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Journal de radiologie
Vol 86, N° 7-8  - août 2005
pp. 921-926
Doi : JR-07-08-2005-86-7-8-0221-0363-101019-200504004
Médecine nucléaire
« En s’alliant avec le scanner, elle assure son avenir »
 

I Desquerre [1], et JE Lefevre [2]
[1] Assistance Publique, Hôpitaux de Marseille,
[2] APHP Groupe Hospitalier Cochin — Saint-Vincent de Paul — La Roche-Guyon.

Le marché

On pouvait croire qu’avec les nouvelles indications revendiquées par les scanners multi barrettes et l’IRM en cardiologie, dans l’exploration corps entier ou dans les études fonctionnelles, on trouverait un marché de la médecine nucléaire en recul. Il n’en est rien. La Tomographie par Émission de Positons (TEP) voit en 2004 une progression en Europe de 41 % par rapport à 2003 tandis que le nombre d’examens TEP a augmenté de 35 % aux États Unis pour atteindre 900 000. Suivant les pays, 75 % à 100 % des TEP installés (84 % en Europe) sont associés à des scanners. Fin 2004 en France, il était installé 64 des TEP (scanners) sur les 75 prévus d’ici 2007.

Le chiffre d’affaires de la gamma caméra progresse de 3,5 % en 2004. Il s’agit principalement d’un marché de renouvellement, mais la cardiologie qui représente 50 % des examens aux États Unis, avec des gamma caméras spécifiques, progresse. 85 % des cameras tomographiques vendues sont des systèmes double tête.

Si le marché du matériel semble florissant, il n’en est pas de même pour celui du FDG, principal produit utilisé en TEP. Avec la prolifération des sources d’approvisionnement (aux États Unis, 85 % des lits d’hôpitaux sont à moins de 150 km d’un producteur de FDG) la concurrence est vive et les prix baissent : les CMS (Centers for Medicare and Medicaid Services), organisme fédéral sanitaire américain fixant les prix des examens pour le système d’aide pour les indigents et les retraités, ont fait baisser de 30 % le remboursement des actes de TEP.

De nombreuses recherches sont entreprises pour trouver de nouveaux marqueurs. Le marquage relativement facile des molécules avec du Fluor 18 pour le TEP, par du technétium pour les scintigraphies gamma offre de nombreuses possibilités : pas moins de 500 possibilités ont été recensées dans le seul domaine de l’exploration du système nerveux central.

Le domaine de l’imagerie pré-clinique ou imagerie moléculaire qui étudie sur le petit animal le comportement d’une molécule marquée (radioactive ou luminescente) connaît un fort développement. 16,3 % des membres de la société Nord Américaine de radiologie l’utilisent et 30,4 % souhaiteraient le faire. L’enjeu est en effet très grand : dans les 5 ans qui viennent, 60 % des brevets de médicaments tomberont et l’imagerie moléculaire devient pour l’industrie pharmaceutique le moyen de mettre au point rapidement les futurs médicaments ; 40 milliards de dollars sont consacrés à ce domaine en recherche et développement.

Les gamma caméras

Le lancement en 1999 de l’option « Hawkeye » sur les gamma caméras Millénium VG de General Electric avait fait de nombreux sceptiques. Il s’agit de l’adjonction d’un scanner mono barrette, lent (1 tour en 20 secondes) et peu résolutif (le tube X à anode fixe est peu puissant). Cette option relativement coûteuse permet d’effectuer une correction d’atténuation de meilleure qualité que les dispositifs concurrents (difficile de plus à mettre en oeuvre en France) et donne des images en coupe permettant une fusion d’images améliorant le repérage anatomique des zones chaudes des images scintigraphiques.

Les sceptiques ont eu tort. Cinq ans après, General Electric revendique plus de 500 machines vendues et de nombreuses études montrent que l’acquisition scanner est réalisée dans 70 % des examens et amène une supériorité du diagnostic dans 10 à 60 % des cas (meilleure localisation, meilleure sensibilité) en particulier pour la cardiologie et l’endocrinologie. La concurrence a réagi cette année en allant encore plus loin dans le concept : Philips et Siemens proposent maintenant des gamma caméras associées à des scanners de moyenne ou haut de gamme.

Il a fallu 5 ans pour que le TEP scanner X remplace presque complètement le TEP, il faudra sans doute un peu plus de temps pour voir une telle évolution pour la gamma caméra, mais il faut considérer qu’avec un tel outil on associe un renseignement fonctionnel ou métabolique à une image anatomique de qualité diagnostique en utilisant des produits radioactifs bien moins coûteux que les émetteurs de positons.

Les fusions et achats de sociétés sont maintenant arrivés à leur terme : les doublons disparaissent : chaque fournisseur présente un catalogue plus réduit comprenant des caméras double tête et une caméra cardiaque avec un seul système de traitement d’images. Le cristal épais est de moins en moins retenu par les acheteurs et si la détection en coïncidence est toujours proposée, tout développement dans ce domaine est arrêté.

