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Neurochirurgie
Volume 59, n° 6
page 238 (décembre 2013)
Doi : 10.1016/j.neuchi.2013.10.044
Réunion de la Société de Neurochirurgie de Langue Française, Versailles, 25-27 novembre 2013

Méningiomatose et cyprotérone
 

C. Botella a, R. Chaix a, A. Coste a, J. Chazal a, b, J.-J. Lemaire a, b, B. Irthum a, b
a Service de neurochirurgie, hôpital Gabriel-Montpied, CHU de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, France 
b UFR médecine, EA 7282 Image-Guided Clinical Neuroscience and Connectomics (IGCNC), Clermont université, université d’Auvergne, Clermont-Ferrand, France 

La méningiomatose est rare et ne représente que 1,5 % des formes cliniques de méningiome. L’existence de récepteur à la progestérone au sein de ces tumeurs bénignes a été décrite et suggère une sensibilité à l’action hormonale endogène, mais l’action exogène des progestatifs de synthèse tels que le cyprotérone acétate prescrit à doses normales, n’est pas démontrée dans la littérature. Nous rapportons le cas de 2 femmes ayant présenté une stabilisation ou une régression de leurs méningiomes après arrêt du traitement par cyprotérone acétate.

Cas 1 .– Une femme de 58ans, aux antécédents d’hystérectomie à l’âge de 40ans, traitée par cyprotérone acétate 50mg/j pendant 18ans, présentait 2 méningiomes asymptomatiques, l’un sphéno-orbitaire droit et l’autre parasagittal pariétal droit. Une surveillance régulière clinique et par IRM cérébrale a été réalisée après arrêt du traitement. Six ans et demi après l’arrêt du cyprotérone acétate on notait la stabilisation du méningiome sphéno-orbitaire et l’involution du méningiome pariétal.

Cas 2 .– Une femme de 37ans traitée par cyprotérone acétate 50mg/j à l’âge de 30ans, à visée anti-androgénique et contraceptive, pendant 11ans, présentait 2 méningiomes mixtes fibroblastiques et méningothéliomateux grade I OMS : le premier au niveau du tubercule antérieur de la selle turcique, responsable d’une compression chiasmatique, opéré en 2006, ayant récidivé au niveau de la tige pituitaire sous-cyprotérone acétate en 2009 ; le second pariétal gauche, opéré en 2009, devant une évolution sous-cyprotérone acétate. Après 2ans d’arrêt du traitement, la récidive sur la tige pituitaire s’est stabilisée ; il n’y pas eu de récidive concernant le méningiome pariétal.

Le cyprotérone acétate prescrit à dose normale au long court chez des femmes pourrait être impliqué dans l’évolution des méningiomes. L’arrêt d’un tel traitement devrait être systématique pour permettre une stabilisation, voire une régression de ces lésions.


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