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Journal Français d'Ophtalmologie
Vol 31, N° 6-C2  - juillet 2008
pp. 10-18
Doi : JFO-07-2008-31-6-0181-5512-101019-200810090
Mon expérience de l’OCT de segment postérieur pour le dépistage et le suivi objectif du glaucome
 

A. Lefrançois
[1] Unité d’Ophtalmologie, Hôpital Cochin, 27, rue du Faubourg Saint-Jacques, 75014 Paris, France.

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Mon expérience de l’OCT de segment postérieur pour le dépistage et le suivi objectif du glaucome

L’utilisation de l’OCT (Optical Coherence Tomography) dans le cadre du dépistage et du suivi du glaucome est possible. Parmi les différentes modalités d’analyse, seule l’étude de l’épaisseur des fibres neurorétiniennes est actuellement validée. Tout artefact doit être évité par une technique rigoureuse qui requiert une bonne connaissance du cas clinique. Les pièges techniques comme une grande papille ou une dysversion papillaire doivent être connus et les résultats doivent être analysés avec un œil critique. L’examen est particulièrement intéressant dans le cadre du dépistage et plus particulièrement au stade prépérimétrique. En cas de glaucome avéré, la faiblesse du logiciel de suivi associée à la lenteur habituelle des modifications anatomiques dans le glaucome réduisent l’intérêt du suivi par OCT. Dans tous les cas, l’OCT offre une information objective et quantitative sur l’anatomie des fibres visuelles à corréler aux altérations fonctionnelles et aux facteurs de risque de la maladie glaucomateuse.

Abstract
My experience with posterior-segment OCT for the objective screening and follow-up of glaucoma

OCT (optical coherence tomography) can be used for the screening and follow-up of glaucoma. Within the different analysis procedures, only retinal fiber layer analysis has been validated. Artifacts should be avoided by adhering to a rigorous technique and perfect knowledge of the case. Technical difficulties such as large cups or papillary dysversions should be well known and the results should be analyzed carefully. OCT evaluation is particularly helpful for glaucoma screening or for preperimetric glaucoma. In cases of advanced glaucoma, the weakness of the software and the relatively slow progression of glaucoma decrease the utility of OCT. OCT offers objective quantitative information on the nerve fiber layer anatomy, which should be correlated to functional alterations and risk factors of glaucoma.


Mots clés : Glaucome , hypertonie oculaire , suivi , diagnostic , OCT , HRT , GDX

Keywords: Glaucoma , ocular hypertension , follow-up , diagnosis , OCT , HRT , GDX


INTRODUCTION

Mon expérience de l’OCT (Optical Coherence Tomography, Karl Zeiss Meditec) du segment postérieur pour le dépistage et le suivi du glaucome a débuté il y a presque 5 ans, lorsque l’hôpital Cochin a été doté d’un OCT 2. Dès 2003, son remplacement par un OCT 3, d’utilisation beaucoup plus aisée, a réellement donné le coup d’envoi de la pratique de cet examen comme outil d’appréciation de l’atteinte anatomique glaucomateuse. Cette expérience s’appuie sur la pratique d’environ 3 000 examens effectués et interprétés personnellement sur OCT 3 dans le cadre d’une consultation de glaucome.

L’objectif de cet article n’est pas de revenir sur l’aspect technique de cet examen, largement développé dans de multiples articles, sinon pour le comparer aux autres technologies en concurrence, mais de se concentrer sur l’aspect pratique dans l’exercice quotidien.

Les observations exposées confirment pour une grande part les données de la littérature, certaines données originales n’engagent que leur auteur.

ASPECT TECHNIQUE

Il convient néanmoins de rappeler que cette technologie (laser diode 840 nm), effectue des coupes perpendiculaires aux structures anatomiques étudiées. Les variations de réflectivité déterminent une évaluation cartographique du nerf optique et surtout de la rétine en profondeur, un peu comme une carte géologique avec ses diverses couches. Cette analyse se fait, soit selon des plans de coupe droits de 4 mm de long, disposés de façon radiaire en six rayons pour l’étude de la papille optique, soit selon un cercle concentrique à la papille optique dont le diamètre usuel est de 3,4 mm, pour l’étude des fibres visuelles rétiniennes. Les résolutions axiale et transversale sont de 7 à 10 µm et de 20 µm, respectivement.

