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Journal Français d'Ophtalmologie
Volume 36, n° 4
pages 336-342 (avril 2013)
Doi : 10.1016/j.jfo.2012.04.012
Received : 22 February 2012 ;  accepted : 16 April 2012
Évaluation d’une nouvelle plateforme d’implant intraoculaire : centrage et stabilité rotatoire
Evaluation of a new intraocular lens platform: Centration and rotational stability
 

C. Chassain a, C. Pagnoulle b, L. Gobin b, , J. Rozema c
a Département d’ophtalmologie, clinique Beausoleil, 119, avenue de Lodève, 34070 Montpellier, France 
b SA, Liège Science Park, 4, allée des Noisetiers 4, 4031 Liège, Belgique 
c Oogheelkunde, UZA, Wilrijkstraat 10, 2650 Edegem, Belgique 

Auteur correspondant.
Résumé
But

Évaluer la stabilité rotatoire et le centrage d’un implant intraoculaire pendant l’année qui suit l’implantation.

Lieu

Clinique Beausoleil, 117, avenue de Lodève, 34070 Montpellier, France.

Design

Étude rétrospective de cas consécutifs.

Méthodes

L’implant POD AY 26 % monofocal asphérique jaune a été conçu pour assurer une manœuvrabilité peropératoire lors de son orientation dans le sac capsulaire. Cette étude consiste en l’analyse rétrospective de 117 yeux implantés consécutivement avec cet implant pour en déterminer sa stabilité postopératoire. Les données recueillies sont la biométrie de l’œil, l’anamnèse, la puissance de l’implant, l’acuité visuelle, la réfraction pré- et postopératoire et les photos de lampe à fente après une semaine, trois semaines, trois mois et 12mois.

Résultats

L’acuité visuelle moyenne postopératoire était de 0,95 après trois mois et est restée stable après un an. La réfraction était également stable au cours du temps bien que l’on ait pu observer le léger effet induit par la cicatrisation cornéenne (0,1D). La rotation absolue de l’implant était en moyenne de 2,5±2,6°. La position du centre de l’implant par rapport au centre pupillaire exprimée par un vecteur était de 0,01mm à 70°.

Conclusion

Ce nouveau design d’implant est aussi stable qu’un implant avec les anses en C, mais procure une maniabilité lors de son implantation bien supérieure. Il offre un centrage physiologique et une bonne stabilité rotatoire sur un an. Il conviendrait parfaitement de l’associer à une optique torique.

The full text of this article is available in PDF format.
Summary
Purpose

To assess the rotational stability and centration of a single-piece hydrophilic acrylic intraocular lens (IOL) during the first postoperative year.

Setting

Clinique Beausoleil, 117, avenue de Lodève, 34070 Montpellier, France.

Design

Retrospective case series.

Method

The POD AY 26% monofocal aspheric yellow intraocular lens is designed to facilitate its intraoperative orientation within the capsular bag. This study consists of a retrospective analysis of 117 consecutive eyes implanted with this IOL to determine its postoperative stability. Data collected include ocular biometry, patient history, IOL power, pre- and postoperative visual acuity and refraction, and slit lamp photos after one and three weeks, and 3 and 12months.

Results

Mean postoperative visual acuity was 0.95 after 3months and remained stable after 1year. The refraction was also stable over time, although a slight effect related to corneal healing could be observed (0.1D). The mean absolute rotation of the implant was 2.5±2.6°. The position of the center of the implant relative to the pupillary center expressed as a vector was 0.01mm at 70°.

Conclusion

This new IOL design is as stable as a C-Loop IOL but provides much better maneuverability during implantation. It provides physiologic centration and good rotational stability over 1year. It would be a perfect platform for a toric optic.

The full text of this article is available in PDF format.

Mots clés : Cataracte, Lentille intraoculaire, Centrage, Rotation, Stabilité

Keywords : Cataract, Intraocular lens, Centration, Rotation, Stability


Introduction

La réduction constante du traumatisme oculaire par amélioration des techniques de la chirurgie de la cataracte oriente les développements actuels d’implants intraoculaires vers une personnalisation de l’optique de l’implant : contrôle des aberrations sphériques de l’œil pseudophake, pseudoaccommodation ou multifocalité de cet œil et possibilité de la correction intraoculaire de l’astigmatisme cornéen.

