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Journal Français d'Ophtalmologie
Volume 37, n° 8
pages 623-628 (octobre 2014)
Doi : 10.1016/j.jfo.2014.02.008
Received : 2 January 2014 ;  accepted : 20 February 2014
Les décollements de rétine rhegmatogènes inférieurs traités par cryo-indentation
Scleral buckling for inferior rhegmatogenous retinal detachments
 

M. Abdellaoui , F. Chraibi, I. Benatiya Andaloussi, H. Tahri
 Service d’ophtalmologie, hôpital Omar Drissi, CHU Hassan II, Batha, 30000 Fès, Maroc 

Auteur correspondant.
Résumé
But

L’objectif de notre étude est d’étudier les aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et pronostiques concernant les cas de décollements de rétine (DR) rhegmatogènes inférieurs opérés par cryo-indentation.

Patients et méthodes

C’est une étude rétrospective des cas de DR rhegmatogène intéressant les quadrants inférieurs uniquement avec déhiscences inférieures (4–8h), opérés par cryo-indentation dans notre service de 2006 à 2011. Ont été analysés : le profil épidémiologique des patients, le statut réfractif, le délai de consultation, les données de l’examen clinique, les modalités thérapeutiques ainsi que les résultats fonctionnels et anatomiques.

Résultats

Quarante-cinq cas sont inclus dans cette étude (45 yeux), l’âge moyen des patients est de 44,5 ans (de 14 à 75 ans), avec une légère dominance masculine (56 %). La myopie est constatée chez 60 %. Le délai moyen de consultation est de 3,5 mois. L’acuité visuelle à l’admission est inférieure à 1/10 dans 53,33 %. Le soulèvement maculaire est constaté dans 80 %. Les lésions causales sont dominées par les trous dans 26 yeux. La prolifération vitréo-rétinienne est essentiellement stade B dans 48,9 %. La cryo-indentation est pratiquée chez tous les malades et la ponction du liquide sous-rétinien chez 37,8 %. La réapplication rétinienne est obtenue chez 36 yeux (80 %) avec une acuité visuelle finale supérieure ou égale à 1/10 chez 71,11 %. Le suivi moyen est de 6,62 mois.

Conclusion

Le DR inférieur touche avec prédilection les myopes jeunes. Le délai de consultation est souvent long et le traitement chirurgical par voie externe, bien que difficile, s’avère efficace.

The full text of this article is available in PDF format.
Summary
Purpose

To investigate the epidemiological, clinical, therapeutic and prognostic factors in cases of inferior rhegmatogenous retinal detachments (RD) treated by scleral buckling surgery.

Patients and methods

A retrospective chart review was performed on 45 patients (45 eyes) with inferior RD with only inferior tears (4:00–8:00), who had been treated by scleral buckling surgery over a 6-year period from 2006 to 2011. The parameters studied included patient demographics, refractive status, time until consultation, clinical exam data, treatment modalities and functional and anatomic results.

Results

Forty-five cases were included in this study (45 eyes), with an average patient age of 44.5 years (14 to 75 years) and a slight male predominance (56%). Myopia was observed in 60%. Mean time until consultation was 3.5 months. Visual acuity on admission was less than 1/10 in 53.33%. Macular detachment was found in 80%. Causative lesions were holes in 26 eyes. Proliferative vitreoretinopathy was essentially stage B in 48.9%. Scleral buckling surgery was performed in all patients, with drainage of subretinal fluid in 37.8%. Retinal reattachment was obtained in 36 eyes (80%) with a final visual acuity greater than or equal to 1/10 in 71.11%. The mean follow-up in our study was 6.62 months.

Conclusion

Inferior retinal detachment has a predilection for young myopes. The time until consultation is often long, and extraocular surgery, although difficult, exhibits documented efficacy.

The full text of this article is available in PDF format.