Les traitements d’images sont de plus en plus standardisés. Le développeur trouve au mieux sur sa console dédiée un éditeur lui permettant de chaîner des macros fonctions. La rétro projection filtrée n’est plus utilisée que dans quelques cas en cardiologie pour être remplacée par des reconstructions itératives (OSEM). La tendance générale est de proposer des protocoles depuis la mise en place du patient jusqu’au résultat final en limitant au minimum l’action de l’utilisateur.

À côté des grands fournisseurs, General Electric, Philips, Siemens et dans une moindre mesure Toshiba et Hitachi, subsistent quelques petits fournisseurs qui se positionnent sur des niches telles la cardiologie, la mammographie ou l’endocrinologie. Certaines nouvelles indications (douleurs aiguës de la poitrine et suspicion d’appendicite) justifieraient une médecine nucléaire d’urgence et pourraient susciter de nouveaux produits tant matériels que pharmaceutiques.

Mis à part quelques caméras petit champ, il n’y a toujours pas d’évolution dans le domaine des cristaux scintillateurs. Ce domaine a pâti des efforts que les sociétés ont dû faire sur le TEP et les autres modalités. Par contre, à une exception près, il n’y a plus de caméras à trois têtes.

La tomographie par émission de positons

La TEP et plus précisément la TEP scanner consolide une place prépondérante en oncologie pour le diagnostic, l’évolution, le suivi et la détection de récidive de tumeurs, avec une précision toujours supérieure aux autres techniques d’imagerie y compris scanner et/ou TEP seuls. La TEP scanner pourrait se suffire à elle-même si l’injection de produit de contraste positif, souvent nécessaire, ne perturbait pas la correction d’atténuation du TEP. Il faut donc encore dans ces cas recourir à un examen scanner supplémentaire qui peut d’ailleurs être fait avec le scanner du TEP scanner tant les scanners associés au TEP n’ont rien à envier aux scanners utilisés pour le diagnostic.

L’oncologie, bien que très prépondérante — 94 % des examens en Europe — n’est pas le seul domaine d’application. Le marché potentiel en cardiologie justifie l’adjonction au TEP des scanners de haute gamme. La neurologie, première application du TEP dans les laboratoires de recherche, pourrait également voir un développement important en routine clinique en particulier dans le diagnostic de la maladie d’Alzheimer.

Le développement de nouveaux produits comme le FLT promet encore des progrès, par exemple la réponse à une chimiothérapie dès le premier jour de traitement. Les CMS ont inclus de nouvelles indications remboursées comme le diagnostic de la maladie d’Alzheimer quand les autres techniques d’imagerie sont équivoques (le TEP permettrait un diagnostic 3 ans avant les autres modalités) et l’évaluation initiale des cancers du col de l’utérus.

Les appareils disponibles l’année dernière n’ont pas tellement changé en apparence, mais les fabricants ciblent maintenant les indications cardiologiques en associant au TEP leurs scanners les plus performants. Les consoles ne sont plus une juxtaposition de deux consoles de TEP et de scanner mais des véritables ensembles homogènes.

Les arguments de vente ne se limitent plus aux avantages comparés des cristaux et s’étendent à l’ensemble de la chaîne d’acquisition et de reconstruction où on trouve encore des différences entre machines. La prochaine étape à atteindre est l’utilisation du « temps de vol » pour améliorer la résolution spatiale du TEP. Il s’agit de mesurer le décalage temporel entre l’arrivée des deux photons issus de l’annihilation du positon. En précisant la place du positon initial sur la ligne de coïncidence, on précise les contraintes de la reconstruction itérative des images de TEP. Cela passera cependant par une amélioration des performances des machines actuelles. En effet comme un photon parcourt 1 mètre en 3 ns (10– 9 s), il faut pour pouvoir repérer un décalage temporel inférieur à 250 ps (10– 12 s) des deux photons pour obtenir une information utile.

Des TEP dédiés à la cardiologie ou la mammographie sont présentés ou annoncés avec des résolutions bien meilleures que les machines corps entier.

Conclusion

Le succès des machines hybrides (TEP ou gamma caméra associés à un scanner) montre la fin de l’isolement de la médecine nucléaire. La juxtaposition d’une image anatomique et de renseignements métaboliques lui fournit une place de choix dans le diagnostic et le suivi des pathologies diverses. L’implication de plus en plus grande de l’industrie pharmaceutique devrait lui permettre de devenir de plus en plus performante. Avec l’alliance du scanner et du TEP ou de la gamma caméra, la technologie accompagne la logique de la constitution des pôles d’imagerie.

