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Annales de Dermatologie et de Vénéréologie
Vol 128, N° 8-9  - septembre 2001
pp. 871-875
Doi : AD-09-2001-128-8-9-0151-9638-101019-ART5
Virus impliqués dans les carcinomes cutanés des greffés rénaux
 

E. Parant [1], O. Jumbou [1], J. Dantal [2], M. Hourmant [2], B. Dreno [1]
[1] Clinique Dermatologique, CHU Hôtel-Dieu, 1, place Alexis Ricordeau, 44093 Nantes.
[2] Service de Néphrologie, CHU Hôtel-Dieu, 1, place Alexis Ricordeau, 44093 Nantes.

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Introduction

Les carcinomes cutanés sont plus fréquents chez les sujets greffés rénaux que dans la population générale. Un certain nombre de malades développe des carcinomes multiples de suivi difficile. Parmi les facteurs favorisants, le rôle des papillomavirus est évoqué. L'objectif de cette étude était de déterminer d'une part si les papillomavirus étaient plus fréquemment trouvés chez les malades immunodéprimés ayant des carcinomes multiples et d'autre part si d'autres virus (Epstein-Barr virus, cytomégalovirus, Herpes simplex virus 1 et 2) étaient associés aux papillomavirus dans ces carcinomes multiples.

Malades et méthodes

Quarante-trois greffés rénaux ont été inclus. Vingt-deux avaient un carcinome unique (groupe 1), 21 avaient des carcinomes multiples (groupe 2). Pour chaque carcinome ont été réalisées une étude histologique et une hybridation in situ avec différentes sondes froides permettant de détecter la présence de papillomavirus, cytomégalovirus, virus Epstein-Barr, virus Herpes simplex.

Résultats

On notait dans les 2 groupes une prépondérance des carcinomes épidermoïdes par rapport aux carcinomes basocellulaires (55/27). Il n'existait pas de différence significative entre les deux groupes sur le délai entre la greffe et la survenue du premier carcinome, la localisation du carcinome, le type d'immunosuppresseurs. Dans le groupe 2, les réactions d'hybridation in situ étaient significativement plus souvent positives (41/50), que dans le groupe 1 (13/22). Du papillomavirus était plus fréquemment isolé dans les carcinomes des malades du groupe 2 (26/50) que dans le groupe 1 (6/22). Le cytomégalovirus était également significativement plus fréquent dans le groupe 2.

Conclusion

Cette étude a trouvé une fréquence plus élevée de papillomavirus chez les malades greffés ayant des carcinomes multiples. De plus pour la première fois, a été mise en évidence la présence de cytomégalovirus associé au papillomavirus dans ces carcinomes cutanés des greffés rénaux avec une fréquence plus élevée dans les carcinomes multiples soulevant le rôle de la co-infection virale dans le développement des carcinomes multiples.

Abstract
Viruses involved in allograft recipients'cutaneous carcinomas.
Background

Cutaneous carcinomas are frequent in renal allograft recipients. Their treatment can be difficult especially in cases of multiple carcinomas. The aim of this study was to determine whether human papillomavirus are more frequent in patients group with multiple cutaneous carcinomas and whether other viruses such as Epstein-Barr virus, cytomegalovirus, and herpes simplex might be associated in this kind of tumour.

Patients and methods

Forty-three patients were included. Twenty-two had a single carcinoma (group 1) and 21 had multiple cutaneous carcinomas (group 2). Histologic analysis and in situ hybridization were used to search for Epstein-Barr virus, human papillomavirus, herpes simplex virus and cytomegalovirus latency genes.

Results

In both groups, epidermoid carcinomas were more frequent than basal cell carcinomas and delay between graft and first carcinoma was similar (5 years). In situ hybridization was more often positive in group 2 (41/50) than in group 1 (13/22). Human papillomavirus DNA was detected more frequently in the group with multiple carcinomas (26/50) than in the group with a single carcinoma (6/22). Moreover, cytomegalovirus was more frequent in group 2.

Conclusion

This study shows a higher prevalence of human papillomavirus DNA in the carcinomas of the multiple carcinoma population. Moreover, for the first time, cytomegalovirus DNA was detected in carcinomas of renal allograft recipients with a higher frequency in the patients with multiple carcinomas.






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