canalaires invasifs étaient associés une fois sur 2 à des lésions de CCIS.

Aucun aspect histologique d'emboles lymphatiques n'a été observé sur les microbiopsies.

Les microcalcifications ont été repérées à l'histologie sur les prélèvements dans 83 % des cas, mais seulement dans 50 % des cas chez les 20 premières malades. Le nombre de prélèvements (n = 2,7) sur ces sites était inférieur au chiffre moyen de 4 biopsies par site. Les microcalcifications n'étaient décelées à l'histologie des microbiopsies que dans 54 % des cas si les prélèvements étaient effectués avec des aiguilles d'un calibre inférieur ou égal à 16 Gauge.

La corrélation des résultats histologiques des microbiopsies avec les aspects radiologiques a été exposée dans le tableau III.

Un aspect radiologique bénin classé 1 ou 2 (n = 65) était associé à une histologie bénigne dans 56 cas de type dystrophique (MSK) ou encore à de la cytostéatonécrose (7/56). Dans 3 cas, les résultats étaient non contributifs. Les microbiopsies ont permis dans 3 cas de découvrir des éléments histologiques atypiques lobulaires ou canalaires ou bien encore des lésions de CLIS (n = 1). Cette découverte a entraîné une exploration chirurgicale alors que l'aspect radiologique était rassurant dans 10 % des cas (6/62). Des lésions de CCIS ont été repérées dans 3 cas à l'histologie des microbiopsies. Sur les mammographies, les microcalcifications étaient diffuses 2 fois sur 3 et les microbiopsies ont porté sur certains regroupements. Dans l'autre cas, l'aspect radiologique était rassurant, mais leur nombre avait augmenté sur les contrôles radiologiques successifs.

Devant un aspect radiologique douteux (n = 18), les résultats histologiques des microbiopsies étaient de type dystrophique bénin dans 7 cas, et montraient des lésions de cytostéatonécrose dans 3 cas. Les résultats étaient de type malin, CCIS (n = 4) dont 1 associé à un CLIS et un CCI (n = 3). Dans un cas, le résultat était non contributif en raison d'un malaise survenu en cours de procédure.

Lorsque l'aspect radiologique était suspect ou malin (n = 27), l'histologie des microbiopsies était maligne dans 18 cas. Des résultats histologiques bénins étaient obtenus dans 7 cas de type spécifique dans 2 cas avec un diagnostic de papillome et de cytostéatonécrose. Dans 2 cas, les résultats étaient non contributifs, mais le nombre de microbiopsies était insuffisant sur le site. Toutes ces patientes ont été opérées sauf 2, une a été perdue de vue et l'autre a été récusée chirurgicalement, car trop âgée.

L'histologie des microbiopsies obtenue au niveau des opacités nodulaires associées à des microcalcifications a été classée bénigne sans atypie (n = 2), avec atypie (n = 1) et maligne avec présence d'un CCI (n = 3). Celle obtenue au niveau des surdensités associées à des microcalcifications a été de type bénin dystrophique (n = 4), bénin spécifique avec un diagnostic de cytostéatonécrose (n = 3), maligne avec des lésions de CIC (n = 2), et des lésions de CCI (n = 3).

Une exploration chirurgicale a été obtenue au niveau de 56 foyers de microcalcifications. L'histologie chirurgicale était maligne sur 35 sites (comprenant 2 cas de CLIS), chez 28 malades. Des lésions d'hyperplasie avec atypie ont été décrites dans 2 cas et une pathologie bénigne dans 19 cas. Les corrélations entre l'histologie des microbiopsies et l'histologie obtenue après exérèse chirurgicale ou suivi évolutif négatif ont été regroupées dans le tableau IV.

Les vrais positifs correspondaient aux concordances totales de malignité entre l'histologie des microbiopsies et des pièces chirurgicales (n = 20), mais également aux discordances partielles avec présence de lésions de carcinome canalaire in situ sur la microbiopsie et de carcinome invasif à l'histologie chirurgicale (n = 10). Ces discordances partielles étaient dues 9 fois sur 10 à des lésions de carcinome in situ (dont 8 cas de CCIS) sur les microbiopsies et invasives sur l'histologie chirurgicale, 1 cas de CCIS sur la microbiopsie était un CLIS à l'histologie définitive. Aucun embole lymphatique n'a été repéré sur les microbiopsies alors qu'ils étaient présents dans 2 cas à l'histologie définitive.

Les vrais négatifs correspondaient aux patientes dont l'histologie des microbiopsies était bénigne et le suivi négatif (n = 48) ainsi qu'aux concordances totales de bénignité entre l'histologie des microbiopsies et des pièces chirurgicales ( n = 17). Les faux négatifs correspondaient aux discordances totales entre une histologie bénigne sur les microbiopsies et maligne après chirurgie (n = 3).