Ces développements (multifocalité et toricité) de l’optique nécessitent une plateforme stable. Les fabricants rivalisent d’originalité sur les différents designs des anses des implants : anses en C (C-Loop ), anses quadripolaires, jonction haptique-optique fine ou large, souple ou rigide, angulation… Mais jusqu’à présent les implants de nouvelle génération présentant une optique complexe ont été mis sur le marché sans évaluation préalable de la stabilité de la plateforme. Par ailleurs l’établissement de la valeur des constantes A-constant ou du surgeon factor ou de ACD-mean n’est jamais communiqué au chirurgien. Or les résultats réfractifs d’un implant multifocal chutent avec les décentrements et ceux d’un implant torique sont hypersensibles à l’instabilité rotatoire ; en effet il a été déterminé que 5° d’erreur dans l’orientation d’un implant torique induisait 20 % d’erreur sur la correction astigmatique [1]. Il nous a donc semblé que ne pas évaluer la plateforme avec une optique monofocale était exposer le patient au risque d’une acuité visuelle réduite. Nous proposons ici l’analyse d’une nouvelle plateforme d’implant intraoculaire hydrophile monofocal asphérique et jaune dont l’optique et le matériau sont depuis longtemps mis sur le marché.

Population et méthodes
Description de l’implant

L’implant POD AY 26 % est une lentille intraoculaire monofocale asphérique réalisée en acrylique hydrophile jaune 26 % et dont l’haptique présente le nouveau design représenté sur Figure 1 avec ses dimensions. L’implant POD AY 26 % est caractérisé par une optique flanquée d’un bord carré postérieur sur 360°, et deux haptiques symétriques bifides à anses ouvertes permettant quatre points d’appui dans le sac capsulaire. Les quatre points d’appui de l’implant dans la capsule assurent sa stabilité. La symétrisation de l’anse en C (C-Loop ) permet de raccourcir la longueur de l’anse assurant ainsi une pliabilité de l’implant pour une injectabilité par micro-incision. Les anses ainsi raccourcies devraient permettre un mouvement rotatoire dans le sens trigonométrique ou horaire, permettant un ajustement confortable du positionnement de l’orientation de l’implant après déploiement sans couple de rappel élastique. La forme en V des haptiques inférieures et supérieures de la Figure 1 associée à l’élasticité de l’implant permet un ajustement de l’angle d’écartement de ces anses et donc permet de s’assurer l’adaptation au plus juste aux dimensions de la capsule comme le montre la Figure 2.



Figure 1


Figure 1. 

Schéma de la plateforme de l’implant intraoculaire.

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Figure 2


Figure 2. 

L’implant POD AY 26 % confiné dans des cylindres de différents diamètres.

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Une analyse structurelle par éléments finis de cet implant (Figure 3) a permis de mettre en évidence l’indépendance du mouvement antéropostérieur de l’implant par rapport aux contraintes exercées sur les anses : en effet l’élasticité au niveau de la partie distale des anses empêche la transmission des contraintes sur la partie optique de l’implant.



Figure 3


Figure 3. 

Distribution des contraintes sur l’implant POD AY 26 % par simulation numérique. L’implant pour cette simulation était inscrit dans un cylindre de 9mm de diamètre.

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Population

Cette étude rétrospective concerne 117 yeux de 91 patients opérés de cataracte entre octobre 2008 et mars 2009 dans le cadre d’une chirurgie de la cataracte classique, consécutivement implantés avec l’implant POD AY 26 %.

Technique chirurgicale

Toutes les chirurgies ont été réalisées suivant un protocole standard suivant, sous anesthésie locale par une incision cornéenne : l’incision était réalisée sur le méridien le plus cambré. Après avoir effectué un capsulorhexis circulaire, la phacoémulsification a été réalisée en utilisant la séparation en quartiers du cristallin par une technique hybride suivie de l’irrigation–aspiration du cortex et du nettoyage capsulaire, avec du BSS comme solution d’irrigation. Les implants POD AY 26 % ont été insérés par la berge de l’incision en utilisant l’injecteur à usage unique Miniset couplé à la cartouche Medicel 2,2. Le viscoélastique a ensuite été aspiré lors d’un nettoyage soigneux du sac capsulaire et polissage de la capsule postérieure avec la sonde d’irrigation–aspiration. Il n’a pas été nécessaire de réaliser les sutures.

Suivi

Le suivi postopératoire était réalisé à zéro jour, une semaine, trois semaines, trois mois et un an avec interrogatoire du patient, observation sous la lampe à fente avec photos de l’œil (Haag-Streit BQ/INCALTECH system) quand cela était possible, mesure de la pression intraoculaire, détermination de la meilleure réfraction et mesure de l’acuité visuelle avec et sans correction. Nous allons reporter les résultats de l’acuité visuelle et les résultats réfractifs au cours du temps.

L’analyse rétrospective des photos des patients permet de déterminer par triangulation la rotation de l’implant au cours du temps, grâce au logiciel développé par Rozema [2] sous MatLab (The MathWorks, Inc.). La triangulation est une méthode de repérage dans l’espace qui a été bien décrite par Shah et al. [3]. La mesure de centrage de l’implant se fait grâce au même logiciel par ajustement à une ellipse du diamètre pupillaire et du diamètre de l’optique de l’implant par analyse rétrospective de l’image. La même méthode a été utilisée pour la mesure de la taille du rhexis.