L’offre industrielle

À coté des « grands fournisseurs » on trouve de nombreuses petites sociétés qui proposent des détecteurs spécialisés dont l’utilisation en France est contrariée par le régime des autorisations. La viabilité de ces sociétés n’est pas certaine et il est possible que certaines de nos descriptions concernent des sociétés en voie de disparition. On trouve également dans le domaine universitaire de nombreux projets qui pourraient devenir des produits dans le futur. Les pays de l’est ne restent pas inactifs avec des produits plus simples qui ne visent pas un marché occidental. La liste que nous vous présentons n’est donc pas exhaustive.

Anzai medical (http://www.anzai-med.co.jp)

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Anzai est un fabricant d’accessoires de médecine nucléaire. Il propose une sonde nommée eZ-Scope proposant un champ de 3,2 cm × 3,2 cm exploré par 256 éléments de CZT (Tellure de cadmium zinc CdZnTe). Ce matériel est destiné à la détection peropératoire du ganglion sentinelle.

Apteryx (imagerie.apteryx.fr)

Apteryx est une société française de service informatique qui propose le logiciel Pixies (Physiological Information eXtraction from Images Sequences) qu’elle a développé. C’est un logiciel multi-plateforme qui permet d’extraire d’une séquence d’images dynamiques des compartiments physiologiques dans lesquelles le radiotraceur présente des cinétiques distinctes. Pixies existe en trois versions, dont une téléchargeable gratuitement sur son site.

CTI molecular imaging (http://www.ctimi.com)
TEP

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Les relations de Siemens et CTI ont évolué, désormais la force de vente américaine PET de CTI est gérée par Siemens qui devient le vendeur exclusif des produits issus du « joint venture » CPS que Siemens et CTI ont conclu sauf pour le Japon et la Corée du sud. Cela n’empêche pas CTI d’être très actif dans le domaine du TEP.

C’est d’abord la production des radio-isotopes avec une gamme de trois cyclotrons : l’Éclipse ST, système de base pour un centre, l’éclipse RD qui, avec 16 cibles différentes, permet d’alimenter un centre de recherche et l’Éclipse HP pour la production massive. C’est aussi un réseau d’unités de production qui a cependant connu des pertes du fait de la concurrence et de la diminution du prix des examens.

C’est ensuite tout un programme « Petconnect » qui comprend une suite de produits, de formations et de services permettant aux centres d’imagerie d’exploiter au mieux leur TEP.

C’est encore des logiciels spécialisés développés par l’équipe de la société Mirada rachetée par CTI comme Ostiview pour l’os, Scenium pour les études neurologiques ou Novisis pour évaluer la réponse à la chimiothérapie. Le logiciel Fusion 7D « seul logiciel de fusion non rigide agréé par la FDA » est toujours proposé.

Imagerie moléculaire

Avec le rachat des sociétés Concorde et Imtek qui fabriquaient l’une des TEP et l’autre des scanners pour petits animaux, CTI dispose d’une part de marché majoritaire dans ce domaine. La gamme de TEP pour animaux comprend :

  • le MicroPET R4 avec un tunnel de 12 cm de diamètre,
  • le MicroPET focus 120 qui est un évolution du précédent avec deux fois plus de cellules de détection ce qui lui permet d’atteindre une taille de pixel de 1,5 × 1,5 × 10 mm,
  • le MicroPET focus 220 qui a un tunnel de 24 cm de diamètre tout en gardant la même taille de pixel avec un doublement du nombre de cellules de détection LSO.

Le Micro CAT est un scanner permettant d’explorer un champ de 11 cm de diamètre avec une résolution isotropique de 30 microns. Il est capable d’obtenir jusqu’à 5 coupes par seconde.

Dilon (http://www.dilon.com)

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Dilon est une société créée en 1996 qui commercialise un mammoscintigraphe mobile le Dilon 6800. Le détecteur est composé d’un cristal pixelisé en 3 000 cellules de 3 mm × 3 mm associé à 48 photomultiplicateurs pour offrir un champ de vue de 15 × 20 cm.

Digirad (http://www.digirad.com)

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Digirad propose depuis 2000 des gamma caméras à base de détecteurs solides. Il s’agit de cristaux pixelisés (3 mm × 3 mm) de iodure de césium associés à des photodiodes. Après avoir introduit sur le marché la Cardius 1 (monotête) et la cardius 2 (double tête), Digirad présente la Cardius-3 qui comprend 3 têtes ; l’une centrale, les deux autres l’encadrant en formant un angle pour couvrir le thorax. Cette société propose également les systèmes mobiles Cardius 1M, 2020tc imager et SPECTpak plus.

Eurorad (http://www.eurorad.com)

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Eurorad est née d’un transfert de technologie en 1982. Elle distribue par le réseau Euromédical ( click Here) divers produits de médecine nucléaire dont une gamma caméra nouvellement introduite pour l’imagerie peropératoire du ganglion sentinelle. « première gamma caméra de ce type avoir le marquage CE », la « Minicam 2 » a une tête composée de 25 cristaux de tellure de cadmium divisés en 9 × 9 pixels. Elle offre un champ de vue 4,6 × 4,6 cm avec une gamme d’énergie de 30 à 200 keV.

