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Journal Français d'Ophtalmologie
Vol 31, N° 8  - octobre 2008
pp. 771-775
Doi : JFO-10-2008-31-8-0181-5512-101019-200807922
Received : 08 février 2008 ;  accepted : 06 juillet 2008
Amétropies en milieu scolaire primaire à Cotonou (Bénin)
 

I. Sounouvou, S. Tchabi, C. Doutetien, F. Sonon, L. Yehouessi, S.K. Bassabi
[1] Clinique Ophtalmologique, CNHU-HKM, Cotonou, Bénin.

Tirés à part : I. Sounouvou,

[2] 03 BP 3603 Cotonou, Bénin. .

Communication libre présentée au 7e Congrès de la Société Ouest Africaine d’Ophtalmologie à Ouagadougou, le 7 novembre 2007.


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Amétropies en milieu scolaire primaire à Cotonou (Bénin)

But : Évaluer les aspects épidémiologiques et le degré de sévérité des différentes amétropies en milieu scolaire primaire.

Patients et méthodes : Une étude prospective de type descriptif a été menée du 1er décembre 2005 au 31 mars 2006, sur des enfants, âgés de 4 à 16 ans, scolarisés dans une école primaire publique de Cotonou. La réfraction a été évaluée pour toute acuité visuelle inférieure ou égale à 0,7.

Résultats : Mille cinquante-sept enfants, âgés de 4 à 16 ans, ont été inclus dans l’étude. L’âge moyen de la population d’étude était de 8,5 ± 2,6 ans ; il existait une légère prédominance féminine à 51,8 %. La prévalence de l’amétropie était de 10,6 %, et l’astigmatisme tout type confondu représentait l’anomalie réfractive la plus fréquente avec 91,9 %. La myopie et l’hypermétropie étaient associées à l’astigmatisme dans respectivement 29,4 % et 16,1 % des cas. La tranche d’âge de 6 à 11 ans présentait la majorité des amétropies (75,9 %), sans que l’âge et le sexe ne soient des facteurs de risque (respectivement p = 0,811 et p = 0,321). L’acuité visuelle moyenne des amétropes était de 0,61, avec une nette prédominance des amétropies faibles (89,3 %) et singulièrement de l’astigmatisme simple faible (45,5 %).

Conclusion : La prévalence relativement faible observée ne saurait éluder la question de la mise en œuvre d’actions en vue de l’amélioration de la santé oculaire scolaire.

Abstract
A study of refractive errors in a primary school in Cotonou, Benin

Purpose: Determine the epidemiologic aspects and the degree of severity of different refractive errors in primary schoolchildren.

Patients and methods: A prospective and descriptive study was conducted from 1 December 2005 to 31 March 2006 on schoolchildren ranging from 4 to 16 years of age in a public primary school in Cotonou, Benin. The refraction was evaluated for any visual acuity lower than or equal to 0.7.

Results: The study included 1057 schoolchildren. The average age of the study population was 8.5±2.6 years with a slight predominance of females (51.8%). The prevalence of refractive error was 10.6% and astigmatism accounted for the most frequent refractive anomaly (91.9%). Myopia and the hyperopia were associated with astigmatism in 29.4% and 16.1% of the cases, respectively. The age bracket from 6 to 11 years accounted for the majority of refractive errors (75.9%), without age and sex being risk factors (p=0.811 and p=0.321, respectively). The average vision of the ametropic eye was 0.61, with a clear predominance of slight refractive errors (89.3%) and particularly of low-level simple astigmatism (45.5%).

Conclusion: The relatively low prevalence of refractive error observed does not obviate the need for implementing actions to improve the ocular health of schoolchildren.


