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Journal Français d'Ophtalmologie
Volume 34, n° 3
pages 143-156 (mars 2011)
Doi : 10.1016/j.jfo.2011.01.005
Received : 2 February 2010 ;  accepted : 3 January 2011
Qualité de vie après Lasik : partie I. Validation de la traduction française de l’échelle NEI-RQL-42
Quality of life after Lasik: Part I. Validation of the French translation of the NEI-RQL-42 scale
 

J. Djadi-Prat, J.-J. Saragoussi , D.-A. Lebuisson, B. Arson, D. Saragoussi
Clinique de la vision, 131, rue de l’université, 75007 Paris, France 

Auteur correspondant.
Résumé
Introduction

L’objectif de cette étude était d’apporter des éléments de validation à une adaptation française d’une échelle américaine de qualité de vie relative à la réfraction, appliquée à une population de patients opérés par Lasik.

Méthodes

L’échelle NEI-RQL-42 a été développée en 2003 aux États-Unis. Elle comprend 42 questions et 13 scores explorant à la fois la qualité de vision, les troubles fonctionnels, l’influence de la réfraction sur les activités quotidiennes et son impact psychologique. Les auteurs en proposent une adaptation française et des éléments de validation (cohérence interne, validité discriminante et validité externe) évalués par une étude observationnelle transversale monocentrique sur des patients consécutivement opérés par Lasik entre janvier et mars 2008 dans un même centre.

Résultats

L’échantillon analysé (307 patients) présente les caractéristiques attendues des patients opérés par Lasik. L’adaptation française de la NEI-RQL-42 présente une bonne cohérence interne avec des coefficients de Cronbach supérieurs ou égaux à 0,7 pour 10 scores sur 12. La validité discriminante de l’échelle a été démontrée par la technique des groupes de référence : la qualité de vie est globalement moins bonne chez les hypermétropes forts que chez les myopes faibles. La validité externe de l’échelle est confirmée par la comparaison des résultats à ceux d’un questionnaire de satisfaction envoyé simultanément.

Conclusion

Les résultats obtenus sont autant d’arguments en faveur de la validité de l’adaptation française de la NEI-RQL-42 proposée. Il s’agit de la première échelle disponible en français pour évaluer la qualité de vie liée à la réfraction.

The full text of this article is available in PDF format.
Summary
Introduction

The objective of this study was to bring some validation elements to a French adaptation of an American refraction-related quality of life scale, as applied to a population of Lasik patients.

Methods

The NEI-RQL-42 scale was developed in 2003 in the United States. It comprises 42 questions and 13 scores exploring quality of vision, functional symptoms, influence of refraction on daily activities and psychological impact. The authors propose here a French adaptation and elements for its validation (internal consistency, discriminating validity and external validity). These were assessed through an observational cross-sectional study, performed in one center on all patients consecutively treated with Lasik between January and March 2008.

Results

The study sample (307 patients) has the expected characteristics of Lasik-treated patients. The French adaptation of the NEI-RQL-42 has a good internal consistency with Cronbach’s coefficients greater or equal to 0.7 for 10 scores out of 12. The discriminating validity of the scale was shown though the reference groups techniques: quality of life is generally lower in severe hyperopes compared with non-severe myopes. The scale’s external validity is confirmed by the comparison of its results to those of a satisfaction questionnaire that was simultaneously sent to patients.

Conclusion

The results obtained are favorable arguments for the validity of the proposed French adaptation of the NEI-RQL-42. This is the first scale available in French to assess refraction-related quality of life.

The full text of this article is available in PDF format.

Mots clés : Lasik, Qualité de vie, Validation, Échelle

Keywords : Lasik, Quality of life, Validation, Scale


Introduction

Les échelles de qualité de vie connaissent un intérêt grandissant dans l’évaluation des thérapeutiques médicamenteuses ou chirurgicales. Elles permettent de recueillir l’impression subjective du patient et de mesurer l’impact réel d’une pathologie ou d’une thérapeutique comme ressenti par le patient. La chirurgie réfractive regroupe un ensemble d’interventions visant généralement à rétablir l’emmétropie chez des patients myopes, hypermétropes ou astigmates. L’objectif premier de la chirurgie est donc un objectif de résultat réfractif. Cependant, comme dans toute chirurgie non-obligatoire, le but ultime de l’intervention doit être la satisfaction du patient, paramètre mesuré dans la certification ISO, qui passe par de nombreux éléments, dont les attentes du patient, le niveau d’information, l’état d’esprit psychologique du patient, les conditions d’intervention, et, également la qualité de la relation médecin–patient.

La mesure de la qualité de vie, comme toute mesure subjective auprès du patient, n’est pas aisée. Elle nécessite l’utilisation d’une échelle testée et validée, qui a prouvé la pertinence et la qualité de la mesure, ainsi que des qualités de reproductibilité et de sensibilité. Une échelle de qualité de vie relative à la réfraction a été développée et validée en 2003 aux États-Unis. La National Eye Institute - Refractive Error Quality of Life Instrument - 42 (NEI-RQL-42) a été utilisée dans plusieurs études, et fait actuellement référence dans le domaine [1, 2, 3]. Cependant, aucune version française n’était disponible à ce jour. Une traduction d’échelle demande un travail de validation à part entière, d’une part, pour s’assurer de l’adaptabilité transculturelle de l’échelle et, d’autre part, pour s’assurer que la traduction n’a pas fait perdre ses propriétés intrinsèques à l’échelle.

L’objectif du présent article est de proposer une traduction et adaptation française pour l’échelle NEI-RQL 42 ainsi que des éléments de validation de cette traduction.

Patients et méthodes
L’échelle

L’échelle NEI-RQL-42 a été élaborée par RAND corporation et financée par le National Eye Institute afin d’évaluer et de mesurer la qualité de vie d’un patient dans ses différentes dimensions en lien avec la vision. Elle a été publiée pour la première fois en 2003 aux États-Unis [1, 2, 3] pour être utilisée spécifiquement chez les patients atteints de troubles de la réfraction. Il s’agit d’une échelle composite conçue pour être auto-administrée : le patient lit et remplit seul le questionnaire. Sa validation initiale a inclus des mesures de la fiabilité de l’étude par l’analyse de sa cohérence interne et de la valeur discriminante des items, de la corrélation intra-classe, et une validation externe par comparaison à une échelle de qualité de vie générale et à une échelle de qualité de vie liée à la vue [2]. Elle évaluait le temps de passation entre huit et 14minutes. Notre expérience estime ce temps plutôt entre cinq et dixminutes.

