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Annales d'Endocrinologie
Vol 58, N° 5  - novembre 1997
p. 399
Doi : AN-11-1997-58-5-0003-4266-101019-ART66
Faux positifs scintigraphiques à l'iode 131 dans la surveillancedes cancers thyroïdiens différenciés
 
Faux positifs scintigraphiques à l'iode 131 dans la surveillancedes cancers thyroïdiens différenciés

S. RUDONI (1) M. TOUBEAU (2), S. MANSUY (1), G. VAILLANT (1), B. VERGES(1), J.M. BRUN (1), F. BRUNOTTE (2)

(1) Service d'Endocrinologie et Maladies Métabolique, CHU dubocage, F 21000 Dijon, (2) Service de Médecine Nucléaire,Centre George François Leclerc, F 21000 Dijon.

SUMMARY - The scope of false-positive iodine 131 images for thyroidcarcinoma.

Iodine-131 whole body imaging and serum thyroglobulin are used inthe follow-up evaluation of differentiated thyroid carcinomas. Iodine 131is used to detect and treat functioning lesions. Iodine 131 activity detectedoutside the normal thyroid bed is usually attributed to metastatic disease.False-positive localization of radioiodine has been described, and may bea potential pitfall. We report here six personal cases of false-positivelocalisations of radioiodine du to body secretions, pathologic exudate,activity in nonlactating breast, salivary gland inflammation, ovarian teratoma.Some of these false-positive can be ruled out easily by removing of clothes,removing of nozzle in patients with tracheostomy, or by ingestion of waterin subjects with abnormal mediastinal hyperfixation. Recognition of false-positiveradioiodine images is very important to prevent costly additional investigationand possibly inappropriate therapy.

RÉSUMÉ - La surveillance des cancers thyroïdiens différenciés,après traitement initial, repose sur l'utilisation conjointe du dosagede la thyroglobuline et de la scintigraphie corporelle totale. Au stadeprécoce des récidives et/ou des métastases, souventasymptomatiques au début, la scintigraphie corporelle totale, quirévèle et localise les lésions fixant l'iode 131, doitêtre un instrument fiable au service du praticien. L'expérienceacquise a montré la possibilité de faux positifs, qui détectentune hyperfixation à l'iode 131 non liée à la présencede tissu thyroïdien, pouvant induire en erreur le médecin. Nousprésentons 6 observations personnelles de faux positifs : 2 contaminations,externe et salivaire oesophagienne, une captation par la glande mammaire,un exsudat superficiel, une sialite post radique, une tumeur bénignenon thyroïdienne. Nos cas rapportés sont en accord avec lesobservations de la littérature qui distinguent, selon l'origine physiopathologique,les faux positifs liés aux sécrétions corporelles,ceux liés aux processus d'inflammation aiguë ou chronique, ceuxliés aux tumeurs bénignes et malignes non thyroïdienneset ceux de causes diverses. Pour certains faux positifs, quelques gestessimples permettent de les éviter ou de restituer les images scintigraphiquesattendues : en cas de contamination externe, l'enlèvement du vêtementet/ou du mouchoir contaminé ; chez les trachéotomisés,l'ablation de la canule et des compresses protectrices ; en cas d'hyperfixationmédiastinale médiane, ingestion d'un verre d'eau. Compte tenudes modalités d'administration de la radiothérapie métabolique,des éventuelles complications pécoces et plus tardives liéesà l'irradiation, il semble indispensable de s'assurer de la réalitédes lésions à traiter. Ces observations de faux positifs méritentd'être mieux connues pour guider les cliniciens, endocrinologues oumédecins nucléaires, afin d'éviter des explorationsinutiles ou des traitements inappropriés.

Key-words :

Differentiated thyroid carcinomas.

Iodine 131 treatment.

Iodine 131 whole body scans.

False-positive imaging.

Mots-clés :

Cancers thyroïdiens différenciers.

Traitement à l'iode 131.

Scintigraphie corporelle totale iode 131.

Faux positifs scintigraphiques.