Résultats

L’âge moyen des 91 patients inclus (117 yeux) étaient 72,5±8,9ans, dont soixante-neuf femmes (75 %) et 24 hommes (25 %). La longueur axiale moyenne était de 23,80±1,63mm (20,35–29,08mm). Au total 95,7 % des chirurgies ont été réalisées au travers d’une incision de 2,4m et 4,3 % au travers d’une incision de 3mm. Les capsulorhexis avaient un diamètre moyen de 5,25±0,26mm. Dans 11 % des cas, la chirurgie était compliquée d’un miosis, d’une hyperlaxité zonulaire et/ou d’un noyau dur.

Sur le plan chirurgical, les injections ont été faciles, sans lésion d’haptique ou d’optique, l’autocentrage de l’implant immédiat, et les rotations horaires et antihoraires simples à effectuer. Les implants ont été positionnés, haptique en regard de l’incision, en fin de chirurgie, ce qui a permis de surveiller le comportement rotatoire postopératoire de l’implant dans une configuration d’implantation torique puisque l’incision a été faite sur l’axe le plus cambré (Figure 4). Aucune complication peropératoire ou postopératoire n’a été observée. Douze yeux sur 117 (10,2 %) étaient manquants après un an mais aucun n’était perdu à trois mois.



Figure 4


Figure 4. 

Photo d’un implant in situ trois mois après implantation.

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L’acuité visuelle postopératoire moyenne était de 0,97±0,33 après un an. Il n’y a pas eu de cas où l’acuité visuelle était inférieure à 0,5. Six sur 105 yeux (5,7 %) souffrant d’une pathologie rétinienne avaient une acuité visuelle justifiée entre 0,5 et 0,8. L’équivalent sphérique postopératoire était légèrement négatif du fait de la réfraction visée (la monovision ayant être choisie pour certains patients). L’acuité visuelle, les valeurs de la réfraction postopératoire sphérique et cylindrique sont présentées dans le Tableau 1. La Figure 5 montre l’évolution de la réfraction au cours du temps. L’astigmatisme et la puissance sphérique ont évolué dans des directions opposées du fait de la réduction de la cicatrice cornéenne, ce qui a conduit à une légère amélioration de l’acuité visuelle (Tableau 1). Cette variation au cours du temps est néanmoins limitée à 0,11D après un an. La stabilité de la réfraction dépend de la stabilité antéropostérieure de l’implant dans l’œil : aucun décalage myopique ni hypermétropique n’a été observé.



Figure 5


Figure 5. 

Évolution de la sphère, du cylindre et de l’équivalent sphérique dans les yeux implantés avec le POD AY 26 % pendant un an.

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La position du centre de la lentille intraoculaire a pu être mesurée rétrospectivement dans 34 yeux dont on pouvait voir sur les photos le bord de l’optique. Le centrage de l’implant par rapport à la pupille était de 0,01±0,15mm (–0,33 à 0,39mm) horizontalement et 0,01±0,16mm verticalement (–0,31 à 0,31mm). Le décalage vectoriel moyen du centre de l’implant par rapport au centre de la pupille était 0,01mm à 70°. L’amplitude absolue du décentrement par rapport au centre de la pupille était de 0,19±0,08mm. Les positions des centres pour les différents yeux implantés sont représentées sur la Figure 6. Aucun des centres n’était à plus de 0,5mm du centre pupillaire. La rotation moyenne entre trois semaines et trois mois était de –0,10±3,28° et de 2,35±1,86° en valeur absolue. La rotation moyenne entre trois et 12 mois était de –0,10±3,28° et la rotation moyenne absolue durant la même période était 2,5±2,06°. Ces résultats sont basés sur les 20 yeux dont les photos présentaient des haptiques visibles à chaque suivi. La rotation a été supérieure à 5° dans un seul cas (5 %) et aucune rotation n’a été plus grande que 10° entre trois semaines et trois mois. De plus, aucune rotation de plus de 5° et a fortiori 10° n’a été observée entre trois mois et un an. Enfin, nous obtenons les constants suivantes : Hoffer-Q=5,59, Constante A SRK/T=118,95, Constante A SRKII=119,31, Constante SF Holladay 1=1,83.



Figure 6


Figure 6. 

Dispersion des centres de la lentille en mm autour du centre pupillaire. Calcul sur 34 yeux sur lequel le bord de l’implant était visible.

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Discussion

Les résultats visuels et réfractifs de ce nouveau dessin d’implant sont très satisfaisants. Toutes les acuités visuelles inférieures à 0,8 se justifient par l’existence d’une pathologie rétinienne sous-jacente. Les résultats sont cohérents avec la norme ISO 11979-20061 qui définit les valeurs de l’acuité visuelle après implantation d’une lentille intraoculaire.

