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Journal Français d'Ophtalmologie
Volume 35, n° 6
pages 432-436 (juin 2012)
Doi : 10.1016/j.jfo.2011.10.006
Received : 15 July 2011 ;  accepted : 7 October 2011
Que reste-t-il aujourd’hui des conjonctivites néonatales dans la préfecture de la Kozah au Togo ?
What remains today of neonatal conjunctivitis in prefecture of Kozah in Togo?
 

K.D. Ayena a, , K.M. Amedome b, J.W. Diallo c, K.B. Dzidzinyo b, K.D. Azoumah d, A.S. Aboubakari e, M. Salou f, S.K. Koffi g, N. Tchassi a, K.P. Balo b
a Service d’ophtalmologie, CHU de Kara, avenue Gnassingbé-Eyadema, Kara, Togo 
b Service d’ophtalmologie, CHU Tokoin, Tokoin, Lomé, Togo 
c Service d’ophtalmologie, CHU Souro-Sanou, BP 676, Bobo-Dioulasso 01, Burkina Faso 
d Service de pédiatrie, CHU de Kara, avenue Gnassingbé-Eyadema, Kara, Togo 
e Service de Gynéco-obstétrique, CHU de Kara, avenue Gnassingbé-Eyadema, Kara, Togo 
f Service de bactériologie, CHU Tokoin, Tokoin, Lomé, Togo 
g Service de pédiatrie, CHU Tokoin, Lomé, Togo 

Auteur correspondant.
Résumé
But

Le but de ce travail est de dépister les conjonctivites néonatales afin d’en évaluer leur incidence et surtout rechercher les germes en cause.

Patients et méthodes

Il s’agit d’une étude transversale dans trois formations sanitaires de la préfecture de la Kozah du 24 mars au 12 mai 2009. Tous les nouveau-nés suivis dans ces centres ont été examinés à la recherche de signes de conjonctivite. Un examen cytologique et bactériologique (ECB) des sécrétions conjonctivales a été réalisé chez les nouveau-nés suspects afin d’isoler un germe.

Résultats

Durant la période d’étude, 348 nouveau-nés ont été examinés, dont 185 garçons et 163 filles avec un sex-ratio de 1,1. L’âge moyen était de 3,7jours. Vingt-huit nouveau-nés présentaient une conjonctivite (8 %) ; 39,3 % de ces cas de conjonctivites ont été observés les quatre premiers jours de vie. Dix-huit de ces nouveau-nés étaient accouchés par voie basse (64,28 %), contre dix par voie haute (35,72 %). Toutes les mères des nouveau-nés malades avaient un syndrome d’infection sexuellement transmissible (IST) durant le troisième trimestre de grossesse. Après ECB, le Staphylococcus aureus a été le seul germe retrouvé dans 25 % des cas.

Conclusion

Malgré la vulgarisation de la prophylaxie de la conjonctivite néonatale par la méthode de Crédé, elle persiste encore dans notre région. Éradiquer la conjonctivite néonatale nécessite le traitement des IST chez les gestantes associé à une éducation sur la prévention des infections en milieu de soins néonataux et à domicile par l’application des règles d’hygiène simples.

The full text of this article is available in PDF format.
Summary
Aim

The purpose of this study is to screen the neonatal conjunctivitis in order to evaluate its incidence and especially to seek for the causative germs.

Patients and methods

We have realized cross-sectional study in three health centers of the prefecture of Kozah from March 24 to May 12, 2009. All the newborns followed in these centers are examined in the search of signs of conjunctivitis. A biological diagnosis of conjunctival secretions was carried out at the suspect newborns.

Results

During the study period, 348 newborns were examined including 185 boys and 163 girls corresponding to a sex-ratio (M/F) of 1.1. The middle age was 3.7 days. Twenty-eight newborns presented conjunctivitis, that is to say a rate of incidence of 8%. The cases of conjunctivitis were observed the first four days of life in 39.3% of cases. Eighteen of the newborns presenting conjunctivitis were vaginal deliveries (64.3%) against ten (35.7%) by caesarian. All the mothers of the ill newborns had a syndrome of sexually transmissible infection (STI) during the third quarters of pregnancy. After biological diagnosis, Staphylococcus aureus was found in 25% of the cases.

