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Journal Français d'Ophtalmologie
Volume 34, n° 2
pages 113-117 (février 2011)
Doi : 10.1016/j.jfo.2010.09.021
Received : 15 December 2009 ;  accepted : 24 September 2010
La limboconjonctivite endémique des tropiques au nord Cameroun
Tropical endemic limboconjunctivitis (vernal conjunctivitis) in northern Cameroon
 

G. Koki a, , A. Omgbwa Eballe b, E. Epee a, S.B. Njuenwet Njapdunke c, Y. Souleymanou Wadjiri c, L. Bella Assumpta a, C. Ebana Mvogo b
a Faculté de médecine et des sciences biomédicales, université de Yaoundé I, Yaoundé, Cameroun 
b Faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques, université de Douala, Douala, Cameroun 
c Hôpital régional de Garoua, Garoua, Cameroun 

Auteur correspondant. Hôpital militaire de région numéro I, BP 12794, Yaoundé, Cameroun.
Résumé
Introduction

Nous avons réalisé dans le service d’ophtalmologie de l’hôpital régional de Garoua une étude rétrospective et descriptive des enfants examinés entre janvier 2001 et décembre 2007. Elle avait pour but de déterminer les aspects épidémiologiques de la limboconjonctivite endémique des tropiques (LCET) dans le nord du Cameroun. Étaient inclus tous les enfants âgés de zéro à 15 ans ayant pour diagnostic positif la LCET avec le stade évolutif précisé sur le dossier pendant la période d’étude retenue. Les données portaient sur un interrogatoire, une inspection et un examen ophtalmologique fait de mesure de l’acuité visuelle de loin si possible, de la biomicroscopie et du fond d’œil. Les variables analysées étaient : l’âge, le sexe, les signes et symptômes, le lieu de résidence, les pathologies associées, le mois et l’année du diagnostic. L’analyse des données était effectuée avec le logiciel Epi-info version 6.04d en français et le test de comparaison utilisé était celui du Chi2 avec une limite de confiance à 95 %.

Résultats

Sur un total de 6453 enfants consultés, 2036 avaient un diagnostic de LCET, soit une fréquence de 31,55 %. L’âge moyen des patients avec LCET était de 6,5 ans (extrêmes : quatre mois à 15 ans). La tranche d’âge d’un à quatre ans était la plus fréquente avec 33,25 % de cas. Le sexe masculin était représenté par 1120 (55 %) enfants. Le prurit était la plainte la plus fréquente avec 60,90 %. L’atteinte oculaire était bilatérale. La LCET est une allergie présente pendant toute l’année, avec deux pics en mars et juillet.

Discussion

La LCET peut être considérée comme une pathologie allergique qui touche plus le garçon que la fille dans un environnement chaud et sec. Elle est plus fréquente chez les enfants de moins de cinq ans et régresse avec l’âge.

Conclusion

La LCET est une affection tropicale à tendance intertropicale.

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Summary
Introduction

A retrospective study was conducted in the ophthalmology unit of the Garoua regional hospital on children examined from January 2001 to December 2007. We aimed to determine the epidemiological aspects of tropical endemic limboconjunctivitis in northern Cameroon. Included were all the files of patients aged 0–15 years seen with a positive diagnosis of tropical endemic limboconjunctivitis. The data analyzed were obtained through inspection, interview, and a comprehensive ocular exam done for every case, assessing far visual acuity, slit lamp biomicroscopy, and funduscopy when possible. The variables analyzed were age, sex, signs and symptoms, residential area, associated pathologies, and the month and the year of the diagnosis. The data were analyzed with Epi-Info, version 6.04d (French) and the results compared with the Chi2 test with a 95% confidence interval.

Results

A total of 6453 children were included: 2036 had a positive diagnosis of tropical endemic limboconjunctivitis, with a frequency of 31.55%. The mean age was 6.5 years. The 1- to 4-year-old age group had the highest number of patients, with a frequency of 33.25%. There were 1120 males (55%). Itching was the most frequent complaint encountered in 60.90% of the patients. Ocular involvement was always bilateral. Tropical endemic limboconjunctivitis is an allergic conjunctivitis present throughout the year with two peaks in March and July.

