Article

PDF
Access to the PDF text
Advertising


Free Article !

Annals of Physical and Rehabilitation Medicine
Volume 56, n° S1
pages e229-e230 (octobre 2013)
Doi : 10.1016/j.rehab.2013.07.590
Neuro-urologie : troubles vésicosphinctériens (1)

Suivi a long terme et facteurs prédictifs des échecs d’injections de toxine botulique (300 UI Botox®) dans le traitement de l’hyperactivité détrusorienne de cause neurologique (HDN)
 

A. Even a, , P.-O. Bosset b, F. Barbot a, I. Vaugier a, E. Chartier-Kastler b, P. Denys a
a Unité de neuro-urologie, service de MPR, CHU Raymond-Poincaré, 104, boulevard Raymond-Poincaré, 92380 Garches, France 
b CHU Pitié-Salpétrière, France 

Auteur correspondant.

Mots clés : Hyperactivité détrusorienne d’origine neurologique, Injections de toxine botulique


Objectif .– Déterminer en pratique quotidienne, le taux d’échecs primaires et secondaires du traitement par Botox® de l’HDN et analyser les causes d’échec et leurs facteurs prédictifs.

Méthode .– Étude rétrospective monocentrique (2002–2011) de patients en autosondages, porteur d’une HDN et traités par 300 UI Botox®. Les critères d’évaluation étaient cliniques et paracliniques.

Le délai de survenue des échecs a été estimé par la méthode de Kaplan-Meir. Les groupes ont été comparés par le test du log Rank et le modèle de Cox.

Résultats .– Cent quatre-vingt-trois patients ont été inclus (165 blessés médullaires, 18 sclérose en plaques [SEP]). À trois ans, 152 patients poursuivaient les injections de toxine intra détrusoriennes (83 %) et 138 patients après cinq ans (75,4 %). Nous avons différencié les échecs vrais (32 patients au total), des arrêts pour complications, mauvaise tolérance des injections ou évolution neurologique.

Dans le groupe SEP, il n’y a eu qu’un échec vrai, les autres patients ont cessé le traitement pour d’autres raisons, notamment l’aggravation de la maladie.

Dans le groupe des patients en échec vrai du traitement, on retrouve de façon significative en analyse univariée :

– la présence de fuites après la 1ere injection, à trois ans (p <0,0001) et à cinq ans (p <0,0001) ;

– la présence d’infections fébriles âpres la première injection, à trois ans (p =0,01) ;

– l’existence de contractions non inhibées détrusoriennes après la première injection, à trois ans (p =0,05) ;

– le trouble compliance avant la première injection, à cinq ans (p =0,04) ;

– la pression maximale du détrusor après la première injection, à trois ans (p =0,005) et à cinq ans (p =0,0004).

En analyse multivariée, sont significativement prédictifs d’échec à trois ans (p =0,01) et cinq ans (p =0,0004) les fuites après la première injection et à cinq ans, le sexe (p =0,01).

Le taux d’infections urinaires symptomatiques basses et hautes a été significativement réduit après injection de toxine (p <0,0001).

Conclusion .– Cette étude, représentative de la pratique quotidienne dans un centre de neuro-urologie, nous a permis de confirmer l’efficacité des injections de 300 UI de Botox®. Certains facteurs semblent prédictifs d’échecs de la toxine botulique intra-détrusorienne.


Top of the page

© 2013  Published by Elsevier Masson SAS.
EM-CONSULTE.COM is registrered at the CNIL, déclaration n° 1286925.
As per the Law relating to information storage and personal integrity, you have the right to oppose (art 26 of that law), access (art 34 of that law) and rectify (art 36 of that law) your personal data. You may thus request that your data, should it be inaccurate, incomplete, unclear, outdated, not be used or stored, be corrected, clarified, updated or deleted.
Personal information regarding our website's visitors, including their identity, is confidential.
The owners of this website hereby guarantee to respect the legal confidentiality conditions, applicable in France, and not to disclose this data to third parties.
Close
Article Outline
You can move this window by clicking on the headline
@@#110903@@