Mots clés : Acuité visuelle , amétropie , astigmatisme , écoliers

Keywords: Vision , refractive error , astigmatism , pupils


INTRODUCTION

Les amétropies ou anomalies de réfraction sont, à l’échelle mondiale, une des causes les plus fréquentes de baisse visuelle surtout chez l’enfant. Ainsi, selon Robaei et al. [1], les anomalies de réfraction représentaient 69 % des causes de baisse visuelle chez 1 738 enfants de 6 ans d’âge en Australie. Dans les pays en voie de développement, la baisse visuelle par amétropie ne semble pas être une préoccupation nécessitant une consultation, le pronostic vital n’étant pas en jeu. Toutefois en Tunisie, Ayed et al. [2] ont observé en 2000 que 57,2 % des enfants scolarisés étaient amétropes. Si au Bénin 9,2 % des enfants scolarisés de 6 à 15 ans admis en consultation pour troubles visuels [3] présentent une anomalie de réfraction, quelle est la situation instantanée réelle en milieu scolaire primaire où il existe sans doute de nombreux enfants non dépistés ?

Les objectifs de cette étude sont de déterminer les aspects épidémiologiques des amétropies en milieu scolaire ainsi que leur degré de sévérité.

PATIENTS ET MÉTHODES

Nous avons mené une étude prospective, transversale de type descriptif, du 1er décembre 2005 au 31 mars 2006, dans l’école primaire publique de Cadjèhoun (Cotonou). Le choix de cet établissement a été motivé par l’effectif des élèves et sa proximité du Centre National Hospitalier et Universitaire de Cotonou, après avis et autorisation des responsables académiques.

Cette étude a concerné tous les écoliers inscrits, soit 1 193 écoliers, dont les parents ont rempli volontairement un formulaire de consentement à l’étude et de renseignements généraux de leur enfant, antécédents y compris. Les écoliers âgés de moins de 4 ans (37 écoliers) et/ou absents pendant la période d’étude (97 écoliers) ainsi que ceux dont les parents n’ont pas consenti à ce qu’ils soient inclus (2 écoliers) ont été exclus de l’étude.

Nous avons réparti les amétropies en trois catégories : myopie (M), hypermétropie (H) et astigmatisme (A) dont la forme simple a été définie pour les valeurs réfractives cylindriques positives ou négatives et la forme composée pour les valeurs réfractives sphériques et cylindriques positives et/ou négatives. Trois degrés de sévérité ont été adoptés : amétropie sphérique faible pour une réfraction inférieure à 3 D, amétropie sphérique pour une réfraction modérée, c’est-à-dire comprise entre 3 et 6 D, et amétropie sphérique forte pour une réfraction au-delà de 6 D, le tout en valeur algébrique [3]. L’astigmatisme était considéré comme faible lorsqu’il était inférieur à 2 D, modéré lorsqu’il était compris entre 2 et 4 D, et fort au-delà de 4 D. L’anisométropie a été définie par une différence de réfraction entre les deux yeux supérieure à 2 D [4]. Tout écolier avec une acuité visuelle sans correction inférieure ou égale à 7/10e à un œil au moins a été considéré comme amétrope [5], [6].

L’acuité visuelle a été évaluée pour chaque enfant en monoculaire à 5 mètres en ambiance phot opique dans une salle de classe, à l’aide d’optotype adapté pour l’âge. Puis, tous les écoliers amétropes ont eu à la clinique ophtalmologique du CNHU, un examen ophtalmologique complet avec une réfractométrie automatique à l’aide du réfractomètre NIKON NR-5500, 60 minutes après le début de la cycloplégie au cyclopentolate (Skiacol®) instillé à 1, 5 et 10 minutes.

Les paramètres retenus pour cette étude étaient l’âge, le sexe, les antécédents familiaux, l’acuité visuelle et la puissance réfractive de chaque œil.

Ces données ont été codifiées et saisies à l’aide d’Epi Info 6, puis analysées et traitées avec le logiciel SPSS version 12. Le test de Chi-2 a été utilisé pour les comparaisons statistiques, avec un seuil de signification alpha retenu à 5 %.

RÉSULTATS
Caractéristiques de la population d’étude

Sur les 1 193 écoliers, 1 057 ont été examinés, soit un taux de participation de 88,6 %. L’âge moyen était de 8,5 ± 2,6 ans, avec des extrêmes allant de 4 et 16 ans. Le sex-ratio était de 0,9 (509/548), soit 51,8 % de filles.

Prévalence des amétropies

Sur les 1 057 enfants examinés, 112 avaient une acuité visuelle inférieure ou égale à 7/10e. Ils présentaient tous un trouble de la réfraction, soit une prévalence globale de 10,6 %. Aucun cas d’anisométropie n’a été noté.