Discussion

Tropical endemic limboconjunctivitis can be considered an allergic conjunctivitis affecting boys more frequently than girls in warm and dry environments. It is frequent in children less than 5 years old and regresses with age.

Conclusion

Tropical endemic limboconjunctivitis is a tropical disease with an intertropical aspect.

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Mots clés : LCET, Enfant, Cameroun

Keywords : Tropical endemic limboconjunctivitis, Child, Cameroon


Introduction

La limboconjonctivite endémique des tropiques (LCET) est une inflammation de la conjonctive et du limbe qui peut s’étendre sur la cornée [1, 2]. D’évolution chronique, elle entraîne au stade terminal une importante baisse d’acuité visuelle [1, 2, 3, 4]. C’est une affection allergique des régions chaudes et poussiéreuses d’étiologie mal connue [1, 3]. De nombreux facteurs plus ou moins combinés tels la photosensibilisation, les parasitoses, le milieu de vie et le climat sont déclenchants de cette affection [3]. Le Cameroun est un pays d’Afrique centrale situé entre le tropique du cancer au nord et l’équateur au sud. Son écosystème est composé de forêts au sud avec un climat équatorial humide, et des savanes et steppes au nord avec un climat tropical semi-aride, chaud et sec [5]. Des études réalisées sur la LCET dans la partie sud du Cameroun trouvaient des prévalences réelles minimes [6, 7, 8]. Déterminer les aspects épidémiologiques de la LCET dans un service spécialisé d’ophtalmologie dans un des hôpitaux de la partie nord du Cameroun était l’objectif assigné à cette étude et l’hôpital régional de Garoua (HRG) a été retenu.

Patients et méthodes
Patients

C’est une étude rétrospective et descriptive réalisée dans le service spécialisé d’ophtalmologie de l’HRG. Étaient inclus tous les enfants âgés de zéro à 15 ans ayant pour diagnostic positif la LCET de janvier 2001 à décembre 2007. La LCET pouvant être associée ou non à un autre diagnostic. Le diagnostic de LCET était retenu sur la base des signes et symptômes énoncés par J.S. Diallo dans sa classification en quatre stades cliniques [1]. Les dossiers des enfants de plus de 15 ans et ceux n’ayant pas pour diagnostic la LCET étaient exclus.

Méthodes

Les données colligées dans les dossiers reposaient sur l’interrogatoire, l’inspection et l’examen ophtalmologique de routine de chaque malade fait d’une mesure de l’acuité visuelle de loin si possible, de la biomicroscopie et du fond d’œil.

Les variables analysées étaient : l’âge, le sexe, les signes et symptômes, la provenance, les pathologies associées, le mois et l’année du diagnostic. Les antécédents allergiques personnels (asthme, rhinite allergique, atopie) et familiaux n’étaient pas recherchés ainsi que les tests cutanés et sanguins (éosinophilie). L’analyse des données était effectuée avec le logiciel Epi-info version 6.04d en français et le test de comparaison utilisé était celui du Chi2 avec une limite de confiance à 95 %.

Résultats

Sur un total de 6453 enfants (doublons éliminés) ayant consulté le service d’ophtalmologie de l’HRG pendant les sept années retenues, 2036 ont consulté pour LCET soit une fréquence de 31,55 %. Le Tableau 1 montre les variations d’incidence de la LCET au cours de ces sept années. La LCET était suivie des motifs principaux de consultation suivants : conjonctivites infectieuses (1859 cas, soit 28,81 %), vices de réfraction (1134 cas, soit 17,57 %), traumatismes oculaires (397 cas, soit 6,15 %), chalazion (215 cas, soit 3,33 %), trachome (146 cas, soit 2,27 %) et des autres pathologies (666 cas, soit 10,32 %).

