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Gynécologie Obstétrique & Fertilité
Volume 43, n° 2
pages 128-132 (février 2015)
Doi : 10.1016/j.gyobfe.2015.01.002
Received : 22 July 2014 ;  accepted : 31 December 2014
Faut-il mieux informer les femmes jeunes sur leur fertilité ? Étude des connaissances sur une population d’étudiantes
Should we better inform young women about fertility? A state-of-knowledge study in a student population
 

L. Chelli a, S. Riquet a, J. Perrin b, c, B. Courbiere b, , c
a École universitaire de maïeutique de Marseille Méditerranée (EU3M), université d’Aix-Marseille, campus Santé-Nord, boulevard Pierre-Dramard, 13015 Marseille, France 
b Pôle de gynécologie-obstétrique et reproduction, Gynépôle, AP–HM La Conception, 147, boulevard Baille, 13005 Marseille, France 
c Université d’Aix-Marseille, CNRS, IRD, Avignon université, IMBE UMR 7263, 13397 Marseille, France 

Auteur correspondant.
Résumé
Objectifs

Évaluer les connaissances d’étudiantes sages-femmes (ESF) dans le domaine de la fertilité féminine et étudier la décision qu’elles penseraient prendre si un diagnostic d’altération de la réserve ovarienne leur était posé.

Patientes et méthodes

Étude prospective observationnelle par autoquestionnaire réalisée auprès de 393 ESF de sexe féminin en 4e et en 5e années de sept écoles de maïeutique du sud-est de la France de juin à décembre 2013. Le questionnaire était composé de trois parties : (1) des questions destinées à recueillir des informations sur la population étudiée ; (2) un questionnaire composé de 10 items visant à tester les connaissances concernant la fertilité féminine et la réserve ovarienne ; (3) un autoquestionnaire simulant un diagnostic d’altération de la réserve ovarienne et quantifiant les décisions que penserait prendre l’ESF à l’aide d’une échelle de Likert en 5 points.

Résultats

Le taux de participation a été de 72,5 % (n =285). La moyenne d’âge était de 22,6ans±1,9. Sur les 285 participantes, la notion de réserve ovarienne était connue par 93 % d’entre elles (n =265) grâce aux études de maïeutique (77 %, n =204), aux médias (9 %, n =24) et à d’autres sources d’informations. Au total, 83,5 % des ESF (n =238) ont répondu qu’elles étaient intéressées de connaître leur réserve ovarienne, et ce dans l’immédiat pour 48,3 % d’entre elles (n =115). Concernant leurs connaissances, 22,5 % des ESF (n =64) ont indiqué penser que la fertilité féminine commençait à décliner à partir de 35ans ; 85,6 % (n =244) pensaient que la fécondation in vitro permettait à une femme de concevoir même avec une réserve ovarienne considérablement diminuée ; 43,9 % (n =125) ont répondu que l’activité physique et une alimentation saine avaient une action bénéfique sur la préservation de la réserve ovarienne. Si elles se savaient atteintes d’une diminution de leur réserve ovarienne, 76,8 % des ESF (n =219) seraient tout à fait d’accord pour avoir des enfants plus tôt que prévu. Parmi elles, 57,9 % (n =165) approuveraient d’avoir recours à une autoconservation de leurs ovocytes dans ce contexte.

Discussion et conclusion

Cette étude est la première en France à évaluer dans une population d’étudiantes leurs connaissances sur la fertilité. Nous avons observé : (1) des lacunes et des idées reçues sur la fertilité féminine dans une catégorie de jeunes femmes ayant pourtant reçu une formation médicale ; (2) une vision trop optimiste des capacités de la fécondation in vitro à pallier une infertilité liée à l’âge ; (3) l’adhésion de jeunes femmes n’ayant pas fini leurs études et ayant un projet professionnel à la possibilité de recourir à une autoconservation sociétale de leurs ovocytes ; (4) qu’une information adéquate sur la baisse de la fertilité avec l’âge pourrait avoir un impact sur la décision d’avoir un enfant plus jeune. Bien que les modalités exactes restent à définir en termes d’organisation, une information spécifique concernant la diminution de la fertilité avec l’âge devrait être proposée à toutes les jeunes femmes, afin qu’elles puissent s’organiser de façon éclairée pour allier à la fois parcours professionnel et familial.

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Abstract
Objectives

To assess midwifery students’ knowledge in the field of female fertility and to study their decision if they had diagnosis of diminished ovarian reserve (DOR).

Subjects and methods

A prospective observational study by self-administered questionnaire was conducted among female midwifery students of seven French schools from June to December 2013. The questionnaire had three parts: (1) questions designed to gather information on the study population; (2) a questionnaire consisting of 10 items to test knowledge about female fertility and ovarian reserve; (3) a self-administered questionnaire simulating a DOR diagnosis and quantifying the decision that students would make using a Likert scale of 5 points.

Results

The participation rate was 72.5% (n =285/393). The average age was 22, 6 years±1.9. Among the 285 participants, the ovarian reserve concept was known by 93% of them (n =265) thanks to the midwifery studies (77%, n =204), the media (9%, n =24) and other sources of information. In total, 83.5% of midwifery students (n =238) were interested in assessing their ovarian reserve, and 48.3% of them were interested in evaluating it immediately (n =115). Among midwifery students, 22.5% of them (n =64) reported that female fertility began to decline from the age of 35 years old; 85.6% (n =244) thought that in vitro fertilization allowed women to conceive if fertility is related to a diminished ovarian reserve; 43.9% (n =125) answered that physical activity and a healthy diet had a beneficial effect on the ovarian reserve. If a DOR was diagnosed to them, 76.8% of students (n =219) would be likely to conceive their first child earlier than expected. Among them, 57.9% (n =165) would agree to have oocyte freezing in this context.

Conclusion

This study is the first in France that assessed students’ knowledge on fertility. We observed: (1) gaps and misconceptions about female fertility despite a medical training in midwifery students; (2) a belief that in vitro fertilization is effective to overcome infertility related to age; (3) that some of these young students would be favorable to oocyte social freezing (technique not allowed in France); (4) that an adequate information on the decrease of fertility with age could lead some students to anticipate their first pregnancy. Specific information regarding the decrease of fertility with age should be offered to all reproductive-aged young women.

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Mots clés : Fertilité, Réserve ovarienne, Connaissances, Étudiantes

Keywords : Fertility, Diminished ovarian reserve, Knowledge, Female students




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