L’évaluation de l’épaisseur de fibres visuelles rétiniennes par le GDX (Carl Zeiss Meditec) selon un cercle concentrique à la papille peut paraître assez proche. Mais toute comparaison chiffrée d’épaisseur est impossible, car les données du GDX résultent d’une technologie totalement différente (lumière polarisée et positionnement variable du cercle de mesure (1,7 X papille)) [1].

Le HRT (Heidelberg Engineering) réalise des coupes parallèles au tissu étudié et reconstruit un contour extrêmement précis de la surface, comme des courbes de niveau géographique. En aucun cas, il ne peut fournir la coupe d’une structure profonde. Les variations des diverses courbes de niveau (32) sont étudiées par rapport à un plan de référence et par comparaison avec les examens antérieurs. Les variations du contour sont censées être uniquement corrélées aux variations d’épaisseur de la couche des fibres visuelles au niveau de la papille et de la rétine [1], [2].

MODALITÉS D’EXAMEN

Avec l’OCT 3, le recueil des données est aisé : l’examen dure environ 5 minutes pour les deux yeux (1,92 sec par coupe/impression des coupes). Il convient d’ajuster la réfraction. Dans la myopie forte, un examen avec lentille de contact peut diminuer les distorsions. Pour obtenir un bon centrage de la papille, il est préférable d’effectuer l’examen après dilatation pupillaire et d’utiliser le flash pour une meilleure qualité des données.

Un trouble des milieux ou une sécheresse lacrymale peuvent venir considérablement perturber les résultats : un clignement des paupières juste avant l’acquisition des coupes améliore grandement la qualité des images. Une cataracte importante ou sous-capsulaire, un implant ou un vitré trouble peuvent être à l’origine de résultats incohérents [3]. Le centrage est beaucoup plus difficile à réaliser que pour un examen maculaire, car la fixation devra être excentrée. Une grande part de l’interprétation des résultats dépend néanmoins de son exactitude.

Malgré l’existence d’indices de fiabilité destinés à nous aider à apprécier la qualité technique de l’examen (score de 0 à 10, scan too high, missing data, analysis confidence low), l’opérateur doit être parfaitement au courant du dossier clinique et ne doit pas hésiter à recommencer l’examen en cas d’incohérence manifeste [4], [5].

La reproductibilité a fait l’objet de nombreux travaux qui la retrouvent bonne d’un opérateur à l’autre et d’un examen à l’autre. Même en l’absence d’utilisation du marqueur qui permet de repositionner une prise par rapport à un examen antérieur, il est tout à fait possible, en théorie, d’utiliser le logiciel d’évolution pour le suivi de l’épaisseur des fibres visuelles rétiniennes.

La spécificité et la sensibilité sont comparables à celles des appareils concurrents [6] [7] [8] [9] [10] [11] [12]. Pour séparer les yeux normaux et les yeux glaucomateux, les valeurs sont élevées, autour de 90 %. Les valeurs sont inférieures pour séparer les yeux normaux et les yeux glaucomateux débutants.

POSSIBILITÉS ET LIMITES

L’OCT 3 permet deux types d’études : l’étude de la papille et l’étude des fibres visuelles rétiniennes (carte rétinienne, zone maculaire ou cercle concentrique).

L’étude de la papille

Elle s’effectue selon 6 rayons de 128 examens radiaux déterminés en un seul examen en stratégie Fast. Les mesures intermédiaires aux rayons sont extrapolées : la précision en trois dimensions est ainsi 36 fois moindre que celle obtenue en HRT. En OCT, les mesures sont déterminées à partir des couches profondes (jonction choriocapillaire/terminaison de l’épithélium pigmentaire) et non comme en HRT par rapport à l’anneau scléral. Ainsi, malgré la nécessité de confirmer de façon manuelle l’anneau scléral, les mesures données en HRT sont tout à fait comparables aux données cliniques classiques et superposables aux observations ophtalmoscopiques et photographiques de Jonas [13]. Pour l’OCT, la détermination du contour externe, en principe automatique, nécessite souvent la correction manuelle de certains rayons manifestement erronés, et ne correspond plus du tout à l’anneau scléral. La surface de la papille est plus grande en OCT et il n’est pas exceptionnel de trouver un C/D horizontal supérieur au C/D vertical en cas de papille manifestement glaucomateuse. Enfin, le logiciel de l’OCT est particulièrement pauvre, sans données de référence et sans analyse d’évolution.