Elle est constituée de 42 questions à choix multiples. Chaque modalité de réponse, après recodage selon le manuel d’utilisation de l’échelle [4], correspond à un score compris entre 0 et 100, 100 étant associé à la réponse la plus favorable. Les 42 questions sont ensuite réparties en 13 scores partiels, calculés en réalisant la moyenne des valeurs obtenues aux questions. Ces 13 scores évaluent les différentes composantes de 0 (mauvaise qualité de vie) à 100 (bonne qualité de vie) et explorent les dimensions de la qualité de vie en lien avec les éléments suivants : netteté de la vision (4 items), attentes du patient (2 items), vision de près (4 items), vision de loin (5 items), fluctuations diurnes (2 items), limitation des activités (4 items), phénomènes visuels lumineux (2 items), symptômes visuels (7 items), dépendance à une correction (4 items), préoccupation en rapport avec la vision (2 items), correction sous-optimale (2 items), apparence physique (3 items), satisfaction de la correction (1 items).

Il n’existe pas de score global synthétique, et les résultats doivent être interprétés axe par axe.

Le développement de cette échelle a fait l’objet d’une validation [1, 2, 3, 5], nécessaire pour garantir les propriétés de tout instrument de mesure subjectif. Cette étape a permis d’apprécier les propriétés psychométriques de l’échelle, notamment en termes de fiabilité, avec des coefficients ⍺ de Cronbach compris entre 0,60 et 0,90, de reproductibilité et de sensibilité au changement. Des traductions suivies de validation ont déjà été réalisées en portugais (Brésil) [6, 7] et en turc [8].

Méthodologie de traduction

La première étape de ce travail a consisté en une traduction et une adaptation transculturelle de l’échelle pour une utilisation en France par deux des auteurs de l’étude (JJS et DS). L’ensemble des questions a été conservé, et leur ordre n’a pas été modifié, afin de conserver au maximum les caractéristiques de l’échelle américaine. Une première version a fait l’objet d’une phase de test auprès d’un échantillon de sujets atteints de troubles de la réfraction. Les difficultés éventuellement rencontrées et les commentaires recueillis lors de cette étape ont abouti à la version définitive de l’échelle fournie en Annexe 1.

Échantillon de patients

Cette version française de l’échelle a ensuite été appliquée à un échantillon de patients, en condition normale d’utilisation, afin d’obtenir des données permettant de fournir des éléments de validation de l’échelle. Le questionnaire a été adressé par courrier au domicile des patients, avec une enveloppe de retour, en novembre 2008.

La population de cet échantillon de validation était constituée de l’ensemble des patients majeurs vivant en France métropolitaine, opérés par Lasik consécutivement au cours du premier trimestre 2008 dans un centre indépendant (plus de 20 opérateurs distincts), quelle que soit l’indication réfractive. L’échantillon était ainsi constitué de 649 patients myopes, hypermétropes et/ou astigmates. Les patients opérés antérieurement ou ayant uniquement fait l’objet d’une reprise chirurgicale au cours de cette période ont été exclus. Il en est de même pour les patients ayant subi la pose d’un implant phake .

Analyses statistiques et méthodologie de validation

La saisie des données a été faite à l’aide du logiciel Epi-Info™ 3.5.1. tandis que leur vérification et les analyses ont été réalisées à l’aide du logiciel SAS version 9.1.3 (SAS Institute, Cary, NC, États-Unis).

La description de la population a porté sur les caractéristiques sociodémographiques des patients (âge et sexe) et leur indication opératoire (type d’amétropie, degré de sévérité établi à partir des mesures de la sphère et du cylindre). La plupart des patients ayant été opérés des deux yeux, le degré de sévérité correspond systématiquement à l’œil le plus atteint. Les 13 scores moyens obtenus au sein de l’échantillon ont été calculés.

Plusieurs étapes de validation de l’échelle ont été réalisées. La première étape a consisté en une analyse de la fiabilité de l’échelle : la cohérence interne de l’instrument de mesure a été évaluée à partir du coefficient ⍺ de Cronbach [9] de chaque score. Un coefficient supérieur ou égal à 0,70 a été considéré comme une fiabilité satisfaisante [10] en faveur d’une bonne cohérence des différents items constituant un même score, qui évaluent donc une même dimension de la qualité de vie.

La seconde étape a porté sur la pertinence de l’échelle. La validité discriminante de l’échelle a été explorée à l’aide de la méthode dite des groupes de référence, qui compare les résultats obtenus par des patients issus de groupes de sévérité contrastée. Ainsi on s’attendait à obtenir de moins bons résultats en termes de qualité de vie chez les patients hypermétropes sévères (patients dont la mesure de la sphère était supérieure à 3 dioptries (D) avant l’intervention). De la même façon, les résultats attendus chez les patients atteints de myopie légère (dont la sphère était comprise entre 0 et −3D en préopératoire) devaient être meilleurs. Les scores moyens ont été calculés au sein de chaque groupe, et comparés à l’aide d’un test de Mann-Whitney.