Dans un cas, seule une erreur technique de balistique pouvait expliquer cette discordance, en effet, les microbiopsies ont été au nombre de 4 et des microcalcifications ont été repérées dans les microbiopsies.

Dans un autre cas, des lésions de prolifération lobulaire avec atypie ont été repérées sur l'histologie chirurgicale, cette découverte a pu être fortuite.

Dans un autre cas, un CCIS associé à un carcinome microinvasif tubuleux de 2 mm étaient découverts après chirurgie, cette patiente avait un foyer de microcalcifications d'aspect suspect mais stable depuis 7 ans sur une imagerie bien documentée. Elle avait déjà subi des prélèvements microbiopsiques à 2 reprises sur ce foyer. La décision d'exploration chirurgicale a été motivée par une discrète modification radiologique du foyer dans les mois qui ont suivi la dernière biopsie.

Les 6 cas de biopsies non contributives ont été considérés comme des faux négatifs. Les 2 cas de faux positifs correspondaient à des résultats histologiques suspects sur les microbiopsies avec présence d'éléments atypiques, ces lésions n'ont pas été confirmées après chirurgie. Nous avons exclu les patientes qui ont refusé l'intervention (n = 2) et celles qui ont été perdues de vue (n = 3).

La valeur prédictive positive du diagnostic histologique des microbiopsies (VPP) est de 93 % et la valeur prédictive négative (VPN) de 86 % et la fiabilité diagnostique de 89 %. En ne considérant dans cette série que les prélèvements positifs avec présence de microcalcifications à l'histologie des microbiopsies, les valeurs des VPP, VPN et fiabilité diagnostique sont respectivement de 98 %, 95 % et 95 %.

Les microbiopsies ont permis une avance diagnostique chez les patientes dont l'aspect radiologique du foyer était classé bénin (type 1 ou 2), qui aurait dû être soumises à une surveillance. Dans 10 % des cas (6/62), l'intervention a été motivée par le résultat histologique des microbiopsies. Cette exploration chirurgicale était justifiée 5 fois sur 6. Quelques foyers radiologiques classés 2 ont été opérés indépendamment des résultats des microbiopsies ; dans 1 cas, en raison d'une surdensité associée, dans 7 cas, un nodule adjacent justifiait l'exploration chirurgicale, dans 1 cas, un foyer connu avait subi une modification radiologique et le résultat de la microbiopsie était suspect, dans 2 cas, en raison de la volonté de la patiente de se faire opérer.

Devant un foyer de microcalcifications suspect devant subir une biopsie-exérèse chirurgicale, l'intérêt de la microbiopsie est stratégique. La microbiopsie a prouvé le caractère invasif de la lésion maligne chez 11 patientes, soit chez 39 % des patientes opérées pour un cancer, elle a permis d'effectuer le curage axillaire lors du premier temps opératoire. Le caractère multifocal de la néoplasie a été prouvé par les microbiopsies en préopératoire chez 13 patientes permettant d'effectuer la mastectomie lors du premier temps opératoire. Cela a représenté 65 % du total des mastectomies effectuées (n = 20).

Parmi les complications des microbiopsies nous n'avons relevé que 3 malaises vagaux, il n'y a pas eu d'hématome nécessitant un traitement spé-
cifique.

DISCUSSION

Les résultats histologiques obtenus après microbiopsies révèlent un chiffre de prélèvements non contributifs équivalent à ceux publiés dans les premières séries de la littérature (10, 17). Ces prélèvements non contributifs s'expliquent soit par l'utilisation d'un calibre d'aiguille trop fin ou un nombre de prélèvements insuffisants. Dans notre série, les microcalcifications n'ont été retrouvées à l'histologie que dans 54 % des cas si les biopsies étaient effectuées avec des aiguilles d'un calibre inférieur ou égal à 16 Gauge. Parker (17) a bien montré l'intérêt d'utiliser des aiguilles de gros calibre. La moyenne des prélèvements effectués sur ces sites était inférieure à la moyenne générale. Les chiffres optimaux de prélèvements à effectuer sur les foyers de microcalcifications sont de 6 pour Liberman (18) et de 5 pour Brenner avec des fiabilités diagnostiques respectivement de 92 % et de 91 %. L'insuffisance de nos résultats dans la première partie de l'étude confirme l'importance de l'expérience des opérateurs dans cette technique (19). Notre critère de positivité était l'obtention d'une histologie spécifique, la visualisation de microcalcifications à l'histologie des microbiopsies n'a pas été constante. La présence des microcalcifications était directement liée au nombre de prélèvements effectué ainsi qu'au calibre de l'aiguille utilisée. Pour certains, la radiographie des microbiopsies permet immédiatement de rechercher des microcalcifications et affirme la validité du prélèvement (20). Cette technique a été inconstamment utilisée dans notre série. Néanmoins, la présence à l'histologie de microcalcifications paraît encore plus fiable, car des microcalcifications fines peuvent ne pas être repérées sur les radiographies.