Le centrage de l’implant est remarquablement bon. La dispersion autour de la valeur moyenne est similaire à l’ordre de grandeur de la précision donnée par Wolffsohn et al. [4, 5]. Verbruggen [6] a comparé dans sa discussion les valeurs absolues moyennes des positions de centre d’implants par rapport au centre pupillaire données par la littérature : elles étaient toutes entre 0,26 et 0,42mm avec des écart-types de 0,08 à 0,19. Le design innovant de l’implant POD AY 26 % présenté dans cette étude offre donc des résultats similaires à d’autres profils. Son diamètre total (11,2mm) et la forme de ces haptiques ont été conçus pour s’ajuster dans n’importe quel sac sans induire de déplacement antérieur ou postérieur de la partie optique. Cela semble se confirmer in vivo ; ce grand implant se déploie et se place dans le sac capsulaire dans une position physiologique par rapport à la pupille.

Da Silva [7] a pu montrer que les implants de moins de 11mm de diamètre tournent tous dans le sac capsulaire avec de 10 à 41 % des implants qui tournent de plus de 10°. Kwartz [8] a montré que les implants Akreos Adapt (Bausch & Lomb) et AcrySof (Alcon) sont associés à une rotation absolue de respectivement 2,53±2,40° et 2,67±2,22° au bout de six mois. Tsinopoulos [9] a trouvé une rotation moyenne de 2,2±1,5° au bout de six mois pour l’implant Acrysof. Wolffsohn [4] et Buckhurst [5] ont rapporté des résultats similaires avec l’implant Akreos Adapt. Ils ont aussi mesuré la reproductibilité et la précision de la mesure de la rotation d’un implant par analyse de photographies et ont trouvé une précision moyenne de 0,79±0,11°. De plus, ils ont rapporté que les mesures étaient plus précises pour les images de bonne qualité. Les principales études de la rotation d’implants sont récapitulées dans le Tableau 2. Nos mesures sont en moyenne similaires à celles obtenues pour d’autres implants mais avec une disparité moindre sur l’ensemble de la cohorte, ce qui signifie que la stabilité est indépendante de la taille du sac. Buckhurst [5] a trouvé environ 10 % de rotation de plus de 10° avec l’implant Acrysof ; cela est vraisemblablement lié au fait que l’implant étant rigide, il continue à se déplier lentement dans le sac après la chirurgie et la forme de ses anses induit un couple de rappel qui provoque le mouvement de l’implant dans le sac au cours du déploiement.

Il est très intéressant de pouvoir tourner l’implant dans le sens horaire ou antihoraire peropératoirement. En effet, il a été montré qu’un implant tourne significativement pendant le retrait du viscoélastique [10]. Donc un implant dont la plateforme permet un léger ajustement de son orientation après l’enlèvement du viscoélastique est un avantage par rapport aux formes d’implants existants. Pour les navettes, l’alignement doit se faire avec une haptique dans le sac et l’autre partie à l’extérieur ; une rotation peut intervenir lors de l’insertion de la deuxième haptique dans le sac par suite d’une légère erreur dans le geste chirurgical ; L’enlèvement de viscoélastique dispersif induit significativement moins de rotation que l’enlèvement d’un viscoélastique cohésif, mais cela est rarement utilisé en routine [10].

La stabilité postopératoire de la lentille intraoculaire indique sa capacité de l’implant de ne pas tourner après implantation et cela est crucial pour la correction intraoculaire de l’astigmatisme cornéen : l’implant torique doit être parfaitement aligné en peropératoire. Si l’effort exercé sur les zonules est trop fort, le chirurgien doit abandonner la manœuvre finale permettant l’ajustement optimal de l’orientation de l’implant, manœuvre qui doit être faîte juste avant de retirer les instruments et la fermeture de l’incision. Notre étude montre donc l’avantage de cette nouvelle forme d’implant pour un ajustement précis de l’orientation d’implantation et une stabilité postopératoire.

Conclusion

Du fait de ses quatre points de contacts et de son grand diamètre, ce nouvel implant montre un excellent centrage, avec une stabilité rotatoire similaire à celle obtenue avec d’autres implants ; il permet également une manœuvrabilité lors de la chirurgie avec une grande facilité d’alignement contrairement à d’autres designs. Ce design d’implant conviendrait donc parfaitement à une optique torique.

Déclaration d’intérêts

Christophe Chassain est consultant pour Physiol France.

Christophe Pagnoulle and Laure Gobin sont employés de Physiol S.A.

Jos Rozema : aucun conflit d’intérêt.


 Travail présenté à l’ESCRS 2010 (Paris, France).

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