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Revue du rhumatisme
Volume 77, n° 6
pages 602-608 (décembre 2010)
Doi : 10.1016/j.rhum.2010.07.007
accepted : 10 February 2010
Influence des anticorps anti-infliximab et des concentrations résiduelles d’infliximab sur l’apparition d’une résistance acquise à l’infliximab chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde
 

Axel Finckh a, , Jean Dudler b, Felix Wermelinger c, Adrian Ciurea d, Diego Kyburz d, Cem Gabay a, Sylvette Bas a, e

pour les physiciens de la SCQM

a Service de rhumatologie, département de médecine interne, hôpitaux universitaires de Genève, 26, avenue Beau-Sejour, 1211 Genève 14, Suisse 
b Service de rhumatologie, centre hospitalier universitaire Vaudois, Lausanne, Suisse 
c Département de rhumatologie, immunologie clinique et allergologie, hôpital universitaire de Bern, Bern, Suisse 
d Département de rhumatologie, hôpital universitaire de Zurich, Zurich, Suisse 
e Département de génétique et de biologie, hôpital universitaire de Genève, Genève, Suisse 

Auteur correspondant.
Résumé
Rappel

L’infliximab (IFX) peut être immunogène pour les humains et entraîner la formation d’anticorps AC contre l’IFX (AC anti-IFX), susceptibles d’induire une résistance acquise à l’IFX.

Objectif

Évaluer si la présence d’anticorps (AC) anti-IFX et des taux circulants résiduels d’IFX sont associés à une résistance acquise à l’IFX dans la polyarthrite rhumatoïde (PR).

Méthodes

Une analyse par régression logistique multivariée a été utilisée pour étudier la relation entre les AC anti-IFX, les concentrations résiduelles d’IFX, et la résistance acquise à l’IFX dans une étude cas-témoins provenant du registre Suisse pour la PR (SCQM-PR).

Résultats

Soixante-quatre patients atteints de PR traités de longue date par IFX ont été inclus ; 24 avaient dévelopé une résistance acquise au traitement par IFX et 40 continuaient à avoir une bonne réponse à l’IFX. Les deux groupes présentaient des caractéristiques similaires de la maladie, mais les patients qui avaient développé une résistance acquise à l’IFX nécessitaient des doses significativement plus élevées d’IFX (5,4 versus 4,3mg/kg, p =0,02) et des intervalles de perfusions plus courts (7,1 versus 8,7 semaines, p =0,01), par comparaison aux bons répondeurs à long terme. La présence d’IFX résiduel avait tendance à être associée à une diminution du risque de résistance thérapeutique acquise (OR 0,4 (95 % IC : 0,1–1,5)), alors qu’à l’inverse la présence d’AC anti-IFX tendait à être associée à un risque augmenté de résistance thérapeutique secondaire (OR : 1,8 (95 % IC : 0,4–9,0)). La présence de taux élevés d’anticorps AC anti-IFX ou de faibles concentrations résiduelles d’IFX était fortement corrélée à une telle résistance thérapeutique (OR 5,9, 95 % IC 1,3–26,6). Cependant, seulement 42 % des patients qui avaient développé une résistance à l’IFX avaient soit de faibles taux d’IFX soit des taux élevés d’AC anti-IFX.

Conclusion

Ces résultats suggèrent que l’évaluation des anticorps AC anti-IFX et des concentrations résiduelles en IFX est de valeur limitée chez les patients en pratique courante.

The full text of this article is available in PDF format.

Mots clés : Polyarthrite rhumatoïde, Traitement antirhumatismal, Inhibiteurs du facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-⍺), Résistance secondaire au traitement, Anticorps humains anti-chimérique



 Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais sa référence anglaise dans le même volume de Joint Bone Spine (doi:10.1016/j.jbspin.2010.02.021).



© 2010  Société Française de Rhumatologie@@#104156@@