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Revue du rhumatisme
Volume 74, n° 5
page 535 (mai 2007)
Doi : 10.1016/j.rhum.2007.02.017
PU.05

Mycophénolate mofétil comme alternative thérapeutique dans les formes sévères de lupus. À propos de trois cas
 

M. Meunier a, K. Weybel Lanfant a, O. Mejjad a, T. Lequerré b, V. Goëb b, O. Vittecoq b, X. Le Loët a
a Service de rhumatologie, CHU, hôpitaux de Rouen, Rouen, France 
b Service de rhumatologie, C.H.U, hôpitaux de Rouen, Rouen, France 

Introduction. - Le mycophénolate mofétil (MMF) est utilisé au cours du lupus après échec des traitements conventionnels ou comme traitement des glomérulonéphrites lupiques. Sa bonne tolérance et son efficacité rapportées dans des cas anecdotiques pourraient faire rediscuter sa place dans l'arsenal thérapeutique du lupus érythémateux disséminé (LED). Nous rapportons trois nouvelles observations de poussée lupique sévère traitée par MMF.

Cas clinique. - CAS 1: patiente de 61 ans (poids=40 kg) ayant un LED avec atteinte articulaire, rénale et cutanée depuis 1964 stabilisée par prednisone (entre 5 et 8 mg/j) et hydroxychloroquine (HCQ) (200 mg/j). Apparition rapidement progressive d'une myosite lupique sévère: déficit moteur diffus, troubles de déglutition, dyspnée stade III, asthénie; CPK: 3429 UI/L; AAN>1200, anti-ADN natif à 52, anti RNP 433, anti Sm 421. Atteinte myogène proximale à l'EMG, myosite sévère à la biopsie. Mise sous MMF à 1,5 g/j permettant une amélioration clinicobiologique rapide avec un recul de trois mois: régression du déficit moteur, CPK=120 (N), et décroissance de la corticothérapie de 60 à 20 mg/j. CAS 2: Patiente de 37 ans ayant un LED avec atteinte articulaire et du nerf phrénique responsable d'une douleur thoracique avec dyspnée depuis 94 ayant reçu HCQ (400 mg/j). Début 2004, poussée lupique avec atteinte articulaire, diaphragmatique et rénale; VS à 141, AAN>1200, anti-ADN natif+, anti-Ro à 50; protéinurie isolée à 980 mg/24 h. Rx thorax: surélévation de coupole droite et épanchement pleural droit, PBR: glomérulonéphrite lupique; Mise sous MMF à 1,25 g permettant une amélioration clinicobiologique rapide avec un recul de deux ans: disparition de la dyspnée, négativité de la protéinurie, et sevrage de la corticothérapie. CAS 3: patiente de 33 ans présentant un LED avec atteinte cutanée, articulaire et neurologique (trouble du langage et syndrome cérébelleux) depuis 1999. En 2004, survenue de deux épisodes de myélite dorsale objectivée en IRM malgré un traitement par azathioprine (150 mg/j); AAN 1/1000, anticardiolipine+, antiphospholipide+; Mise sous MMF à 1,5 g/j et trois bolus de 1 gr de méthylprednisolone permettant l'absence de nouvelle poussée et l'amélioration de l'état général avec un recul de 18 mois.

Conclusion. - Ces trois cas, associés aux autres cas rapportés, illustrent l'efficacité et la bonne tolérance du MMF dans le lupus sévère, permettant l'épargne cortisonique. Le MMF représente une bonne perspective thérapeutique, et pourrait être proposé en première intention compte tenu de son bon profil. Toutefois, des études à plus grande échelle devraient être réalisées afin de confirmer ces résultats.


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