Enfin, la dernière étape de validation a consisté en une comparaison des résultats obtenus par le même échantillon de patients entre la NEI-RQL-42 et un questionnaire, développé par Saragoussi et al. [11], évaluant la satisfaction des patients après intervention, et déjà utilisé au sein de la clinique auprès de patients myopes opérés par Lasik. Ce questionnaire comporte 10 questions à choix multiples et évalue les résultats obtenus après l’intervention par rapport à l’état préopératoire. Il fournit des éléments d’appréciation sur la vision de près, la vision de loin, la limitation des activités (conduite), les symptômes visuels et la satisfaction. Il a été adressé par courrier aux patients en même temps que la traduction de l’échelle NEI-RQL-42. Ainsi, la plupart des scores ont pu être comparés à certains des items de cette échelle de satisfaction, afin de vérifier la cohérence des résultats obtenus entre les deux questionnaires. Les différents scores n’ayant généralement ni une distribution normale (normalité testée par les tests de Shapiro-Wilk et de Kolmogorov-Smirnov), ni des variances égales (évaluées par le test de Levene) selon les modalités de réponse aux items du questionnaire de satisfaction, le test de Student n’était pas approprié. De plus, pour la quasi-totalité des questions de l’enquête de satisfaction, les modalités de réponses proposées étaient ordinales, c’est-à-dire qu’elles suivaient une gradation logique. Pour ces raisons, nous avons analysé la corrélation entre les scores de qualité de vie et certains items de satisfaction, à l’aide des coefficients de Spearman, dont nous avons testé la différence à 0. Pour ce faire, les modalités graduelles ont été assimilées à des variables quantitatives. Ainsi, par exemple les modalités « meilleure », « inchangée » et « moins bonne » ont été recodées respectivement en 1, 2 et 3. La valeur la plus petite correspondant systématiquement à la modalité la plus favorable, on s’attend à observer une diminution des scores de qualité de vie lorsque ces items de satisfaction recodés augmentent, et donc des coefficients de corrélation négatifs. La valeur attribuée à chaque modalité est présentée dans les tableaux de résultats.

Tous les tests ont été réalisés de façon bilatérale, avec un seuil de significativité fixé à 0,05.

Résultats
Description de la population de validation

Sur 659 patients, 12 n’ont jamais reçu le courrier et 331 patients ont répondu, ce qui correspond à un taux de participation proche de 51 %. Vingt-quatre patients ont été secondairement exclus, 1 ayant subi la pose d’un implant phake , six n’ayant pas été traités par Lasik exclusif, et 17 ayant été opérés pour reprise uniquement au cours de la période d’inclusion. Les analyses portent donc sur un total de 307 patients comptant pour 596 yeux. Les principaux éléments descriptifs sont regroupés dans le Tableau 1. L’échantillon retrouve les caractéristiques attendues des populations de patients traités par Lasik, avec une population jeune, à prédominance féminine et dont l’amétropie la plus fréquente est la myopie.

Les scores moyens de qualité de vie obtenus par l’échantillon sont consignés dans le Tableau 2. La plupart d’entre eux sont élevés, avec 11 scores parmi 13 supérieurs à 70, dont quatre au-delà de 90. Seuls deux scores sont sensiblement inférieurs : le score « symptômes visuels lumineux », et le score « attentes ».

Cohérence interne de l’échelle

La cohérence interne traduit la forte corrélation des items constituant un même score. Le coefficient ⍺ de Cronbach, qui évalue cette corrélation, a été calculé pour chaque score. Les résultats obtenus sont présentés dans le Tableau 3. Le score de « satisfaction » n’étant constitué que d’un seul item, il ne peut être calculé de corrélation. Sur les 12 scores restants, neuf ont un coefficient supérieur ou égal à 0,70, et un à 0,68. Seuls les scores « limitations des activités », « apparence » et « netteté de la vision » sont associés à des coefficients insuffisants.

Technique des groupes de référence

La validité ou pertinence de l’échelle a été évaluée au travers de la validité discriminante, par la technique des groupes de références : la comparaison des groupes extrêmes en termes de sévérité, pour lesquels on s’attend à trouver des scores de qualité de vie très contrastés.

La population dont la qualité de vie devrait a priori être la plus défavorable est constituée des patients hypermétropes les plus sévères, en pratique dont l’équivalent sphérique préopératoire était supérieur à 3D. À l’inverse, la population de pronostique plus favorable en matière de qualité de vie correspond aux patients myopes légers, c’est-à-dire dont l’équivalent sphérique préopératoire est compris entre 0 et −3D. Les moyennes des 13 scores obtenus au sein de ces deux populations sont rapportées dans le Tableau 4. Pour chaque score, le degré de significativité du test de rang comparatif de Mann-Whitney apparaît dans la dernière colonne. Sur les 13 scores de l’échelle, le score « phénomènes visuels lumineux » n’est pas significativement différent entre les deux groupes. Les différences entre les groupes des scores « symptômes » et « attentes » sont à la limite de la significativité (degré de significativité entre 0,05 et 0,10). On observe une différence significative pour les neuf autres scores, avec des valeurs systématiquement plus faibles pour les patients hypermétropes sévères que pour les patients myopes légers. Ces différences révèlent une moins bonne qualité de vie pour ces composantes lorsque l’indication opératoire initiale est une hypermétropie sévère.

Validation externe

Certaines questions de l’enquête de satisfaction (numérotées de 1 à 10) peuvent être rapprochées d’un ou plusieurs scores de l’échelle de qualité de vie. Ainsi, par exemple, on peut faire l’hypothèse que le score « netteté de la vision » traduit une composante en partie évaluée par la première question « Par rapport à votre vision préopératoire, considérez-vous que votre vision actuelle est globalement meilleure, inchangée ou moins bonne ? ».

Les scores moyens obtenus par les patients selon les réponses fournies aux différents items du questionnaire de satisfaction, ainsi que les coefficients de corrélation de Spearman associés et les degrés de significativité (test de comparaison du coefficient de corrélation à 0) sont présentés dans le Tableau 5. On observe que tous les coefficients de corrélation sont négatifs, traduisant un score moyen plus faible pour les réponses à l’enquête de satisfaction les plus défavorable. Parmi les huit corrélations étudiées, seules deux ne sont pas significatives : d’une part, le score « netteté de la vision » et la question 1 et, d’autre part, le score « limitation des activités » et la question 7. En revanche, les six autres ont toutes un degré de significativité très inférieur au seuil de 0,05 fixé initialement, traduisant donc une corrélation négative significative.