INTRODUCTION

Les cancers différenciés épithéliaux thyroïdienssont les plus fréquents des cancers glandulaires. Deux propriétésfonctionnelles essentielles permettent un suivi après traitementinitial : la synthèse de thyroglobuline (Tg) d'une part, la captationde l'iode radioactif d'autre part. La surveillance est donc baséesur l'utilisation conjointe du dosage de thyroglobuline et de la scintigraphiecorporelle totale à l'iode 131, qui détecte et visualise lesrécidives loco-régionales et les métastases, sauf lorsqueles lésions se dédifférencient et ne fixent plus l'iode.Il semble donc indispensable d'utiliser ces deux outils en association (14,39). En pratique clinique, le dépistage des récidives et/oudes métastases est difficile, car celles-ci sont souvent asymptomatiquesau début. Seules, la thyroglobuline et/ou la scintigraphie corporelletotale à l'iode 131 vont alerter le clinicien initialement. Le diagnosticdoit être certain, car le traitement qui en dépend est contraignantet coûteux pour le malade. La scintigraphie corporelle totale, révélantet localisant les lésions, doit être un instrument fiable auservice du clinicien. L'expérience acquise a montré la possibilitéde faux positifs parfois très inattendus, véritables piègesscintigraphiques pouvant induire en erreur les médecins. Nous rapportonsici 6 observations personnelles de faux positifs.

Observation n° 1

Un homme de 67 ans bénéficie d'une thyroïdectomietotale avec curage ganglionnaire. L'examen anatomopathologique authentifieun cancer vésiculaire droit infracenti- métrique, moyennementdifférencié, sans envahissement ganglionnaire. Deux mois après,la scintigraphie corporelle totale post-thérapeutique (3 700 MBq)révèle deux reliquats cervicaux ; la TSH est à 21 mUl/l.Le patient est perdu de vue. Six ans plus tard, une scintigraphie corporelletotale diagnostique (185 MBq) retrouve un foyer cervical fixant isolélatéralisé à droite ; la TSH est à 46 mUl/l,la Tg est à 176 ng/ml. La seconde scintigraphie corporelle totalepost-thérapeutique retrouve le foyer cervical latéraliséà droite avec plusieurs foyers d'hyperfixation en regard de l'épauledroite, évoquant la possibilité de métastases osseuses(fig. 1). La TSH est à 88 mUl/l ; la Tg est à 243 ng/ml,pour une normale inférieure à 20, sans anticorps. Cependant,le patient ne présente pas de scapulalgie ; la forte intensitéde la fixation paraît suspecte et la possibilité d'une contaminationradioactive superficielle est entrevue. Nous ôtons la veste de pyjama,de nouveaux clichés montrent la disparition de l'image (fig. 2).Il s'agit d'un faux positif par contamination externe tâchant le vêtement.

Observation n° 2

Une femme de 75 ans bénéficie d'une loboisthmectomie droitepour nodule froid polaire inférieur de 2,5 cm. L'examen anatomopathologiquerévèle un cancer papillaire localisé au nodule. Quatremois plus tard, la scintigraphie corporelle totale post-thérapeutique,(1 850 MBq ; la dose est réduite de moitié en raison de laprésence du lobe thyroïdien restant et du risque d'œdèmecervical), réalisée sous faible stimulation hypophysaire (TSHà 9,5 mUl/l, Tg à 15 ng/ml, sans auto-anticorps antithyroglobuline),objective un reliquat cervical fixant. Dix huit mois après, la scintigraphiecorporelle totale diagnostique montre la disparition du reliquat, mais décèleune fixation thoracique médiane pouvant faire évoquer uneatteinte médiastinale (fig. 3). Les clichés centréssur la région après ingestion d'un verre d'eau montrent ladisparition de l'image anormale. La TSH est à 166 mUl/l, la thyroglobulineest à 0,8 ng/ml. Il n'y a pas d'auto-anticorps antithyroglobuline.Il s'agit d'un faux positif d'origine salivaire.

Observation n° 3

Une femme de 60 ans bénéficie d'une thyroïdectomietotale. L'examen anatomopathologique révèle un cancer vésiculairebilatéral à cellules oncocytaires. La scintigraphie corporelletotale post-thérapeutique révèle un reliquat cervical.La TSH est à 50 mUl/l, la Tg est à 11 ng/ml. Un an plus tard,la seconde scintigraphie corporelle totale post-thérapeutique objectiveun foyer cervical paramédian gauche et une fixation bilatéralesymétrique latéralisée à hauteur des bases pulmonaires(fig. 4). La TSH est supérieure à 100 mUl/l, la Tgest à 7 ng/ml. Les anticorps sont à 178 U/l, la normale étantinférieure à 50. Il n'existe pas de signes fonctionnels pneumologiques; la radiographie thoracique et le gril costal sont normaux. L'analyse attentivedes contours internes des images anormales permet de constater qu'ellesse projettent en dehors des contours pulmonaires ; la topographie uniquementantérieure et très externe fait douter de l'origine pulmonaire.Il s'agit probablement d'un faux positif d'origine mammaire, bien que cettefemme ne soit pas allaitante.

