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Journal de radiologie
Vol 86, N° 7-8  - août 2005
pp. 931-937
Doi : JR-07-08-2005-86-7-8-0221-0363-101019-200504007
RSNA 2004 PACS
« le Web sinon rien »
 

A Le Hen [1], et S Pierrefitte [2]
[1] AP-HP, Hôpital Saint Antoine,
[2] Hôpital Sainte Anne, Paris.

Pas de révolution ni de coup de blues, mais des évolutions sur le PACS. Cette année 2004 annonce la maturité des offres pour le territoire français. Celle-ci est accompagnée par le développement de nouvelles fonctionnalités permettant l’intégration de l’ensemble des sources d’images présente au sein des établissements. Cette maturité est non seulement présente pour son offre industrielle, mais aussi et surtout pour les structures et les méthodologies de mise en place de ces solutions.

Offre industrielle

L’offre industrielle s’appuie désormais sur les solutions standard du marché informatique, ainsi que sur les solutions de gestion de projet modélisées permettant la rationalisation des coûts liés à leurs implantations.

La maturité du marché se traduit par une segmentation. Chez l’ensemble des fournisseurs, il se dégage distinctement trois segments qui sont en corrélation avec le nombre d’examens annuel. Le premier segment, présente des solutions que l’on pourrait qualifier de « compactes », permettant une mise en service fonctionnelle rapide pour des sites dont le volume d’examen est d’environs 50 000 examens/an. Le second segment, comprenant les sites réalisant jusqu’à 150 000 examens/an constitue la plus grande partie du marché français. Ces solutions s’appuient sur des solutions modulaires permettant de mieux répondre à l’ensemble des besoins de ces établissements.

Enfin, le dernier segment permet de répondre à de forts volumes ou à des besoins plus spécifiques (par exemple, gestion de solution multi sites ou intégration de problématique d’archivage particulière, …).

Aucun doute n’existe plus sur les standards de communication. Il est incontournable désormais que les solutions s’appuient sur les standards de communication de type DICOM, HL7 et IHE, non seulement pour assurer la continuité de l’information au sein du PACS, mais également afin de disposer de solutions permettant leurs intégrations au sein d’un enjeu plus global pour les établissements, le Système d’Information Hospitalier (SIH). La convergence de l’ensemble des solutions métiers permettra d’aboutir à un vrai SIH et plus particulièrement à un dossier patient informatisé.

L’évolution des technologies informatiques, les performances actuelles des réseaux, la standardisation des matériels, le développement de nouveaux logiciels et algorithme de compression font que les techniques informatiques, bien maîtrisées, ne sont plus aujourd’hui un facteur limitant pour le déploiement d’un PACS et plus globalement d’un système d’information. Seuls les besoins sont déterminants pour l’élaboration de l’architecture : temps d’accès, sécurité, volume d’examens en ligne, multi sites…

Le système d’exploitation reste toutefois souvent imposé : Unix, Windows voire Linux. Pour plus de souplesse, les fournisseurs peuvent proposer des solutions dans les deux environnements Unix ou « Wintel » (Windows + Intel), celle-ci restant encore légèrement moins coûteuse et plus communément maîtrisée que son homologue Unix / Sun. Logiquement, la base de données associée est souvent Oracle 9i sous Unix/Linux, et SQL Server sous Windows, avec des exceptions sous Sybase.

La vrai problématique réside le plus souvent dans la méthode de gestion de projet, au sein large du terme (formation, communication, gestion des changements et émergence des nouveaux métiers).

En multi sites, là aussi grâce aux performances réseau (rapidité, sécurité), la base de données est souvent unique et centralisée. Pour les bases d’images, plusieurs architectures sont possibles selon le schéma performances/coût de stockage/sécurité envisagé : stockage central et envoi vers le site sur demande, ou stockage sur le site de production des images et envoi sur demande aux autres sites. Les solutions proposent le stockage sur place des images produites complété par une consolidation systématiquement centralisé en différé.

Pour les serveurs, les plateformes Sun ou Intel permettent des installations multiprocesseurs (de 2 à 8), les serveurs en grappe (clustering) pour un équilibrage des charges de calcul (load balancing).

Pour le stockage et archivage, des politiques communes se dégagent : haute disponibilité et redondance. La tendance est largement en faveur des disques en Raid5, sous des formes diverses : NAS, bibliothèque disques SCSI. Pour le stockage, on assiste à un net intérêt pour la nouvelle technologie CAS (content attached storage) développée principalement par le constructeur EMC (Centera). Cette technologie combine la sécurité du contenu (similaire à un CDROM-R) grâce à un accès à clé unique d’écriture, la rapidité d’accès et la robustesse.

Pour l’archivage, voire la sauvegarde en miroir, des solutions sont déployées, sous forme de baies de disques Serial ATA en Raid5, bien moins onéreuses que les SCSI (les disques SATA sont le quasi standard dans les PC de bureau), avec 2 avantages : en cas d’arrêt intempestif du stockage principal, ça constitue un très bon mode dégradé du fait de son temps d’accès très satisfaisant, et c’est extensible instantanément par insertion hotplug de nouveaux disques dans la baie.

La même baie (par exemple chez HP) peut d’ailleurs héberger dans un ou des racks des disques SCSI et dans une autre partie des disques SATA : on optimise le coût et le passage de stockage et archivage, mais au détriment de la sécurité du fait de l’unicité de lieu. Le corollaire de ces solutions est que la notion de « prefetching » est en perte de vitesse car tout est en ligne et instantanément accessible (sauf en cas de multi sites où l’intérêt peut encore perdurer).