Gaede (http://www.gaede.com)

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Gaede est une société allemande qui revendique 170 installations. La gamme de matériel comprend des caméras planaires à détecteur carré (la GKS 300 avec un champ de 30 × 30 cm, la GKS 400 avec un champ de 40 × 40 cm) avec un cristal NaI de 6,5 mm d’épaisseur et 36 photomultiplicateurs. Il est également proposé la GKS 1000, une caméra grand champ rectangulaire (54 × 40) tomographique et annoncé la GKS 2000 caméra double tête à angulation variable constituée des deux têtes de la GKS1000. Gaede propose également le GKS 1+, un statif vertical pour l’imagerie de la thyroïde. Le patient pose son menton sur la partie supérieure du statif et le détecteur constitué d’un cristal NaI de 6,5 mm d’épaisseur (9,5 mm en option pour l’imagerie en I131) et 25 photomultiplicateurs offre un champ de vue de 19 × 19 cm qui couvre la zone anatomique des thyroïdes.

Gamma medica (http://www.gammamedica.com)

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Gamma Medica est une société basée en Californie qui propose le Luma GEM 3200S un détecteur solide au CZT (CdZnTe) offrant un champ de vue de 16 × 20 cm avec une épaisseur totale de 6,4 cm. Sa taille lui permet d’être installé sur un mammographe conventionnel pour réaliser des mammoscintigraphies. La dernière version introduite en 2004 la Luma GEM 3200S/12k comprend 12 000 éléments de détection de 1,6 mm × 1,6 mm. Avec le même type de détecteur est proposé un modèle sur statif, la Gammacam OR qui offre un champ de vue de 12,8 × 12,8 cm conçu pour la lymphographie en peropératoire et une sonde de la taille d’une sonde d’échographie proposant un champ de vue de 2,5 × 2,5 cm offrant une résolution millimétrique. Gamma Medica annonce une gammacaméra mobile non médicale offrant un champ de vue de 12,5 × 12,5 cm, la MobileCam qui utilise un cristal de NaI pixélisé.

Gamma Medica présente pour l’imagerie des petits animaux une plate-forme appelée FLEX qui peut être équipée de toutes les combinaisons possibles de scanner, de TEP ou de gamma caméra. La version la plus complète fournit un système de trois modalités d’imagerie coaxiale en utilisant le même support patient. Sont ainsi intégrables dans la plate forme FLEX :

  • le X-PET un TEP introduit sur le marché en novembre 2004, développée par une université du Texas,
  • le X-O un module scanner qui permet de réaliser des examens corps entier en moins d’une minute,
  • le X-SPECT, une gamma caméra largement diffusée.

GE Healthcare (http://www.gehealthcare.com)
Gamma-caméras

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L’Infinia, gamma caméra double tête polyvalente a remplacé dans la gamme les Millenium et XLI issues des sociétés rachetées par GE Healthcare. Principalement proposée avec des cristaux de 3/8 de pouce, elle peut être équipée de cristaux plus épais de 5/8 de pouce pour les scintigraphies à haute énergie (Iode 131 par exemple). L’option détection en coïncidence et cristal épais de 1 pouce existe toujours mais n’est pratiquement plus proposée.

L’option Hawkeye qui a fait le succès de la Millenium (plus de 500 systèmes vendus) est proposée sur l’Infinia. Le scanner a été modifié et permet maintenant des coupes de 5 mm contre 10 mm. Par contre la vitesse de rotation reste identique (3 tours à la minute). Il n’est pour l’instant pas proposé de scanner « diagnostique » contrairement à la concurrence. GE Healthcare fait remarquer qu’avec l’option « Hawkeye », on dispose d’un système correspondant aux besoins de l’oncologie tout en étant moins coûteux à l’achat et surtout en maintenance, pour un résultat équivalent pour la correction d’atténuation et supérieur quand on réalise une fusion d’images provenant d’un scanner de diagnostic (injecté) avec la scintigraphie en utilisant l’image « Hawkeye » comme repère. Pour la cardiologie, GE Healthcare considère qu’il faudra des scanners « hauts de gamme pour compléter la gamma caméra. Le marché jugera.

Le reste de la gamme de détecteurs n’a pas changé. GE Healthcare propose une caméra double tête à angulation variable « millenium MG », deux caméras mono tête rectangulaire (millenium MPR) ou carrée (Millenium MPS) et une caméra dédiée pour la cardiologie la myoSIGHT.