Discussion
Interprétation des résultats

Face à ces résultats, plusieurs constatations s’imposent. Tout d’abord, en ce qui concerne les scores de qualité de vie moyens pour l’échantillon de patients interrogés, le niveau globalement élevé de la qualité de vie paraît compatible avec les résultats obtenus dans l’échantillon ayant servi à la validation d’origine de l’échelle dans sa version américaine. Concernant la valeur médiocre obtenue au score « Attentes du patient », il semble en réalité que les deux items, très similaires, qui le constituent aient posé des difficultés de compréhension aux patients. Il s’agit pour rappel des questions « Si votre vue vous semblait parfaite sans aucune correction supplémentaire (lunettes, lentilles, autres…), quelle différence cela ferait-il dans votre vie ? » et « Si votre vue vous semblait parfaite sans aucune correction (lunettes, lentilles ou autres), dans quelle mesure pensez-vous que cela changerait votre vie ? ». Lors de la saisie des données, plusieurs commentaires libres avaient été notés par les patients en regard de ces questions évoquant ces difficultés. De plus, les items de ce score sont ceux pour lesquels les données manquantes étaient les plus nombreuses. La faiblesse relative de ce score qui pourrait être attribuée à la traduction française, apparaissait en réalité déjà dans la version d’origine de l’échelle [1, 2, 3]. Le score « phénomènes visuels lumineux » quant à lui, est inférieur aux autres scores, ce qui est attendu dans ce type de chirurgie. En effet, ces manifestations sont des effets secondaires connus et fréquents de la chirurgie réfractive par laser. Ce score traduit donc probablement l’existence de tels symptômes chez les patients interrogés, et leurs répercussions dans la vie quotidienne. En revanche, leur impact sur la satisfaction globale des patients dépend probablement également de nombreux autres facteurs, en particulier de la qualité d’information du patient par son chirurgien avant l’intervention.

L’étape de validation interne révèle des coefficients ⍺ de Cronbach très satisfaisants, qui sont donc en faveur d’une bonne validité interne de l’échelle de qualité de vie. Une moins bonne homogénéité sémantique des items constituant les scores « apparence » et « netteté de la vision » est une explication possible à la valeur moyenne plus faible obtenue pour ces deux scores. Le calcul du coefficient ⍺ de Cronbach associé au score « limitation des activités » a posé quelques difficultés qui peuvent remettre en cause la faible valeur obtenue (0,40). En effet, ce score est composé de quatre items, dont l’un d’entre eux est « À cause de votre vision, vous sentez-vous obligé(e) de limiter vos activités sportives ou autres activités de plein air (promenade, aérobic, sports collectifs, jogging…) ? ». La totalité des patients interrogés ont répondu « non » à cette question (effet plafond). Ainsi, l’absence de variabilité des résultats au sein de l’échantillon (variance nulle) a probablement artificiellement minimisé le coefficient ⍺. Il semble que cette question n’explore pas suffisamment la population étudiée pour être informative. Cette caractéristique peut être liée à la question elle-même ou à sa formulation, mais également à l’utilisation d’une population test particulière, dont les réponses obtenues sont meilleures que la population cible de cette échelle, avec un manque d’hétérogénéité concernant les réponses à cette question.

La comparaison des populations extrêmes est en faveur d’une bonne validité de l’échelle puisque la plupart des scores sont statistiquement moins bons, chez les sujets hypermétropes sévères que chez les sujets myopes légers, comme attendu. Seul le score « phénomène visuels lumineux » ne présente aucune différence significative entre ces deux populations, ce qui est compatible avec la fréquence de ces symptômes au décours de ce type de chirurgie toutes indications confondues.

Enfin, la dernière étape d’analyse apporte des arguments supplémentaires de validation de la traduction de l’échelle de qualité de vie. L’absence de corrélation significative entre le score « limitation des activités » et la question 7 du questionnaire, relative à la conduite, peut être expliquée par le fait que la conduite n’est qu’un aspect parmi d’autres des activités considérées dans le score de l’échelle de qualité de vie (« activités sportives », « activités de plein air », « activités de la vie quotidienne »). Il en est de même entre le score « netteté de la vision » et la première question de l’enquête de satisfaction : l’évaluation globale de la vision ne peut être réduite à la seule netteté de la vision.

Réfraction et qualité de vie

On peut faire l’hypothèse que les troubles de la réfraction entraînent, malgré leur fréquence et l’éventail de corrections existantes, une atteinte non négligeable de la qualité de vie du fait pour les patients de devoir porter une correction prothétique et de ne pas nécessairement avoir une réfraction corrigée parfaite. L’échelle NEI-RQL-42 a été développée par le National Eye Institute en 2003 pour prendre en compte les spécificités des patients souffrant de troubles de la réfraction. À notre connaissance, c’est la seule échelle de ce type ayant fait l’objet d’adaptations et de validations transculturelles. Cependant, aucune traduction en français n’était disponible à ce jour.

Les propriétés de cette échelle ont été démontrées dans sa version américaine. Cette échelle mesure l’impact des troubles de la réfraction sur 13 dimensions, reprenant des éléments objectifs comme la qualité de vision globale, de près, de loin, la notion de dépendance à une correction, mais aborde aussi des notions plus subjectives comme l’inquiétude vis-à-vis de la vision, l’apparence physique du patient qui peut être altérée par le port d’une correction, ainsi que des dimensions spécifiques à la réfraction et qui sont particulièrement importantes dans l’évaluation des techniques chirurgicales, comme la présence et l’impact d’éblouissement, maux de tête, larmoiements.

La structure de cet instrument présente l’avantage d’explorer de manière spécifique de nombreuses composantes de la qualité de vie en lien avec la réfraction, et de fournir ainsi une importante source d’information sur la qualité de vie des patients. De plus, puisqu’elle est conçue pour être auto-administrée, elle présente l’intérêt d’être d’utilisation facile pour le chirurgien. On peut effectivement envisager la passation d’un tel questionnaire en salle d’attente lors d’une visite de contrôle, à distance de l’intervention, par exemple. En contrepartie, l’absence de score synthétique unique ne permet pas une évaluation globale de la qualité de vie, avec une comparaison immédiate à des scores de référence. Mais tel n’est pas l’objectif d’un instrument de mesure comme celui-ci, qui vise plutôt une exploration détaillée de la qualité de vie, dans les composantes disparates qui peuvent la constituer. Cette précision permet d’identifier les patients dont un ou plusieurs axes de la qualité de vie sont insuffisants, afin de mieux anticiper ces difficultés, et éventuellement de les éviter. Pour cela, le nombre de questions composant l’échelle est forcément élevé, avec dans le cas présent 42 items. Cette apparente longueur peut engendrer une moins bonne adhésion des patients à cet outil. Mais lors de notre phase de test de la version traduite de la NEI-RQL-42, le temps de passation a été évalué entre cinq et dixminutes, ce qui semble raisonnable, à condition de prévoir convenablement les conditions et le moment les plus adéquats pour la passation par le patient.