Observation n° 4

Une femme de 77 ans subit une thyroïdectomie avec curage ganglionnaireélargi ; une localisation secondaire osseuse fémorale droite,biopsiée, fût révélatrice du néoplasmethyroïdien. L'examen anatomopathologique révèle un cancervésiculo-papillaire multifocal sans envahissement ganglionnaire.La radiographie thoracique montre d'emblée des images macronodulairesd'allure métastatique. La scintigraphie corporelle totale post-thérapeutiquemontre uniquement un reliquat cervical. La TSH est à 100 mUl/l, laTg est à 91 ng/ml, les auto-anticorps antithyroglobuline sont à770 U/l avec un pourcentage de récupération à 100 %.La région fémorale opérée et les poumons nefixent donc pas l'iode, traduisant probablement l'indifférenciationdes foyers métastatiques. Une iodurie faite au décours està 788 nanomoles/24 h (normale comprise entre 1 500 et 9 500), éliminantla possibilité d'une surcharge iodée. La seconde scintigraphiecorporelle totale post-thérapeutique à 6 mois ne retrouvepas de foyer cervical, mais décèle une hyperfixation en regardde la hanche droite, soulevant l'hypothèse d'une récidivemétastatique (fig. 5). La TSH est supérieure à100 mUl/l, la Tg est à 69 ng/ml, les auto-anticorps antithyroglobulinesont à 188 U/l avec un pourcentage de récupérationà 110 %. La morphologie de l'image paraît suspecte. Nous examinonsla région cutanée et découvrons un pansement (soinslocaux en raison d'un suintement persistant depuis la biopsie). De nouveauxclichés sont réalisés après ablation du pansementconfirmant la disparition de cette image. Il s'agit d'un faux positif parexsudation chronique superficielle.

Un an après, au dernier contrôle, il existe toujours unedissociation entre une Tg augmentée sous défreination et uneabsence de fixation iodée au niveau des localisations secondaires.

Observation n° 5

Une femme de 39 ans bénéficie d'une thyroïdectomietotale. L'examen anatomopathologique est en faveur d'un microcancer papillairegauche. Deux mois plus tard, la scintigraphie corporelle totale post-thérapeutiquemontre un reliquat cervical fixant. Un an après, une masse sous digastriquegauche apparaît ; nous réalisons une scintigraphie corporelletotale diagnostique qui note une franche hyperfixation de la régioncervicale gauche (fig. 6). La TSH est à 95 mUl/l, la thyroglobulineest à 12 ng/ml sans anticorps. L'échographie retrouve uneimage compatible avec une glande sous maxillaire. En reprenant l'interrogatoire,il existe des signes fonctionnels de colique salivaire. La scintigraphiedes glandes salivaires retrouve un aspect évoquant une sténoseincomplète du canal de Warton (fig. 7). L'examen anatomopathologiquede la pièce de chirurgie d'exérèse retrouve un aspecttypique de sous maxillite chronique. Il s'agit d'un faux positif du àune sialite possiblement post-radique.

Observation n° 6

Une femme de 44 ans bénéficie d'une thyroïdectomietotale avec curage ganglionnaire. L'examen anatomopathologique retrouveun cancer vésiculo-papillaire. la scintigraphie corporelle totalepost-thérapeutique à 4 mois montre un reliquat cervical médianet une hyperfixation arrondie se projetant en regard du bassin àdroite (fig. 8). La TSH est à 25 mUl/l, la Tg est à28 ng/ml sans anticorps. Une radiographie du bassin réaliséeest normale, il n'y a pas de douleur osseuse. Nous évoquons une localisationsecondaire au stade infra-radiologique. Compte tenu du taux un peu élevéde thyroglobuline, d'autres examens complémentaires sont réalisés: nous administrons une dose diagnostique d'iode 131 et réalisonsd'une tomoscintigraphie double marquage avec repérage osseux parles diphosphonates marqués au 99Tcm : la fixation se projette endedans du bassin, elle n'est donc pas osseuse (fig. 9). Une adénopathiemétastatique iliaque paraît peu vraisemblable. Une échographieet un scanner pelviens retrouvent une formation ovarienne droite d'environ2 cm, calcifiée, suggérant la présence d'un kyste dermoïde(fig. 10). L'examen anatomopathologique de la pièce d'exérèse(kystectomie ovarienne droite), incluse dans sa totalité, authentifieun kyste dermoïde typique, composé d'annexes pilo-sébacéeset sudorales ; aucune structure thyroïdienne normale ou tumorale n'aété visualisée. La scintigraphie corporelle totalediagnostique à 4 mois est sans anomalie (fig. 11). La TSHest à 28 mUl/l, la Tg est inférieure à 0,2 ng/ml. Ils'agit d'un faux positif dû à la présence d'une tumeurbénigne non thyroïdienne.