La console de traitement Xeleris, nouvellement introduite, est l’héritière des consoles Powervision et eNTEGRA faisant ainsi la synthèse des différents systèmes que les rachats successifs avaient donnés à GE Healthcare. Curieusement, cette console fonctionne sous Windows XP alors que GE Healthcare utilise Linux sur ses autres modalités. La console inclut plus d’une trentaine de protocoles spécialisés ainsi que le langage de programmation « Aladin » qui permet de chaîner des macro fonctions. Le mode « Ignite » permet en 3 clics de souris de passer de la programmation d’un examen au traitement des images acquises.

TEP

Aux différentes courbes et tableaux produits par ses concurrents pour prouver la supériorité de leurs solutions, GE Healthcare répond en vendant son 200e Discovery ST en un peu plus d’un an de commercialisation ce qui le place dans les meilleures ventes en TEP : « l’important est d’être performant dans les zones des courbes pertinentes pour la routine et la recherche pas dans les extrêmes ». Le scanner qui équipe le Discovery ST se décline en 3 modèles offrant 4, 8 ou 16 coupes par rotation avec une répartition égale dans les ventes enregistrées. Un Discovery VCT (64 coupes) est annoncé.

GE Healthcare maintient sa fidélité au mode d’acquisition 2D « en particulier pour les modes synchronisés et l’imagerie des nouveaux isotopes ». Les nouveautés de cette année portent sur les logiciels disponibles : la nouvelle console d’acquisition permet à la partie TEP d’utiliser les ressources de calcul du scanner. Outre les traitements habituels du scanner, on trouve des logiciels destinés à la radiothérapie, la synchronisation cardiaque (pour faire de l’imagerie 4D) et la correction de mouvement.

Avec la concrétisation en 2004 de l’acquisition d’Amersham, GE Healthcare se positionne sur le marché des produits pour le TEP : l’introduction sur le marché du FLT offre de nouvelles possibilités diagnostiques. D’autres produits sont en préparation. GE Healthcare commercialise deux modèles de cyclotron : le miniTrace est un appareil destiné à alimenter un site avec divers isotopes tandis que le PETtrace a une vocation multisite. Le complément de ces installations pour passer de l’isotope au produit injectable est assuré par l’ensemble des solutions Tracerscenter pour une production « industrielle » et par la série des Tracerlab pour synthétiser des traceurs en plus petites séries.

Imagerie moléculaire

Dans ce domaine, GE Healthcare propose 3 scanners : le eXplore Locus SP permet de faire des images scanners d’échantillons de moins de 40 mm (par exemple un cerveau ou un rein de rat) avec une résolution inférieure à 10 µm. Le eXplore Locus micro scanner est un scanner pour petits animaux avec une résolution inférieure de l’ordre de 45 µm. Le Locus Ultra permet l’acquisition d’un corps entier en moins d’une seconde. Ces trois scanners ont la particularité d’utiliser un détecteur plan.

GE Healthcare propose également le eXplore Optix fabriqué par la société canadienne ART pour les mesures in vivo de fluorescence et eXplore Vista, un TEP.

L’ensemble de la gamme eXplore est interfacé à l’Advantage Window et bénéficie donc de tous les logiciels développés sur cette station de travail.

Hitachi (http://www.hitachimed.com)

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Hitachi a adjoint au TEP « Sceptre » déjà présent sur le marché l’année dernière un scanner : le Sceptre P3. Le TEP est identique à celui que nous décrivons dans le paragraphe consacré à Siemens puisque produit par CPS (voir le paragraphe consacré à CTI Molecular Imaging). Le scanner 4 coupes qui lui est associé est par contre d’origine Hitachi. Le Sceptre P3 a la particularité d’être équipé d’une source de Césium 137 pour former le DAC (Dual Attenuation Correction). Cela permet de réaliser une atténuation de correction pour des patients ayant des implants métalliques. Les logiciels sont pour la plupart ceux proposés par CTI et sont installés sur la console AVIA PACS, qui comme son nom l’indique est une console multimodalité destinée à être intégrée dans un réseau d’images.

IS2 (http://www.is2medical.com)

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IS2 est une société canadienne crée en 1997 qui vend depuis 1999 des gamma caméras. On trouve à son catalogue, installées sur le même statif à rotation continue, des caméras mono tête circulaires ou rectangulaires, une caméra grand champ double tête) à angulation fixe de 90° et un système dédié à la mammographie.

IS2 a introduit sur le marché en 2004 la caméra Pulse CDC. II s’agit d’une caméra double tête petit champ à angulation fixe destinée à la cardiologie qui peut s’installer dans un espace de 2 × 3 m.