La bande magnétique reste encore une solution financièrement intéressante pour les sauvegardes (technologie LTO2 avec 400 Go par bande et bientôt LTO3 de 400à 800 Go par bande), moins chère mais plus lente que les disques SATA en Raid5.

Les disques magnéto-optiques peuvent être une alternative intéressante du fait des temps d’accès et des capacités en jeu, mais malheureusement le manque de standardisation réel n’en fait pas un outil pérenne à terme.

Dans ce contexte, les bibliothèques de DVD marquent le pas. Coûteuses à l’achat, avec des temps d’accès moyen de l’ordre de plusieurs dizaines de seconde, et un support d’écriture taxé en France, elles ont des difficultés à trouver leur marque, et sont souvent mal positionnées en performance et/ou en prix de revient. Le CDROM et DVD ne sont plus guère utilisés que pour la diffusion des examens vers l’extérieur, des patients externes, dans l’attente de la diffusion électronique prochaine (email vers le praticien demandeur, ou diffusion dans le cadre du dossier médical patient avec RSS). Ces supports sont en outre ailleurs pénalisés par des taxes spécifiques au territoire français. Par ailleurs, les images extérieures (films scannés, CDROM) ne sont quasiment jamais réintégrées dans le PACS, le temps passé à l’insertion et à la réconciliation des données étant largement au-delà de l’intérêt réel.

Le SAN (réseau dédié au media de stockage, Storage Area Network) fédère facilement ces divers moyens de stockage avec des connexions Fiberchannel (fibre ou cuivre) ou Ethernet gigabit. Des combinaisons de tous ces éléments peuvent constituer des solutions élégantes et sécurisées. Par exemple : à partir de(s) serveur(s) d’acquisition DICOM, un NAS est dédié par modalité rapide (scanner, IRM) ou par groupe de modalités lentes, assurant l’équilibre de charge ; ces NAS sont raccordés via un SAN à une seule et même baie de disques SCSI dont chacun des NAS exploite une partie des disques. En cas de souci sur un NAS, les autres peuvent aussi adresser temporairement depuis un espace du NAS défectueux, et permettre la continuité de service ; une copie se fait via fibre optique sur une baie de disque SATA distante pour archivage et sauvegarde. Un back up différentiel sur bande peut être fait quotidiennement.

Dans le domaine des consoles, la plateforme « Wintel » est retenue dans la totalité des cas, avec une politique de licences concurrentes (nombre d’utilisateurs simultanés limités, mais applications disponibles sur l’ensemble de toutes les stations). La reconnaissance ou plus simplement la dictée vocale est disponible sur l’ensemble des produits.

Trois tendances se dégagent très nettement à court ou à moyen terme :

  • rapprochement entre les stations de post traitements de modalité, et les stations de PACS multi modalités, plus polyvalentes et destinées à l’interprétation. Il n’y a plus que des consoles uniques modulaires en fonction des besoins. Certains fournisseurs de PACS non fabricants de modalités définissent clairement leurs stations comme concurrentes directes des stations associées aux modalités : elles disposent de toutes les fonctions avancées MIP, MPR, VRT voire endoscopie virtuelle. Des fonctions destinées par exemple à la cardiologie, à la neuroradiologie, etc… permettent des traitements avancés de l’image. Ces fonctions sont développées en interne ou, plus fréquemment, intègrent en complément des bibliothèques tierces bien connues (Voxar, Vitrea, Orthoview, Heltec, …). Toutefois, les constructeurs de modalités proposent des produits très élaborés sur leurs consoles de post traitement par modalité.
  • les stations étendent leurs compétences à des domaines jusqu’à présent délaissés pour des raisons de priorité, mais devenus maintenant indispensables dans l’optique du dossier patient informatisé. On trouve ainsi des applications non radiologiques pour les images de dermatologie, ophtalmologie, anatomopathologie, ECG (structured reports), … Elles deviennent ainsi très polyvalentes.
  • à plus long terme (courant 2005/2006), la plupart des acteurs (GE, FUJI, KODAK, AGFA, FERRANIA) travaillent sur des stations entièrement basées sur la technologie Web y compris pour le 3D temps réel, là encore profitant des performances de l’environnement, et de la standardisation des normes (COM, CCOW, XDS) favorisant l’interopérabilité et l’interfaçage (Internet) des solutions RIS/PACS. Deux philosophies sont en compétition :

  • soit les calculs sont faits sur les stations de diagnostic avec les données envoyées du serveur par le Web ce qui supposent des stations bien dimensionnées en terme de configuration,
  • soit les calculs se font sur le serveur (éventuellement dédié sur une plateforme) ce qui nécessite un serveur puissant à dimensionner selon le nombre d’accès concurrents. Les démonstrations proposées sont prometteuses mais restent largement à améliorer et à éprouver. Il est également important dans ce contexte d’évaluer la sollicitation des réseaux physiques.

Quelques sociétés, plutôt que de développer des fonctions métiers spécifiques (3D, orthopédie, …) déjà disponibles sur le marché, préfèrent intégrer ces fonctions sous licence et se concentrer sur les « Handling protocols ». La volonté est de favoriser la productivité en mettant des outils intuitifs à disposition qui permettent de repérer, de synchroniser et de comparer les examens, des séries ou des reconstructions de façon simple et rapide.

[C’est là le quotidien du radiologue et les outils sophistiqués oublient souvent ces aspects.]

Concernant la diffusion des images (services cliniques ou autres), la réponse est sans ambiguïté : technologie Web. Les performances de certains algorithmes de compression, JPEG 2000 par ondelettes (wavelets) spécialement adaptés au domaine médical, permettent de disposer d’une image de très bonne qualité avec un fort facteur de compression.

