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Journal Français d'Ophtalmologie
Volume 37, n° 9
pages 689-694 (novembre 2014)
Doi : 10.1016/j.jfo.2014.05.005
Received : 26 November 2013 ;  accepted : 26 May 2014
Réfraction objective chez l’enfant mélanoderme : l’association cyclopentolate et tropicamide, une alternative fiable à l’atropine ?
Objective refraction in black children: Cyclopentolate and tropicamide combination, a reliable alternative to atropine?
 

A.M. Ka a, , M.E. De Medeiros a, A.S. Sow b, P.A. Ndiaye a, C. Weladji a, H.M. Diallo a, A.M. Wane b, J.P. Diagne b, A. Kane b, J.M.M. Ndiaye b, P.A. Ndoye Roth b, E.A. Ba b, M.R. Ndiaye b
a Centre d’ophtalmologie de l’hôpital Abass-Ndao, B 45831 Dakar-Fann, Sénégal 
b Service d’ophtalmologie de l’hôpital A. Le Dantec, avenue Pasteur, Dakar, Sénégal 

Auteur correspondant.
Résumé
Introduction

La cycloplégie permet une réfraction objective chez l’enfant. L’atropine est la référence mais provoque un flou visuel prolongé. Le cyclopentolate est moins efficace mais moins handicapant. Le tropicamide est faiblement cycloplégiant. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association cyclopentolate et tropicamide (ACT) versus atropine dans la réfraction chez l’enfant mélanoderme.

Matériels et méthodes

Nous avons mené une étude prospective entre octobre 2011 et juillet 2012 qui a concerné tous les enfants vus en consultation. La réfraction objective était réalisée après cycloplégie au cyclopentolate à 0,5 % associé au tropicamide à 0,5 %, puis après cycloplégie à l’atropine.

Résultats

Nous avons recruté 33 patients, 14 garçons et 19 filles. L’âge moyen des patients était de 9,9 ans. L’astigmatisme était retrouvé dans 96,9 % des cas. Il était de 1,34±1,32 dioptries pour l’ACT et 1,35±1,22 dioptries pour l’atropine. L’axe moyen était respectivement de 98,15° et de 99,8°. L’hypermétropie et la myopie avaient concerné respectivement 39 et 27 yeux avec l’ACT (moyenne 1,73 et 5,37 dioptries), 41 et 19 yeux avec l’atropine (moyenne 2,06 et 6,11 dioptries).

Discussion

Il y a une bonne corrélation des résultats au niveau de l’amétropie cylindrique et sphérique entre les deux protocoles. L’atropine est le meilleur cycloplégique, cependant l’ACT donne des résultats très fiables.

Conclusion

L’association cyclopentolate-tropicamide est satisfaisante chez l’enfant pour une cycloplégie de routine.

The full text of this article is available in PDF format.
Summary
Introduction

Cycloplegia allows for an objective refraction in children. Atropine is the gold standard but causes prolonged blurred vision. Cyclopentolate is less effective but less disabling. Tropicamide is a weak cycloplegic. The purpose of this study was to evaluate a cyclopentolate and tropicamide combination (CTA) versus atropine for refraction in black children.

Materials and methods

We performed a prospective study between October 2011 and July 2012 on all children seen in consultation. Objective refraction was performed after cycloplegia with cyclopentolate 0.5% combined with tropicamide 0.5%, and then after cycloplegia with atropine.

Results

Thirty-three patients were recruited, 14 boys and 19 girls. The average age was 9.9 years. The mean age of the patients was 9.9 years. Astigmatism was found in 96.9% of cases. It was 1.34±1.32 diopters with CTA and 1.35±1.22 diopters with atropine. The mean axis was 98.15 and 99.8, respectively. Hyperopia and myopia were found in 39 and 27 eyes, respectively with ACT (average 1.73 and 5.37 diopters), and in 41 and 19 eyes with atropine (average 2.06 and 6.11 diopters).

Discussion

There is a good correlation of results with regards to cylindrical and spherical refractive error between the two protocols. Atropine is the best cycloplegic, however ACT provides reliable results.