Naviscan pet systems (http://www.naviscanpet.com)

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Anciennement nommée PEM technology, la société Naviscan propose un détecteur comprenant deux barreaux d’une dizaine de centimètres de LSO qui balayent un petit champ de vue permettant de réaliser une scintigraphie d’émission de positon. Le PEM Flex Scanner (PEM pour Positon Emission Mammography) existe sous deux versions : le Synergy s’adapte sur les tables de biopsie mammaire tandis que le Solo est un statif permettant à la patiente de rester debout comme pour une mammographie ordinaire. Le temps d’examen est de 4 à 10 minutes et donne une image planaire avec une résolution annoncée de 1,5 mm. Le fournisseur revendique des résultats comparables au TEP pour l’exploration mammaire. Il annonce également un système dédié à l’exploration de la prostate.

Nuclear cardiology systems (http://www.nuclearcardiology.com)

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Le statut de cette société est loin d’être clair ; on retrouve trace de gamma caméra de cette société sous le nom de Nucline chez Mediso, fournisseur hongrois ( click Here) dans le groupement canadien de fournisseurs Harpell Associates ou chez Banksys, une société tchéque, tandis que la FDA pointe des anomalies dans les procédures de fabrication.

La gamme de caméras de cette société comprend :

  • deux caméras tomographiques monotête circulaire (Cardiospect CS) et rectangulaire (Cardiospect SR) clones des caméras Starcam que General Electric vendait il y a une quinzaine d’années,
  • la cardiospect D90, caméra double tête à angulation fixe 90° petit champ,
  • la cardiospect Vmax caméra double tête à angulation variable,
  • la neurospect Quad à quatre détecteurs 26 × 24 cm et 152 photomultiplicateurs.

Philips (http://www.medical.philips.com)
Gamma caméras

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La gamme de gamma caméras « classiques » proposée par Philips se concentre sur quatre modèles.

La Forte et la Skylight sont deux caméras double têtes à angulation variable. Leurs nouveaux détecteurs « EPIC AZ » n’utilisent pas la méthode de localisation d’Anger mais un algorithme combinant les signaux des 17 photomultiplicateurs adjacents à la zone d’événement avec rejet avant calcul des scintillations hors fenêtre d’énergie. Leurs statifs sont fondamentalement différents ; la Forte a un statif circulaire (modifiée avec un lit raccourci et des capots redessinés aux couleurs Philips) tandis que les têtes de la Skylight sont installées sur une double suspension plafonnière. La Skylight est dotée maintenant d’un logiciel permettant les acquisitions cardiaques en décubitus ventral, de protocoles pédiatriques et du Neurotrack permettent des acquisitions neurologiques avec une trajectoire d’acquisition des tomographies optimisée.

La caméra Cardio MD vendue à plus de 500 exemplaires depuis son introduction sur le marché en 2001 est dédiée à la cardiologie avec deux têtes à angulation fixe de 90°. Elle est équipée du système Vantage Pro pour la correction d’atténuation.

La caméra Meridian est une caméra monotête tomographique grand champ (52 × 37 cm) avec un statif circulaire qui se déplace longitudinalement sur un lit d’examen fixe, ce qui diminue les contraintes d’implantation.

Toutes ces caméras fonctionnent avec le système informatique « Jetstream ». C’est d’abord un logiciel d’acquisition écrit en langage Java, donc indépendant de l’ordinateur qui le fait fonctionner. Ce logiciel inclut le « concurent imaging » qui permet jusqu’à 16 acquisitions simultanées avec des paramètres et des critères différents (voire des acquisitions simultanées sur deux patients différents sur la Skylight). C’est ensuite le Jetstream Workspace qui prend la succession des consoles Odyssey (d’origine Picker) et Pegasys (origine ADAC). Jetstream Workspace fonctionne sous Windows XP avec l’environnement Vequion généralisé sur la gamme de modalités d’imagerie Philips. Il intègre entre autre la dernière version du logiciel Autoquant pour l’évaluation de la fonction cardiaque, et ARG, génération automatique de comptes-rendus. L’algorithme de reconstruction Astonish est également implanté. Il corrige la perte de résolution en profondeur en particulier pour les acquisitions en basse et moyenne énergies.

Philips a introduit sur le marché le Precedence qui est le mariage d’un scanner Brilliance 24 barrettes (disponible en 16, 10 ou 6 coupes par rotation) avec une caméra Skylight privée du mouvement longitudinal et de son système de changement automatique de collimateur. Le lit patient est celui du TEP Gemini. Il fonctionne avec le système de traitement Jetstream associé au logiciel de fusion d’images Syntegra. Ce système vise particulièrement le marché de la cardiologie.

TEP

À coté de l’Allegro et du C-PET, TEP sans scanner qui n’évoluent plus, Philips met sur le marché la nouvelle version du Gemini, le Gemini GXL. On retrouve le scanner et le TEP sur le même axe avec un espace entre les deux. Le tunnel du TEP s’est élargi avec un diamètre de 70 cm contre 63 cm précédemment. Le détecteur du TEP a également changé, le GSO est maintenant dopé au zirconium et devient plus transparent ce qui permet d’augmenter la profondeur des cellules de détection (de 20 à 30 mm) et d’en améliorer le rendement. Les nouveaux détecteurs gardent l’agencement Pixelar de leur prédécesseurs : des cristaux pixelisés de 4 × 6 avec un guide de lumière continu qui transmet la lumière aux photomultiplicateurs.