Mots clés : Décollement de rétine inférieur, Déhiscence inférieure, Indentation sclérale

Keywords : Inferior retinal detachment, Inferior tear, Scleral buckling


Introduction

Le décollement de rétine (DR) rhegmatogène inférieur est un décollement qui intéresse les deux quadrants inférieurs de la rétine. Bien que sa physiopathologie rejoint celle de tout décollement de rétine rhegmatogène associant un décollement postérieur du vitré à des déhiscences rétiniennes, sa prise en charge chirurgicale s’avère plus complexe. Les déhiscences inférieures retrouvées dans le DR inférieur sont plus difficiles à obturer efficacement lors de la cure chirurgicale.

Le but de notre travail est d’analyser les aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et pronostiques concernant les cas de DR rhegmatogènes inférieurs avec déhiscences inférieures opérés dans notre service par voie externe.

Patients et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective menée dans le service d’ophtalmologie du CHU Hassan II de Fès, Maroc, entre janvier 2006 et décembre 2011. Nous avons inclus les patients présentant un DR rhegmatogène intéressant les quadrants inférieurs uniquement avec déhiscences inférieures (4–8h). Ces patients sont opérés de première intention dans notre service par voie externe et ils sont suivis pendant au moins un mois après l’intervention. Les critères d’exclusion sont les déchirures géantes, les déchirures situées en arrière de l’équateur inaccessibles à l’indentation épisclérale ainsi que les PVR sévères c’est-à-dire la PVR postérieure diffuse et la PVR antéro-postérieure diffuse.

Le recueil des données est fait à partir du dossier médical des patients et les données recueillies sont : âge, sexe, antécédents, myopie, acuité visuelle, caractéristiques du DR, statut maculaire, PVR, technique chirurgicale, résultats anatomiques et fonctionnels.

Tous les patients ont été opérés sous microscope équipé d’une lampe à fente motorisée avec contrôle peropératoire de la rétine au verre de Goldmann selon la technique décrite par Bonnet [1]. Ils ont bénéficié d’une cryoapplication des déhiscences et d’une indentation épisclérale longitudinale par un segment de bande en silicone dure de 5,5 ou 6,5mm. L’indentation est fixée à la sclère par du mersuture 5/0 en réalisant un nombre pair ou impair de passants coulants parallèles au limbe, écartés d’environ 10mm. Le drainage du liquide sous-rétinien, lorsqu’il était réalisé, était pratiqué à l’aide d’une aiguille de Vicryl 8/0, dans le lit du décollement, à distance de la déchirure et sans diathermie préalable. Nous n’avons pas utilisé de gaz pour aucun des patients.

La saisie et le traitement de toutes ces données sont réalisés à l’aide du logiciel SPSS 17.0+Microsoft Office Excel 2007, par le service d’épidémiologie du CHU Hassan II de Fès, Maroc. La significativité statistique est retenue pour une valeur de p <0,05.

Résultats

Cette étude porte sur 45 patients soit 45 yeux. Ce groupe de patients comprend 25 hommes et 20 femmes, d’âge médian de 44,5ans (14–75ans). Le Tableau 1 résume les caractéristiques cliniques préopératoires des patients présentant un décollement de rétine inférieur. Dans cette étude, la ou les déhiscences responsables du DR inférieur sont représentées essentiellement par les trous (26 cas) et les déchirures (16 cas), l’association des deux est retrouvée dans 3 cas. Un seul cas de désinsertion à l’ora est noté. La chirurgie épisclérale est réalisée chez tous nos malades. Une ponction du liquide sous-rétinien est faite chez 37,8 %.

Après un suivi moyen de 6,62 mois (1 à 9 mois), le taux de réapplication rétinienne après chirurgie initiale est de 80 % (36 yeux) et l’acuité visuelle est devenue supérieure ou égale à 1/10 dans 71,11 %. Les complications postopératoires sont dominées par l’hypertonie oculaire (15,6 %), deux cas d’hémorragie sous-rétinienne et un seul cas d’hémorragie intravitréenne sont également relevés. Aucune incarcération rétinienne ou déchirure sclérale lors du passage des passants coulants n’a été notée. Nous n’avons relevé aucun cas d’endophtalmie, d’infection ou de rejet de l’explant ni de trouble oculomoteur. Un cas de récidive non repris à cause d’une PVR importante est noté.