Les résultats histologiques des microbiopsies confirment la prédominance des lésions bénignes (65 %) comportant essentiellement des lésions de mastopathie fibrokystique, 84 % du total des lésions bénignes. Les lésions malignes en excluant les CLIS ne représentaient que 26 % du total des résultats histologiques obtenus. Ces chiffres sont concordants avec ceux de la littérature (11). Les résultats de notre série soulignent la fréquence des associations histologiques. En particulier, les lésions de CLIS sont associées dans 83 % des cas à un CCI. Les lésions de CCIS sont associées dans 28 % à des lésions de carcinome canalaire invasif. La fréquence de ces associations histologiques n'est pas décrite dans la littérature de même que la proportion importante de lésions de cytostéatonécrose représentant 15 % du total des lésions bénignes. Ce dernier élément s'explique par un recrutement plus important dans notre série de femmes antérieurement opérées.

La concordance à 90 % pour le diagnostic de bénignité de notre analyse radiologique avec les résultats des microbiopsies est bonne. Mais elle devient médiocre en ce qui concerne les aspects radiologiques douteux, puisque les résultats sont malins dans 33 % des cas et bénins dans 55 % des cas. Ces chiffres sont concordants avec ceux obtenus sur des séries opératoires de la littérature (6). Lorsque l'aspect radiologique est de type malin, l'histologie des microbiopsies est maligne dans 67 % des cas et bénigne dans 26 % des cas. Le chiffre élevé de lésions bénignes avec un aspect radiologique malin s'explique par le nombre élevé de lésions de cytostéatonécrose dont l'aspect radiologique peut être suspect avec présence de microcalcifications irrégulières. Parmi les prélèvements obtenus au niveau des foyers de microcalcifications associées à un nodule ou une surdensité, aucun n'a été non contributif. Cela confirme la plus grande facilité à obtenir une preuve histologique par microbiopsie sur cet aspect mammographique avec nécessité d'un nombre de prélèvements moindre (18, 19).

La confrontation des résultats histologiques obtenus après microbiopsie et ceux de l'histologie chirurgicale met en évidence un certain nombre de discordances partielles. Elles sont dues à des lésions de carcinome canalaire in situ dont l'exploration chirurgicale confirme le caractère invasif. Ces données sont parfaitement concordantes avec la littérature (21). Le caractère invasif d'une lésion peut avoir été méconnu sur les prélèvements biopsiques. Les constatations histologiques sur les microbiopsies sont toujours moindres que celles de l'histologie définitive. Les microbiopsies n'explorent qu'une partie de la lésion, d'autant que les microcalcifications peuvent être à distance de la lésion maligne (12). De façon identique, les emboles lymphatiques n'ont pu être repérés sur l'histologie des microbiopsies. Des lésions de CLIS ont été diagnostiquées à l'histologie des microbiopsies dans une observation, cette découverte a pu être fortuite. La sous-évaluation des résultats histologiques par les microbiopsies tient essentiellement à la taille des prélèvements et au fait que pour certaines lésions (CCIS), leur diagnostic positif fait intervenir des critères de taille ou de nombre de canaux atteints. La lésion est donc obligatoirement sous-estimée sur les microbiopsies. Des prélèvements multiples sont nécessaires au diagnostic.

Nous relevons dans notre série, 3 cas de faux négatifs. Dans 2 observations les prélèvements biopsiques étaient de bonne qualité, en nombre suffisant avec présence de microcalcifications à l'histologie et pourtant ils n'ont pas permis de diagnostiquer 2 lésions invasives. Dans l'une des observations, la patiente a été biopsiée à 2 reprises à 8 mois d'intervalle, les microcalcifications étaient suspectes mais non évolutives depuis 7 ans. Malgré la négativité des prélèvements une décision opératoire a été prise sur la modification de l'aspect radiologique après la dernière biopsie, cet aspect pouvant être d'origine cicatriciel ; un carcinome microinvasif de 2 mm a été décrit sur l'histologie chirurgicale. Cette observation confirme la difficulté de juger du caractère suspect d'un foyer de microcalcifications sur la modification de son aspect radiologique (22) et la nécessité d'intégrer avant toute décision d'exploration chirurgicale l'ensemble des données cliniques et radiologiques. L'absence de diagnostic histologique spécifique sur les prélèvements microbiosiques ne peut faire récuser une exploration chirurgicale si d'autres éléments sont suspects.