Philips reste fidèle à l’acquisition 3D et la reconstruction 3D malgré un temps de calcul supérieur à ceux de ces concurrents qui utilisent des reconstructions 2D avec des acquisitions 2D et 3D. Deux processeurs supplémentaires viennent augmenter la puissance de calcul du reconstructeur du Gemini et un nouvelle version de Ramla 3D plus rapide vient remplacer la reconstruction utilisée jusque là. Le Gemini GXL utilise le nouvel algorithme de reconstruction 3D LOR : la prise en compte de chaque événement de façon individuelle plutôt que la moyenne des événements sur une ligne de réponse améliore la résolution de l’image obtenue.

Le scanner est dérivé de la gamme Brilliance 24 barettes. Il existe en trois versions : 6, 10 et 16 coupes par rotation.

La console Petview associée au Gemini GXL évolue vers l’univers Vequion. Elle intègre un package cardiaque qui permet les acquisitions synchronisées avec l’ECG.

Imagerie moléculaire

Philips n’a en propre qu’un TEP pour petit rongeur (le tunnel à un diamètre de 18 cm) le Mosaic présenté comme un modèle réduit de l’Allegro. Il a une résolution de 2 mm et dispose d’une source au Césium 137 pour la correction d’atténuation.

Les autres matériels vendus par Philips dans ce domaine sont issus d’accords de distribution. Philips annonce une « suite logicielle » pour l’imagerie moléculaire.

Positron (http://www.positron.com)

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Positron est la seule société proposant uniquement des TEP corps entier (« mPower ») sans scanner associé. Cette particularité pourrait disparaître « dans les 6 mois » avec « un scanner 32 ou 64 coupes ». La correction d’atténuation est réalisée par la rotation d’une source de Germanium 68 qui tourne à 10 tours par minute. Positron reste fidèle à la rétroprojection filtrée ce qui n’améliore pas la qualité des images obtenues avec des cristaux BGO même dans un arrangement crénelé. C’est pourquoi Positron a du mal à vendre les mPower même si les commerciaux suggèrent qu’avec un bon logiciel de fusion on peut obtenir la même chose qu’avec un TEP scanner mais en facturant deux examens (le TEP et le scanner) au lieu d’un.

Segami (http://www.segami.fr)

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Segami est une société américaine dont la filiale européenne est implantée en France. Elle propose depuis 1995 ses systèmes de traitements d’images « Mirage » fonctionnant sur PC. Disposant de nombreux logiciels spécialisés en médecine nucléaire, Segami permet aux fournisseurs de gamma caméras de compléter leur offre.

Siemens (http://www.siemens.fr/medical)
Gamma caméra

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Présenté pour la première fois au congrès de la Société de Médecine Nucléaire (SNM) et installé sur un site depuis novembre 2004, le système Symbia propose sur le même statif deux têtes de gamma caméra et un scanner. Il s’agit d’une modalité à part entière conçue comme telle et non pas une juxtaposition d’une gamma caméra et d’un scanner.

Le Symbia T est proposé avec un scanner double barrette que l’on ne peut utiliser que si une acquisition scintigraphique a été réalisée auparavant. Les épaisseurs de coupes disponibles pour le scanner sont de 3 et 5 mm.

Le scanner du Symbia T2 est également double barrette mais propose une rotation en 0,8 s, des épaisseurs de coupes allant de 1 à 10 mm et peut être utilisé de façon indépendante de la partie scintigraphique.

Le Symbia T6 dispose d’un scanner permettant de réaliser 6 coupes par rotation, avec une épaisseur de coupe de 0,63 mm à 10 mm et un temps de rotation minimum de 0,6 s. On retrouve sur les scanners du T2 et T6 tous les protocoles disponibles sur les scanners diagnostics, en particulier ceux qui permettent la réduction de dose (CAREDOSE) délivrée au patient.

Ces trois versions permettent des acquisitions hélicoïdales, ce qui réduit à quelques secondes l’exploration X. On retrouve la dernière version des détecteurs utilisés sur les gamma caméras eCam Signature avec la technologie HD4 (high definition dynamic digital detector). Chaque détecteur a un cristal de 9,6 mm d’épaisseur de base, (15,9 mm en option) et 59 photomultiplicateurs offrant un champ de vue de 53,5 × 38,7 cm. Sa calibration est indépendante de l’énergie des isotopes utilisés.

La famille des gamma caméras eCam Signature se décline en plusieurs versions mono tête et double tête fixes ou à angulation variable (76° et 90° pour le modèle cardiaque, 76°, 90° et 180° pour le modèle polyvalent).