Le débat reste encore important sur ce qui doit être diffusé ou accessible. Si les images clés sélectionnées semblent incontournables, l’inflation du nombre d’images (de 2 000 à 5 000 avec les scanners 64 barrettes par examen) n’est pas sans poser de nouvelles problématiques. Certains constructeurs (KODAK) envisagent des solutions telle que la reconstruction 3D à la sortie de la modalité sur la base de protocoles, et de transmettre seulement ces reconstructions au correspondant. Cependant, dans certains domaines, l’accès (Web bien sûr) à toutes les images est encore une nécessité pour diverses raisons : chirurgies en général dont orthopédie et neurochirurgie, pneumologie, … Le concept de mobilité (tablettes PC, PDA, … par technologie WiFi ou Bluetooth), même s’il est toujours existant, et moins mis en avant qu’au RSNA 2003.

Dans le domaine des écrans, il n’apparaît pas cette année de réelles nouveautés. Notons simplement qu’EIZO renforce sa gamme d’écrans à vocation médicale avec des outils de contrôle qualité qui intéressent particulièrement le marché français. NEC semble vouloir faire de même avec une nette amélioration des contrastes et des couches à haute densité de noir en fond d’écran.

AGFA

La société AGFA présente la solution IMPAX ES (5.2) pour le premier trimestre 2005, mais surtout en WIP une nouvelle évolution ou plutôt un nouveau développement baptisé « Impax NG » de la solution en client léger développé sous « .net », disponible fin 2005.

La solution AGFA s’appuie toujours sur trois solutions produits permettant de recouvrir l’ensemble du marché.

Les stations DS 3000 ou CS 5000 Stand Alone, sont des solutions permettant de gérer jusqu’à trois modalités ou système DICOM, sans intégration de solution de système de dictée numérique ou de reconnaissance vocale.

La solution IMPAX Basix permet de gérer jusqu’à 16 connexions. Ce système basé sous Windows fonctionne avec une base SQL Server.

Et enfin, la solution IMPAX Enterprise, basée sur une architecture UNIX et fonctionnant sur base de donnée Oracle 9i, permet d’intégrer l’ensemble des solutions de stockage et d’archivage du marché (NAS, SAN, Cas, Centera, …). Cette solution intègre également les possibilités de gestion multi sites au sein d’une même base de données.

Il est également prévu pour le deuxième trimestre 2005 l’implémentation d’un système de monitorage (S.M.M.S.) par remontée d’informations grâce à l’installation d’agents sur l’ensemble des composants du système IMPAX, afin d’optimiser la télémaintenance et le taux de disponibilité de celui-ci. Il est également à noter le développement en cours d’une solution basée sur le Dicom multiframe qui permettra l’intégration de solutions pour l’endoscopie, le dynamique et toutes les solutions intégrant des vidéos.

Les stations de post traitement et de visualisation d’images et compte rendu :

La DS 3000 permet le diagnostic des examens et intègre les logiciels de MIP, MPR, 3D, ....

L’OT 3000 intègre la solution logicielle dédiée pour l’orthopédie.

La CS 5000 est une station dédiée aux cliniciens et intègre des fonctions de visualisation et de présentation des examens.

Parallèlement à ces solutions, il est également proposé une solution web « Impax Web 1000 », permettant la diffusion des images compressées sur une base de données indépendante.

AGFA complète son offre PACS par une solution RIS « Quadrat » pour l’Europe.

ETIAM

La société ETIAM évolue depuis longtemps dans le domaine des PACS. Elle se définit volontiers comme le « Mc Gyver des PACS », mais plus sérieusement elle définit son marché comme celui de « l’inter connectivité médicale, de préférence en OEM ». En pratique, elle développe des modules qui sont soit vendus en direct ou soit plus fréquemment vendus en OEM (sans exclusivité) pour intégration des constructeurs comme son robot de gravage. Ce robot de gravage (DICOM Uno dimensionné pour 50 gravages par jour environ, et cette année DICOM Duo) avec écran de contrôle est par exemple vendu par Philips et Sony sous leur marque. On trouve de nombreux produits, d’interface dans la dans la gamme.

Dicom toaster qui est un logiciel récepteur Dicom et graveur (clic & grave).

Dicom Izer (nouvelle version cette année) qui permet de « dicomiser » toutes sources d’images, et qui supporte avi, mpeg 1 et 2, Dicom multiframe, …

Dicom WillBe qui offre une implémentation simple de Dicom Worklist à partir d’un fichier formaté. En cours de développement dans ce produit, MPPS et les éléments de base HL7.

Dicom valet est un outil de résolution de problème de workflow. À chaque A « Entête » Title Dicom (destinataire) est associé un script définissant les actions à exécuter (par exemple compression variable) sur les fichiers reçus. C’est un « rerouteur » intelligent.

Dicom mediem est un client de messagerie sécurisé permettant de la télémédecine en point à point ou par email, et qui est notamment intégré par Philips.

Dicom Star commercialisé par Sony ou en direct qui est un serveur de stockage, avec ou sans clustering. Il peut devenir un outil fédérateur de miniPACS permettant l’interfaçage entre serveurs départementaux existants. Les fonctions HL7 sont en cours d’implémentation. IL permet l’échange de données grâce à IHE, et en constituant une passerelle avec le protocole XDS (direct save protocol) par drag & drop et le format XML.

Dicom PRI un module Dicom Print SCP permettant l’impression sur toute imprimante Windows du réseau.

Dicom Eye qui est un outil destiné à vérifier la connectivité (par exemple destiné technicien d’installation).

