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Chirurgie de la main
Volume 34, n° 6
page 338 (décembre 2015)
Doi : 10.1016/j.main.2015.10.018
Annual Congress of the French Society for Surgery of the Hand

Étude de la reproductibilité de la radiographie standard et de l’arthroscanner de poignet dans les SNAC, SLAC, SCAC wrist
 

Ramy Belhaouane , Catherine Maes-Clavier, Emmanuel David, Charles Hustin, Elie Krief
 Service d’orthopédie, CHU d’Amiens, Amiens, France 

Auteur correspondant.
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Introduction

L’objectif de cette étude est d’analyser la reproductibilité intra- et inter-observateur des interprétations de radiographie standard et arthroscanner de poignet dans les SLAC wrist, SNAC wrist et SCAC wrist.

Matériel et méthode

Nous avons soumis en double lecture anonyme et randomisée 50 poignets à deux chirurgiens orthopédistes spécialisés de la chirurgie de la main, deux internes de chirurgie orthopédique et deux radiologues confirmés spécialisés en imagerie ostéoarticulaire. Chaque collaborateur devait mentionner la présence ou non de lésion des interlignes suivantes - stylo-scaphoidienne, radio-scaphoidienne, radio-lunaire, capito-lunaire, scapho-trapézo-trapézoidienne, luno-hamatale (si Viegas 2), trapézométacarpienne, radio-ulnaire distale, ainsi que la présence d’un conflit ulnocarpien. Par la suite, ils devaient décrire le diagnostic et le stade lésionnel (selon 4 stades). Nous avons utilisé le coefficient Kappa pour l’interprétation des résultats.

Résultats

Concernant l’interprétation des arthroscanners, le diagnostic global a souvent posé problème, que ce soit en inter- ou en intra-observateur. Pour les deux examens, l’interprétation des interlignes paraissait assez reproductible pour chaque observateur mais était peu reproductible entre les différents observateurs. Cette interprétation était toutefois légèrement meilleure par couple d’observateur. Concernant la comparaison entre radiographie standard et arthroscanner, les résultats de cette étude sont en faveur d’une mauvaise reproductibilité des interprétations des interlignes et du diagnostic global. Nous n’avons pas pu mettre en évidence une pathologie particulière ou un stade lésionnel particulier pour lesquels il existerait une supériorité ou infériorité de reproductibilité.

Conclusion

Nous avons interrogé les observateurs sur les difficultés rencontrées durant ces tests. L’absence de distinction du type d’atteinte cartilagineuse, les atteintes scaphocapitales sans atteinte lunocapitale, les cas d’atteinte stylo-scaphoidienne et médiocarpienne sans atteinte radio-scaphoidienne, l’existence de pathologies associées potentiellement arthrogènes, et l’absence d’informations sur le contexte clinique peuvent expliquer les divergences constatées. La radiographie standard et l’arthroscanner sont des examens essentiels dans notre démarche diagnostique. La première ne suffit pas à évaluer la qualité du cartilage dans le cadre des pathologies dégénératives de poignet. Le second est un bon examen, dont l’interprétation n’est pas toujours standardisée. L’injection doit être de bonne qualité pour permettre une analyse cartilagineuse fine. L’analyse des examens par le radiologue doit être précise et donner le type d’atteinte (amincissement, ulcération cartilagineuse et taille). En cas de doute, le recours à l’arthroscopie diagnostique paraît justifié.

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© 2015  Published by Elsevier Masson SAS.