Nous avons rapporté 6 observations de faux positifs : une contaminationexterne, une contamination oesophagienne, une captation par la glande mammaire,un exsudat superficiel, une sialite post-radique et une tumeur bénignenon thyroïdienne.

COMMENTAIRES D'APRES UNE REVUE DE LA LITTÉRATURE

Nos cas rapportés sont en accord avec les observations de la littératurequi distinguent selon l'origine physiopathologique les faux positifs liésaux sécrétions corporelles, ceux liés aux processusd'inflammation aiguë ou chronique, ceux liés aux tumeurs bénigneset malignes non thyroïdiennes, et ceux de causes diverses.

Les faux positifs dus aux sécrétions corporelles

Les données de la littérature sont les plus nombreusesà ce sujet. Camponovo (12) et Abdel Dayem (1) rapportent une accumulationd'iode radioactif par sudation excessive au niveau du creux axillaire etdu cuir chevelu. Cependant, physiologiquement, l'élimination d'iodepar les glandes sébacées est faible, sa concentration insitu serait toujours inférieure à celle du plasma, mêmedans les conditions où la sudation est augmentée (10). Wiseman(43) et Pochis (37) soulignent le piège scintigraphique possiblepar le biais d'un mouchoir contaminé par les sécrétionsnasales. Bakheet (7) commente l'aspect de 22 images de faux positifs sur11 scintigraphies corporelles totales, mimant des métastases pulmonaires.Tous ces foyers sont consécutifs à une contamination externe.L'auteur conclut que de nouveaux clichés doivent être réalisésaprès toilette et changement de linge, surtout quand l'hyperfixationest uniquement visualisée sur les vues antérieures ou quandsa forme est atypique. Notre observation n° 1 est dans ce sens comparable.L'image d'hyperfixation de l'épaule droite pouvait évoquerl'existence d'une métastase osseuse scapulaire ou humérale,compte tenu d'un taux de thyroglobuline à 243 ng/ml, et des facteurspronostiques défavorables associés. Même dans ce contexte,la possibilité d'un faux positif doit être envisagée.Il est souhaitable de réaliser de nouveaux clichés aprèsexamen minutieux du malade et enlèvement du vêtement susceptibled'être contaminé.

Norby (35) rapporte une étude prospective chez 21 patients, étudiantla radioactivité nasale après scintigraphie corporelle totalediagnostique. Quatre vingt quinze pour cent des sujets présententune fixation du rhino-pharynx plus importante que le bruit de fond et parmieux, 75 % ont une radioactivité décelable. D'autres auteurs(29, 35, 39) constatent que chez l'homme, la rhinorrhée, la sécheresseet la sensibilité nasales, effets secondaires possibles du traitementpar l'iode, sont imputables à la toxicité locale. Park (36)rapporte le cas de 2 patients ayant reçu à tort une dose ablativesupplémentaire d'iode 131, alors qu'il s'agissait d'images scintigraphiquesde contamination externe salivaire. Il y a 30 ans, les premièrespublications de faux positifs d'origine salivaire soulevaient déjàl'hypothèse d'une fixation physiologique, sans pouvoir l'expliquer.Nous savons maintenant que la concentration iodée salivaire est 30à 40 fois supérieure à celle du plasma ; ce gradientprédomine au niveau de la glande parotide. Quel que soit le statutthyroïdien biologique, ce mécanisme de transport actif n'estpas modifié (10). Cette propriété rend compte des effetsindésirables de sécheresse buccale au décours d'unecuriethérapie métabolique, comme pour les glandes nasales.