Dico Attaché qui est utilisé pour constituer une iconothèque universitaire avec un export direct sous Microsoft Powerpoint (drag& drop).

La nouveauté de cette année est le produit Dicom OpenLightBox viewer diffusé en licence autonome ou licences concurrentes. Devant le constat que le radiologue doit manipuler trop d’interfaces différentes, et qu’il est souvent nécessaire d’intégrer des données de différentes origines, Etiam a développé ce produit fédérateur qui récupère les images par le service Dicom Q&R, et les présente sous une interface standardisée. Avant intégration, le logiciel opère au passage une réconciliation des données Patient.

On voit que brique après brique, la gamme Etiam permet, avec par exemple la suite OpenLightBox, Star et Uno (ou Duo), de se constituer un véritable outil de workflow compact, et à un prix accessible.

FERRANIA

La société italienne Ferrania a connu plusieurs destins au cours de son existence (depuis 1914). Possédant des savoirs-faire convoités (écrans terres rares, système plein jour, reprographe laser, système DryView, …), elle a été racheté en 1964 par 3M qui lui a apporté son déploiement international et c’est sous 3M que ces technologies innovantes ont été inventées et déployées. En 1996 3M crée la société Imation dont le cœur de ses métiers en Imagerie est Ferrania, puis Imation revend par activités en 1999, notamment la technologie du système DryView à Kodak ainsi q’un savoir-faire acquis sur les PACS.

La même année, Ferrania, qui reste avant tout une société d’ingénierie, redevient indépendante en se restructurant autour d’un groupe d’ingénieurs avec toujours plusieurs activités liées à l’image et à l’imagerie. Grand public tout d’abord (pellicules photo, appareils photos jetables, consommables pour jets d’encre, … le tout en OEM pour des grands groupes de distribution) qui assure les 2/3 de son chiffre d’affaires, médical ensuite au travers d’une déclinaison de produits comme des produits de radiologie conventionnelle (films, cassettes, produits chimiques, machines à développer), des reprographes à sec (fournis en OEM par Agfa et Codonix), des systèmes d’acquisition numérique capteurs plans (DR) conçus par Ferrania autour de ses logiciels et sur base de capteur plan Trixell, des systèmes de numérisation (CR) conçus par Ferrania autour de ses logiciels et de produits de la société israélienne Orex, et enfin un ensemble RIS / PACS entièrement conçu le département R&D de Ferrania Italie. C’est donc une société jeune qui a déjà quelques sérieuses références en Italie et au Royaume Uni, et également en France en radiologie numérique capteur plan par exemple, et qui pour les systèmes PACS-RIS a pour objectif d’avoir au moins un site français en 2005.

L’offre, déjà présentée en 2003 mais améliorée en 2004, tourne pour l’essentiel autour de 2 gammes. La gamme LifeWeb One, et la gamme LifeWeb OnNet (V3.1). Et bien sûr d’un RIS.

L’offre LifeWeb One est une offre très packagée et destinée à des petites voire moyennes structures qui assure la gravure de CD et se caractérise par des fonctionnalités de Mini PACS. Elle permet un déploiement très rapide (prise de courant, prise réseau). C’est un mini PACS qui est composé de 2 parties distinctes. Un serveur PC sous Linux assure plusieurs fonctions : acquisition DICOM des images en provenance de la modalité (jusqu’à 3), stockage on line (1 à 2 mois de scanner en standard), pilotage d’un robot de gravage de CD/DVD, serveur d’images pour la(es) station(s) de diagnostic connectée(s). Le robot peut être de marque Primera (modèle Bravo 2) ou Rimage. L’archivage off line se fait par classement manuel des supports CD/DVD, ce qui nécessite une gestion très rigoureuse assistée par une base de données qui assure l’indexation de chaque média produit permettant la recherche d’antériorités d’examens et assurer l’accessibilité.

La station de diagnostic est de type « Wintel » fonctionne en client/serveur et possède toutes les fonctions DICOM nécessaires : print, Q&R, structured report, store, … Elle est commercialisée de base avec un écran 17 pouces et peut recevoir en option un écran de 2 ou 3 Mpixels. Elle dispose de tous les outils classiques de visualisation et diagnostic. Il n’y a pas de fonctions avancées comme le 3D.

Un des points très attractif de ce produit est son positionnement tarifaire puisque le serveur, une station et un robot sont commercialisés aux alentours de 30 K€.

L’offre LifeWeb OnNet v3.1 est un produit conçu à 100 % en architecture Web. Toutes les fonctionnalités sont accessibles exclusivement dans ce mode Web. C’est autour de ce produit que Ferrania a réalisé une installation à Newcastle (UK) qui possède 48To de données gérées par le serveur de stockage et d’archivage LifeWeb Image Manager (évolutif de 150 Go jusqu’à 48 To à ce jour). Le cœur du système est un serveur dans l’environnement totalement Microsoft : Windows, SQL server, code de développement en ASP et .Net, plus la technologie Macromedia Flash. La plateforme est architecturée sur un bi-Xéon 2 Go de RAM, qui peut être de marques DELL, HP ou IBM qui sont déjà validées. Ferrania n’impose pas la fourniture du matériel, mais le recommande toutefois pour éviter les risques d’incompatibilité et pour assurer de bonnes performances.

