Article

PDF
Access to the PDF text
Service d'aide à la décision clinique
Advertising



Journal Français d'Ophtalmologie
Volume 35, n° 6
pages 454-466 (juin 2012)
Doi : 10.1016/j.jfo.2012.02.002
Received : 19 September 2010 ;  accepted : 22 February 2012
Tomographie par cohérence optique (OCT) en neuro-ophtalmologie
Optical coherence tomography in neuro-ophthalmology
 

Figure 1




Figure 1 : 

Cas clinique 1. Une femme de 49ans atteinte d’une sclérose en plaques évoluant depuis 14ans sous natalizumab (TYSABRI®) consulte pour une douleur à la mobilisation du globe oculaire droit suivie d’une baisse d’acuité visuelle et d’un scotome central. L’acuité est diminuée à 1/10, supérieure à P14 avec présence d’un déficit pupillaire afférent relatif. Le fond d’œil est normal. L’analyse de l’épaisseur de la couche des fibres ganglionnaires par tomographie en cohérence optique objective des valeurs dans les limites de la normale.


Figure 2




Figure 2 : 

Cas clinique 1. Les potentiels évoqués visuels sont altérés à droite.


Figure 3




Figure 3 : 

Cas clinique 1. Après l’instauration des bolus de corticoïdes, la patiente récupère progressivement son acuité visuelle qui à quatre mois est remontée à 5/10 P5. Au fond œil, il existe une pâleur temporale bien corrélée à une perte axonale constatée à la tomographie en cohérence optique (OCT). L’OCT révèle la séquelle alors que les potentiels évoqués visuels peuvent se normaliser à distance.


Figure 4




Figure 4 : 

Cas clinique 1. Le potentiel évoqué visuel par damier (15 minutes) est toujours altéré à droite (OD) et normal à gauche (OG).


Figure 5




Figure 5 : 

Cas clinique 2. Une patiente de 82ans consulte pour une baisse d’acuité visuelle de l’œil gauche (pas de perception lumineuse). L’acuité visuelle de l’œil droit est limitée à une perception lumineuse en raison d’une névrite optique rétrobulbaire cinq ans avant l’épisode actuel. Il existe une atteinte médullaire associée. Les pupilles sont en semi-mydriase aréfléxique. Au fond d’œil, la papille est atrophique à droite et d’allure normale à gauche. Il s’agit d’une neuromyélite optique ou maladie de Devic confirmée par la présence d’anticorps anti-neuromyélite optique. La tomographie en cohérence optique à distance de la poussée révèle l’importante perte axonale.


Figure 6




Figure 6 : 

Cas clinique 3. Une patiente de 84ans est adressée pour bilan ophtalmologique d’un macro-adénome hypophysaire (X) d’expansion suprasellaire comprimant le chiasma optique à l’IRM (coupe sagittale T1).


Figure 7




Figure 7 : 

Cas clinique 3. L’acuité visuelle est diminuée à 1,6/10 à droite et 4/10 à gauche avec une pâleur papillaire bilatérale au fond œil. Le champ visuel central retrouve une hémianopsie bitemporale.


Figure 8




Figure 8 : 

Cas clinique 3. La tomographie en cohérence optique mesure une épaisseur en fibres ganglionnaires à 64,88μm à droite et 74,89μm à gauche. Devant la diminution importante de l’épaisseur de la couche des fibres ganglionnaires de mauvais pronostic, l’indication chirurgicale n’est pas retenue.


Figure 9




Figure 9 : 

Cas clinique 4. Une fille de dix ans consulte pour baisse d’acuité visuelle et trouble de la vision des couleurs. À l’examen, il existe une baisse d’acuité visuelle à 5/10 P3 à droite, 5/10 P2 à gauche et une dyschromatopsie d’axe jaune-bleu. L’examen du fond d’oeil retrouve une pâleur papillaire corrélée à une atteinte de la couche des fibres ganglionnaires à l’OCT. À l’interrogatoire, sa mère rapporte également un trouble de la vision des couleurs. L’acuité visuelle est à 5/10 P2 au niveau des deux yeux. Il s’y associe une dyschromatopsie d’axe bleu-jaune, une pâleur papillaire et une diminution de l’épaisseur de la couche des fibres ganglionnaires. Une enquête génétique à partir du cas index est proposée. La baisse d’acuité visuelle, les anomalies de la vision des couleurs et la diminution de l’épaisseur des fibres ganglionnaires à la tomographie en cohérence optique sont retrouvées à un degré variable chez plusieurs membres de la famille.


