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Annales de Dermatologie et de Vénéréologie
Volume 137, n° 5
page 429 (mai 2010)
Doi : 10.1016/j.annder.2010.02.014
Note de pharmacovigilance

Codéine et toxidermie : absence d’allergie croisée avec tramadol et fentanyl
Codeine and cutaneous drug reactions: Absence of cross-allergy with tramadol and fentanyl
 

J.-L. Schmutz a, , A. Barbaud a, P. Trechot b
a Service de dermatologie, hôpital Fournier, 36, quai de-la-Bataille, 54000 Nancy, France 
b Pharmacovigilance, hôpital Central, 29, avenue de Lattre-de-Tassigny, 54000 Nancy, France 

Auteur correspondant.

Une femme de 37 ans, sans antécédent particulier, débutait, pour un rhume banal, un traitement par Bisolvon Compositum® en automédication. Cette spécialité vendue en Espagne est à base de bromhexine, diphénhydramine, éphédrine et codéine. Après deux jours de traitement, à raison de trois prises par jour, la patiente ressentait un prurit au niveau du cou et des jambes puis le matin suivant, elle se réveillait avec un œdème des paupières et des lèvres, tandis qu’une réaction prurigineuse généralisée se développait.

La patiente arrêtait ce traitement et après deux jours d’une association corticoïde et antihistaminique, l’évolution était favorable en 48 à 72 heures. Deux mois plus tard, à la consultation dans un service d’allergologie, elle précisait qu’avant cet épisode elle avait déjà pris cette spécialité sans problème particulier.

En tenant compte du fait que la codéine (un des opiacés de l’opium) était le principe actif essentiel de cette préparation, un test de provocation orale avec 15mg de cette molécule était réalisé (consentement de la patiente).

En 90 minutes, apparaissait un prurit. Soixante minutes plus tard, celui-ci n’évoluant pas, la patiente recevait un antihistaminique. Cependant, le lendemain, elle présentait une réaction cutanée généralisée (sans autre précision) qui s’amendait en trois jours avec un traitement symptomatique. Le diagnostic de toxidermie généralisée à la codéine était posé.

Selon les auteurs [1], le problème essentiel pour cette patiente était alors de savoir quels opioïdes elle pourrait utiliser à l’avenir et plus particulièrement, dans un contexte chirurgical avec anesthésie générale.

En effet, une revue de la littérature montrait une allergie croisée (patch-tests) entre codéine et morphine dans tous les cas publiés. C’est pourquoi le fentanyl fut testé en sous-cutané (1ml d’une solution de 0,1mg dans 2ml), puis le tramadol avec une prise orale de 50mg.

Ces tests ayant été bien tolérés, les deux seuls opioïdes autorisés chez cette patiente étaient alors le fentanyl et le tramadol.

Conflit d’intérêt

Les auteurs n’ont pas transmis de conflit d’intérêt.

Référence

Orjales R.N., Carballada F., Carballas C., Boquete M. Codeine-induced generalized dermatitis and tolerance to other opioids Allergy 2009 ;  64 : 1692 [cross-ref]



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