Du fait du mode de fonctionnement Web, les stations sont en fait de simples PC avec des performances graphiques plus ou moins importantes selon le type d’utilisateur et le type de diagnostic à réaliser : de 1 à plusieurs moniteurs, de 2 ou 3 Mpixels, jusqu’à 5 Mpixels pour de la mammographie par exemple. Une reconnaissance d’empreintes est disponible en option. Automatiquement selon le type d’examen et du profil mémorisé par l’utilisateur, les compressions d’images sont plus ou moins importants afin d’optimiser la bande passante. Les fonctions accessibles dans cette version 3.1 sont bien sûr du 2D, mais plus surprenant pour un mode Web du 3D, MIP et MPR. C’est encore une βversion, finalisée pour décembre 2004, mais le résultat observé est prometteur. La machine locale doit alors posséder au moins 1Go de mémoire, non pas pour le calcul, mais simplement pour pouvoir contenir les images transmises. Dans le cas contraire un message indique que la fonction 3D n’est pas active.

Le serveur doit aussi être redimensionné en quadri-Xéon et 4 Go pour pouvoir assumer les calculs imposés, selon le nombre d’utilisateurs. La version 4 courant 2005 prévoit en outre la fonction Volume Rendering en temps réel, et du Dicom print. Le système de licence est par nature un système de licences concurrentes dont le prix est évalué selon plusieurs critères comme la configuration, le volume de données, le nombre d’utilisateurs, … et est donc très personnalisé.

L’application RIS, non disponible en France actuellement, est aussi en technologie Web et s’interface aisément avec le PACS sur une même station grâce aux « Web services data interchange » de type CCOW (échanges contextuels entre les 2 services Web). Le RIS traite tout le workflow patient de son entrée à sa sortie de manière très visuelle et conviviale, avec un compte rendu très élaboré.

FUJIFILM

fujifilm présente cette année la version 3.1 de son pacs synapse .

Cette version multilingue sera disponible en Français premier semestre 2005.

Toujours architecturée autour des technologies du web , cette évolution offrira entre autres :

  • Une meilleure gestion du multisite (Multi RIS) ;
  • Des capacités de connectivité HIS/RIS évoluées ;
  • Des outils de conférence intégrés ;
  • Des protocoles de lecture évolués ;
  • Une interface web d’administration.

La fonction Dicom SCU pour l’accès aux serveurs dicom existants depuis les stations synapse .

synapse intègre des outils de compression AON (Access Over Network) qui permettent une réduction sensible du volume à stocker, sans compromis sur la qualité diagnostique.

Les outils AON intègrent 3 niveaux de compression (paramétrables selon le type de modalité ou région anatomique). Il est donc possible d’établir des stratégies de stockage et d’archivage spécifiques selon l’activité (CT, MR, CR, …).

La compression intervient à réception des images dicom . Le stockage peut alors être redirigé vers n’importe quel support disponible sur le réseau. La structure de synapse permet de définir tout espace de stockage comme disponible pour le pacs , l’affranchissant ainsi des contraintes liées au matériel.

L’accès aux images depuis les postes de travail se fait aux travers d’un plug-in active -x , téléchargeable en quelques secondes depuis le serveur, permettant la visualisation des images dicom depuis le navigateur ∩ internet explorer  ∪.

Ce mode de fonctionnement simplifie les couplages RIS / PACS, chaque objet de synapse disposant d’une URL.

Les pages HTML de l’interface utilisateur peuvent être éditées afin d’y ajouter, par exemple, un bouton pour le couplage des logiciels métier (3D, orthopédie, Cardio, …).

En environnement multisite, l’application synapse interroge simultanément plusieurs bases de données. Quand les liaisons Télécom en place le permettent, toute l’activité multisite peut être centralisée sur une base oracle unique.

fujifilm profite également du congrès RSNA 2004 pour nous dévoiler ce que sera synapse dans les prochaines versions : tout d’abord, un partenariat avec silicon graphics permettra l’intégration de nouveaux traitements d’images (MIP, MPR, VR, …) et l’exploration volumique sur les postes distants en mode ASP (les calculs seront effectués par un serveur spécifique). Ces fonctionnalités seront intégrées dans un produit dont la vocation sera de répondre à tous les besoins d’un plateau radiologique.

Ensuite, une version étendue de synapse s’orientera vers une interface WEB unique offrant à l’utilisateur un portail d’accès à l’information médicale du patient (imagerie, gestion, résultats, …). L’ensemble du développement de ce nouveau modèle de gestion est assuré par une équipe d’une centaine de personnes.

synapse devient alors un véritable outil de « Knowledge Management ». Son nom : « COMPREHENSION » !

GEMS

La société GEMS présente la solution Centricity SE qui se caractérise par une méthodologie de déploiement rapide (6 heures) pour les sites réalisant moins de 100.000 à 150.000 examens par an. Cette solution est basée sur une solution modulaire intégrée et pré-paramétrable, fonctionnant sous Linux permettant le déploiement jusqu’à 20 connexions.

Ce système intégré de base est un système EMC CX 100 d’une capacité nominale de 2,2 To, un serveur Centricity Web et une solution d’archivage, l’ensemble est pré-câblé et livré raké en armoire.

Cette solution dispose du même logiciel que Centricity Entreprise édition. GEMS renforce son discours sur, non plus des solutions uniquement radiologiques au sens large, mais sur une solution modulaire d’information patient.

Le système Centricity Entreprise édition est basé sur un serveur Linux et une base de données fonctionnant sous Sybase ou SQL et gère l’ensemble des solutions de stockage (RAID, SAN) et d’archivage (Mod, Cas, Centera). L’ensemble du système est monté en « Cluster » et assure à la fois la mise à disposition des images pour les stations d’interprétation (RA 600, RA 1000) et les stations de diffusion Web.

Les nouvelles versions Centicity 2.1 et Centricity Web 2.1 voit la possibilité d’interprétation des outils de la station modalité Advantage Windows sur la station RA 1000, cette solution est appelée AW suite. Celle-ci fonctionne sous le principe de licence courante et des technologies Web.