Toutes ces considérations permettent d’affirmer que les données papillaires actuelles de l’OCT sont moins précises et surtout peu exploitables, contrairement à celles de l’HRT [12] [13] [14] [15] [16] [17] [18] [19] [20].

Étude de la couche des fibres nerveuses

L’étude des fibres visuelles en cartographie est déterminée à partir de six examens circulaires concentriques de rayons prédéfinis. L’aspect pourrait faire évoquer les données du GDX, mais elles sont moins précises et aucun logiciel ne permet actuellement leur exploitation : l’intérêt de cette cartographie péripapillaire en OCT est donc très limité.

L’étude de l’épaisseur des fibres visuelles en cartographie maculaire a fait l’objet de quelques études dans le glaucome. Une atteinte glaucomateuse centrale intéressant le point de fixation est facile à retrouver en OCT. Cette étude offre sans doute beaucoup moins d’intérêt dans la majorité des glaucomes débutants dont les déficits intéressent plus volontiers la rétine intermédiaire ou périphérique [20] [21] [22] [23] [24] [25].

L’étude des fibres visuelles par un cercle concentrique de 3,4 mm de diamètre comprenant 256 examens radiaux constitue tout l’intérêt de l’OCT pour l’étude du glaucome. Ce diamètre semble le plus optimal pour appréhender les fines pertes en pinceau des fibres visuelles dans le glaucome, néanmoins, un léger décalage dans le centrage de l’anneau de mesure peut induire des erreurs. En cas de glaucome débutant avec une papille de grande taille, les chiffres d’épaisseur sont longtemps rassurants du fait de la proximité de l’anneau de mesure du bord papillaire. L’inverse n’est cependant pas observé en cas de petite papille avec l’éloignement de l’anneau de mesure du bord papillaire. Aucune donnée de littérature n’explique ce paradoxe [26] [27] [28].

L’affirmation la plus habituelle est de dire que la mesure des fibres à distance du bord papillaire telle qu’elle est réalisée avec l’OCT est plus performante, car on a plus de chance d’appréhender un déficit étalé en éventail. Mais, par contre, les variations d’épaisseurs engendrées par la maladie sont plus faibles à distance du bord papillaire et donc leur différenciation d’une variabilité correspondant à la variation standard peut rendre difficile l’affirmation d’une perte minime en fibres. En HRT, la mesure de l’épaisseur des fibres visuelles s’effectue au bord de la papille : le faisceau déficitaire est donc moins étalé, mais son épaisseur plus importante permet la détection d’une variation par rapport à la normale plus précoce.

La stratégie Fast RNFL de l’OCT, qui intègre le résultat de trois prises, soit 768 mesures, est actuellement utilisée en pratique. Les études préliminaires ont isolé son intérêt par rapport aux autres cerclages proposés et sa bonne reproductibilité. Le logiciel adapté uniquement à ce protocole affiche les résultats d’épaisseur par quadrant et par secteur, et leur attribue une couleur par rapport à une banque de données [29], [30]. Cette présentation colorée (vert : normal, jaune : douteux, rouge : pathologique) apporte une aide à l’interprétation. Mais, à l’image du champ visuel et le caractère trompeur de la présentation en échelle de gris, notre attention doit se reporter sur la comparaison des chiffres d’un examen à l’autre.

