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Annales de Dermatologie et de Vénéréologie
Vol 134, N° 11  - novembre 2007
p. 886
Doi : AD-11-2007-134-11-0151-9638-101019-200520022
Réponses au pré-test

Prophylaxie vaccinale de l'infection à papillomavirus humains
Answers to pre-test
 

C. DERANCOURT, Ann Dermatol Venereol 2007 ; 134 : 882-5.

Réponses au pré-test de la page 881.

1. La fréquence de l'infection génitale à PVH chez les jeunes femmes sexuellement actives est de l'ordre de 2 à 5 p. 100

FAUX, la prévalence est de 20 à 40 p. 100 chez les jeunes femmes sexuellement actives et l'incidence cumulée sur 3 ans a été récemment estimée à 40 p. 100 dans des études menées chez des lycéennes aux États-Unis. La plupart des infections sont bénignes, infracliniques et disparaissent spontanément. L'infection cervicale persistante (souvent définie comme une infection détectée plus d'une fois à au moins 6 mois d'intervalle) avec un PVH de type oncogène (en particulier PVH 16 ou 18), facteur de risque le plus important de progression vers une dysplasie de haut grade, est un évènement plus rare.

2. La plupart des infections cervicales à PVH oncogènes aboutissent en quelques mois à la persistance de l'infection sous forme intégrée au génome cellulaire

FAUX, la majorité des infections PVH évolue dans le sens d'une clairance virale qui aboutit à la guérison spontanée de l'infection (70 p. 100 en 1 à 3 ans). Parfois cependant, l'ADN viral peut persister sous forme épisomale et peut soit évoluer vers une infection productive à l'occasion d'une réactivation, soit persister sous forme intégrée au génome cellulaire. Ce processus d'intégration persistante de l'ADN viral est observé pendant la progression des CIN associés aux PVH oncogènes.

3. La vaccination prophylactique anti-PVH a pour but d'induire une réponse immunitaire cellulaire, qui empêchera l'évolution vers une CIN

FAUX, la vaccination prophylactique a pour but d'induire la synthèse d'anticorps neutralisants dirigés contre la protéine de la capside L1 du PVH, qui neutralisent la particule virale le plus tôt possible après sa pénétration dans l'organisme, avant même qu'elle n'ait infecté les kératinocytes, ce qui prévient ainsi l'acquisition d'une infection à PVH.

4. Seule la vaccination prophylactique a obtenu une AMM en France

VRAI, une autorisation de mise sur le marché a été donnée récemment en France pour le vaccin du laboratoire Sanofi Pasteur MSD (Gardasil®).

5. La vaccination prophylactique est indiquée chez les jeunes garçons avant l'âge de 10 ans

FAUX, pour l'instant, l'option d'AMM est de cibler les jeunes filles adolescentes en période de pré-infection PVH avec un éventuel rattrapage des filles ou femmes plus âgées. La vaccination des garçons n'est pas retenue car l'efficacité n'y est pas clairement démontrée et donc le rapport coût/efficacité non favorable pour l'instant.

6. La plupart des études montrent une efficacité vaccinale de 100 p. 100 quant à l'apparition de lésions cervicales liées à l'ensemble des PVH oncogènes

FAUX, l'efficacité élevée se limite à la prévention de l'acquisition de lésions liées aux PVH ciblés par le vaccin.

7. Plusieurs questions restent à débattre quant au dépistage du cancer cervical

VRAI, il faudra repositionner dans la prévention du cancer du col la place des frottis cervico-vaginaux par rapport au dépistage par biologie moléculaire de l'infection PVH et par rapport à la vaccination. Dans un premier temps, ce vaccin ne protégera que les jeunes femmes vaccinées en pré-adolescence et les femmes plus âgées ne devront donc pas relâcher leur surveillance.

8. La vaccination anti-PVH va permettre de rapidement contrôler l'incidence du cancer cervical dans les pays en voie de développement

FAUX, les pays en voie de développement regroupent 80 p. 100 des cas de cancers cervicaux, et la vaccination pourrait sans nul doute y prévenir des centaines de milliers de cancers du col chaque année si les coûts vaccinaux restaient accessibles. Mais l'expérience passée avec la vaccination contre le virus de l'hépatite B montre que de nombreuses années peuvent être nécessaires à l'achèvement d'un programme de vaccination à prix modique dans les pays en voie de développement.



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