En ce qui concerne la validation de l’échelle réalisée dans ce travail, les résultats obtenus permettent de conclure à la bonne validité de cette adaptation française de la NEI-RQL-42. La plupart des éléments analysés sont en faveur de cette validité. Ces résultats doivent cependant être nuancés en raison de l’échantillon de population qui a servi à cette validation : il s’agit de patients opérés au sein d’une seule clinique, pouvant induire un biais de recrutement, lié aux éventuelles spécificités communes à ces patients. Ainsi, la validité de l’échelle au sein d’une population du même type semble prouvée, mais afin de pouvoir élargir encore ces résultats, il pourrait être souhaitable d’évaluer le comportement de cet outil sur une autre population. Il faut néanmoins tenir compte de l’aspect non obligatoire de ce type de chirurgie qui attire effectivement une population spécifique de patients. De plus, les techniques de validation des instruments de mesure subjective sont multiples, et ne peuvent pas toutes être réalisées. D’autres méthodes complémentaires pourraient être également envisagées, telles qu’une épreuve de « test-retest » afin d’évaluer la reproductibilité des réponses obtenues par un patient, ou une analyse de corrélation multi-trait, ou encore une étude de la sensibilité au changement.

La disponibilité d’une telle échelle en langue française ouvre des horizons dans l’évaluation des nouvelles techniques de chirurgie réfractive, à des stades précoces dans leur développement comme à des stades plus tardifs en utilisation de routine. En effet, si le premier résultat à atteindre est l’emmétropie, le ressenti positif du patient est également important pour un résultat optimal, au même titre que pour toute intervention non-obligatoire dite « de confort ». L’évaluation de la qualité de vie a aussi l’avantage de prendre en compte non seulement le « geste » thérapeutique en lui-même, mais aussi tout ce qui l’entoure, à savoir les conditions d’intervention, le niveau d’information du patient, la qualité de la relation médecin-patient, et également l’état d’esprit psychologique du patient. La satisfaction du patient est donc dépendante de beaucoup plus de paramètres que du seul résultat réfractif.

Sur un plan général, l’évaluation de la qualité de vie après chirurgie réfractive dans différents pays est importante car cette chirurgie n’est pas abordée de la même façon partout. Aux États-Unis, dans un système de santé fondé sur une organisation économique libérale basée sur le libre-échange, la chirurgie réfractive peut être pratiquée de manière plus large et moins encadrée qu’en Europe. De récents exemples ont montré des cas de patients non satisfaits, voire déprimés ou suicidaires, qui ont amené à une remise en cause des bénéfices de l’intervention. Des indemnisations très élevées accordées au terme de procédures juridiques, renforcent la nécessité de bien délimiter les attentes. Or, il est important de dégager l’effet de la chirurgie de l’effet de l’environnement dans lequel elle est pratiquée. La généralisation de la mesure de la qualité de vie y compris hors des États-Unis peut y contribuer.

Par ailleurs, on peut imaginer que faire de cet instrument un examen de pratique courante pourrait aider : (a) au choix des indications en préopératoire ; (b) au suivi des patients en postopératoire et à la compréhension des motifs de non-satisfaction, avec pour objectif une immense majorité de patients présentant de bon résultats réfractifs et ressentant subjectivement le bénéfice de l’intervention.

Conclusion

La bonne cohérence interne de l’échelle, la conformité des résultats observés aux résultats attendus de l’échelle au sein de deux populations contrastées et la bonne corrélation entre l’échelle de qualité de vie et le questionnaire de satisfaction sont autant d’arguments en faveur de la validité de la NEI-RQL-42. L’utilisation d’une telle échelle et sa diffusion sont des éléments souhaitables dans la pratique courante, chez les patients opérés par Lasik. La prise en compte du ressenti du patient en termes de satisfaction et de qualité de vie, en plus de l’évaluation objective des résultats postopératoires, est un élément majeur dans la prise en charge globale d’un patient, mais aussi dans l’amélioration des pratiques médicales.

Conflit d’intérêt

J.D.-P. : aucun conflit d’intérêt. Titulaire d’une bourse de recherche décernée par la clinique de la vision. J.-J.S. : aucun conflit d’intérêt. D.A.L. : aucun conflit d’intérêt. B.A. : aucun conflit d’intérêt. D.S. : aucun conflit d’intérêt. Médecin de santé publique ayant bénévolement participé à cette étude en tant que conseiller scientifique. Les activités rémunérées habituelles de DS ne sont en rapport ni avec des dispositifs médicaux ni avec des médicaments utilisés en ophtalmologie.


Annexe 1. Questionnaire qualité de vie. Traduction française et adaptation de la National eye institute refractive error quality of life instrument-42 ( NEI-RQL-42) et enquête de satisfaction Lasik.

Questionnaire qualité de vie

Merci de prendre quelques instants pour répondre à ce questionnaire. Vous disposez d’autant de temps que nécessaire.

Certaines questions peuvent sembler répétitives ou surprenantes. Il est primordial de répondre à toutes les questions (sauf s’il est explicite qu’elles ne vous concernent pas) le plus précisément possible. Il est conseillé de lire l’ensemble des propositions de réponse pour chaque question avant de répondre. En cas de difficulté pour répondre à une question, choisissez la réponse qui vous semble la plus adaptée (ou la moins inadaptée), en ajoutant si besoin un commentaire dans la marge.

1. Si votre vue vous semblait parfaite sans aucune correction supplémentaire (lunettes, lentilles, autres…), quelle différence cela ferait-il dans votre vie ?

(Cocher une seule case, décrivant le mieux votre réponse)



Aucune différence..................... 1  
Une petite amélioration................. 2  
Une grande amélioration................ 3  
J’ai déjà une vue parfaite sans correction......................... 4  

QUESTIONS AU SUJET DE VOS ACTIVITÉS

Les questions et affirmations suivantes s’intéressent à l’influence de votre vision sur vos activités.