La prévalence selon le type d’amétropie et le sexe est présentée dans le tableau I. L’astigmatisme simple représentait 46,4 % des cas. L’astigmatisme était composé dans 45,5 %, associé à la myopie et l’hypermétropie dans respectivement 33 cas (29,4 %) et 18 cas (16,1 %), soit au total 38 cas de myopie (33,9 %) et 22 cas d’hypermétropie (19,7 %). Cinquante-six filles (50 % de l’effectif) présentaient un astigmatisme contre 47 garçons (41,9 %), sans différence statistiquement significative (p = 0,321).

Les différentes amétropies ont été analysées selon les différentes tranches d’âge (tableau II). Tous types confondus, 75,9 % des amétropies étaient constatées chez les enfants âgés entre 6 et 11 ans, sans influence de l’âge sur l’amétropie (p = 0,811). De même, l’astigmatisme composé était prédominant entre l’âge de 8 et 11 ans, avec 30 cas (58,8 %). Aucun cas de myopie n’a été observé au-delà de l’âge de 13 ans.

Acuité visuelle

Une acuité visuelle de moins de 7/10e était notée à droite dans 84 yeux avec une moyenne de 0,61 ± 0,14, et à gauche dans 88 yeux avec une moyenne de 0,61 ± 0,12. Quand l’acuité visuelle était supérieure à 7/10e, elle était en moyenne de 0,92 ± 0,07 à droite et de 0,98 ± 0,06 à gauche.

Degré de sévérité de l’amétropie

Sur les 112 amétropes, seuls 2 enfants (1,8 %) avaient un équipement optique antérieur.

L’amétropie était dans la majorité des cas faible (89,3 %) (tableau III). Il s’agissait d’astigmatismes simples faibles dans 51 cas, soit 45,5 % de toutes les amétropies.

DISCUSSION

Cette étude permet de mieux appréhender les amétropies en milieu scolaire, même si elle aurait pu être améliorée, notamment par rapport à la méthode d’échantillonnage par choix raisonné qui comporte, sans doute, des biais de sélection. Il est à regretter également que tous les écoliers n’aient pas été examinés, et surtout sous cycloplégique pour tous ceux qui l’ont été. Le taux de participation de 88,6 % est néanmoins important et reflète le bon niveau d’adhésion à cette étude. Ce taux est semblable aux 87,3 % obtenus par Naidoo et al. [7] en 2003 à Durban (Afrique du Sud) chez les écoliers de 5 à 15 ans, et largement supérieur aux 75,8 % de Maul et al. [8] en 2000 à Santiago (Chili) pour la même tranche d’âge. Pokharel et al. [9] ont obtenu en revanche un taux de participation de 91,7 % en 2000 au Népal.

La légère prédominance féminine à 51,8 % reste un constat en contradiction avec la forte scolarisation des garçons (98,9 % contre 78,9 % pour les filles) à Cotonou selon les données statistiques de l’année scolaire 2004-2005 [10].

Un trouble de la réfraction était noté chez 10,6 % des enfants dans notre série. Dans une étude rétrospective menée en 2002 sur des enfants scolarisés de 6 à 15 ans et ayant consulté pour troubles visuels, cette prévalence était estimée à 9,2 % [3]. En 2003, Nepal et al. [11] ont noté une amétropie chez 8,1 % des écoliers âgés de 6 à 16 ans à Kathmandou (Népal). Auzemery et al. [12] ont, quant à eux, noté une prévalence faible de 2,03 % chez des écoliers âgés de 8 à 14 ans dépistés à l’ophtalmométrie et à la skiascopie en 1994 à Antananarivo (Madagascar). En revanche, des prévalences élevées de 50,8 %, 56,3 % et de 57,2 % ont été rapportées respectivement par He et al. [13] en 2003 à Guandzhou (Chine), Maul et al. [8] en 2000 à Santiago (Chili) et Ayed et al. [2] en 2000 chez des enfants scolarisés, socio-économiquement défavorisés de 4 villes de Tunisie. Ces fortes prévalences semblent se justifier par la réfractométrie automatique cycloplégique systématique à laquelle a été soumis chaque écolier quelle que soit son acuité visuelle. Ainsi, la méthode subjective, même partielle, ne saurait être une méthode de dépistage courante en milieu scolaire [2]. Dans notre série, nous n’avons sans doute pas dépisté les écoliers amétropes ayant eu au-delà de 7/10e d’acuité visuelle dès lors qu’ils n’ont pas été évalués sous cycloplégique au réfractomètre automatique.