Conclusion

The cyclopentolate-tropicamide combination is satisfactory for routine cycloplegia in children.

The full text of this article is available in PDF format.

Mots clés : Réfraction, Enfant, Mélanoderme, Cycloplégie, Tropicamide, Atropine, Cyclopentolate

Keywords : Refraction, Child, Black, Cycloplegia, Tropicamide, Atropine, Cyclopentolate


Introduction

La mesure de la réfraction est une pratique courante en ophtalmologie. La détermination objective de la réfraction devrait être le préalable à toute prescription optique chez l’enfant, au moins jusqu’à l’adolescence voire plus tard chez les patients présentant une asthénopie accornmodative [1]. L’accommodation est d’autant plus importante que le sujet est jeune, en particulier l’enfant. Celui-ci nécessite souvent une correction optique totale pour éviter une amblyopie ou une perturbation de l’activité scolaire [2].

Les cycloplégiques ou agents cycloplégiants (AC) inhibent l’accommodation grâce à leur effet anticholinergique. Ils minimisent ainsi les erreurs de réfraction en particulier chez le sujet hypermétrope [3]. Si le bénéfice d’une réfraction sous cycloplégie est prouvé, le choix de l’AC pour y parvenir est moins évident [3]. Le cycloplégique parfait n’existe pas, il convient alors de choisir le produit en fonction de chaque patient.

L’atropine est le cycloplégique de référence, elle confère une meilleure cycloplégie et donc une réfraction très fiable. Elle doit être instillée sur 4 à 8 jours selon les auteurs [2]. Son inconvénient majeur est son action prolongée, 10 a 20 jours, avec un flou visuel conséquent et concommitant [1]. Elle peut donc perturber l’activité scolaire chez l’enfant.

Le cyclopentolate, moins efficace que l’atropine, représente le cycloplegique de base du fait de sa rapidité d’action. Il permet de connaitre immédiatement la réfraction du patient dès la première consultation. Par ailleurs, son effet cycloplegiant court limite le handicap visuel sur 12 à 24 heures [1, 2, 3, 4].

Le tropicamide est un bon mydriatique et faiblement cycloplégiant [2]. En outre, l’association cyclopentolate et tropicamide (ACT) aurait un effet plus cycloplégiant que le cyclopentolate seul et sans les inconvénients de l’atropine [4]. Ainsi, l’objectif de cette étude était d’évaluer l’association cyclopentolate et tropicamide versus atropine dans la réfraction chez l’enfant mélanoderme.

Matériels et méthodes

Nous avons mené une étude prospective entre octobre 2011 et juillet 2012. Elle a été réalisée au centre d’ophtalmologie de l’hôpital Abass-Ndao de Dakar et a concerné tous les enfants vus en consultation durant cette période. Ont été exclus les enfants présentant une pathologie oculaire pouvant perturber la réfraction. Les paramètres étudiés incluaient le sexe, l’âge, le motif de consultation, les antécédents, un examen ophtalmologique complet et la réfraction sous cycloplégie.

La réfraction sous cycloplégie a été réalisée deux fois. Pour la première réfraction, la cycloplégie était faite au cyclopentolate à 0,5 % (3 instillations à t0, t5 et t10, t étant le temps en minutes) associé au tropicamide à 0,5 % (à t5 et t10) et la réfraction réalisée à t60. La seconde réfraction était faite 2 à 20 semaines après la première avec l’atropine comme cycloplégique (dosage en fonction de l’âge). Celle-ci était instillée tous les jours aux 2 yeux, 1 goutte matin et soir jusqu’à la réalisation de la réfraction au 7e jour.

Toutes les réfractions ont été faites avec le même autoréfractomètre automatique RM 8800 de la marque Topcon. L’analyse des données a été faite par le logiciel Epi Info 6.