Elles concernent votre vision actuelle après la chirurgie, au besoin améliorée par votre correction optique habituelle (lunettes, lentilles…).

2. Lorsque vous effectuez un travail ou un passe-temps nécessitant une bonne vision de près, tels que : faire la cuisine, bricoler, coudre, utiliser des outils manuels, ou travailler sur ordinateur, vous ressentez :

(Cocher une seule case)



Aucune difficulté.................. 1  
De légères difficultés................. 2  
Des difficultés modérées............... 3  
Beaucoup de difficultés................ 4  
Je ne fais pas ces activités à cause de ma vision...... 5  
Je ne fais pas ces activités pour d’autres raisons...... 6  

3. En cas de variations dans la netteté de votre vision au cours de la journée, vous éprouvez :

(Cocher une seule case)



Absence de variations dans la netteté de ma vision.............. 1  
Aucune difficulté................................... 2  
De légères difficultés................. 3  
Des difficultés modérées................ 4  
Beaucoup de difficultés................ 5  

4. Vous appréciez les distances dans certaines circonstances comme descendre les escaliers ou garer une voiture :

(Cocher une seule case)



Sans aucune difficulté................ 1  
Avec de légères difficultés.............. 2  
Avec des difficultés modérées............. 3  
Avec beaucoup de difficultés............. 4  

5. Pour voir sur les cotés, comme lorsqu’une voiture sort d’une pente de garage ou d’une rue latérale, ou lorsque quelqu’un sort d’un bâtiment, vous ressentez :

(Cocher une seule case)



Aucune difficulté.................. 1  
Légères difficultés.................. 2  
Difficultés modérées................. 3  
Beaucoup de difficultés................ 4  

6. Lorsque vous passez d’une zone éclairée à une zone sombre, comme en entrant dans une salle de cinéma obscure, vous vous adaptez à l’obscurité :

(Cocher une seule case)



Sans aucune difficulté................ 1  
Avec de légères difficultés.............. 2  
Avec des difficultés modérées............. 3  
Avec beaucoup de difficultés............. 4  

7. Lorsque vous lisez les caractères courants dans les journaux, vous ressentez :

(Cocher une seule case)



Aucune difficulté.................. 1  
De légères difficultés................ 2  
Des difficultés modérées............... 3  
Beaucoup de difficultés................ 4  
Je n’essaie jamais à cause de ma vision......... 5  

8. Lorsque vous lisez de petits caractères dans un annuaire téléphonique, sur une boîte de médicament, ou sur un contrat/document juridique, vous ressentez :

(Cocher une seule case)



Aucune difficulté.................. 1  
De légères difficultés................ 2  
Des difficultés modérées............... 3  
Beaucoup de difficultés................ 4  
Je n’essaie jamais à cause de ma vision......... 5  

9. Vous conduisez la nuit :

(Cocher une seule case)



Sans aucune difficulté................ 1  
Avec de légères difficultés.............. 2  
Avec des difficultés modérées............. 3  
Avec beaucoup de difficultés............. 4  
Je ne conduis jamais la nuit à cause de ma vision..... 5  
Je ne conduis jamais la nuit pour d’autres raisons..... 6  

10. Vous conduisez dans des conditions difficiles, telles que mauvais temps, heures de pointe, sur autoroute, ou en ville :

(Cocher une seule case)



Sans aucune difficulté.................. 1  
Avec de légères difficultés................ 2  
Avec des difficultés modérées.............. 3  
Avec beaucoup de difficultés............... 4  
Je ne conduis jamais dans ces conditions à cause de ma vision.. 5  
Je ne conduis jamais dans ces conditions pour d’autres raisons.. 6  

11. Dans votre vie quotidienne, votre vision vous pose :

(Cocher une seule case)



Aucune difficulté.................. 1  
De légères difficultés................ 2  
Des difficultés modérées............... 3  
Beaucoup de difficultés................ 4  

12. Lorsque vous pratiquez des activités sportives ou d’autres activités de plein air que vous appréciez (comme la promenade, la nage, l’aérobic, les sports d’équipe, ou le jogging), votre vision vous pose :

(Cocher une seule case)



Aucune difficulté.................. 1  
De légères difficultés................ 2  
Des difficultés modérées............... 3  
Beaucoup de difficultés................ 4  
Je ne fais pas ces activités à cause de ma vision...... 5  
Je ne fais pas ces activités pour d’autres raisons...... 6  

QUESTIONS AU SUJET DE VOTRE VISION

13. Avez-vous besoin d‘une correction supplémentaire (lunettes, lentilles bifocales, loupe…) quand vous devez lire de façon ponctuelle, par exemple une indication de direction, un menu ou un reçu ?

(Cocher une seule case)



Oui tout le temps.................. 1  
Oui parfois.................... 2  
Non....................... 3  

14. Avez-vous besoin d‘une correction supplémentaire (lunettes, lentilles bifocales, loupe…) quand vous devez lire de façon prolongée, par exemple un livre, un article de magazine, ou un journal ?

(Cocher une seule case)



Oui tout le temps.................. 1  
Oui parfois.................... 2  
Non....................... 3  

15. Quand vous conduisez la nuit, avez-vous besoin de lunettes ou de lentilles de contact ?

(Cocher une seule case)



Oui tout le temps.................. 1  
Oui parfois.................... 2  
Non....................... 3  
Je ne conduis pas la nuit à cause de ma vision....... 4  
Je ne conduis pas la nuit pour d’autres raisons....... 5  

16. À la nuit tombante, quand il commence tout juste à faire sombre, avez-vous besoin de lunettes ou de lentilles de contact pour conduire ?

(Cocher une seule case)



Oui tout le temps.................. 1  
Oui parfois.................... 2  
Non....................... 3  
Je ne conduis pas à la nuit tombante à cause de ma vision.. 4  
Je ne conduis pas à la nuit tombante pour d’autres raisons.. 5  

Les questions suivantes concernent votre vision actuelle après la chirurgie, au besoin améliorée par votre correction optique habituelle (lunettes, lentilles, loupe, autres…).