Conclusion

Despite the common herd of neonatal conjunctivitis prophylaxis by Crede’s method, its remains in the prefecture of Kozah. In hope for neonatal conjunctivitis eradication, treatment of STI on pregnant women associated to education and communication on the prevention of the infection in neonatal health care centers and at home by hygiene rule application are necessary.

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Mots clés : Conjonctivite néonatale, Épidémiologie, Togo

Keywords : Neonatal conjunctivitis, Epidemiology, Togo


Introduction

La conjonctivite néonatale, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est une inflammation conjonctivale qui survient au cours des 28 premiers jours de la vie [1]. La conjonctivite gonococcique, encore appelée ophtalmie purulente réalisait la forme la plus classique provoquant la cécité néonatale. Les autres conjonctivites néonatales, à germes banals étaient assez fréquentes. Le diagnostic positif est clinique. Mais seul l’examen cytologique et bactériologique (ECB) des sécrétions conjonctivales apporte la preuve étiologique permettant de réajuster le traitement [2, 3].

Les premières descriptions de conjonctivite néonatale sont de Saint-Yves en 1722 puis à Vetch en 1820 qui avança l’hypothèse de l’extension de l’infection par voie hématogène de l’urètre à l’œil. Knoner en 1884 puis Morax, en 1903 ont démontré la transmission de l’infection lors de l’accouchement. Juliard fut le premier, en 1835, à conseiller l’utilisation du nitrate d’argent (AgNO3 ) dans la prévention de la conjonctivite néonatale, avant que Crédé, en 1880, n’en recommande une application systématique chez les nouveau-nés. En 1942, Friedenwald en rapporta les premiers résultats positifs sur la réduction du risque de cécité [4]. L’OMS a retiré le nitrate d’argent au profit d’autres antibiotiques et antiseptiques à cause de ses effets secondaires en l’occurrence la conjonctivite chimique [5]. Au Togo, la prophylaxie de Crédé est répandue, mais la situation épidémiologique des conjonctivites néonatales n’est pas connue. Le but de ce travail est de dépister les conjonctivites néonatales afin d’évaluer leur incidence et surtout rechercher les germes en cause.

Patients et méthodes

Kara est le chef lieu de la préfecture de la Kozah et de la région de la Kara. Elle est située à 410 Km au Nord de Lomé la capitale du Togo. Selon la direction générale de la statistique, la population de la préfecture de la Kozah, estimée à 229 798 habitants avec 5515 naissances en 2009, est rurale dans 63 % des cas. Sur le plan sanitaire, la préfecture présente un centre hospitalier universitaire (CHU), un centre hospitalier régional (CHR), un centre hospitalier préfectoral (CHP) et 30 unités de soins périphériques (USP).

Il s’agit d’une étude transversale dans trois formations sanitaires de la préfecture de la Kozah à savoir le CHU de Kara, le CHR de Tomdè et l’USP de Landa du 24 mars au 12 mai 2009. Ces trois centres représentant chacun un niveau de la pyramide sanitaire du pays ont été sélectionnés pour leur grande activité d’accouchement, de suite de couches et de vaccinations des nouveau-nés. Les nouveau-nés âgés de 0 à 28jours ont été examinés systématiquement à la recherche de signes de conjonctivite lors de leur visite pour les premières vaccinations. Un nouveau-né était déclaré porteur d’une conjonctivite lorsque la mère signalait une rougeur oculaire, des sécrétions oculaires ou un larmoiement avec une hyperhémie conjonctivale à l’examen physique. Les paramètres étudiés étaient l’âge, le sexe, les signes fonctionnels et physiques, les soins immédiats au nouveau-né. Certains facteurs favorisant ont été recherchés chez les mères, notamment l’existence d’un syndrome d’infection sexuellement transmissible (IST) au cours de la grossesse et le mode d’accouchement. Un ECB des sécrétions conjonctivales a été réalisé chez les nouveau-nés cliniquement suspects afin d’isoler un germe. Le consentement de la mère a été obtenu avant tout examen du nouveau-né. Seul le laboratoire de bactériologie du CHU Kara était disponible pour l’ECB des sécrétions oculaires allongeant le délai d’acheminement des prélèvements effectués dans les 2 autres centres. N’étaient pas inclus dans notre étude, tous les sujets examinés dont l’âge était différent de celui retenu.