Ain (3) et Kirk (26) décrivent des cas d'hyperfixation au niveaudu site de trachéotomie, chez des sujets laryngectomisés.Ils concluent qu'il est indispensable, chez les sujets trachéotomisés,d'ôter la canule et les compresses protectrices afin de réaliserla scintigraphie. De même, d'autres auteurs rapportent des faux positifsoesophagiens relatifs à la séquestration salivaire, que cetoesophage soit anatomiquement normal ou pathologique. Wendell Tyson (42)relate une observation où les images d'hyperfixation disparurentaprès ingestion de plusieurs verres d'eau ; notre observation n°2 apparaît similaire. Devant cette hyperfixation médiane basse,un diagnostic différentiel doit être fait avec des ganglionsmédiastinaux ou des métastases vertébrales. Bakheet(6) plus récemment commente la survenue de 19 images artéfactéesde ce type sur 11 scintigraphies corporelles totales. Ces faux positifssurviennent plus volontiers s'il existe des signes fonctionnels de dysphagie.Ainsi, en cas d'image fixante thoracique médiane, nous pensons qu'ilest souhaitable d'avoir le réflexe du verre d'eau, avec réalisationde nouveaux clichés au décours. Kistler (27) et Lin (30) publientdes cas identiques survenus chez des sujets porteurs de mégaoesophageet de maladie des spasmes étagés. Boulahdour (8) et Dhawan(15) décrivent le même phénomène en présenced'un diverticule de Zenker, malformation peu fréquente de l'oesophagesupérieur qui peut accumuler des sécrétions salivaireset mimer un résidu thyroïdien sur un cliché de face.Une vue latérale permet de remarquer que l'hyperfixation est postérieureà la glande thyroïde. Cette découverte doit inciter àréaliser la cure chirurgicale de cette poche oesopharyngéequi peut contenir une quantité importante d'iode, entraînantde ce fait une moins bonne fixation scintigraphique du reste de l'organisme.Ce diverticule subit inutilement une irradiation et d'autres lésionspossiblement pathologiques peuvent être méconnues. Toute lamuqueuse de l'estomac accumule et sécrète l'iode. Les cellulesdu revêtement intestinal possèdent la même propriété(29). Caplan (13) publie une observation où l'hyperfixation périombolicalerévèle en fait l'existence d'un diverticule de Meckel.

La glande mammaire capte également l'iode. Ganatra (18) relatele premier cas de faux positif en 1972, chez une femme non allaitante. Notreobservation n° 3 est semblable. La thyroglobuline est basse, rendantmoins probable la possibilité de localisation secondaire. D'autrescas semblables ont été publiés, mais chez des femmesallaitantes. Physiologiquement, pendant la lactation, la concentration iodéemammaire est 20 à 30 fois supérieure à celle du plasma.La signification biologique de cette accumulation d'iode n'est pas bienétablie ; il s'agit certainement d'un phénomène natureldestiné à fournir une supplémentation adaptéeau nouveau-né. En dehors de la période d'allaitement, ànotre connaissance, aucune explication physiologique n'a étéproposée. L'hyperfixation scintigraphique pourrait être dueà une galactorrhée par hyperprolactinémie possiblementinduite par l'hypothyroïdie iatrogène, non recherchéechez notre patiente.

Les faux positifs par inflammation

Plusieurs auteurs rapportent des faux positifs consécutifs àdes phénomènes inflammatoires. Les topographies sont variées,les glandes salivaires sont les structures les plus souvent atteintes. Allweiss(4), dans une série de 87 patients suivis pendant 4 ans, décritla survenue d'épisodes aigus ou chroniques d'inflammation de la glandeparotide, sous mandibulaire ou les 2 chez 11,5 % des sujets. Notre observationn° 5 nous semble intéressante pour deux raisons :

­ l'hyperfixation de la région cervicale gauche correspondà une masse visible cliniquement, mimant une adénopathie ;l'échographie nous permet de rattacher cette tumeur à la glandesous-maxillaire ; la scintigraphie des glandes salivaires confirme la coliquesalivaire, et l'examen anatomopathologique nous apporte la preuve histologiquedu mécanisme lésionnel ;

­ l'atteinte de la glande sous-maxillaire est moins fréquentecar la concentration de l'iode est plus importante au niveau de la parotide,expliquant une plus grande fréquence de survenue des accidents inflammatoiresà ce niveau.