Les microbiopsies ont une excellente valeur prédictive positive et négative qui est totalement dépendante de l'expérience des opérateurs (19). Les chiffres de VPP et VPN passent respectivement de 93 à 98 % et 86 à 95 % selon que les prélèvements non contributifs relevés essentiellement au début de notre étude ait été inclus ou non dans le calcul. La taille du foyer et le nombre des microcalcifications n'influencent pas la fiabilité diagnostique (23), mais ces éléments n'ont pas été étudiés dans notre série.

Le dilemme dans l'attitude décisionnelle devant un foyer de microcalcifications est entre opérer inutilement des patientes porteuses d'une pathologie bénigne et de surveiller des microcalcifications associées à un processus malin. Les microbiopsies perme-
ttent un diagnostic plus précoce et doivent être utilisées comme complément d'investigation. Elles permettent devant un aspect radiologique faussement rassurant d'anticiper l'exploration chirurgicale. Elles ont permis dans notre série, dans 10 % des aspects radiologiques bénins, de poser une indication opératoire, justifiée dans 90 % des cas. L'impossibilité d'effectuer des examens histologiques extemporanés sur des foyers de microcalcifications rend leur exploration préopératoire fondamentale afin de guider la stratégie thérapeutique première. Parmi les patientes opérées pour une pathologie maligne, 39 % ont eu un curage axillaire lors du premier temps opératoire sur les résultats des microbiopsies. Les patientes opérées pour cancer ont subi une mastectomie dans 50 % des cas. Dans 65 % de ces cas, ce geste a pu être effectué lors du premier temps opératoire, car une atteinte multifocale était prouvée en préopératoire.

Les microbiopsies des foyers de microcalcifications sont un moyen complémentaire d'exploration. Elles permettent de mieux poser les indications opératoires ou de surveillance des foyers d'aspect radiologique bénin et d'améliorer la stratégie thérapeutique chez ceux dont la malignité est prouvée.

ABSTRACT

Stereotactic core biopsy of breast microcalcifications : help for diagnosis ?

We assessed the accuracy with which stereotactic core biopsy of breast microcalcifications helps to justify follow-up or indicate required surgical planning. Eigthy-nine patients underwent stereotactic breast biopsy performed with large core needles. Histopathologic findings of microbiopsies were correlated with radiological findings, with follow up and with surgical findings. Agreement between radiological and histopathologic findings on biopsies was obtained in 86% for benign results. Even in the case of benign radiological findings , the histological results of microbiopsies required a surgical biopsy justified in 10% of cases. Radiologically suspicious or malignant microcalcifications were correlated with 35% benign and 65% malignant histologies on biopsies. The positive predictive value, negative predictive value and accuracy were respectively 93%, 86% and 95%. Invasive lesions were found on microbiopsies in 39% of excised malignant lesions. Multifocal lesions were proved on microbiopsies in 50% of all excised carcinomas. Microbiopsies help to disclose malignant lesions undetected on radiological analysis, and may obviate diagnostic surgical biopsy in many cases.

Key words :

Breast neoplasms, calcification. Breast neoplasms, diagnosis. Breast radiography. Breast biopsy.

(1) Service de radiologie,
FAMA des tumeurs du sein,
Hôpital Tenon,
4, rue de la Chine,
75020 Paris

Correspondance : J Chopier

 

 

 

RÉSUMÉ

Notre étude portant sur 89 patientes, évalue la fiabilité diagnostique avec laquelle les microbiopsies sous stéréotaxie des foyers de microcalcifications mammaires aide à justifier leur surveillance radiologique ou encore à adapter le traitement chirurgical des foyers opérés. L'histologie des microbiopsies a été corrélée avec les aspects radiologiques, le suivi évolutif et les résultats de l'histologie chirurgicale. Une concordance entre aspect radiologique bénin et résultat histologique bénin des microbiopsies a été obtenue dans 86 % des cas. Une biopsie chirurgicale fut néanmoins nécessaire et était justifiée dans 10 % des cas, alors qu'une surveillance seule était proposée. Les valeurs prédictives positives, négatives et la fiabilité diagnostique étaient respectivement de 93 %, 86 % et 95 %. Une invasion était découverte à l'histologie des microbiopsies dans 39 % des lésions malignes opérées et une atteinte multifocale prouvée en préopératoire dans 50 %. Les microbiopsies aident à repérer les lésions malignes non détectées par l'analyse radiologique et permettent de mieux adapter le traitement chirurgical premier.

Mots clés :

Cancer du sein. Microcalcification. Microbiopsies.

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