17. La nuit, face à de fortes lumières, percevez-vous des dispersions lumineuses ou des halos qui vous gênent ou altèrent votre vision ?

(Cocher une seule case)



Tous le temps................... 1  
La plupart du temps................. 2  
Parfois...................... 3  
Rarement..................... 4  
Jamais...................... 5  

18. Ressentez-vous des douleurs ou un inconfort au niveau des yeux (par exemple brûlures, démangeaisons, ou sensibilité douloureuse) ?

(Cocher une seule case)



Tous le temps................... 1  
La plupart du temps................. 2  
Parfois...................... 3  
Rarement..................... 4  
Jamais...................... 5  

19. Êtes-vous gêné(e) par une sécheresse des yeux ?

(Cocher une seule case)



Je n’ai pas de sécheresse............... 1  
Pas du tout..................... 2  
Très peu...................... 3  
Modérément.................... 4  
Assez....................... 5  
Beaucoup..................... 6  

20. Êtes-vous gêné(e) par des variations dans la netteté de votre vision au cours de la journée ?

(Cocher une seule case)



Jamais...................... 1  
Rarement..................... 2  
Occasionnellement................. 3  
Régulièrement................... 4  
Tout le temps.................... 5  

21. Vous arrive-t-il de vous faire du souci pour votre vue ou votre vision ?

(Cocher une seule case)



Jamais...................... 1  
Rarement..................... 2  
Occasionnellement................. 3  
Régulièrement................... 4  
Tout le temps.................... 5  

22. Vous arrive-t-il de penser ou de vous préoccuper de votre vue ou votre vision ?

(Cocher une seule case)



Jamais...................... 1  
Rarement..................... 2  
Occasionnellement................. 3  
Régulièrement................... 4  
Tout le temps.................... 5  

QUESTIONS AU SUJET DE LA CORRECTION DE VOTRE VISION

Les questions suivantes concernent votre vision actuelle après la chirurgie, au besoin améliorée par votre correction optique habituelle (lunettes, lentilles, loupe, autres.).

23. En ce moment, comment évaluez-vous la netteté de votre vision opérée, au besoin améliorée par une correction optique supplémentaire (lunettes, lentilles…)

(Cocher une seule case)



Parfaitement nette.................. 1  
Assez nette.................... 2  
En partie nette................... 3  
Pas nette du tout.................. 4  

24. Quelle intensité de douleur ou d’inconfort ressentez-vous au niveau des yeux (par exemple, brûlures, démangeaisons, ou sensibilité douloureuse) ?

(Cocher une seule case)



Aucune...................... 1  
Faible....................... 2  
Modérée..................... 3  
Sévère...................... 4  
Très sévère.................... 5  

25. Avez-vous des maux de tête qui vous semblent en relation avec votre vision ou votre correction visuelle ?

(Cocher une seule case)



Jamais...................... 1  
Rarement..................... 2  
Occasionnellement................. 3  
Régulièrement................... 4  
Tout le temps.................... 5  

26. Êtes-vous satisfait(e) de votre correction chirurgicale, au besoin améliorée par votre correction optique habituelle (lunettes, lentilles…) ?

(Cocher une seule case)



Totalement satisfait(e)................ 1  
Très satisfait(e)................... 2  
Assez satisfait(e).................. 3  
Peu satisfait(e)................... 4  
Très peu satisfait(e)................. 5  
Pas du tout satisfait(e)................ 6  

27. D’un point de vue esthétique, êtes-vous satisfait(e) de votre correction chirurgicale, au besoin améliorée par votre correction optique habituelle (lunettes, lentilles…) ?

(Cocher une seule case)



Totalement satisfait(e)................ 1  
Très satisfait(e)................... 2  
Assez satisfait(e).................. 3  
Peu satisfait(e)................... 4  
Très peu satisfait(e)................. 5  
Pas du tout satisfait(e)................ 6  

28. Si votre vue vous semblait parfaite sans aucune correction (lunettes, lentilles ou autres), dans quelle mesure pensez-vous que cela changerait votre vie ?

(Cocher une seule case)



Aucun changement................. 1  
Un petit progrès................... 2  
Un grand progrès.................. 3  
J’ai déjà une vue parfaite sans correction........ 4  

29. D’un point de vue esthétique, la correction que vous avez actuellement est-elle la meilleure que vous ayez jamais eue ?

(Cocher une seule case)



Oui........................ 1  
Non....................... 2  

30. D’un point de vue esthétique, y a-t-il un moyen de correction de votre vision qui vous semblerait meilleur que celui que vous avez ?

(Cocher une seule case)



Oui........................ 1  
Non....................... 2  

31. Au cours des quatre dernières semaines, avez-vous utilisé pour des raisons esthétiques, un moyen de correction ou un traitement inconfortable ?

(Cocher une seule case)



En permanence................... 1  
La plupart du temps................. 2  
Parfois...................... 3  
Rarement..................... 4  
Jamais...................... 5  

32. Au cours des quatre dernières semaines, avez-vous utilisé pour des raisons esthétiques un moyen de correction ou un traitement inadapté à votre vision ?

(Cocher une seule case)



En permanence................... 1  
La plupart du temps................. 2  
Parfois...................... 3  
Rarement..................... 4  
Jamais...................... 5  

33. À cause de votre vision, vous sentez-vous obligé(e) de limiter vos activités sportives ou autres activités de plein air (promenade, aérobic, sports collectifs, jogging…) ?

(Cocher une seule case)



Oui........................ 1  
Non....................... 2  

34. Y a-t-il des activités sportives ou de loisir que vous aimeriez pratiquer mais auxquelles vous renoncez à cause de votre vision ou de votre moyen de correction ?

(Cocher une seule case)



Oui, beaucoup................... 1  
Oui un peu..................... 2  
Non....................... 3  

35. Y a-t-il des activités de la vie quotidiennes que vous aimeriez faire mais auxquelles vous renoncez à cause de votre vision ou de votre moyen de correction ?

(Cocher une seule case)



Oui, beaucoup................... 1  
Oui un peu..................... 2  
Non....................... 3  

Avez-vous été confronté(e) aux problèmes suivants au cours des quatre dernières semaines ? Si oui, à quel degré cela vous a-t-il gêné ?

