Article

PDF
Access to the PDF text
Advertising


Free Article !

Nutrition clinique et métabolisme
Volume 21, n° S2
page 71 (novembre 2007)
Doi : 10.1016/S0985-0562(07)78853-2
P051 Décisions d’arrêt de la nutrition artificielle en fin de vie chez les patients d’onco-hématologie
 

S. Malak a, A. Savignoni b, M. Falcou b, C. Bouleuc c, B. Raynard d
a Département de recherche en éthique, Université Paris XI – UFR Médecine, Le Kremlin-Bicêtre, France 
b Biostatistiques, Institut Curie, Paris, France 
c Unité mobile d’accompagnement et de soins continus, Institut Curie, Paris, France 
d Réanimation polyvalente, Institut Gustave Roussy, Villejuif, France 

@@#100979@@
Introduction et but de l’étude

La dénutrition est fréquente au stade terminal des cancers. Cependant le bénéfice de la mise en route d’une nutrition artificielle (NA) reste discuté dans cette situation. Les SOR de la FNLCC recommandent de ne pas mettre en route de NA chez les patients dont l’espérance de vie est inférieure à 3 mois et l’atteinte fonctionnelle sévère. Il reste souvent plus facile de ne pas mettre en route que d’arrêter la NA, même si la loi du 22 avril 2005 nous permet de considérer la nutrition artificielle comme un soin actif pouvant relever des limitations ou arrêt des thérapeutiques actives. Le but de ce travail était d’évaluer les pratiques concernant l’arrêt de la NA par les praticiens ayant en charge des patients cancéreux en situation terminale.

Matériel et méthodes

Quarante-six médecins ont été interrogés à l’aide d’un questionnaire de 20 questions à réponse fermée.

Résultats

Ils estimaient que 50 à 80 % de leurs patients étaient dénutris. Trente huit % des médecins interrogés considéraient que la NA pouvait améliorer le pronostic de leurs patients en fin de vie et 61 % pensaient que l’arrêt de la NA pouvait être source de souffrance pour leurs patients. La NA était arrêtée moins d’une semaine avant le décès des patients pour plus de 80 % des médecins. L’équipe paramédicale était informée de cette décision dans 97 % des cas, l’entourage dans 84 % des cas et le patient dans seulement 66 % des cas. Cette décision d’arrêt de la NA était considérée comme difficile à prendre pour 79 % des interrogés, et difficile à expliquer au patient pour 46 %, à l’entourage 78 % et à l’équipe soignante 61 % des interrogés.

Conclusions

Les oncologues et les hématologues se posent fréquemment la question de l’arrêt de la NA pour leurs patients en situation terminale. Cependant cette décision reste difficile à prendre, surtout en raison des difficultés à la faire comprendre aux soignants, au patient et à son entourage. Malgré l’existence de recommandations publiées et d’un cadre légal approprié, cette décision reste finalement peu fréquente. L’arrêt de la NA ne semble pas faire partie des éléments de discussion collégiale fréquemment abordés par les équipes d’onco-hématologie. La nutrition, même artificielle, garde une part d’intimité pour les soignants et les soignés, encore peu propice à ce débat.

The full text of this article is available in PDF format.
The full text of this article is available in PDF format.
Click here to see it.

Top of the page

© 2007  Elsevier Masson SAS. All Rights Reserved.
EM-CONSULTE.COM is registrered at the CNIL, déclaration n° 1286925.
As per the Law relating to information storage and personal integrity, you have the right to oppose (art 26 of that law), access (art 34 of that law) and rectify (art 36 of that law) your personal data. You may thus request that your data, should it be inaccurate, incomplete, unclear, outdated, not be used or stored, be corrected, clarified, updated or deleted.
Personal information regarding our website's visitors, including their identity, is confidential.
The owners of this website hereby guarantee to respect the legal confidentiality conditions, applicable in France, and not to disclose this data to third parties.
Close
Article Outline
You can move this window by clicking on the headline
@@#110903@@