Les variations physiologiques de l’épaisseur des fibres neurorétiniennes liées à l’âge (en dehors de la fovéa où elle est constante) sont intégrées par le logiciel [30] [31] [32] [33]. Les dysmorphies papillaires telles qu’une dysversion papillaire sont peu décrites dans la littérature : ces dernières s’accompagnent fréquemment d’une faible épaisseur des fibres supérieures toujours affichée en vert. L’examen rapide de l’échelle colorée peut être trompeur si l’on ne remarque pas qu’une épaisseur en fibres de 90 microns, en l’absence de toute dysversion, est peut-être déjà suspecte, alors qu’il n’existe aucune atteinte fonctionnelle (une coloration verte d’un secteur est affichée pour une épaisseur de 90 à environ 130 microns).

La taille de la papille doit absolument être prise en compte pour ne pas tomber dans le piège des grandes papilles qui affichent un résultat normal, voire « hyper normal », alors que déjà commence une perte en fibres objectivée en HRT, en GDX ou en FDT [26] [27] [28] [29] [30].

L’interprétation des examens successifs est délicate du fait de la lenteur habituelle d’évolution de la maladie (en dehors d’une hypertonie majeure ou d’une participation vasculaire avec hémorragie papillaire). En absence de toute norme établie, il est extrêmement difficile de dire si les faibles variations observées dans un profil évolutif résultent des fluctuations des mesures ou si elles sont réellement pathologiques. La diminution d’épaisseur des fibres avec l’âge (7,6 % de baisse par 10 ans en GDX [31], [32]) est en principe prise en compte pour l’affichage coloré en secteurs. L’examen des courbes successives de suivi doit aussi tenir compte du vieillissement physiologique.

INTÉRÊT DE L’OCT
En dépistage

Devant une hypertonie oculaire (HTO) avec une papille douteuse, l’OCT, comme toute imagerie anatomique, est un examen extrêmement intéressant (fig. 1), à condition de ne pas tomber dans un des pièges précédemment évoqués. Il est certainement plus facile de dépister un déficit fasciculaire qu’un déficit diffus sans doute plus rare. Devant une papille suspecte (glaucoma like disc, papille de myope...) avec ou sans HTO (après pachymétrie), l’examen en OCT est d’interprétation beaucoup plus aléatoire, car il s’agit manifestement de situations qui s’écartent des critères retenus dans la banque de données. En l’absence d’anisométropie ou d’asymétrie anatomique congénitale, la moindre asymétrie entre les résultats des deux yeux est suspecte [34] [35] [36].

Les comparaisons avec les autres imageries anatomiques (HRT, GDX) rendent compte de toute la difficulté de ces situations : les résultats sont souvent discordants d’un appareil à l’autre.

Dans tous les cas, il faut peser tous les facteurs de risque classiques et corréler les investigations anatomiques et les investigations fonctionnelles ciblées (périmétrie bleu jaune/FDT).

Il ne faut pas hésiter à répéter tous ces examens périodiquement (éventuellement chaque année) si des doutes subsistent ou pour confirmer les résultats [36] [37] [38] [39] [40] [41] [42] [43] [44] [45] [46] [47].

Pour le glaucome avéré

L’OCT constitue un excellent examen anatomique objectif de référence, venant confirmer un diagnostic souvent aisé (fig. 2). Pour le suivi, et malgré une reproductibilité annoncée satisfaisante, il faut se souvenir qu’en règle générale, l’évolution de la maladie est souvent lente et que l’altération véritable d’un examen doit être bien différenciée d’une erreur de manipulation (problème de centrage) ou d’une variabilité standard de mesure. Une perte de 5 dB en MD correspondrait à une perte en fibre de 9,3 microns. Chez un jeune patient plus susceptible de laisser apparaître des modifications anatomiques plutôt que fonctionnelles, il est tout à fait légitime de proposer une surveillance intégrant l’OCT. Malgré l’absence de tout critère de progression, un suivi de plusieurs années permet de discerner une aggravation lente en complément de la périmétrie automatique [47] [48] [49] [50] [51] [52]. La détérioration brutale d’un examen sans contexte clinique évident (hémorragie papillaire, hypertonie oculaire majeure...) demande à être confirmée par un nouvel examen à distance du précédent, de façon à éliminer tout artefact [53], [54] et avant toute modification thérapeutique.