Résultats

Nous avons recruté 33 patients, soit 66 yeux. Il y’avait 14 garçons et 19 filles, soit un sex-ratio de 0,73. L’âge moyen des patients était de 9,9 ans±3,27 avec des extrêmes de 4 et 16 ans. Concernant la réfraction (Tableau 1, Tableau 2), l’astigmatisme a été retrouvé dans presque tous les cas (64 yeux, soit 96,9 % des cas) quel que soit le protocole utilisé (Figure 1). Il a varié entre 0,25 et 5 dioptries avec une moyenne de 1,34±1,32 dioptries pour l’ACT et de 1,35± 1,22 dioptries pour l’atropine (p =0,00). S’agissant de l’axe de l’astigmatisme (Figure 2), il était en moyenne de 98,15±68,62 avec l’ACT et de 99,8±66,34 avec l’atropine (p =0,04).



Figure 1


Figure 1. 

Comparaison par la courbe de régression linéaire de la valeur du cylindre après cycloplégie par atropine à celle après cycloplégie par cyclopentolate et tropicamide. Catcor : valeur du cylindre après atropine. Csmcor : valeur du cylindre après cyclopentolate+tropicamide.

Zoom



Figure 2


Figure 2. 

Comparaison par la courbe de régression linéaire de la valeur de l’axe du cylindre après cycloplégie par atropine à celle après cycloplégie par cyclopentolate et tropicamide. Aatro : axe du cylindre après atropine. Asm : axe du cylindre après cyclopentolate+tropicamide.

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Pour l’amétropie sphérique (Figure 3 et Tableau 2), l’hypermétropie a été observée sur 39 yeux (59,09 % des cas) avec l’ACT et sur 41 yeux (62,12 %) avec l’atropine. L’hypermétropie moyenne était de 1,73 dioptrie avec l’ACT (extrêmes 0,25 et 7,75 dioptries) et de 2,06 dioptries avec l’atropine avec des extrêmes de 0,25 et 8,25 dioptries (p =0,00 ; r =0,99). La myopie a été observée sur 27 yeux (40,91 % des cas) avec l’ACT et sur 19 yeux (28,78 %) avec l’atropine. La myopie moyenne était de 5,37 dioptries avec l’ACT (extrêmes 0,25 et 18,5 dioptries) et de 6,11 dioptries avec l’atropine avec des extrêmes de 0,25 et 23 dioptries (p =0,00 ; r =0,99). En passant de l’ACT à l’atropine, 6 yeux (9,09 % des cas) sont devenus emmétropes (réfraction=0,00).



Figure 3


Figure 3. 

Comparaison par la courbe de régression linéaire de la valeur de la sphère après cycloplégie par atropine à celle après cycloplégie par cyclopentolate et tropicamide. Satcor : valeur de la sphère après atropine. Ssmcor : valeur de la sphère après cyclopentolate+tropicamide.

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Un flou visuel de plus de 24h a été observé avec l’atropine dans tous les cas dont 85 % rapporté par les patients et 15 % rapporté indirectement par les parents. Nous n’avons observé aucune autre complication.

Commentaires

Une cycloplégie complète est souvent nécessaire en ophtalmologie, en particulier chez les enfants qui sont dans une période de maturation visuelle et d’apprentissage. Durant cette période, l’enfant présente une importante capacité accommodative qui est un frein majeur à une réfraction objective [5, 6].

Le cycloplégique idéal doit permettre une cycloplégie complète et brève avec une rapide récupération de l’accommodation et le minimum de complications [5]. Aucun agent cycloplégiant ne satisfait à tous ces critères [5]. Divers cycloplégiques seuls ou en combinaison ont été utilisés pour essayer de satisfaire ces critères [5, 7]. Avec le cyclopentolate, la valeur de la réfraction est immédiatement obtenue lors de la consultation, et l’enfant n’est pas gêné trop longtemps. L’action perdure entre 4 et 24 heures selon la sensibilité du sujet, ce qui gêne moins la scolarité.

Les limites sont représentées par une cycloplégie incomplète, l’épilepsie, les risques cérébraux et la résistance au cyclopentolate si la pigmentation est importante (sujets mélanodermes). Cependant, Wane et al. avaient constaté une bonne efficacité du cyclopentolate chez le mélanoderme sénégalais [6]. Toutefois, son utilisation est contre-indiquée chez l’infirme moteur d’origine cérébrale [8].