La gamme de médecine nucléaire comprend également la cCam qui est une caméra à double tête à angulation fixe de 90° avec un fauteuil d’examen échancré pour un usage exclusif en cardiologie.

L’ensemble de la gamme de médecine nucléaire utilise le même système informatique de traitement «  e.soft@leonardo » qui comme toutes les modalités d’imagerie proposées par Siemens utilise l’interface utilisateur « Syngo ». Parmi les 50 applications disponibles sur les plates formes « Syngo » dont toutes les applications classiques de la médecine nucléaire et celles du scanner pour le Symbia, notons en particulier le « fusedvision 3D » qui permet de présenter une image 3D anatomique et fonctionnelle.

TEP

2003 avait vu la sortie d’évolutions majeures sur les TEP vendus par Siemens : le détecteur Hi-Rez constitué de blocs de 13 × 13 éléments (contre 8 × 8 auparavant) pour offrir une couronne détectrice de 24 336 cellules de LSO, soit la possibilité de fournir 81 coupes de 2 mm d’épaisseur,

l’électronique Pico3D qui améliorait la résolution temporelle (500 ps avec une fenêtre de coïncidence de 4,5 ns).

Siemens a abandonné le BGO persuadé d’avoir fait le bon choix avec le LSO. En particulier dans le challenge du « temps de vol » (voir plus haut) le LSO a le temps de réponse (temps de montée lumière) le plus court des cristaux actuellement utilisés. À cela s’ajoute l’électronique Pico3D dont les performances actuelles pourraient être améliorées sans modification majeure de l’électronique.

La série des Biograph s’enrichit de la version incluant un scanner permettant la réalisation de 64 coupes par rotation : le BIOGRAPH 64. Les Biograph se déclinent donc en 2, 6, 16 et 64 coupes par rotation. Le Biograph 64 est annoncé comme destiné à la cardiologie.

Il est proposé sur les Biograph un champ de vue de 70 cm destiné à la radiothérapie. Le système informatique Leonardo des Biograph peut recevoir le logiciel VSIM, logiciel de simulation de traitement de radiothérapie.

L’Acell, TEP sans scanner est toujours disponible mais aucun développement n’est attendu sur ce matériel.

Imagerie moléculaire

Siemens est partenaire de Gamma Medica (voir plus haut) et donc peut proposer les appareils de cette société notamment le X-SPECT. En système optique, Siemens propose le bonSAI qui permet une imagerie corps entier de petit rongeur (tunnel de 12 cm de diamètre) avec une détection sur 4 longueurs d’onde dans le proche infrarouge. La console de cet appareil utilise l’environnement Syngo. Pour le TEP, Siemens propose les produits du catalogue de son partenaire CTI, les Focus 120 et 220 (voir plus haut).

Siemens a présenté au congrès de la SNM le système d’information MiPortal dédié à l’imagerie moléculaire. Il s’agit d’un ensemble informatique permettant de stocker et de traiter des données et des images provenant de sources DICOM ou non, relatives à l’imagerie moléculaire.

Terarecon (http://www.terarecon.com)

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TeraRecon propose une « minigammacaméra » destinée à la détection du ganglion sentinelle en peropératoire. La MGC 500 est basée sur un détecteur semi-conducteur en tellure de cadmium qui offre un champ de vue de 4,5 cm × 4,5 cm.

Dans le catalogue de cette société, outre les systèmes de reconstruction on trouve un scanner destiné au contrôle non destructif industriel (en particulier pour l’électronique) pour lequel un usage sur animaux de laboratoire est suggéré. Il s’agit du 3D Cone beam CT qui utilise un détecteur plan en iodure de césium de 1920 × 1536 offrant un champ de vue maximal de 20 cm × 20 cm. Un tube X avec un foyer de 7 µm permet d’obtenir une résolution de l’ordre de 10 µm pour un temps d’acquisition de 25 s.

Toshiba (http://www.medical.toshiba.com)

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Le TEP a disparu de la gamme des appareils vendus par Toshiba. Il ne reste en médecine nucléaire que les gamma caméras T Cam variable (caméra double tête à angulation variable), T Cam single (caméra monotête) et T Cam cardio (caméra double tête à angulation fixe de 90°) identiques aux eCam équivalentes de Siemens.

Ultraspect (http://www.ultra-spect.com)

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Ultraspect est une « start-up » israélienne qui commercialise un logiciel de reconstruction d’images scintigraphiques nommé WBR (Wide Beam Reconstruction) qui s’adapte sur tout type de caméra tomographique et qui améliore la résolution spatiale.

Le principe de cet algorithme est bien connu des laboratoires de recherche qui utilisent couramment des méthodes équivalentes. Il consiste à modéliser la fonction de réponse du détecteur dans le projecteur utilisé par la reconstruction tomographique itérative. L’originalité de cette société est donc d’en avoir fait un produit.





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