Des observations d'atteintes péricardiques ou bronchiques inflammatoiresont également été rapportées (17, 19, 23, 31).Notre observation n° 4 illustre aussi les problèmes d'hyperfixationliés à la présence d'une inflammation chronique, iciune exsudation provenant de la région fémorale traumatiséeau cours de la biopsie. En accord avec les éléments défavorablescliniques de l'observation, la thyroglobuline est augmentée ; nousconstatons après examen des premiers clichés scintigraphiquesque les localisations secondaires pulmonaires et osseuses initiales ne fixentpas l'iode, l'hyperfixation de la hanche droite visualisée lors dela deuxième scintigraphie peut être interprétéecomme une captation iodée de l'os métastatique fémoralet en ce sens, cette fixation n'est pas inattendue. Ces pièges scintigraphiquesconduisent parfois à programmer une autre dose ablative, alors quela lésion osseuse est iodo-négative.

Faux positifs d'autres causes

Ils sont rares. Parmi les causes vasculaires, Giuffrida (20) et Muherhi(34) rapportent respectivement un anévrisme de la carotide primitiveet une excavation du sternum.

Les faux positifs dus aux tumeurs non thyroïdiennes

Ils regroupent des tumeurs bénignes et malignes.

Tumeurs bénignes

Les localisations publiées de tumeurs bénignes s'étendentdu massif buccofacial au pelvis. Greenler (21) et Burt (12) rapportent unkyste lymphoépithélial et une tumeur de Warthin parotidienne.Quatre observations de thymus persistant sont à l'origine d'imagesfaussement positives (24, 32). D'autres localisations isolées ontété publiées : un méningiome dorsal (38), unneurinome abdominal (41), un kyste rénal et un rein ectopique (5,9). Dans la littérature, les faux positifs scintigraphiques relatifsaux tumeurs pelviennes sont d'origine ovarienne ou rectale. Deux cas detumeurs ovariennes ont été rapportés. Un cystadénomeséreux bénin de l'ovaire (25) et un kyste dermoïde (45).Le dernier auteur ne précise pas si la patiente bénéficied'une chirurgie d'exérèse et l'examen anatomopathologiquen'est donc pas connu. Notre observation n° 6 ressemble, dans sa présentation,à celle de Zwas (45). Dans l'hypothèse d'une métastaseinfra-radiologique, des tomographies et une scintigraphie double marquagediphosphonates-iode 131 réalisées décèlent quel'hyperfixation n'est pas osseuse mais juxta-iliaque. L'échographieet l'examen scanograpique permettent de visualiser la tumeur ovarienne.Etonnamment l'examen anatomopathologique n'a retrouvé aucune structurethyroïdienne. La disparition de l'hyperfixation scintigraphique 4 moisaprès l'ablation du kyste implique fortement sa responsabilité.Nous supposons que la captation d'iode est due au contingent des glandessudorales ou au sébum. La composante ectodermique à l'originede la glande thyroïdienne, est absente dans 30 % des tératomes.A notre connaissance, il s'agit du premier cas rapporté de kystedermoïde sans tissu thyroïdien responsable d'une image de fauxpositif.

Tumeurs malignes

On dénombre 6 observations de tumeurs malignes captant le radio-isotopeiodé : 5 adénocarcinomes bronchopulmonaires et un gastrique.Trois d'entre elles ne décrivent pas précisément desimages scintigraphiques faussement positives après thyroïdectomiepour cancer (2, 15, 44) ; elles présentent en commun :

­ l'absence de tumeur thyroïdienne maligne,

­ la présence d'un adénocarcinome plus ou moins différenciérelativement agressif car conduisant rapidement au décès,

­ une captation d'iode par ce carcinome et/ou ses métastases.

Les 3 autres observations associent une tumeur maligne thyroïdienneet non thyroïdienne (22, 28, 33).

CONCLUSION

Notre expérience personnelle et les cas publiés dans lalittérature révèlent que les sécrétionscorporelles et les foyers inflammatoires sont les causes les plus fréquentesde faux positifs. Ces images sont mieux visibles en incidence antérieure,souvent multiples, plutôt focalisées. Le plus souvent, certainsgestes simples permettent de les éviter ou de restituer des imagesscintigraphiques attendues :

­ en cas de contamination externe, l'enlèvement du vêtementet/ou du mouchoir chez les trachéotomisés, l'ablation de lacanule et des compresses protectrices ;

­ en cas d'hyperfixation médiastinale médiane, le «réflexe du verre d'eau ».