L’âge moyen était de 6,5 ans (extrêmes : quatre mois à 15 ans). Le Tableau 2 fait observer que la tranche d’âge d’un à quatre ans était discrètement plus importante avec 33,25 % de cas. Le sexe masculin était représenté par 1120 (55 %) enfants. La différence entre les deux sexes est significative (p =0,000007).

Le Tableau 3 montre la fréquence des plaintes des enfants atteints de LCET, dominée par le prurit (60,90 %). Il faut noter qu’un enfant pouvait présenter plusieurs plaintes souvent récurrentes. L’atteinte oculaire était bilatérale chez tous les malades. La Figure 1 montre la prédominance du stade I (1125 cas, soit 55,25 %) suivi du stade II (390 cas, soit 19,15 %), puis du stade III (45 cas, soit 2,21 %) et l’absence des cas du stade IV. Quatre cent soixante-quatorze enfants présentaient une conjonctivite surinfectée, associée à la LCET sans stade précisé sur le dossier. L’association LCET-trachome était notée chez deux enfants de dix et 14 ans qui présentaient une cécité bilatérale (perception lumineuse) et des leucomes aux deux yeux.



Figure 1


Figure 1. 

Fréquence des stades de la LCET.

Zoom

Les trois arrondissements de la ville de Garoua, en général, et le quartier Djamboutou, en particulier, présentaient le plus grand nombre d’enfants atteints (1171 cas, soit 57,51 %) et les 19 autres arrondissements de la région du nord se partageaient les 865 cas restants, soit 42,49 %. La LCET est une allergie présente pendant toute l’année comme le montre la Figure 2 avec deux pics en mars et juillet.



Figure 2


Figure 2. 

Fréquence mensuelle de la LCET.

Zoom

Discussion

La LCET est une inflammation bilatérale de la conjonctive dont la localisation au limbe, la chronicité, la fréquence et l’altération de la vision ont amené Diallo à en faire une entité pathologique autonome distincte de la keratoconjonctivite vernale, son synonyme sous les climats tempérés [1]. Elle est sur le plan allergologique, comme l’affirment Ebana Mvogo et al. [3], une conjonctivite allergique à double prédominance d’hypersensibilité immédiate type I et retardée type IV, ce dernier étant le plus fréquent en Afrique.

La région du nord et sa faible pluviométrie de 978 mm est une des plus chaudes du Cameroun avec des températures dépassant parfois les 30°C à l’ombre, comparée aux villes de Yaoundé et de Douala où les températures bien que voisines de 25°C se caractérisent par une forte pluviométrie de 1597 et 4125mm respectivement, ce qui réduit l’impact de la chaleur dans cette partie du pays [5].

Pour de nombreux auteurs, la LCET est une affection des régions chaudes, peu humides et poussiéreuses d’étiologie inconnue et à fréquence variable [1, 6, 7, 8, 9, 10]. Quatre pour cent est la fréquence trouvée par Moukouri Nyolo et al. [6] en 1993 à Yaoundé chez des enfants de sept mois à 15 ans et 3,7 % celle de Bella-Hiag et Ebana Mvogo, en 1997 [8] et 1999 [7], à Douala chez des enfants de moins de cinq ans, deux mégalopoles situées au sud du Cameroun près de l’équateur. Dans cette étude réalisée au nord, une incidence jamais inférieure à 20 % a été observée. L’explication de cet écart entre les fréquences se trouve très certainement dans la différence entre le sud du Cameroun au climat équatorial très humide dominé par la forêt et le nord au climat tropical chaud et sec fait de savane et de steppe, dans les mouvements du front intertropical climatique et la floraison environnementale ajoutée à la masse d’air continental chaud et sec appelé harmattan qui soulève beaucoup de poussière dans cette partie nord du pays [5]. La République démocratique du Congo est un pays d’Afrique centrale à cheval sur l’équateur et qui s’étale jusqu’au voisinage du tropique du capricorne au sud [5]. Les études de Mumbere (2 à 5,6 %) dans les villes équatoriales de Kinshasa et Butembo, de Chenge et al. (32,9 %) [9] dans la ville tropicale de Lubumbashi, présentent des similitudes de fréquences et de climats avec les nôtres au Cameroun. Le climat aurait donc probablement un impact important sur la LCET même si Omgbwa Eballe et al. [10] à l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé trouvent une fréquence relativement élevée de 17,8 % en 2009. Les flux migratoires des populations de la zone tropicale vers la zone équatoriale expliqueraient ce chiffre de 17,8 %, dans un hôpital de référence situé en zone équatoriale.

