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Annales de Dermatologie et de Vénéréologie
Volume 145, n° 4S
page A28 (mai 2018)
Doi : 10.1016/j.annder.2018.03.033
Posters

Place de la photothérapie dans le traitement du pityriasis lichénoïde
 

A. Raboudi, N. Litaiem , M. Jones, I. Nakouri, N. Ezzine, F. Zeglaoui
 Service de dermatologie, hôpital Charles-Nicolle, Tunis, Tunisie 

Auteur correspondant.
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Introduction

Le pityriasis lichénoïde (PL) est une maladie rare caractérisée par un infiltrat cutané majoritairement lymphocytaire pouvant traduire un état lymphoprolifératif abortif. Sa pathogénie demeure peu connue. Trois formes cliniques sont classiquement décrites : le PL chronique, le PL varioliforme aigu, et le PL varioliforme aigu ulcéronécrotique fébrile. Le traitement du PL reste peu codifié.

But

Nous nous sommes proposés d’étudier l’efficacité et la tolérance de la photothérapie dans le traitement du PL.

Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective incluant tous les patients présentant un PL confirmé vus entre 2000 et 2015 du service de dermatologie à l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis. Les patients traités par photothérapie ont été sélectionnés. Le nombre de séances, la dose cumulée ainsi que la réponse à la photothérapie ont été notés.

Résultats

Dix-huit patients suivis pour PL ont été inclus. Le diagnostic a été évoqué cliniquement devant la présence de papules non prurigineuse ferme, rouge brunâtre se recouvrent d’une squame compacte se détachant d’un bloc à la curette, en « pain à cacheter » et confirmés histologiquement. Six patients (un homme et cinq femmes) avec une moyenne d’âge de 65 ans ont été traités par photothérapie à type de PUVAthérapie. Le nombre moyen de séances était de 13 séances. La dose cumulée moyenne était de 80J/cm2.

Une nette amélioration a été observée chez quatre patients caractérisée par une diminution du prurit ainsi qu’une désinfiltration des lésions. Pour les deux autres, seule une réponse partielle a été reportée. Le traitement était bien toléré chez tous les patients. Durant un suivi de 3 mois, on n’a pas noté de récidive chez les quatre patients ayant répondu à la photothérapie.

Conclusions

La pathogénie du PL demeure inconnue. Plusieurs hypothèses d’ailleurs non exclusives ont été proposées dont notamment l’existence d’une réaction d’hypersensibilité à un antigène notamment d’origine infectieuse, induisant soit une vasculite à complexes immuns, soit une réaction à médiation cellulaire. La survenue d’une infection fébrile avant la survenue de la maladie est en faveur de cette hypothèse. Malgré l’absence de standardisation du traitement chez les patients suivis pour PL, la PUVAthérapie semble être une bonne alternative avec des réponses prolongées. Les paramètres de ce traitement, principalement le nombre de séances et la dose cumulée varient amplement dans la littérature. Ce qui suggère la nécessité de plus d’études pour prouver la place de cette alternative. D’autres alternatives thérapeutiques existent incluant la corticothérapie générale et le méthotrexate. La photothérapie constitue une alternative thérapeutique à la fois efficace et bien tolérée.

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© 2018  Published by Elsevier Masson SAS.