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Chirurgie de la main
Volume 34, n° 6
pages 359-360 (décembre 2015)
Doi : 10.1016/j.main.2015.10.080
Un modèle de genèse expérimentale autologue de novo de ligaments chez le rat
 

Marc Soubeyrand 1, , Elisabeth Laemmel 2, Nathalie Maurel 3, Amadou Diop 3, Eric Vicaut 2, Jacques Duranteau 2
1 16bis, place Jean-Jaurès, Le Kremlin-Bicêtre, France 
2 Laboratoire de microcirculation, université Paris VII Lariboisière, UMR Inserm U-942, Paris, France 
3 Laboratoire de biomécanique et remodelage osseux, arts et métiers ParisTech équipe, Paris, France 

Auteur correspondant.
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Introduction

Certaines lésions ligamentaires ne peuvent cicatriser spontanément et nécessitent d’être reconstruits pour restaurer la stabilité articulaire. Les autogreffes imposent le prélèvement d’un tendon sain tandis que la bioingénierie ligamentaire se heurte encore à différentes limites comme la difficulté de produire une matrice extracellulaire bio-compatible, de cellulariser le transplant et d’obtenir un ligament de résistance mécanique suffisante pour résister aux contraintes physiologiques. Afin de contourner ces limites nous avons développé un nouveau concept d’implant basé sur la ré-orientation de la fibrose chirurgicale afin de générer un néo-ligament ayant sa propre matrice autologues et ses propres cellules issues de l’organisme du patient. Cet implant peut être retiré une fois le néo-ligament généré. L’objectif de ce travail était dévaluer le néo-ligament généré.

Matériel

L’étude a porté sur des rats mâles Wistar.

Méthodes

L’implant tubulaire était positionné entre les épineuses des vertèbres L2 et L6 puis l’animal était refermé et laissé en incubation de 6 à 12 semaines. À différents délais le néo-ligament était prélevé pour être soit réimplanté dans le genou (autogreffe) à la place du ligament collatéral médial, soit pour être caractérisé en histologie, immuno-histochimie, échographie et biomécanique.

Résultats

Le néo-ligament généré présentait une attache histologique aux extrémités osseuses. Il était composé de fibres collagéniques parfaitement orientées dans le sens longitudinal. Il était richement vascularisé. Avec le temps, on observait une maturation du néo-ligament avec une réduction de sa vascularisation, une modification du collagène et une augmentation de la résistance mécanique. Le néo-ligament mesurait environ 2mm de diamètre sur 30mm de long et lors des tests en traction il présentait une courbe déplacement–contrainte non-linéaire caractéristique d’un tissu visco-élastique. La résistance à la rupture évoluait de 41N à 6 sem à 55N à 12 sem. Au niveau du genou, l’implant a permis la régénération d’un ligament collatéral médial aux propriétés proches du ligament natif.

Discussion

Nous avons montré qu’il était possible de générer de novo un néo-ligament ayant des caractéristiques histologiques et biomécaniques très proches du ligament natif.

Conclusion

Ce travail ouvre une perspective très encourageante pour la prise en charge des pathologies ligamentaires. La prochaine étape est de tester ce concept sur le gros animal et finalement chez l’homme.

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© 2015  Published by Elsevier Masson SAS.