Plusieurs auteurs affirment que la LCET est une maladie de l’enfant jeune [4, 6, 9, 11, 12, 13], ce que corrobore notre travail bien que les âges varient d’une série à l’autre. Chenge et al. [9] trouvent, chez des enfants congolais (République démocratique du Congo) de cinq mois à 15 ans, une moyenne d’âge de 6,5 ans et précisent que les enfants de zéro à quatre ans sont les plus affectés. Ces résultats s’accordent aux nôtres bien qu’Ayena et al. [12], au Togo, retrouvent une prédominance chez les enfants de cinq à neuf ans. Cette fréquence diminue avec l’âge. La prévalence masculine significative observée dans notre série est confirmée par les données de la littérature [1, 3, 6, 9, 12, 13, 14, 15].

Le prurit est le signe fonctionnel majeur suivi de la pigmentation marron du limbe, des larmoiements et des sécrétions traduisant la prédominance de la forme clinique limbique dans notre région [7, 16]. Les deux autres formes, palpébrales (affection présente sur la conjonctive tarsale supérieure) et mixtes (atteinte conjonctivale bulbaire et tarsale supérieure) observées chez 58 et 39 % de patients respectivement, n’ont pas été prises en compte dans notre série au profit des stades cliniques de Diallo [3, 9]. Notre classification des stades est superposable à celle d’Ayena et al. [12]. La conjonctivite surinfectée qui rendait difficile la classification de la LCET constitue une limite de notre travail. L’association de la LCET au trachome dans notre série semble très faible au regard du nombre d’enfants ayant consulté, de la qualité de l’hygiène des populations de cette région et de la faible pluviométrie observée, par opposition aux 7,5 % trouvés au Togo [12].

Dans notre étude, la LCET est observée tout au long de l’année avec deux pics correspondant aux périodes les plus chaudes de cette région. Chenge et al. [9] ont trouvé une recrudescence de la maladie au mois de juillet et pensent que la chaleur jouerait un rôle dans sa survenue en Afrique. Toutefois, une étude comparative sur les enfants des tropiques et ceux de l’équateur en excluant les immigrés apporterait plus d’éclairage. Les pics de mars-avril et juillet-août seraient les plus chauds et les plus expressifs de la LCET à Cotonou au Bénin [9] comme dans notre région. Nous n’avons colligé que deux cas de cécités par opacité cornéenne, confirmant la rareté de cette ultime complication dans la LCET [9, 16].

Conclusion

La LCET est présente aussi bien dans la partie nord que dans la partie sud du Cameroun, avec une fréquence largement supérieure à celle du sud. Il est probable que plus on s’approche d’un des deux tropiques, plus la fréquence de la LCET s’élève. C’est donc une affection tropicale à tendance intertropicale avec une fréquence probablement croissante de l’équateur vers les tropiques. Il ressort de cette étude que la LCET est une affection fréquente chez les enfants de moins de cinq ans. Les deux sexes sont affectés tout au long de l’année avec des récurrences sévères et peu de complications, avec une nette prédominance masculine. Les deux pics annuels (mars et juillet) doivent constituer des périodes de haute vigilance.

Conflit d’intérêt

Aucun.


 Communication orale présentée lors du 116e congrès de la Société française d’ophtalmologie en mai 2010.

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