Les données collectées ont été traitées et analysées à l’aide du logiciel SPSS 12.0. Le test de Chi deux a été utilisé pour les comparaisons avec un seuil de signification statistique p < 0,05.

Résultats

Sur 432 nouveau-nés dans les trois formations sanitaires durant la période d’étude, 348 ont été examinés, ce qui correspond à un taux de participation de 80,5 %. Nous avons examiné 200 nouveau-nés au CHU Kara (57,5 %), 107 au CHR Tomdè (30,7 %) et 41 à l’USP de Landa (11,8 %). Le sexe masculin a représenté 53,2 % (n =185) de l’échantillon contre 46,8 % de sexe féminin (n =163). Le sex-ratio (M/F) était de 1,1. L’âge moyen des nouveau-nés était de 3,7±2,5jours avec des extrêmes de 0 et 26jours. La tranche d’âge de zéro à quatrejours a représenté 72,7 % de l’échantillon (Figure 1).



Figure 1


Figure 1. 

Répartition des nouveau-nés examinés selon l’âge et le sexe.

Zoom

Vingt-huit nouveau-nés ont présenté des signes de conjonctivite, soit un taux d’incidence de 8 % (IC95 % =2,8 %). Parmi eux, 23 (82,2 %) étaient recrutés au CHU Kara, deux (7,1 %) au CHR Tomdè et trois (10,7 %) à l’USP Landa. Ils étaient de sexe masculin dans 17 cas (60,7 %) et féminin dans 11 cas (39,3 %). La répartition selon l’âge des nouveau-nés atteints de conjonctivite est représentée sur la Figure 2. La tranche d’âge de zéro à quatre jours a été la plus représentée (39,3 %) suivie par celle de cinq à neuf jours (32,1 %). Les principaux signes fonctionnels rapportés par les mères étaient les yeux rouges dans tous les cas, les sécrétions dans sept cas et le larmoiement dans six cas. L’accouchement par voie basse a été retrouvé dans 18 cas (64,3 %) contre dix césariennes (35,7 %). Le liquide amniotique était teinté dans 15 cas (53,6 %). L’antécédent de syndrome d’infection sexuellement transmissible a été rapporté chez les mères des 28 nouveau-nés atteints. Il s’agissait d’un écoulement vaginal au troisième trimestre de la grossesse chez 21 mères (75 %) et de prurit vaginal chez sept (25 %). La rupture prématurée des membranes a été rapportée dans 4 cas (14,3 %). À l’accouchement, l’instillation de collyre antibiotique ou antiseptique a été rapportée chez 24 nouveau-nés malades (85,7 %) tandis que chez les quatre autres une instillation de lait maternel a été rapportée (14,3 %). À l’examen physique l’hyperhémie conjonctivale a été retrouvée dans tous les cas, l’œdème palpébral dans 11 cas (39,3 %), les sécrétions conjonctivales dans sept cas (25 %) qui étaient purulentes dans trois cas puis mousseuses dans quatre cas, et le chémosis dans cinq cas (17,8 %). Après l’ECB le Staphylococcus aureus a été le seul germe isolé dans sept cas (25 %). Les prélèvements étaient stériles dans 21 cas (75 %). Tous les nouveau-nés malades ont été pris en charge à base d’antibiotique par voie locale et générale avec une guérison après un suivi régulier de deux semaines.



Figure 2


Figure 2. 

Répartition des cas de conjonctivite néonatale selon l’âge.

Zoom

Discussion

Cette étude transversale nous a permis de retrouver un taux d’incidence des conjonctivites néonatales de 8 % dans la préfecture de la Kozah. Il s’agit, dans notre étude, d’un taux d’incidence hospitalier. Le choix des formations sanitaires a été fait sur la base de leur grande activité néonatale, par ailleurs, et dans le respect de la pyramide sanitaire du Togo. En effet le système sanitaire du pays est pyramidal avec les USP au niveau primaire, les CHP et CHR au secondaire puis les CHU au tertiaire. Devant une suspicion clinique, un prélèvement des sécrétions conjonctivales a été fait avec un ECB. Plusieurs études aussi rapportent des résultats à partir de l’ECB des sécrétions conjonctivales [6, 7, 8, 9]. Yip et al. [10] ont rapporté que la polymerase chain reaction (PCR) est plus sensible dans le diagnostic de conjonctivite néonatale à chlamydia que l’ECB. Nous n’avons pas pu réaliser le diagnostic biologique à la PCR en raison des limites techniques du laboratoire. Les auteurs émettent l’hypothèse qu’en l’absence de la PCR l’isolement d’un autre germe causal comme le Chlamydia trachomatis n’a pu être possible.

