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Annales de Dermatologie et de Vénéréologie
Vol 132, N° 12  - décembre 2005
pp. 956-961
Doi : AD-12-2005-132-12-0151-9638-101019-200517310
Évaluation d'une campagne de formation des médecins généralistes et des médecins du travail au dépistage du mélanome dans le Haut-Rhin
 

F. Grange [1], G. Hédelin [2], J.-M. Halna [3], J.-C. Grall [4], H. Kirstetter [5], J.-C. Guillaume [1], C. Michel [6]
[1] Service de Dermatologie, Hôpital Pasteur, Colmar
[2] Registre des cancers du Bas-Rhin
[3] Registre des cancers du Haut-Rhin
[4] Union des Associations de Formation Médicale Continue du Haut-Rhin
[5] Association de Formation Médicale Continue des Médecins du Travail du Haut-Rhin
[6] Service de Dermatologie, Centre Hospitalier de Mulhouse.

Tirés à part : F. Grange [1]

[1] Service de Dermatologie, Hôpital Robert Debré, avenue du Général Kœnig, 51092 Reims Cedex.

fgrange@chu-reims.fr

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Introduction

Les dermatologues dispensent souvent des formations sur le mélanome aux médecins généralistes, mais ces actions ne sont pas systématiques et sont rarement évaluées.

Matériel et méthodes

Une campagne de sensibilisation des médecins généralistes et médecins du travail au dépistage du mélanome a été réalisée dans le département du Haut-Rhin en 2004. Les 630 médecins généralistes et 120 médecins du travail du département ont reçu des courriers répétés, du matériel (affiches, plaquettes) pour leurs salles d'attente, et ont été invités à des séances de formation médicale continue. Ces séances comportaient 10 photographies d'évaluation initiale, une information épidémiologique, une formation à la reconnaissance des sujets à risque puis au diagnostic des lésions pigmentées, enfin 10 photographies d'évaluation finale. Les 20 photographies d'évaluation étaient choisies au hasard à chaque séance parmi 40 photographies comportant 18 mélanomes, 14 naevus, 4 carcinomes basocellulaires et 4 kératoses séborrhéiques. Les médecins remettaient en fin de séance 2 questionnaires anonymes comportant leur jugement global sur la campagne (Q1) et leurs réponses aux 20 photographies d'évaluation (diagnostic et attitude proposés) (Q2). Ces questionnaires ont été analysés. Les 40 photographies d'évaluation ont en outre été testées auprès de 47 dermatologues.

Résultats

Trois cent cinquante médecins répartis en 278/630 médecins généralistes (44 p. 100) et 72/120 médecins du travail (60 p. 100) ont assisté à 18 séances de formation médicale continue. Les taux de réponse aux questionnaires Q1 et Q2 étaient de 88 p. 100 et 90 p. 100 respectivement. La quasi-totalité des médecins considérait l'action menée comme justifiée. Au terme de la formation, 96 % pensaient mieux identifier les sujets à risque de mélanome, et 53 p. 100 (58 p. 100 des médecins généralistes et 39 p. 100 des médecins du travail, p = 0,03) pensaient avoir fortement amélioré leur diagnostic des lésions pigmentées. Le nombre médian de bonnes réponses aux photographies d'évaluation augmentait de 6/10 à 7/10 entre les photographies d'évaluation initiale et les photographies d'évaluation finale (p ≪ 0,0001). Il ne différait pas entre médecins généralistes et médecins du travail. Le nombre médian de bonnes réponses obtenues par les 47 dermatologues était de 35/40 (8,75/10). L'amélioration la plus sensible durant la formation concernait la capacité à reconnaître les mélanomes. Elle n'était que de 59 % en début de séance (photographies d'évaluation initiale) (contre 86 p. 100 pour les dermatologues) mais augmentait à 84 % en fin de séance (photographies d'évaluation finale) (p ≪ 0,0001). L'attitude proposée face à une photographie de mélanome (indépendamment du diagnostic proposé) était jugée « adaptée » dans 86 p. 100 des cas en début de séance contre 94 p. 100 en fin de séance (p ≪ 0,001). Les kératoses séborrhéiques étaient diagnostiquées comme telles dans 43 p. 100 des cas par les médecins généralistes/médecins du travail contre 75 p. 100 par les dermatologues, et prises pour des mélanomes dans 22 p. 100 des cas par les médecins généralistes/médecins du travail contre 5 p. 100 par les dermatologues. La capacité des médecins généralistes/médecins du travail à identifier les kératoses séborrhéiques ne s'améliorait pas lors de la formation. La plupart déclaraient leur intention de participer à l'action de dépistage et souhaitaient recevoir régulièrement une information sur le mélanome.