L’analyse des caractéristiques préopératoires des cas d’échec chirurgical montre qu’il s’agit essentiellement de DR ancien en rapport avec des déchirures et de PVR stade C (Tableau 2). Après la chirurgie, trois cas de récidive avaient des déhiscences mal portées par l’indentation, deux cas présentaient un trou supplémentaire et dans le nombre restant de cas il y avait une PVR évolutive.

Afin de déterminer les facteurs prédictifs d’un bon résultat anatomique de la chirurgie du décollement de rétine inférieur, nous avons réalisé une analyse multivariée (Tableau 3).

Ainsi, le jeune âge apparaît comme étant un facteur de bon pronostic avec une différence hautement significative (p =0,001). Nous avons étudié l’influence de l’acuité visuelle préopératoire sur le résultat anatomique initial. La relation est statistiquement significative (p =0,04). Plus l’acuité visuelle préopératoire est conservée, meilleur est le résultat anatomique. Enfin, le stade de la PVR paraît également un facteur influençant le résultat anatomique final, avec un meilleur résultat pour les stades A et B (p =0,002).

Discussion

La fréquence des DR inférieurs est de 3,2 % de l’ensemble des DR rhegmatogènes non sélectionnés opérés durant la même période. À notre connaissance, il y a peu d’études publiées consacrées à ce type de décollement de rétine. El Matri et al. [2], dans son étude sur les DR inférieurs, ont trouvé qu’ils représentaient 17 %. Ce groupe de patients est comparable à ceux rapportés dans la littérature en ce qui concerne l’âge. L’âge médian des patients est de 44,53ans, il est de 47,5ans pour El Matri et al. [2] et de 58ans pour Sharma et al. [3]. Nous avons retrouvé une légère prédominance masculine (56 %), constatée également par El Matri et al. [2] qui rapportent 60 % d’hommes dans une population de 173 patients atteints de DR inférieurs. Le délai moyen de consultation est souvent long, de 3,5 mois dans notre étude et de 2 et 5,6 mois successivement pour El Matri et al. et Yan Sheng et al. [2, 4]. Ceci pourrait être expliqué par l’évolution très lente de ces décollements et par leur caractère longtemps asymptomatique [5, 6]. Cette chronicité est à l’origine de la fréquence élevée de la PVR associée [5].

Selon Quintyn et al. [7], la localisation inférieure d’un décollement de rétine semble aussi être un facteur de mauvais pronostic et de récidive, et ceci en raison de la difficulté à obtenir une obturation efficace des déhiscences inférieures, et explique que les déchirures inférieures sont considérées comme des contre-indications au traitement par rétinopexie pneumatique [8, 9, 10]. D’autant plus que Shunmugam et al. [11] démontrent que les DR inférieurs liés à des déchirures inférieures sont souvent caractérisés par des déhiscences multiples qu’il faut rechercher avec soin. Ces difficultés ont amené différents auteurs à préconiser le traitement chirurgical des DR inférieurs par vitrectomie, soit seule [4, 12, 13], soit associée à une indentation épisclérale [14, 15].