Merci de répondre même si le problème ne concerne qu’un seul des deux yeux.



   Si oui, à quel degré avez-vous été gêné ? 
  Cochez une seule case Cochez une seule case 
36 Larmoiement ? a.
Oui.............. 1
Non............. 2  
b.
Très................ 1
Assez............. 2
Peu................. 3
Pas du tout..... 4  
37 Vision déformée ? a.
Oui.............. 1
Non............. 2  
b.
Très................ 1
Assez............. 2
Peu................. 3
Pas du tout..... 4  
38 Éblouissement ? a.
Oui.............. 1
Non............. 2  
b.
Très................ 1
Assez............. 2
Peu................. 3
Pas du tout..... 4  
39 Brouillard visuel ? a.
Oui.............. 1
Non............. 2  
b.
Très................ 1
Assez............. 2
Peu................. 3
Pas du tout..... 4  

Avez-vous été confronté(e) aux problèmes suivants au cours des quatre dernières semaines ? Si oui, à quel degré cela vous a-t-il gêné ?

Merci de répondre même si le problème ne concerne qu’un seul des deux yeux.



   Si oui, à quel degré avez-vous été gêné ? 
  Cochez une seule case Cochez une seule case 
40 Gêne visuelle ? a.
Oui.............. 1
Non............. 2  
b.
Très................ 1
Assez............. 2
Peu................. 3
Pas du tout..... 4  
41 Sensibilité douloureuse au niveau des yeux ? a.
Oui.............. 1
Non............. 2  
b.
Très................ 1
Assez............. 2
Peu................. 3
Pas du tout..... 4  
42 Fatigue de vos yeux ? a.
Oui.............. 1
Non............. 2  
b.
Très................ 1
Assez............. 2
Peu................. 3
Pas du tout..... 4  

Fin du questionnaire

Merci de votre participation

ENQUETE DE SATISFACTION LASIK

QUESTIONNAIRE

Ce second questionnaire est indépendant du premier. Il a pour objet d’évaluer l’effet de l’opération sur votre vision subjective.

Merci de répondre à toutes les questions posées et de le renvoyer avec l’autre questionnaire grâce à l’enveloppe pré-timbrée ci-jointe.

La vision de jour

1. Par rapport à votre vision préopératoire, considérez-vous que votre vision actuelle est globalement :

meilleure moins bonne inchangée ne sait pas

2. Portez-vous actuellement des lunettes pour la vision de près ?

jamais occasionnellement toujours ne sait pas

3. Portez-vous actuellement des lunettes pour la vision de loin ?

jamais occasionnellement toujours ne sait pas

La vision de nuit

4. Par rapport à votre vision nocturne préopératoire, considérez-vous que votre vision nocturne actuelle est globalement :

meilleure moins bonne inchangée ne sait pas

5. Par rapport à votre vision préopératoire, avez-vous remarqué des phénomènes visuels gênants la nuit ?

oui : dans ce cas était-ce : des halos (auréoles autour des lumières) ?

des diffractions (lumière étoilée ou dédoublée) ?

des éblouissements

autres : préciser ______________________

non

ne sait pas

La conduite automobile de nuit

6. Conduisez-vous ?

oui non

7. Si vous conduisez : par rapport à avant l’opération, considérez-vous qu’actuellement, en conduisant la nuit, vous éprouvez :

plus de difficultés moins de difficultés aucune différence ne sait pas

Satisfaction globale

8. La sécheresse des yeux : Par rapport à la situation préopératoire, considérez-vous que les éventuels symptômes de sécheresse sont :

améliorés inchangés accentués absence de sécheresse ne sait pas

9. Au total : à propos des résultats de l’opération, diriez-vous que vous êtes :

très satisfait assez satisfait moyennement satisfait mécontent ne sait pas

10. Compte-tenu des résultats obtenus, referiez-vous l’opération ou la conseilleriez-vous à vos proches ?

oui non ne sait pas

Merci de votre participation

Références

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Hays R.D., Mangione C.M., Ellwein L., Lindblad A.S., Spritzer K.L., McDonnell P.J. Psychometric properties of the National Eye Institute-Refractive Error Quality of Life instrument Ophthalmology 2003 ;  110 : 2292-2301 [cross-ref]
McDonnell P.J., Mangione C., Lee P., Lindblad A.S., Spritzer K.L., Berry S., and al. Responsiveness of the National Eye Institute Refractive Error Quality of Life instrument to surgical correction of refractive error Ophthalmology 2003 ;  110 : 2302-2309 [cross-ref]
Hays R.D., Spritzer K.L. National Eye Institute Refractive Error Quality of Life Instrument (NEI-RQL-42). Version 1. 0: a manual for scoring and use  Los Angeles, CA: Rand Health Sciences (2002). 
Nichols J.J., Twa M.D., Mitchell G.L. Sensitivity of the National Eye Institute Refractive Error Quality of Life instrument to refractive surgery outcomes J Cataract Refract Surg 2005 ;  31 : 2313-2318 [cross-ref]
Nunes L.M., Cotizo V., Schor P. Validação de versão em línguaportuguesa do questionário NEI-RQL como instrumento de avaliação da qualidade de vida relacionadaà visão, em candidatos a cirurgia refrativa Rev Bras Oftalmol 2004 ;  63 : 110-118
Nunes L.M., Schor P. Evaluation of the impact of refractive surgery on quality of life using the NEI-RQL (National Eye Institute Refractive Error Quality of Life) instrument Arq Bras Oftalmol 2005 ;  68 : 789-796
Toker E., Onal S., Eraslan M., Eyriparmak M. The Turkish version of the National Eye Institute Refractive Error Quality of Life Instrument: translation, validity and reliability Qual Life Res 2008 ;  17 : 1269-1276 [cross-ref]
Cronbach L.J. Coefficient Alpha and the internal structure of tests Psychometrika 1951 ;  16 : 297-334 [cross-ref]
Nunnaly J. Psychometrics theory  New York: McGraw-Hill (1978). 
Saragoussi D., Saragoussi J.J. Lasik, PRK and quality of vision: a study of prognostic factors and a satisfaction survey J Fr Ophtalmol 2004 ;  27 : 755-764 [inter-ref]



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