Les précautions simples habituelles ne doivent pas êtreoubliées : faire prendre une douche au patient avec lavage de cheveux,mise de vêtements propres n'ayant pas été portésdurant le séjour.

La surveillance des cancers thyroïdiens différenciés,qui utilise le dosage de la thyroglobuline et le test isotopique du corpsentier à l'iode 131 est bien codifiée. L'iode 131 àactivité diagnostique permet le plus souvent d'identifier les récidivesloco-régionales et les métastases fixant l'iode et donc deprévoir leur traitement. Il importe alors d'authentifier précisémentles foyers d'hyperfixation scintigraphiques, car l'existence de faux positifsscintigraphiques soulève le problème de la spécificitéde la scintigraphie corporelle totale. Le résultat de thyroglobulinedevient alors une aide très précieuse. Une valeur basse enfonction du contexte doit inciter l'équipe médicale àdéceler l'origine tissulaire de cette hyperfixation. Une valeur hautesignale la présence de tissu tumoral sécrétant pouvantêtre pris à tort pour le site hyperfixant, situation illustréepar notre cas clinique n° 4. Ces observations de faux positifs méritentd'être mieux connues, pour guider les cliniciens, endocrinologuesou médecins nucléaires, à décider d'un traitementà l'iode 131, pouvant s'avérer par la suite inutile.

Figure 1 : - Scintigraphie post-thérapeutique, vue antérieure,faux positif au niveau de l'épaule droite, avec foyer cervical latéraliséà droite (probable ganglion).

Figure 1 : - Iodine 131 post-therapeutic whole body scan, anteriorview, false-positive near right shoulder, with right neck hyperfixation(probable node).

Figure 2 : - Aspect scintigraphique après enlèvement dupyjama.

Figure 2 : - Iodine 131 scan after removing of pyjamas.

Figure 4 : - Scintigraphie post-thérapeutique, vue antérieure: captation iodée par la glande mammaire ; vue postérieure: l'hyperfixation n'est pas visible.

Figure 4 : - Iodine 131 post therapeutic scan activity in non lactatingbreast on anterior view. On posterior view, this hyperfixation is not seeing.

Figure 3 : - Scintigraphie diagnostique, vue antérieure : captationiodée oesophagienne ; vue postérieure : hyperfixation moinsvisible.

Figure 3 : - Iodine 131 diagnostic scan, anterior view : retainedradio-activity in the esophagus ; posterior view : retained radio-activityless seeing.

Figure 5 : - Scintigraphie corporelle totale post-thérapeutique,vues antérieure et postérieure, exsudation au niveau du pelvis.

Figure 5 : - Iodine 131 post therapeutic whole body scan, anteriorand posterior views, pathologic exudate of the pelvis.

Figure 6 : - La scintigraphie diagnostique à l'iode 131 montreune hyperfixation cervicale gauche en vues de profil gauche et antérieure.

Figure 6 : - Iodine 131 diagnostic scan showing left cervical hyperfixationin left profile and anterior views.

Figure 7 : - La scintigraphie des glandes salivaires, après testau citron, montre un regard d'excrétion dans le canal de Whartongauche (persistance anormale du 99Tcm).

Figure 7 : - Salivary glands scan showing retained activity in leftWarthon's canal after the lemon's test (slow 99Tcm wash-out).

Figure 9 : - Scintigraphie double marquage iode 131 et diphosphonates99Tcm : l'hyperfixation se projette en dedans du bassin.

Figure 9 : - Double scan with iodine 131 and 99Tcm diphosphonates: iodine 131 activity is outside bone 99Tcm activity.

Figure 10 : - Kyste dermoïde visualisé à l'examenscanographique.

Figure 10 : - Pelvic scan showing ovarian dermoid tumor.

Figure 8 : - Scintigraphie corporelle totale post-thérapeutique,vues antérieure et postérieure, hyperfixation pelvienne droite.

Figure 8 : - Iodine 131 post therapeutic scan showing right pelvichyperfixation on anterior and posterior views.

Figure 11 : - Scintigraphie corporelle totale diagnostique aprèschirurgie, vues antérieure et postérieure : normale.

Figure 11 : - Iodine 131 diagnostic scan after surgery, anterior andposterior views : no hyperfixation.

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