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Nutrition clinique et métabolisme
Volume 30, n° 3
page 273 (septembre 2016)
Doi : 10.1016/j.nupar.2016.09.119
Journées francophones de nutrition, Marseille 2015

Influence des habitudes alimentaires sur le surpoids et l’obésité : étude sur un panel de consommateurs possédant une application mobile pour smartphone et une balance connectée
 

M. Vegreville 1, , B. Brouard 1, A. Chieh 1, M. Menai 2, 3
1 Département santé et recherche médicale, Withings, Issy-les-Moulineaux 
2 Éren (équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle, université Paris 13, Sorbonne Paris Cité, Paris, France 
3 Centre de recherche en épidémiologie et biostatistiques, UMR1153, Inserm/Inra/Cnam, Bobigny, France 

Auteur correspondant.
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Introduction et but de l’étude

Les habitudes alimentaires sont des leviers de changement immédiatement actionnables pour une personne ayant la volonté de faire évoluer son poids. Dans cette étude, nous avons voulu identifier les habitudes ayant le plus d’impact sur l’appartenance à une classe d’indice de masse corporelle (IMC : normal, surpoids, obésité). Pour cela, il nous a fallu quantifier la corrélation entre la présence d’une habitude et l’appartenance à une classe d’IMC puis comparer les valeurs des corrélations des différentes habitudes.

Matériel et méthodes

Cette étude a été réalisée sur un panel de 1850 adultes utilisateurs d’une balance connectée Withings en France. Un questionnaire de 12 questions sur les habitudes alimentaires a été envoyé via l’application dédiée Health Mate. Seuls les utilisateurs ayant une pesée dans les 4 derniers mois ont été inclus et l’IMC de ces utilisateurs a été calculé en prenant leur taille renseignée dans leur compte sur l’application mobile, et la moyenne de leurs mesures de poids sur les 4 derniers mois. Nous avons séparé les valeurs d’IMC en deux classes : une classe regroupant les valeurs d’IMC inférieures à 25 et une autre classe regroupant les valeurs d’IMC supérieures à 25. Un modèle binomial logit pénalisé (norme L1) a été utilisé pour prédire les habitudes alimentaires les plus impactantes sur l’appartenance à une des deux classes. Le modèle a été ajusté sur l’ensemble des variables codant la présence d’une habitude alimentaire chez le participant ainsi que sur le nombre moyen quotidien de pas (calculé sur les 4 derniers mois) et sur le revenu annuel.

Résultats et analyse statistique

La population de l’étude est constituée de 68 % hommes et de 32 % femmes, avec une moyenne d’âge de 42ans (écart-type de 13ans). Les résultats du modèle ont montré que la probabilité d’un participant d’être en excès de poids (IMC>25) plutôt que d’avoir un IMC normal (IMC<25) – c’est-à-dire le rapport de ces probabilités – est multipliée par 1,43 (p <0,01) si le participant mange vite ou mâche peu ses aliments, par 1,63 (p <0,01) si la personne ne comprend pas les informations nutritionnelles présentes sur l’emballage des produits et surtout par 7,74 (p <0,05) si la personne mange moins de un fruit et légume par jour. À l’inverse, nous avons identifié des habitudes alimentaires protectrices. Ainsi, la probabilité d’avoir un IMC normal plutôt que d’être en excès de poids est multipliée par 1,43 (p <0,05) si le participant ne mange pas de viande rouge, par 1,36 (p <0,01) et 1,48 (p <0,05) si la personne prend le temps de manger respectivement entre 10 et 30minutes et entre 30minutes et 1 heure. Enfin, cette probabilité est multipliée par 1,08 (p <0,001) par tranche de 1 000 pas supplémentaires quotidiens effectués par le participant.

Conclusion

Les résultats de ces analyses étayent les recommandations nutritionnelles faites aujourd’hui par les autorités de santé et qui sont de plus en plus connues par le grand public. En particulier, nous retrouvons l’importance de prendre le temps de manger et de mâcher ses aliments ainsi que l’importance de consommer plusieurs fruits et légumes par jour, de limiter sa consommation de viande rouge et d’augmenter son activité physique.

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© 2016  Published by Elsevier Masson SAS.