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Journal Français d'Ophtalmologie
Vol 30, N° 8  - octobre 2007
pp. 819-823
Doi : JFO-10-2007-30-8-0181-5512-101019-200704590
Anomalies rétiniennes dans la leucémie myéloïde aiguë de l’adulte : séméiologie et corrélations pronostiques
À propos de 178 cas
 

G. Querques, V. Russo, A. Martinez, G.M. Sarra, C. Iaculli, N. Delle Noci
[1] Service d’Ophtalmologie, Policlinico Riuniti di Foggia, Université de Foggia, Foggia, Italie.

Communication affichée lors du 112e congrès de la SFO en mai 2006, à Paris (France).


Tirés à part : G. Querques,

[3] Ospedali Riuniti di Foggia, Viale Pinto, 1, 71100, Foggia, Italy. giuseppe.querques@hotmail.it

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Anomalies rétiniennes dans la leucémie myéloïde aiguë de l’adulte : séméiologie et corrélations pronostiques

Introduction : Les patients adultes atteints de leucémie myéloïde aiguë (LMA) présentent fréquemment des anomalies rétiniennes. Nous avons essayé de déterminer la relation entre les altérations du fond de l’œil (fundus) et la réponse au traitement, ainsi qu’entre le pronostic et certains paramètres hématologiques.

Patients et méthode : Nous avons examiné 178 patients adultes, nouvellement diagnostiqués de LMA. Nous les avons répartis en deux groupes selon des paramètres rétiniens (1 ou 2) et l’âge (A ou B). Les cas avec des dysfonctions rétiniennes classifiées comme anomalies rétiniennes et une acuité visuelle réduite ont été classés dans le groupe 1, le groupe 2 réunissant les cas sans ou avec des anomalies rétiniennes mineures. Les patients âges de moins de 60 ans (n = 97) ont été réunis dans le sous-groupe A, et les patients âges de plus de 60 ans (n = 81) dans le sous-groupe B.

Résultats : L’âge le plus élevé et la valeur Hb la plus basse étaient associés à des dysfonctions rétiniennes (groupe 1). Parmi les plus jeunes patients (sous-groupe A), 78 % des patients en complète rémission ne présentaient aucune anomalie (groupe 2) contre 13 % de non-réponse. Parmi la population la plus âgée (sous-groupe B), ce rapport était de 58 % contre 15 % de non-réponse. Pour les patients les plus jeunes (sous-groupe A), la survie moyenne était de 50 mois s’ils n’avaient pas d’anomalies rétiniennes (groupe 2), et de 7 mois dans le cas contraire (groupe 1). Pour la population plus âgée (sous-groupe B), ce rapport était de 15 mois contre 3 respectivement.

Conclusion : Les anomalies rétiniennes de LMA sont généralement associées à un âge avancé. Toutefois, ces anomalies sont corrélées à une espérance de vie réduite pour les deux groupes, même si cette corrélation est plus grande chez les patients les plus jeunes.

Abstract
Retinal abnormalities in adult acute myeloid leukemia: semeiological features and prognostic correlations. Analysis of 178 cases

Introduction: Adult patients with acute myeloid leukemia (AML) frequently present retinal abnormalities. We tried to find a relationship between fundus lesions and treatment responsiveness, prognosis, and several hematologic parameters.

Patients and methods: We examined 178 adult patients with newly diagnosed AML. All patients were assigned to two groups regarding retinal parameters (1 or 2) and age (A or B). Group 1 included cases with retinal dysfunction classified as retinal abnormalities with impaired visual acuity; group 2 included cases with no or only minor retinal changes. Subgroup A included patients younger than 60 years (n = 97), subgroup B patients older than 60 years (n = 81).

Results: In this study, higher age and a lower Hb value were associated with retinal findings (group 1). Among the younger patients (subgroup A), 78% of those with complete remission had no retinal findings (group 2) compared to 18% of the nonresponders. In the elderly population (subgroup B), this ratio was 58% versus 19%. In the younger patients (subgroup A), the mean overall survival was 50 months if they had no retinal abnormalities (group 2) and 7 months in the case of retinal changes (group 1). In the older population (subgroup B), the ratio was 15 months versus 3 months, respectively.