Figure 10




Figure 10 : 

Cas clinique 5. Une patiente de 18ans est adressée pour céphalées associées à une diplopie binoculaire horizontale sans baisse d’acuité visuelle. À l’examen, il existe une paralysie du nerf crânien abducteur (VI) gauche et un oedème papillaire bilatéral au fond œil. Il n’existe pas de déficit campimétrique.


Figure 11




Figure 11 : 

Cas clinique 5. La turgescence de la couche des fibres ganglionnaires péripapillaires est objectivée par tomographie en cohérence optique. L’imagerie cérébrale ne retrouve aucune anomalie notable. La pression d’ouverture du liquide céphalorachidien (LCR) est de 50cm d’H2O. La patiente est placée sous acétazolamide (DIAMOX®).


Figure 12




Figure 12 : 

Cas clinique 5. Après deux mois, elle ne présente plus aucun signe fonctionnel. Les papilles sont bien délimitées au fond d’œil et l’OCT s’est normalisée. La tomographie en cohérence optique peut être utile dans le suivi de tout œdème quelque soit sa cause.


Figure 13




Figure 13 : 

Cas clinique 6. Un homme de 77ans, hypertendu, est accueilli aux urgences pour une baisse d’acuité visuelle progressive de l’oeil gauche. L’acuité visuelle est à 3/10 P6 lent à droite et 1,6/10 P14 lent à gauche. Il existe une cataracte bilatérale. Au fond d’oeil, il existe un œdème papillaire bilatéral avec des vaisseaux tortueux. La tomographie en cohérence optique (OCT) montre un épaississement de la couche des fibres ganglionnaires péripapillaires à droite comme à gauche. La biologie, l’IRM et la ponction lombaire sont normales. Un mois après il se plaint d’une baisse d’acuité visuelle de l’œil droit à 2/10 P10 avec un œdème papillaire au fond d’oeil. À droite, la papille est atrophique. L’OCT corrobore l’aspect des papilles au fond d’œil. Au total le patient a présenté une NOIA non artéritique bilatérale. L’évolution des papilles et de la couche des fibres ganglionnaires à l’OCT s’effectue vers l’atrophie.


Figure 14




Figure 14 : 

Cas clinique 7. Une jeune fille de dix ans consulte pour une baisse d’acuité visuelle progressive de l’œil droit sur quatre mois. L’acuité est inférieure à 1/20 à l’œil droit contre 10/10 à l’œil gauche. Au fond d’œil à droite comme à gauche, un flou des bords papillaires associé à des télangiectasies péri-papillaires est notée.


Figure 15




Figure 15 : 

Cas clinique 7. À la tomographie en cohérence optique, la turgescence de la couche des fibres ganglionnaires péripapillaires est visualisée. La patiente consulte à nouveau deux mois après la première consultation pour une baisse d’acuité visuelle de l’œil gauche. Il s’installe une baisse d’acuité visuelle associée à une atrophie optique en voie de constitution au fond d’œil.


Figure 16




Figure 16 : 

Cas clinique 7. Au fond d’œil, l’évolution se fait vers l’atrophie.


Figure 17




Figure 17 : 

Cas clinique 7. Il existe une diminution bilatérale de l’épaisseur de la couche des fibres ganglionnaires avec un œdème péri-papillaire résiduel à gauche. La mutation m.3460G>A de l’ADN mitochondrial retrouvée confirme le diagnostic de neuropathie optique héréditaire de Leber sur le plan moléculaire.

EM-CONSULTE.COM is registrered at the CNIL, déclaration n° 1286925.
As per the Law relating to information storage and personal integrity, you have the right to oppose (art 26 of that law), access (art 34 of that law) and rectify (art 36 of that law) your personal data. You may thus request that your data, should it be inaccurate, incomplete, unclear, outdated, not be used or stored, be corrected, clarified, updated or deleted.
Personal information regarding our website's visitors, including their identity, is confidential.
The owners of this website hereby guarantee to respect the legal confidentiality conditions, applicable in France, and not to disclose this data to third parties.
Close
Article Outline