L’atropine reste le meilleure cycloplégique à ce jour. Ses inconvénients majeurs sont la lourdeur de son administration (une instillation 2 fois par jour pendant 4 à 8 jours selon les auteurs) et une cycloplégie prolongée. Cette dernière perdure au moins 8 jours, ce qui peut gêner la scolarité [2, 8].

Les limites sont représentées par de rares cas de résistance à l’atropine, ainsi que par des phénomènes courants d’allergie, qui peuvent être confondus avec les effets secondaires [8]. À cet égard, il convient de prévenir les parents de la survenue éventuelle de fièvre, de sueur, de rougeur cutanée ou de palpitations [8]. Il faut insister sur le risque mortel que représente l’ingestion de ce collyre [8]. Afin de réduire ou d’éviter ces effets systémiques, les voies lacrymales doivent être comprimées au moment de l’instillation du collyre [8].

Devant ces inconvénients de l’atropine, des alternatives ont été essayées comme l’association cyclopentolate et mydriaticum [3, 4].

Dans notre étude, l’astigmatisme a été globalement stable d’un protocole à l’autre aussi bien pour la puissance que pour l’axe (Figure 1, Figure 2). Cela a été retrouvé dans les travaux d’Ebri et al. [4] qui avaient comparé l’atropine à l’ACT. La même conclusion a été obtenue par Farhood qui avait comparé l’atropine au cyclopentolate seul [5]. Cependant, nous avons observé une moins bonne corrélation pour l’axe entre les deux protocoles (p =0,04) (Figure 3). Cela peut être dû à la technique de réfraction. En effet, devant le réfractomètre utilisé, les enfants ont tendance à bouger et à moins bien fixer.

Cette stabilité de l’astigmatisme peut s’expliquer par le fait qu’il est essentiellement cornéen et n’est donc pas ou peu influencé par la cycloplégie qui agit plutôt sur l’accommodation et au mieux sur l’astigmatisme cristallinien [8, 9].

L’amétropie sphérique a également peu changé, d’un protocole à l’autre (p =0,00). La différence s’est située entre 0,25 et 0,75 dp en valeur absolue dans 87,88 % des cas et1 dp dans 12,12 % des cas. La Figure 3 montre une bonne corrélation des résultats entre les deux protocoles. Il y a cependant une efficacité supérieure de l’atropine (r =0,99).

Ces résultats sont corroborés par ceux d’Ebri et al. au Nigéria [4]. Dans leur étude portant sur 247 enfants âgés de 4 à 15 ans, ils avaient observé une efficacité supérieure de l’atropine par rapport à l’ACT qui, elle-même, était supérieure au cyclopentolate seul. Cependant, ils avaient utilisé du cyclopentolate à 1 %. Mais des études ont montré qu’un dosage de cyclopentolate moindre à 1 % avait une efficacité similaire [1]. Farhood a également retrouvé une efficacité légèrement supérieure de l’atropine par rapport au cyclopentolate [5].

Arici et al. [10] rapportent qu’Egashira et al., ainsi que Gettes n’avaient pas trouvé de différence significative entre tropicamide et cyclopentolate dans la résolution de l’accommodation.

En dehors du flou visuel prolongé retrouvé avec l’atropine, nous n’avons pas observé les autres complications décrites dans la littérature [1, 2, 3]. Ces résultats montrent que ces dernières sont rares mais non exceptionnels et il convient d’être prudent dans l’utilisation des cycloplégiques.

Conclusion

De ces différentes séries et de nos résultats, on peut conclure que l’atropine est le meilleur cycloplégique, elle a une efficacité supérieure à l’association cyclopentolate-tropicamide. Celle-ci est également supérieure au cyclopentolate seul. Cependant, la différence entre cycloplégie sous atropine et sous l’association cyclopentolate-tropicamide n’est pas statistiquement significative. Ainsi, l’association cyclopentolate-tropicamide peut être recommandée pour une cycloplégie de routine chez l’enfant.

Déclaration d’intérêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflit d’intérêt en relation avec cet article.

Références

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