L’astigmatisme était l’anomalie réfractive la plus fréquente (91,9 %), surtout dans sa forme simple (46,4 %). Kawuma et Mayeku [14] rapportent 52 % de cas d’astigmatisme en 2002 à Kampala en Ouganda. Une prédominance de l’hypermétropie à 56,6 % et à 48,9 % a été en revanche signalée respectivement par Hashemi et al. [15] en 2004 à Téhéran (Iran) et Murthy et al. [16] en 2002 à New Delhi (Inde). Cette disparité de l’amétropie serait liée à des facteurs ethniques et génétiques [17], [18]. Ainsi, la myopie (33,9 %) et l’hypermétropie (19,7 %) ont été observées dans des proportions semblables (48 %) à Kampala [14] et surtout au Congo Démocratique (33 % et 22 %) [19]. Dans notre étude, 4 garçons étaient myopes pour une fille ; toutefois, le sexe ne semble pas être un facteur de risque de l’amétropie (p > 0,05). Pour d’autres auteurs [2], [8], [9], [16], le sexe féminin serait un facteur de risque de survenue de l’hypermétropie.

Dans notre étude, la fréquence de l’amétropie augmentait jusqu’à l’âge de 9 ans, puis diminuait progressivement (tableau IV). La même tendance a été observée pour chaque type d’amétropie, sans qu’une relation statistiquement significative soit établie entre l’âge et l’amétropie (p > 0,05). A contrario, Ayed et al. [2] et Fan et al. [20] ont observé une prévalence élevée de l’hypermétropie entre l’âge de 8 et 11 ans et de la myopie après l’âge de 14 ans.

Tous les écoliers dont l’acuité visuelle était inférieure ou égale à 7/10e présentaient une anomalie de réfraction. Pour Roche [5], un nombre élevé d’enfants ayant 7/10e ou moins d’acuité visuelle se sont révélés emmétropes. Les risques d’erreurs ont été sans doute minimisés au cours de notre enquête, comme le suggère la moyenne de l’acuité visuelle 0,92 ± 0,07 à droite et de 0,98 ± 0,06 gauche pour les acuités visuelles supérieures à 7/10e. Les cas d’erreur éventuels pourraient relever d’hypermétropie faible à fort pouvoir accommodatif.

Cent douze enfants amétropes ont été dépistés, dont 89,3 % atteints d’amétropie faible. L’astigmatisme faible était prédominant, avec 94 % des cas d’amétropie faible et 83,9 % de toutes les amétropies. Ces observations confirment les résultats de l’étude rétrospective menée à Cotonou par Odoulami-Yehouessi et al. [3]. Ayed et al. [2] ont fait le même constat en Tunisie, et rapporté respectivement 71,8 %, 17,1 % et 11,1 % d’amétropie faible, modérée et forte. L’acuité visuelle moyenne de 0,61 conforte la prédominance de l’amétropie faible, et explique la faible proportion de correction optique antérieure (1,8 %), par comparaison aux 18,7 % et 25,4 % rapportés respectivement par Ayed et al. en Tunisie [2] et Kemper et al. aux États-Unis [21].

CONCLUSION

L’amétropie en milieu scolaire primaire était observée dans 10,6 % des cas, avec une forte prédominance de l’astigmatisme (91,9 %) et de l’amétropie faible (89,3 %). La prévalence relativement faible de l’amétropie ne saurait voiler la nécessité de mise en œuvre d’actions en vue de l’amélioration de la santé oculaire des écoliers dont l’extension de cette étude à d’autres écoles primaires et secondaires. La prédominance de l’amétropie faible présage d’une correction optique aisée des dépistés.

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