Conclusion: Retinal abnormalities in AML are generally associated with higher age, although they correlate with a shorter survival in both age groups. This association is stronger in younger patients.


Mots clés : Leucémie myéloïde aiguë , anomalies rétiniennes , facteurs de pronostic

Keywords: Acute myeloid leukemia , retinal abnormalities , prognostic factors


Introduction

Les anomalies rétiniennes surviennent régulièrement chez les patients âgés atteints de leucémie myéloïde aiguë (LMA). Dans les cas où l’examen du fond d’œil met en évidence une rétinopathie leucémique, une diminution globale du taux de survie est constatée [1], [2], [3].

Nous avons mené une étude sur des patients nouvellement diagnostiqués de LMA afin d’évaluer la relation entre les lésions rétiniennes et certains paramètres hématologiques comme la leucocytémie, l’hémoglobinémie, la thrombocythémie, le taux sérique de lactate déshydrogénase, ainsi que des facteurs cytogénétiques, dans le but de déterminer un pronostic [4]. Compte tenu du résultat global défavorable constaté chez les patients âgés [5], [6], [7], [8], [9], nous avons choisi de distinguer les patients également en fonction de leur âge, en constituant deux sous-groupes.

Patients et méthodes

Nous avons examiné, de septembre 1996 à septembre 2005, 178 patients (81 hommes et 97 femmes) récemment diagnostiqués LMA à Institut d’ophtalmologie de l’Université de Foggia (Italie). L’âge moyen des patients était de 57 ans (extrêmes : 14 ans ; 82 ans). Dans tous les cas, le diagnostic de LMA a été posé par échantillonnage sanguin ainsi que par frottis de moelle osseuse selon les critères de la classification FAB (French-American-British) [10]. L’analyse immunophénotique cellulaire leucémique a été réalisée par méthode d’immunofluorescence directe (standard) ou indirecte. D’après les critères FAB, nous avons distingué : 6 cas M0, 8 cas M1, 70 cas M2, 28 cas M3, 28 cas M4, 24 cas M5, et 14 cas M6. Nous avons constitué deux groupes en fonction de la sévérité des lésions rétiniennes : les patients avec dysfonction rétinienne classifiée en tant qu’anomalie rétinienne en terme d’acuité visuelle (acuité visuelle ≪ 8/10e) ont composé le groupe 1, les patients sans aucune dysfonction rétinienne (acuité visuelle > 8/10e) ou avec des anomalies rétiniennes mineures (pâleur du nerf optique, fuite veineuse, sclérose artérielle) étant réunis dans le groupe 2. Nous avons également distingué deux sous-groupes en fonction de l’âge des patients : le sous-groupe A avec les patients âgés de moins de 60 ans et le sous-groupe B avec les patients âgés de plus de 60 ans.

Une ophtalmoscopie binoculaire indirecte, après instillation de collyre mydriatique (phényléphrine), a été effectuée chez tous les patients dans les 2 jours suivant le diagnostic et avant la chimiothérapie [11]. L’analyse cytogénétique a été réalisée sur des cellules de moelle osseuse (International System for Human Cytogenetic Nomenclature — ISCN) [12].

Tous les patients ont été sélectionnés pour une chimiothérapie standard, puis traités d’après les protocoles EORTC (European Organisation for Research and Treatment of Cancer) et GIMEMA (Gruppo Italiano Malattie Ematologiche Maligne dell’Adulto) [13].

Le suivi après le diagnostic de LMA, évaluant le pronostic et la réponse au traitement, a été fait dans tous les cas par échantillonnage sanguin.

Nous avons utilisé le test de Fisher pour comparer les catégories, les tests de Kolgomorov et Smirnov pour évaluer la distribution de Gauss dans la population examinée, enfin le test de Student pour les comparaisons des moyennes. Nous avons analysé les courbes de survie globale d’après la méthode de Kaplan-Meier et les différences des courbes de survie avec le test de Wilcoxon et le test de rang logarithmique. Nous avons calculé la survie globale dès le jour du diagnostic jusqu’au décès.

