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Gastroentérologie Clinique et Biologique
Vol 29, N° 8-9  - août 2005
Doi : GCB-8-9-2005-29-8-0399-8320-101019-200515125
Hépatites Virales

CA39
HEPACOM : ÉTUDE OBSERVATIONNELLE, MULTICENTRIQUE ET PROSPECTIVE SUR LE DEVENIR ET LE SUIVI DES MALADES VHC POSITIFS DANS LE SYSTÈME DE SOINS FRANÇAIS
 

L Cattan [1], P Melin [2], D Trias [3]
[1] Noisy-Le-Sec
[2] Hôpital Saint Dizier
[3] Schering-Plough, Levallois-Perret.

Contexte

Suite à la dernière conférence de consensus qui définissait précisément les conditions de prise en charge des malades dépistés positifs au virus de l'hépatite C (VHC), un observatoire appelé Hepacom a été mis en place afin d'étudier l'accès aux soins en situation réelle de ces malades.

Objectif

L'objectif de cet observatoire, mené entre mai 2001 et février 2005, était d'étudier le devenir et le suivi des malades VHC positifs dans le système de soins et de recueillir des données statistiques concernant cette infection.

Méthodes et malades

4 417 malades porteurs d'une hépatite chronique C, non traités lors de leur entrée dans l'observatoire, ont été recrutés par 1 026 médecins généralistes. Ces malades ont été suivis tous les 3 mois, et ce pendant une durée de 12 mois.

Résultats

Sur les 4 417 malades recrutés, 84,2 % (3 718) ont été orientés vers un spécialiste en hépato-gastroentérologie (en milieu hospitalier dans 66,9 % des cas). À la fin du suivi, seulement 68,5 % d'entre eux avaient vu au moins une fois un spécialiste. L'âge moyen de l'ensemble des malades était de 43 ans ± 13,5 ans, le sex ratio H/F était de 1,62. Parmi eux, 10 % étaient co-infectés par le VIH, 51,9 % présentaient une toxicomanie dont 81,2 % (soit 42,2 % de la population totale) recevaient un traitement substitutif et 25,4 % un alcoolisme. Un traitement antiviral par interferon (IFN) standard ou pégylé et/ou ribavirine a été proposé à 46,3 % des malades, accepté par 35,5 % d'entre eux et réellement débuté dans 24,2 % des cas. Chez les malades n'ayant jamais été traités par IFN au cours du suivi, les raisons de non traitement sont : par décision du médecin spécialiste dans 50,2 % des cas, par décision du malade dans 37,2 %, une hépatite minime dans 29,4 %, une dépression dans 15,8 %, une toxicomanie dans 12,5 %, un alcoolisme dans 11,8 %. La recherche, par analyse multivariée, des facteurs prédictifs de la mise sous traitement par IFN, a identifié de manière significative (P ≪ .0001) les critères suivants : avoir réalisé une PBH, des scores Métavir F et A élevés, des transaminases élevées, une activité professionnelle en cours, ne pas bénéficier d'un traitement substitutif, une proximité entre le diagnostic et l'inclusion dans l'étude, un poids > à 66 kg (médiane, P = 0,012) et le sexe masculin (P ≪ 0,027).

Conclusion

Cet observatoire met en évidence les différents niveaux de déperdition pour la prise en charge des sujets dépistés VHC positifs par des médecins généralistes. Seul un petit nombre de malades accèdent aux soins (24 %), et certaines catégories avec encore plus de difficultés que d'autres comme les malades de sexe féminin ou les toxicomanes à critères histo-biologiques équivalents.





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