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Nutrition clinique et métabolisme
Volume 31, n° 3
pages 253-254 (septembre 2017)
Doi : 10.1016/j.nupar.2017.06.084
L’apport protéique a-t-il une influence sur la composition corporelle et la fonctionnalité musculaire en situation de surnutrition lipidique ?
 

F. Rossignon 1, V. Martin 2, J. Salles 1, V. Patrac 1, O. Le Bacquer 1, A. Berry 1, A. Pion 1, C. Giraudet 1, C. Montaurier 1, S. Ratel 2, B. François 2, C. Roussillat 2, S. Walrand 1, K. Combe 1, C. Domingues Faria 1, Y. Boirie 1, C. Guillet 1,
1 Unité de nutrition humaine, UMR 1019, Inra/université d’Auvergne, France 
2 EA 3533, Laboratoire des adaptations métaboliques à l’exercice en conditions physiologiques et pathologiques, université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand, France 

Auteur correspondant.
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Introduction et but de l’étude

L’obésité est associée à une altération des capacités oxydatives, une infiltration lipidique et une insulinorésistance musculaire qui peuvent agir de concert pour entraîner une perte de masse et de fonction musculaire. Connaissant le rôle de l’apport protéique dans la préservation de la masse et l’amélioration de la fonctionnalité musculaire, l’objectif du travail était de déterminer les effets préventifs potentiels d’une augmentation des apports protéiques sur les changements du métabolisme et de la fonction musculaire induits par l’obésité.

Matériel et méthodes

Des rats mâles adultes Wistar, âgés de 9 mois ont été randomisés en quatre groupes de 15 animaux sur la base du poids, de la masse grasse et de la masse maigre. Ils ont été nourris durant 10 semaines soit avec un régime standard normolipidique (13,8 % de l’apport énergétique total), soit avec un régime hyperlipidique (45 % de l’apport énergétique total). Pour chaque régime, deux niveaux d’apports protéiques ont été testés : 12 % de l’apport énergétique total (STD12, HFD12) et 25 % de l’apport énergétique total (STD25, HFD25). Les poids et consommations alimentaires des animaux ont été quantifiés de manière hebdomadaire. Des mesures de composition corporelle, de dépense énergétique et de fonctionnalité musculaire ont été réalisées. Les données sont présentées sous forme de moyenne±SEM et ont été analysées par Anova à deux voies (régime et apport protéique).

Résultats

La quantité de calories ingérées et la dépense énergétique n’étaient pas différentes entre les groupes. Le gain de poids et de masse grasse était significativement plus important avec le régime hyperlipidique HFD12 (respectivement, +176,2±13,9g et +121,5±7,8) qu’avec les régimes standard (STD12 : +95,3±20,2g et +62,5±4,3g ; STD25 : +65,6±15,3g et +53,4±3,6g, p <0,05 contre HFD12). Ces augmentations étaient moindres dans le groupe HFD25 (+133,9±17,2g et +98,2±6,0g, p =NS contre HFD12). Les poids des muscles n’étaient pas différents entre les groupes. Une tendance à une baisse plus marquée de la force et de la puissance musculaire était observée dans le groupe HFD12 (−0,97±0,33N et −0,23±0,07W) par rapport aux groupes STD (STD12 : −0,39±0,32N et −0,07±0,1W ; STD25 : −0,35±0,31N et −0,07±0,1W). Ces variations de force et de puissance observées dans le groupe HFD12 étaient plus atténuées dans le groupe HFD25 (−0,51±0,18N et −0,17±0,06W).

Conclusion

Les différences de composition en macronutriments des régimes conditionnent plus l’évolution du poids et de la composition corporelle que l’apport calorique total. De plus, l’enrichissement en protéines lors d’une surnutrition lipidique pourrait permettre de limiter les conséquences musculaires de l’obésité à long terme.

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© 2017  Published by Elsevier Masson SAS.