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Gynécologie Obstétrique & Fertilité
Volume 37, n° 9
page 765 (septembre 2009)
Doi : 10.1016/j.gyobfe.2009.07.006
Tribune des internes

Formation des internes de gynécologie–obstétrique en Île-de-France
Training of residents in obstetrics and gynaecology in the Île-de-France area
 

D. Hequet 1
Service de gynécologie-obstétrique, hôpital Lariboisière, AP–HP, 2, rue Ambroise-Paré, 75010 Paris, France 

La formation des internes de gynécologie-obstétrique en Île-de-France s’articule autour de deux grands pôles : l’un théorique, l’autre pratique.

Sur le plan théorique, le DES de gynécologie-obstétrique a vu son organisation modifiée ces cinq dernières années. Ainsi, des cours quasi hebdomadaires sont organisés sur les quatre premières années d’internat : urgences gynécologiques et obstétricales en première année, obstétrique en deuxième année, gynécologie médicale en troisième année et gynécologie chirurgicale en quatrième année. Chaque cours est mené par le spécialiste en Île-de-France, en fonction du thème de la soirée apportant une précieuse valeur ajoutée à cette formation théorique. Une participation active des internes est obligatoire, passant essentiellement par des revues de littérature, nous permettant d’acquérir un regard critique sur les articles publiés, base de nos pratiques : l’evidence-based medicine .

Sur le plan pratique, l’Île-de-France nous offre une grande diversité d’activités avec un choix de stages considérable. Ce choix nous permet de nous confronter à des prises en charges différentes, forgeant ainsi notre curiosité médicale, tout en nous permettant de choisir une subspécialité. Cette diversité est une chance pour les internes parisiens.

Ce qui à mon sens, différencie également la formation en Île-de-France de celle de province, c’est la spécialisation de certains services.

Ainsi, certains services sont plus à orientation chirurgicale – voire spécialisés en chirurgie carcinologique ou chirurgie de l’endométriose – d’autres à orientation obstétricale – plus encore en échographie ou diagnostic anténatal. Ces services sont évidemment très demandés et ne sont en général accessibles qu’aux internes en fin de cursus.

D’autre part, certains postes d’internes, notamment en assistance médicale à la procréation (AMP) sont fléchés ; l’interne ayant choisi un tel poste ne participera donc pas aux autres activités du service.

Toutefois – et il faut bien un bémol tout de même – il existe un effet secondaire à ces services de pointe : tous les gynécologues-obstétriciens doivent-il choisir une orientation spécialisée, à défaut d’une pratique globale ? Dès l’internat, doit-on se définir plus chirurgiens qu’obstétriciens, plus échographistes que consultants ? C’est en tout cas le sentiment parfois laissé par notre formation aux internes parisiens, en comparaison aux internes de province. Peut-on encore, à Paris, exercer notre spécialité dans sa globalité, si belle par sa diversité ?

1  Interne de gynécologie-obstétrique, 7e semestre, hôpital Lariboisière, AP–HP.

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