La signification des différentes variables indépendantes dans la rémission complète a été évaluée à l’aide d’un modèle régressif, et une valeur de p ≪ 0,05 a été considérée comme significative dans des analyses univariables et multivariables.

Résultats
Population

Le groupe 1 était composé de 103 patients (58 %), dont 45 hommes et 58 femmes, atteints de divers niveaux d’anomalies rétiniennes (fig. 1) ; l’acuité visuelle moyenne était de 5,7/10e. Parmi les 75 patients du groupe 2 (42 %) (40 hommes et 35 femmes), 65 présentaient des anomalies rétiniennes mineures (acuité visuelle moyenne 9,2/10e) — 18 d’entre eux étant atteints de plus d’une anomalie rétinienne, et 10 patients ne présentaient aucune anomalie rétinienne (tableau I) ; l’acuité visuelle moyenne était de 10/10e. L’âge moyen du groupe 1 était de 59 ans (extrêmes : 14 ans ; 82 ans) versus 48 ans (extrêmes : 16 ans ; 80 ans) dans le groupe 2 (p = 0,001) (tableau I). La valeur de l’Hb était de 7,8 et 8,4 g/dl, la leucocytémie de 10 et 9,5 × 109/l, la thrombocythémie de 33 et 40 × 109/l, la LDH de 810 et 605 U/l, respectivement dans le groupe 1 et le groupe 2 (tableau I).

Sur l’ensemble des patients (n = 178), les anomalies rétiniennes étaient un œdème papillaire dans 31 cas (15,8 %), une pâleur du nerf optique (réduction de la perfusion papillaire) dans 22 cas (11,2 %), des hémorragies punctiformes dans 20 cas (10,2 %), des hémorragies en flammèches dans 20 cas (10,2 %), des exsudats dans 16 cas (8,2 %), des anomalies de d’épithélium pigmenté dans 10 cas (5,1 %), des hémorragies à centre blanc dans 10 cas (5,1 %), des hémorragies en taches dans 9 cas (4,6 %), un hématome rétinien dans 5 cas (2,5 %), une atrophie du nerf optique dans 3 cas (1,5 %), un décollement de rétine dans 3 cas (1,5 %), hémorragie vitréenne dans 2 cas (1 %) (fig. 1)(tableau II).

Les deux sous-groupes en fonction de l’âge des patients se composaient de 97 patients dans le sous-groupe A (patients âgés de moins de 60 ans) (âge moyen : 48 ans) et de 81 patients dans le sous-groupe B (patients âgés de plus de 60 ans) (âge moyen : 68 ans).

Analyse des sous-groupes après traitement
Patients LMA, âgés de moins de 60 ans — sous-groupe A

Dans le sous-groupe A, une rémission complète a été observée suite au traitement chez 70 patients (72 %), les 27 autres patients (28 %) étant non-répondeurs. Ces 70 patients en rémission complète se composaient de 15 patients appartenant au groupe 1 et de 55 patients appartenant au groupe 2, tandis que parmi les 27 patients non-répondeurs, 22 se trouvaient dans le groupe 1 et 5 dans le groupe 2. La leucocythémie était de 7,8.109/l (0,8 ; 12,5) chez les patients en rémission complète, et de 27.109/l (1,5.109/l ; 160.109/l) chez les patients non-répondeurs. La thrombocythémie était de 28,5.109/l (3.109/l ; 200.109/l) chez les patients en rémission, et de 30.109/l (8.109/l ; 270.109/l) chez les patients non-répondeurs ; la LDH était de 680 U/l (180 ; 2 500) et de 870 U/l (290 ; 2 700) respectivement chez les patients en rémission et les patients non-répondeurs.

Dans le sous-groupe A, 55 patients (78 %) avec une rémission complète se trouvaient dans le groupe 2 contre 5 (18 %) non-répondeurs (p ≪ 0,0001). Le sous-type M3 (FAB) était associé de manière significative à une absence d’anomalie rétinienne (seulement 3 des 28 patients M3 étaient en groupe 1, p = 0,002), et le sous-type M4-M5 était associé de manière significative à des anomalies rétiniennes (18 patients, tous inclus dans le groupe 1, p = 0,03).