[Il est cependant nécessaire de noter que cette technologie nécessite de fortes configurations pour les stations de travail non dictées.]

KODAK

La stratégie du groupe KODAK dans le domaine de l’informatique médicale s’affirme d’année en année. Ca s’est traduit il y a un an par le rachat de la société Algoteck, qui a permis à KODAK de s’implanter comme un acteur de poids dans le domaine du PACS grâce à aux développements aboutis d’Algoteck, devenu département R&D. Kodak ne va pas en rester là et va lancer courant 2005 une nouvelle version de son RIS (RIS 2010) sur le marché français (en cours de customisation), RIS qui comportera des outils de gestion de rendez-vous par Web, ce qui permettra une grande souplesse au niveau des services cliniques tout en améliorant l’organisation en radiologie. On pourra ainsi grâce au Web utiliser indifféremment un PC, un tablet PC ou un PDA. On peut aisément imaginer que ce type de gestion par Web n’est par ailleurs sans doute pas destiné à se cantonner à la radiologie.

Un élément structurant apparaît cette année dans l’offre KODAK. En effet, l’ensemble des produits s’organise maintenant autour d’une identité patient unique. L’objectif est non seulement de regrouper de manière logique toutes les informations concernant un patient, mais également de procéder la « relocation » de l’ensemble des données d’un même patient sur un seul support physique. Les éléments ne sont ainsi plus dispersés, ce qui permet d’une part un gain de temps lors de recherche, d’autre part de faciliter la migration en cas de changement de support physique ou encore la récupération en cas d’incident.

La solution PACS System 5 est basé sur un environnement SUN/UNIX Solaris accompagné d’une base de données Oracle 9i, qui constitue une plateforme largement éprouvée. Le serveur est équipé, selon le modèle, de 1 à 8 processeurs Ultraspark IIIi. Le stockage proposé en première intention est de type Raid5 EMC Centura. Pour répondre à une demande, KODAK va mettre sur le marché début 2005 une nouvelle gamme basée sur la plateforme « Wintel » à destination des petites et des moyennes structures. Celles-ci possèdent en effet souvent des compétences internes dans cet environnement plus simple à administrer, et qui est par ailleurs moins coûteux.

Les stations de diagnostic de nouvelle génération peuvent se compléter de fonctions très avancées de post traitement : l’ambition avouée de ces équipements modulaires est de venir directement concurrencer les stations de modalités fournies par les constructeurs. Il n’y a virtuellement plus de différences entre les stations de post traitement et les stations de diagnostic.

Elles fonctionnent en client/serveur et sont basées sur des PC « Wintel », équipées de bi-Xéon et de 4 Go de RAM : elles permettent de traiter plus 1 500 images en quelques secondes, avec un affichage à résolution dynamique (streaming) pour masquer ces temps de chargement très courts. L’ensemble des nœuds DICOM présents sur le réseau est accessible directement.

Les fonctionnalités classiques sont bien sûres présentes : tri, sélection d’images et d’examens, mesures diverses, réglages des fenêtres, multi fenêtrage, synchronisation de série, … C’est aussi dans ce domaine que l’on retrouve exploité au mieux tout le savoir-faire historique de la société Algoteck. On peut compléter la station par des fonctions MIP, MPR, Volume Rendering, vessel tracking, séparation de tissus performante, le tout avec une ergonomie simple permettant des ajustements très élaborés. Des applicatifs pour le PET, fusion PET/CT, angiographie, cardiographie sont également au catalogue. Des logiciels tiers complètent l’offre pour l’endoscopie virtuelle, un système d’aide au diagnostic (CAD) en pneumologie, et un CAD de mammographie de la société MIRA Medical. Le département R&D travaille actuellement sur une endoscopie virtuelle maison, un CAD, un module mammographie traitant échographie et IRM, et sur une version 5.3 de cardiologie très complète intégrant les modalités coronarographie, scanner, IRM, échocardiographie. Ces développements signés KODAK devraient être commercialisés courant 2005.

Une petite nouveauté apparaît pour la gravure de CDROM : le serveur PACS de gravure et d’impression, en plus du compte-rendu et des liens hypertextes vers les images, intègre une solution de gravure distribuée qui fait que tout PC du réseau équipé d’un graveur devient poste de gravage. Les CDROM contiennent classiquement le DicomDir, un visualisateur autoexe et les fichiers jpeg.

La diffusion des images en interne se fait naturellement en mode Web avec visualisateur 2D contenu dans un applet Java, et transmis avec un cryptage SSL 128 bits. La philosophie de la société est à terme de protocoliser fortement les reconstructions selon le type d’examens (extrait des headers DICOM) et l’utilisateur afin de produire automatiquement des reconstructions 2D/3D en sortie de modalités. Dans cette hypothèse, seules des reconstructions 2D/3D clés seraient transmises aux cliniciens, et c’est la raison pour laquelle un visualisateur 3D Web sera disponible d’ici 1 an. Les utilisateurs extérieurs peuvent accéder aux images soit selon le même principe Web qu’en interne en SSL 128 bits mais avec un système de clé publique/clé privée dont le lien est assuré par le serveur, assurant une parfaite confidentialité, ou bien par routage email : dans ce cas le médecin obtient un compte rendu de présentation très professionnelle avec images clés, et des liens hypertextes uniques (adresse serveur, ID patient, exam nb) pointant vers des images wavelet Jpeg ou full Dicom.