Machemer [16] a démontré qu’il y a trois facteurs nécessaires pour obtenir la réapplication rétinienne qui sont, le relâchement des tractions, la modification des courants intra-oculaires et l’adhérence choriorétinienne. Ces facteurs peuvent aussi être assurés par l’indentation épisclérale. Alors que pour les décollements rétiniens inférieurs, l’adhérence choriorétinienne est parfois difficile à obtenir avec l’indentation seule. En effet, il est plus difficile dans ce cas d’effectuer un tamponnement efficace. Plusieurs solutions ont été proposées pour traiter ces patients par voie externe. Certains auteurs proposent, après injection de C3F8 pur, un positionnement de la tête en hyperextension lors d’un décubitus dorsal [17]. Cette position est peu confortable et nécessite de bien sélectionner les patients auparavant (âge inférieur à 50ans, sans problème physique). Cette méthode n’est donc à réserver qu’à peu de patients. Elle n’est donc pas très applicable. Ciurlo et al. [18] ont rapporté le traitement avec succès d’un cas de récidive de DR par déchirure inférieure. Le traitement a consisté en une injection d’une bulle d’air et positionnement de l’œil par traction de l’œil pendant quatre jours. De façon similaire, Mahieu et al. [19] ont proposé d’effectuer une traction du muscle droit inférieur afin de positionner le globe pour un meilleur tamponnement par gaz ; le globe est ainsi tracté vers le haut par un fil passant sous le muscle droit inférieur pendant quelques jours. Ces deux méthodes réussissent un tamponnement en se servant de la traction du muscle droit inférieur. Récemment, Cheng et al. [20] introduisent une nouvelle approche pour le traitement des DR rhegmatogènes avec déhiscences inférieures équatoriales ou périphériques sans PVR importante qui consiste en une cryo-indentation externe à court terme avec rétinopexie pneumatique et positionnement. L’indentation externe est réalisée avec une éponge de 5mm suturée à la moitié d’un pneu de 9mm avec de la soie noire 6/0, ces deux matériaux sont insérés profondément dans le cul-de-sac inférieur de tel façon que l’éponge est située en profondeur en regard de la déhiscence. Cette indentation est enlevée au troisième jour postopératoire. Le taux de succès anatomique initial de cette technique est de 87,9 %.

Le taux de réapplication rétinienne chez notre groupe de malades opérés par indentation épisclérale est de 80 %. Ce résultat paraît comparable à ceux trouvés par d’autres auteurs, et ce quel que soit le type de chirurgie réalisée : indentation épisclérale, vitrectomie avec tamponnement par gaz ou silicone associée ou non à une indentation épisclérale (Tableau 4). Cependant, pour El Matri et al. [2], le succès anatomique est meilleur avec la vitrectomie et tamponnement par silicone (94,8 %) qu’avec l’indentation épisclérale (72,9 %). Notre bon résultat anatomique pourrait être expliqué par la non-sévérité de la PVR dans la majorité des yeux, d’une part, et par l’accessibilité à l’indentation des déhiscences rétiniennes et la réalisation fréquente de la ponction du liquide sous-rétinien, d’autre part. Ces derniers facteurs auraient permis de relâcher les tractions vitréennes même en l’absence de vitrectomie.

En dehors de l’hypertonie oculaire qui était transitoire dans la plupart des cas, nous avons eu peu de complications per- et postopératoires, notamment un taux faible d’hémorragies sous-rétiniennes (4,4 %) par rapport aux taux publiés (27 à 69 %) [21, 22, 23, 24]. Ceci est probablement lié au faible nombre de nos patients. Nous n’avons relevé aucun cas d’endophtalmie, d’infection ou de rejet de l’explant ni de trouble oculomoteur qui sont décrits dans la littérature [25, 26, 27]. La chirurgie par voie externe peut éventuellement éviter les risques de la vitrectomie, tels que les déchirures iatrogènes et l’hypotonie postopératoire surtout après rétinectomie [28].

Dans l’étude d’El Matri et al. [2], l’âge supérieur à 45ans, l’acuité visuelle préopératoire inférieur à 1/10 et la non-détection préopératoire des déhiscences rétiniennes ont été identifiés comme des facteurs de moins bon pronostic. Dans cette étude, les facteurs d’échec retrouvés rejoignent ceux de la série d’El Matri et al. [2] concernant l’âge et l’acuité visuelle préopératoire, avec un facteur supplémentaire qui est la PVR qui dépasse le stade B. En effet, tous nos malades sont opérés par indentation épisclérale sans vitrectomie, d’où le risque élevé d’échec anatomique en cas de PVR dépassant le stade B.

Conclusion

Les résultats anatomiques et fonctionnels de cette étude confirment l’intérêt actuel de la cryo-indentation dans le traitement des décollements de rétine inférieurs sans PVR importantes chez les patients phaques.

Déclaration d’intérêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflit d’intérêt en relation avec cet article.

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