La survie globale moyenne dans le groupe A était respectivement de 50 mois et de 7 mois, dans les groupes 2 et groupe 1 (p = 0,001).

Patients LMA, âgés de plus de 60 ans — sous-groupe B

Dans le sous-groupe B, 24 patients (29 %) entraient en rémission complète, 57 se révélant non-répondeurs. De ces 24 patients en rémission, 10 se trouvaient dans le groupe 1 et 14 dans le groupe 2, alors que des 57 non-répondeurs 46 se trouvaient dans le groupe 1, et 11 dans le groupe 2. La leucocythémie était de 25 × 109/l (rang 1,6-240) chez les patients en rémission complète, et de 7 × 109/l (0,5-250) chez les non-répondeurs. La thrombocythémie était de 70,5 × 109/l (18-160) chez les patients en rémission complète, et de 40 × 109/l (10-220) chez les non-répondeurs. La LDH de 590 U/l (340-1 600) et de 775 U/l (285-5 550) respectivement chez les patients en rémission complète et les non-répondeurs.

Dans le sous-groupe B, 14 patients (58 %) avec rémission complète étaient dans le groupe 2 contre 11 (19 %) non-répondeurs (p = 0,006) ; nous n’avons mis en évidence aucune corrélation entre anomalies rétiniennes et les sous-types (FAB).

La survie moyenne globale dans le groupe B était de 15 mois et 3 mois respectivement dans les groupes 2 et groupe 1 (p = 0,02).

Discussion

L’importance de l’observation des anomalies rétiniennes dans la LMA n’est pas seulement notoire en terme de fréquence, mais surtout en termes de mauvais pronostic et du caractère malin de la LMA, comme les résultats de notre étude le démontrent.

Dans cette étude, nous avançons le rôle de l’âge chez les patients avec anomalies rétiniennes comme un facteur pronostic, du fait des 2 groupes âge dépendant ; en fait la LMA n’est pas la même chez le patient âgé et le jeune patient dû à l’âge ou aux facteurs leucémiques associés [14], [15]. Une moyenne d’âge plus élevée a été mise en évidence dans notre étude dans le groupe 1, associée à un taux bas d’Hb et un taux élevé de LDH.

Les patients âgés sont plus souvent affectés d’une sclérose vasculaire micro-artérielle qui peut provoquer une rupture capillaire rétinienne et une hémorragie dans toutes les couches rétiniennes.

Les anomalies rétiniennes sont plus fréquemment associées à un niveau faible d’Hb probablement à cause d’une masse de cellules rouges limitée qui ne sont pas capables d’entraîner les plaquettes à la surface sous-endothéliales, engendrant alors les hémorragies [16].

De plus, les anomalies rétiniennes sont plus souvent associées à des niveaux élevés de LDH étant donné que cette dernière a une relation directe avec l’activité des cellules blastiques au niveau global ainsi qu’au niveau de la rétine [17]. Dans notre étude, un nombre élevé des cas avec anomalies rétiniennes dans le groupe A était associé avec le sous-type M4-M5 FAB, mais il n’y avait pas de relation d’anomalies rétiniennes avec les sous-types M4-M5 du groupe B, et ce probablement à cause de la distribution des sous-types de LMA dans notre série.

Cette étude démontre que les anomalies rétiniennes peuvent être considérées comme un facteur pronostic additionnel en terme de réponse au traitement de la LMA : dans le groupe A les anomalies rétiniennes sont hautement significatives ainsi que la leucocythémie, mais dans le groupe B seules les anomalies rétiniennes représentent le facteur prédictif de rémission.

Nous pouvons confirmer avec cette étude que chez les patients atteints de LMA avec anomalie rétinienne l’espérance de vie globale est diminuée : à vrai dire, parmi les différents paramètres pris en compte, chez les deux groupes de patients, les anomalies rétiniennes peuvent être considérées comme un facteur prédictif en termes de survie globale et de rémission complète. Pour ces raisons, un examen routinier de la rétine chez les patients atteints de LMA devrait être effectué avec d’autres paramètres cliniques et biologiques généraux dans le but de déterminer un facteur pronostic.

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