Et pour aller au bout du concept tout Web, KODAK est en cours de développement de stations de traitement entièrement Web avec toutes les modalités et toutes les fonctionnalités existantes actuellement en client/serveur. La puissance de calcul nécessaire, les calculs étant effectués par le serveur Web, sera obtenue en montant en gamme pour le serveur et les processeurs (jusqu’au serveur 880 à 8 processeurs Ultraspark).

En téléradiologie, KODAK n’est pas en reste d’idée non plus afin de faciliter le travail des médecins d’astreinte à distance. Le PC du médecin distant est allumé, le serveur est en mode PUSH. Les examens arrivent en continu sur le PC : en cas de demande, le médecin n’a pas à attendre de longues minutes en plein milieu de la nuit l’arrivée de l’examen puisque l’ensemble des informations est déjà transmis.

Enfin, « the last but not least », en complément direct de son concept d’unicité autour d’un identifiant patient (un patient sur un seul support), KODAK propose son concept VIPA : Versatile Intelligent Patient Archive. Ce système est volontairement séparé du PACS et du RIS car il ambitionne de stocker non seulement les données Patient de type Dicom (radiologie, cardiologie, laboratoires, endoscopie, ECG, …), les autres données Patient (examens, laboratoires, pharmacie, …) mais également les données générales de l’hôpital, grâce aux nombreux protocoles disponibles.

On voit dans cette démarche, la structure très claire vers un dossier médical informatisé (EMR). Du point de vue fonctionnel, on peut schématiser le système par des applications (modalités, pharmacie, services, …) d’un côté distribuant leurs informations par Web, d’un autre côté adressant ces mêmes informations au Clinical Data Repository (CDR) qui organisent les données pour les passer au Entreprise Information Management (EMI), chargé de stocker ces informations organisées par patient. Une couche Dossier Médical Informatisé (EMR) permet d’interroger cet ensemble de données que constitue de l’EMI. On s’affranchit ainsi du modèle de stockage hiérarchique classique (Hierarchical Storage Management) plus contraignant pour retrouver les informations liées. Du point de vue architecturel, les modalités ou applications diverses sont interfacées au système gestion de stockage (comportant indifféremment plusieurs type de media, Raid5, bandes, DVD, …) par les protocoles DICOM, FTP ou par le File System.

KODAK propose de déployer ce concept par une installation sur le site ou sous forme de service basé un contrat de prestations. Dans ce dernier cas, les besoins sont identifiés (durée, volumétrie, flux, accessibilité et disponibilité, gestion de l’obsolescence des supports, …), le prix des prestations est déterminé, et KODAK s’engage sur les prestations ainsi définies. Dans le cas extrême, KODAK gère de manière totalement transparente, en toute sécurité (redondance des données, sauvegarde, …) et pour la durée convenue l’ensemble des données de l’établissement, déchargeant ainsi ce dernier de toute préoccupation. La gestion de la durée de vie des données (transfert automatique vers des supports moins coûteux selon des critères définis) peut également être assurée.

Cette solution est bien sûr également adaptée aux multi sites, un serveur léger VIPA étant déployé sur chaque site pour assurer la fluidité des données vers serveur central VIPA distant, la synchronisation en tâche de fond des données.

On voit qu’avec tous ces produits très complémentaires (Web pour la diffusion, PACS, RIS, VIPA) KODAK est bien armé et n’a sans doute pas fini de nous surprendre dans sa stratégie. Il n’a sans doute pas non plus l’intention de se faire distancer par d’éventuels concurrents dans le domaine de l’informatique de santé autour du patient.

Mc KESSON

Cette société originaire du monde informatique et plus particulièrement des solutions de Système d’Information Hospitalier, dispose de plus de 100 sites installés en France pour le SIH et plus de 600 PACS installé au USA. Ce n’est que dans les années 90, que Mc Kesson installe son premier PACS avec le rachat de la société ALI. C’est fort de cette expérience et de la connaissance globale des SIH que Mc Kesson présente ses solutions.

Celle-ci, présente également une particularité en terme de méthodologie de déploiement et de gestion de projet, puisse qu’elle présente un déploiement sur site de la solution complète en 48 heures, après une pré-configuration en usine d’environs 3 mois. Avec sa forme complète la solution présente une accessibilité aux images par de dossier patient par l’intermédiaire de deux modules web (le plus simple sous internet explorer et d’appel Java ou par une solution entièrement développée en Java sous format Dicom des images avec compression ondelettes). La solution PACS dispose également de solutions pour les services d’Anatomie pathologie, de cardiologie, d’ophtalmologie, d’imagerie moléculaire et endoscopique, intégré au dossier patient.

Le système est basé sur une architecture centralisée fonctionnant sous Windows utilisant une base de données oracle. Le stockage et l’archivage sont compatible avec l’ensemble des solutions techniques du marché (SAN, NAS CAS, DVD, CD,…). Une nouvelle version sera disponible à la fin du premier trimestre 2005 (Radstation 11), améliorant les délais d’accès aux images pour les consoles de post traitement. Le serveur d’images fonctionne sous Windows 2000 avec une base de données Oracle.

Les consoles de visualisation et de post traitement fonction sous environnement Windows et sont déclinées en trois segments :

  • Les Horizon Radstation, dédiées au post traitement des images et le diagnostic ;
  • les Horizon DX view, destinées aux utilisateurs avancés.

Ses solutions permettent de réaliser des fichiers d’enseignement et d’exporter les images sur les logiciels bureautiques. Et enfin, les solutions de visualisation par le Web sous forme d’applets Java, destinées à la diffusion des images que ce soit sur le site ou pour des utilisateurs distants.