Discussion

Cette première étude montre que l'impact immédiat des séances de formation médicale continue sur les médecins généralistes/médecins du travail est important en terme de sensibilisation, et modéré mais significatif en terme d'amélioration du diagnostic des lésions pigmentées. L'impact à plus long terme et l'impact de la campagne sur les médecins ne participant pas aux séances de formation médicale continue restent inconnus. Cette étude apporte des arguments en faveur d'une implication des médecins généralistes et médecins du travail dans un dépistage de masse du mélanome en collaboration avec les dermatologues. La campagne 2004 dans le Haut-Rhin comportait également une information du public. Son critère d'évaluation principal sera l'évolution de l'incidence des mélanomes épais mesurée grâce au registre des cancers.

Abstract
Assessment of a general practitioner training campaign for early detection of cutaneous melanoma in the Haut-Rhin department of France.
Introduction

Dermatologists frequently provide training for general practitioners, but such training is not systematic and evaluation is rare.

Materials and methods

A training campaign for general practitioners and occupational physicians in melanoma screening was carried out in the Haut-Rhin Department of France in 2004. The 630 general practitioners and 120 occupational physicians in this geographic department received repeated mail together with materials (posters and booklets) for their waiting rooms, and they were invited to attend medical training sessions. The sessions consisted of 10 photographs for initial evaluation, provision of epidemiological information, training in identification of subjects at risk and diagnosis of pigmented lesions, with a further 10 photographs for evaluation at the end. The 20 evaluation photographs were randomly selected for each session from 40 photographs comprising 18 cases of melanomas, 14 of nevi, 4 of basal cell carcinomas and 4 of seborrheic keratoses. At the end of each session, the physicians returned 2 anonymous questionnaires containing their overall assessment of the campaign (Q1) and their answers concerning the 20 evaluation photographs (proposed diagnosis and management strategy) (Q2). The questionnaires were then analyzed. The 40 evaluation photographs were also tested on 47 dermatologists.

Results

Three hundred and fifty physicians – 278/630 general practitioners (44%) and 72/120 occupational physicians (60%) – attended 18 medical training sessions. Response levels for questionnaires Q1 and Q2 were 88% and 90% respectively. Almost all of the physicians involved considered the campaign to be warranted. At the end of the training sessions, 96% felt they were better equipped to identify subjects at risk for melanoma and 53% (58% of general practitioners and 39% of occupational physicians, p = 0.03) felt they had greatly improved their ability to diagnose pigmented lesions. The median number of correct replies concerning the evaluation photographs increased from 6/10 to 7/10 between the initial evaluation photographs and the final evaluation photographs (p ≪ 0.0001), with no difference being seen between the general practitioners and occupational physicians. The median number of correct replies from the 47 dermatologists was 35/40 (8.75/10). The most striking improvement noted during the campaign concerned the ability to identify melanomas. The figure rose from an initial 59% at the start of the session (initial evaluation photographs) (versus 86% for the dermatologists) to 84% by the end of the session (final evaluation photographs) (p ≪ 0.0001). The management strategy proposed for photographs of melanoma (irrespective of the proposed diagnosis) was judged “appropriate” in 86% of cases at the start of the session versus 94% at the end of the session (p ≪ 0.001). Seborrheic keratosis was correctly identified in 43% of cases by the general practitioners/occupational physicians versus 75% by the dermatologists, and was confused with melanoma in 22% of cases by the general practitioners/occupational physicians versus 5% by the dermatologists. No improvement was seen during the training session in terms of the ability of the general practitioners/occupational physicians to correctly identify seborrheic keratosis. The majority of participants indicated their willingness to participate in the screening program and asked to receive information on melanoma on a regular basis.

Discussion

This initial study shows the immediate impact of medical training sessions on general practitioners/occupational physicians to be important in terms of sensitization and moderate but significant in terms of improved diagnosis of pigmented lesions. The longer term impact, as well as the impact of the campaign on physicians not taking part in the medical training sessions, remains unknown. This study militates in favor of the involvement of general practitioners and occupational physicians in mass screening for melanoma in collaboration with dermatologists. The 2004 campaign in the Haut-Rhin Department also included information for the general public. The primary evaluation criterion of the campaign will be change in incidence of thick melanomas recorded by the departmental cancer registry.






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