Dans notre étude, la prophylaxie de Crédé a consisté à l’instillation de collyre antibiotique ou antiseptique chez 85,7 % des nouveau-nés. Au Brésil, la prophylaxie serait appliquée dans 86 % dans les unités de soins néonataux [11]. Il n’existe pas de différence significative (p =0,857). Salpietro et al. ont montré qu’environ 30 % de nouveau-nés exposés à l’infection lors de l’accouchement, contractent une conjonctivite néonatale en l’absence de prophylaxie contre 2 % quand on instille du nitrate d’argent dès la naissance à titre préventif [12]. Malgré la vulgarisation de la prophylaxie des conjonctivites néonatales par la méthode de Crédé, leur taux d’incidence varie de 1,8 à 22,3 % dans la littérature [5, 6, 9, 13, 14, 15, 16, 17]. Ce taux de prévalence a varié selon les pays (Tableau 1). Il est maximal chez les nouveau-nés de mères infectées par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) de type 1 en l’absence de prophylaxie [17]. Le taux d’incidence de la conjonctivite néonatale est encore élevé dans la préfecture de la Kozah. Il est nécessaire de planifier des actions en vue de sa réduction. Nous pensons qu’il faut prévenir et traiter systématiquement les syndromes d’IST chez les gestantes, renforcer rigoureusement la prophylaxie de Crédé chez les nouveau-nés. Des séances d’information d’éducation et de communication permettront d’atteindre le personnel de santé concerné. La diffusion de ces informations sur les antennes des radios de proximité dans les différentes langues maternelles permettra d’atteindre la population générale.

L’ECB a permis d’isoler dans notre série le S. aureus dans 25 % des cas. Sarvikivi et al. ont rapporté 24 % de confirmation biologique des infections chez les nouveau-nés [7] (p =0,763). Le S. aureus est de plus en plus isolé dans les sécrétions conjonctivales des nouveau-nés dans certaines publications [6, 8, 9]. Gul et al. ont examiné systématiquement les nouveau-nés à j1, j3, j7, j14, j21 et j28 de vie et ont isolé le S. aureus dans 65 % des cas à Islamabad au Pakistan [6] (p =0,0125). Olatunji et al. au Nigéria ont retrouvé ce germe dans 43,1 % des cas [18] (p =0,0133). Ce germe ne causant pas un syndrome d’IST, il peut s’agir d’une contamination manuportée ou iatrogène comme rapporté par certains auteurs [6, 18, 19, 20]. Il est très important d’insister, à la fois chez le personnel soignant et les parents, sur l’hygiène des mains, du corps et des vêtements dans l’administration des soins aux nouveau-nés et dans leur entretien quotidien. Certains auteurs n’ont pas retrouvé de S. aureus dans leur série [21, 22, 23]. Ces auteurs ont retrouvé les germes classiques tels que Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhoeae, Klebsiella spp.

Conclusion

Ce travail nous a permis de savoir que, malgré la vulgarisation de la prophylaxie de la conjonctivite néonatale par la méthode de Crédé, elle persiste encore dans notre région. Éradiquer la conjonctivite néonatale nécessite le traitement des IST chez les gestantes associé à une éducation sur la prévention des infections en milieu de soins néonataux et à domicile par l’application des règles d’hygiène simples. La durée de l’étude étant courte (moins de deux mois), nous n’avons pas d’idée sur l’influence saisonnière. Une étude togolaise multicentrique plus longue permettra d’évaluer une éventuelle influence saisonnière et géographique. Au point de vue biologique, l’apport de la PCR augmentera les chances de retrouver d’autres germes que le Staphylocoque doré.

Déclaration d’intérêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflit d’intérêt en relation avec cet article.


 Communication orale présentée lors du 117e congrès de la Société française d’ophtalmologie en mai 2011. Ce travail a été retenu « prix de la Bourse de la Francophonie ».

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