MEDASYS

Cette société est présente surtout sur les marchés français, suisse, belge, japonais en activité EOM pour le marché Nord américain, étendra son activité à l’ensemble de l’Europe à partir de début 2005. Son offre de système d’information par le dossier patient informatisé transversal et de serveur de résultat, intègre des solutions métiers, biologie, anatomopathologie et une solution pour la radiologie PACS RIS.

La solution Medasys, s’appui sur les modules de sauvegarde et d’archivage (Dx Serveur), de station de traitement (Dx Fusion), de diffusion web de l’image (Dx Win), ainsi que d’une solution de diffusion de résultat (Dx SR@).

La solution Dx Server, permet de recevoir l’ensemble de la production des modalités Dicom, l’ensemble de l’indexation patient sur une base Oracle 8.i, permet la mise à disposition des images conformément aux normes Dicom et IHE. Celle-ci, permet également la gestion des solutions de sauvegarde full disk du marché (San, Cas, EMC Centera, …).

Les stations d’interprétation Dx fusion intègrent l’ensemble des fonctionnalités de post traitement simples. Elles disposent de la possibilité de personnalisation des paramétrages d’affichage en fonction des utilisateurs et sont totalement interfacées avec la solution Ris. Ceci permet notamment l’intégration pour les recherches académiques de requêtes multicritères au sein du PACS ou du Ris. Elle permet également d’exporter des images aux formats Dicom ou bureautique (JPEG, PICT, BMP, …) avec anonymisation à la volée.

La visualisation et la diffusion des résultats par le module Dx Sr@ ou SPr@ (intégrant la demande automatisée des examens), permet la diffusion des images et des comptes rendus en images JPEG pour l’accès « génériques » ou au format Dicom (images clefs ou ensemble des images) en accès « expert » en fonction du paramétrage.

PHILIPS

La société Philips présente le concept VEQUION depuis 2002, basé sur un environnement de travail commun multi-modalités et intégrant l’ensemble des stations de travail du marché.

Ce concept s’appuie sur des environnements de travail personnalisable et commun selon des architectures ouvertes.

La console ViewForum est la console multi-modalités et multi-constructeurs permettant l’ensemble des post traitements avancés. Les nouveautés de la version 4.1 sont de nouveaux packs logiciels tels que « volume inspection », « EasyCoronaries » et « Endo 3DUnfolded », ainsi que l’amélioration des outils MIP, MPR, d’export de séquence vidéo, de gravure de CD/DVD et de fusion patient.

Le PACS appelé EasyAccess se décline en deux versions :

  • La solution Entry pour les sites réalisant jusqu’à 50 000 examens par an fonctionnant sous des plateformes serveurs Windows,
  • La solution Enterprise qui peut se décliner sous différentes plateformes serveurs : Windows ou Unix pour les sites réalisant moins de 200 000 examens /an.

Unix pour les sites de dimension supérieure.

Les outils d’administration, ainsi que les consoles de travail sont identiques pour l’ensemble des solutions (Entry et Enterprise).

Les consoles PACS EasyAccess (déployables par le Web) :

  • « EasyAccess DX » pour le diagnostic (la console EasyAccess du radiologue intégrant les modules de diagnostic et de compte rendu),
  • « EasyAccess RG » pour le contrôle qualité (la console EasyAccess du manipulateur intégrant le module de contrôle qualité),
  • « EasyAccess CL » pour la revue clinique avancée (la console EasyAccess du clinicien intégrant le module revu clinique),
  • « EasyAccess Home » pour la visualisation à distance (la console EasyAccess du radiologue intégrant les modules de diagnostic et de compte rendu à son domicile).

La diffusion d’images peut également être faite de façon plus large grâce à l’outil de diffusion des résultats (images et comptes rendus) « EasyAccess Web » (technologies : JAVA, JPEG2000, WAVELET) via les navigateurs Web classiques.

Le système VEQUION comprend également le RIS EasyRIS fonctionnant sur une plateforme serveur WINDOWS).

EasyRIS inclus la dictée numérique et la reconnaissance vocale PHILIPS SpeechMagic.

Il s’intègre aux consoles PACS PHILIPS ou d’un fournisseur tiers (utilisation de la gestion du contexte clinique CCOW).

SIEMENS

Siemens présente une solution de système d’information recouvrant l’ensemble du secteur hospitalier. Leur solution appelée SIENET, est une solution modulaire, répartie sur trois segments d’activité.

  • La gamme « SIENET Sky », gère jusqu’à 50 000 examens par an et permet de relier environs trois modalités. Cette solution est basée sur des solutions PC standard du marché,

  • La gamme « SIENET Cosmos » est basée sur une architecture Client /serveur sous Linux, et permet de gérer jusqu’à 200 000 examens par an. Cette solution intègre le SIR, le PACS et le post-traitement avancé sur un même poste de travail sous Windows,
  • La gamme « SIENET Magic » fonctionne sur serveurs Unix et désignée aux établissement de grande taille et répondant aux besoins multi sites.

L’interface graphique de toutes les consoles du PACS est commune aux modalités d’imagerie Siemens qui se basent sur la plateforme « syngo ». Le concept syngo a permit d’intégrer l’ensemble de 50 logiciels de post-traitement d’images fournis sur les consoles des modalités (CT, IRM, MN, RT, Radiologie) aux postes de travail PACS.

La solution SIENET présentée, permet l’intégration de l’ensemble des solutions de sauvegarde et d’archivage du marché (SAN, NAS, CAS,…). La distribution des images peut être réalisée soit par l’intermédiaire d’outils web, soit par l’intermédiaire du réseau en format DICOM pour les postes équipés de logiciel de visualisation SIENET et fonctionne sur le principe de licences concurrentes.

C’est une solution PACS modulaire, recouvrant l’ensemble des établissements de santé.





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