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Nutrition clinique et métabolisme
Volume 31, n° 3
page 230 (septembre 2017)
Doi : 10.1016/j.nupar.2017.06.034
Congrès

Profils de conduite de la diversification alimentaire et caractéristiques familiales dans l’étude Elfe
 

M. Bournez 1, 2, , K. Elea 1, S. Wagner 3, 4, X. Thierry 5, M.-A. Charles 3, S. Lioret 3, B. De Lauzon-Guillain 3, S. Nicklaus 1

Elfe-groupe alimentation

1 Équipe 8, UMR CSGA, CNRS, Inra, université Bourgogne-Franche-Comté, France 
2 Pédiatrie 1, CHU F.-Mitterrand, Dijon, France 
3 U1163, Inserm, Cress, France 
4 Université Paris-Descartes, France 
5 Ined, Paris, France 

Auteur correspondant.
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Introduction et but de l’étude

L’âge de début de la diversification (introduction des aliments autres que le lait maternel ou les préparations infantiles) a récemment été décrit en France, mais peu de données sont disponibles sur le déroulement de cette diversification et les caractéristiques familiales qui y sont associées. Notre objectif était de décrire des profils de diversification alimentaire et d’en analyser les facteurs associés.

Matériel et méthodes

Les données utilisées sont issues de l’étude longitudinale française depuis l’enfance (Elfe), qui a inclus en 2011 plus de 18 000 enfants, nés dans un échantillon représentatif de maternités. Un questionnaire portant sur la fréquence de consommation de 28 groupes d’aliments a été rempli par la mère chaque mois du 3e au 10e mois de l’enfant. En outre, la durée totale d’allaitement ainsi que l’âge d’introduction des préparations infantiles ont été calculés. Pour huit catégories d’aliments (féculents, légumes, viande/poisson, fruits, boissons sucrées, desserts, produits laitiers et œufs) regroupant les 28 groupes initiaux, une première analyse en composantes principales a été conduite sur les variables de consommation de 3 à 10 mois (n =9762 enfants au maximum), permettant de définir deux axes par catégorie. Puis, une seconde analyse en composantes principales a été réalisée sur ces 16 axes, la durée totale d’allaitement et l’âge d’introduction des préparations infantiles (n =8126). Les associations entre les profils ainsi définis et les caractéristiques sociodémographiques et de santé des parents et de l’enfant ont été étudiées avec des régressions multivariées (p <0,01).

Résultats

Trois profils ont été mis en évidence, résumant environ 45 % de la variance (24, 13 et 8 % pour les axes 1, 2 et 3, respectivement). Le premier profil était caractérisé par une fréquence de consommation élevée à tout âge des principaux groupes d’aliments (tous sauf œufs). Il était lié positivement au fait d’avoir une mère fumeuse, jeune (moins de 25 ans) et d’un niveau d’études au plus collège. Le deuxième profil, caractérisé par une diversification avant 6 mois, était positivement lié au fait que la mère soit ouvrière, que le revenu mensuel du ménage par unité de consommation soit inférieur à 600 euros et que les deux parents soient nés à l’étranger. Le troisième profil était caractérisé par une longue durée d’allaitement maternel (prédominant ou non) et une introduction tardive des préparations infantiles. Il était lié négativement à la présence d’une allergie aux protéines de lait de vache à 2 mois et positivement au fait que le père soit sans profession/étudiant et qu’au moins un des parents soit né à l’étranger.

Conclusion

Trois profils distincts ont été identifiés : (1) une fréquence élevée de consommation de tous les groupes d’aliments à partir du début de la diversification, (2) une diversification précoce contre tardive et (3) la conduite de l’alimentation lactée, et sont liés différemment aux déterminants familiaux.

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© 2017  Published by Elsevier Masson SAS.