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Gynécologie Obstétrique & Fertilité
Volume 35, n° 6
page 606 (juin 2007)
Doi : 10.1016/j.gyobfe.2007.03.001
Lettre à la rédaction

Intérêt de la prise en charge spécifique des patientes enceintes présentant un trouble de la fonction thyroïdienne : Gynecol Obstet Fertil 2007;35:60-65
 

C. Jamin
Cabinet médical, 169, boulevard Malesherbes, 75008 Paris, France 

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'excellent article de D. Luton et al. : Intérêt de la prise en charge spécifique des patientes enceintes présentant un trouble de la fonction thyroïdienne .

Il est très exhaustif et documenté. J'aurais cependant deux remarques à formuler.

La première, de forme. L'équipe qui signe cet article est particulièrement renommée pour le suivi foetal des femmes présentant une hyperthyroïdie et en particulier sur la place de l'échographie de la thyroïde foetale lorsque la mère présente une dysthyroïdie. Or, dans l'article, cette partie originale n'apparaît principalement que dans la conclusion et de manière succincte, ce qui est bien dommage.

La seconde porte davantage sur le fond. Si comme cela est bien noté dans l'article, le dépistage du déficit en iode est un problème de santé publique mais ne peut actuellement être généralisé du fait de l'absence de test fiable et simple, il n'en est pas de même du dépistage de l'hypothyroïdie maternelle lors de la grossesse. En effet, on dispose d'un dosage simple : celui de la TSH. On aurait aimé que la question du dépistage systématique de cette hypothyroïdie infraclinique fût davantage développée.

En faveur de ce dépistage plaide l'existence d'un traitement simple peu coûteux et surtout efficace qui doit être mis en parallèle avec les conséquences graves et durables de l'absence de diagnostic. De plus, comme d'ailleurs vous le signalez, les éléments cliniques qui orientent vers le diagnostic sont le plus souvent aspécifiques ou même absents. Enfin l'incidence de cette hypothyroïdie infraclinique est élevée : vous citez 2,5 % de la population ce qui est inférieur à la réalité si l'on prend comme norme de valeur supérieure de la TSH et début de grossesse 3 mUI/l (votre chiffre) et 2 mUI/l (mon chiffre). Bien entendu si les gynécologues suivaient les recommandations de doser la TSH en cas d'antécédent de pathologie thyroïdienne ou auto-immune personnelle ou familiale au premier degré plus de 70 % de ces hypothyroïdies infracliniques seraient diagnostiquées, restent que la majorité des cas appartient encore à la population non testée.

Il est vrai qu'à ce jour les recommandations officielles ou des sociétés savantes sont loin d'être unanimes pour préconiser ce dépistage systématique. Cependant, malgré cette absence de recommandation dans le Maine aux États-Unis, 50 % des obstétriciens testent 95 % de leurs patientes enceintes.

La seule certitude est qu'il est urgent que ces différents points soient évalués. Quel est le dosage le plus approprié TSH ± T4 libre, date du dépistage, dosage des anticorps anti-TPO, seuil d'intervention, équation coût-bénéfice-risque... ?


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