Cas particuliers

Après chirurgie filtrante, une augmentation de l’épaisseur des fibres maculaires a été rapportée [55], [56].

La myopie faible autorise des examens tout à fait fiables et reproductibles (fig. 3). Il semble que l’épaisseur moyenne des fibres péripapillaires ne varie pas avec le degré de myopie [57] [58] [59] [60]. L’existence d’une atrophie péripapillaire importante modifie la réflectivité et complique l’interprétation. En cas de dysversion papillaire, la topographie des fibres est souvent modifiée avec, très fréquemment, un manque congénital de fibres en supérieur, à bien différencier d’un déficit glaucomateux débutant [59]. En cas de myopie forte, l’obtention d’examens interprétables reste aléatoire et il est souvent très difficile de tirer des conclusions. Une récente étude incluant des yeux myopes jusqu’à – 14 dioptries a conclu à l’impossibilité de discriminer les yeux glaucomateux des yeux myopes forts avec les trois appareils (HRT, OCT et GDX) [60].

Les grandes excavations papillaires (« large cups ») constituent la circonstance type où il convient de bien connaître le diamètre papillaire pour interpréter le résultat des fibres qui risquent d’être faussement rassurant en OCT [61] (fig. 4). Dans ces cas particuliers, le HRT est constamment péjoratif et l’indice NFI du GDX est souvent entre 18 et 30, c’est-à-dire limite. Des résultats asymétriques sur des papilles équivalentes doivent alerter. Les explorations périmétriques utilisant le bleu/jaune ou le FDT et la pachymétrie souvent fine permettent le plus souvent de trancher et d’adopter une attitude thérapeutique cohérente [62].

En cas de drusen papillaires avec des anomalies du champ visuel et une hypertonie oculaire, l’OCT est un examen essentiel, car le HRT est pris en défaut par l’absence d’excavation pathologique et par son principe de mesure des fibres au bord papillaire [63]. En cas de doute avec un œdème papillaire, l’OCT permet de trancher en montrant le caractère localisé de la surélévation et l’absence d’épaississement de la couche des fibres optiques péripapillaires (fig. 5).

En cas de pathologie associée (neuropathie optique rétrobulbaire d’origine compressive ou inflammatoire et HTO), l’OCT cumule les deux atteintes au niveau des fibres visuelles. Il peut être intéressant d’avoir un HRT pour mieux apprécier et suivre l’excavation papillaire d’origine certainement glaucomateuse.

Chez l’enfant [64], [65], l’examen est possible dès quatre ans. L’épaisseur rétinienne ne semble pas se modifier avec l’âge : elle semble assez comparable à celle de l’adulte. Les études dans le glaucome sont rares, mais il existe, comme chez l’adulte, une perte en fibres et celle-ci semble plus fréquente dans le quadrant temporal inférieur.

CONCLUSIONS

L’utilisation de l’OCT dans le cadre du dépistage et du suivi du glaucome est possible. L’étude de l’épaisseur des fibres neurorétiniennes est actuellement la seule valable. Tout artefact doit être évité par une technique rigoureuse qui requiert une bonne connaissance du cas clinique. Il faut savoir regarder les résultats avec un œil critique en connaissant les pièges techniques. La taille et l’aspect de la papille doivent être pris en compte afin d’éviter les erreurs d’interprétation les plus élémentaires.

L’examen prend tout son intérêt en dépistage et plus particulièrement au stade prépérimétrique, en sachant qu’il est très difficile de conclure en cas de myopie forte. En cas de glaucome avéré, l’indigence du logiciel de suivi ainsi que la lenteur habituelle des modifications anatomiques font perdre une grande part de l’intérêt d’un suivi par OCT.

Dans tous les cas, l’OCT offre une information objective et chiffrée (avantage par rapport aux photographies) sur l’anatomie des fibres visuelles à corréler aux altérations fonctionnelles et aux facteurs de risque de la maladie glaucomateuse [66] [67] [68] [69] [70] [71] [72].

L’auteur de cet article n’a déclaré aucun conflit d’intérêts.

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