Figure 6



Figure 6 : 

Vue schématique du bassin et des membres inférieurs en station debout d’un chimpanzé (a), de l’australopithèque « Lucy » (b) et d’un homme (c) [5]. a : l’os iliaque du chimpanzé est large, haut, le sacrum est étroit. L’axe du membre pelvien (entre le centre de la tête fémorale et le centre de la cheville) passe très à distance du centre du genou (genu varum majeur). La démarche est instable, oscillante, coûteuse sur le plan énergétique ; b : le bassin de l’australopithèque est large, avec proportionnellement une distance entre les têtes fémorales plus importante que chez l’homme, ce qui implique dans le plan frontal une plus grande distance entre les deux genoux et les deux pieds (pieds écartés et orientés parallèlement). L’équilibre du pelvis en position bipodale est le même et aucune force n’est requise pour maintenir l’équilibre du bassin. La résultante des forces en compression exercées sur la hanche est équivalente chez l’homme et chez l’australopithèque, mais chez ce dernier l’articulation est beaucoup plus grêle, elle forme un angle beaucoup plus fermé avec l’axe du col fémoral par ailleurs plus long et non antéversé : la hanche est en porte-à-faux et donc nettement plus instable. Cela impliquait indirectement un mouvement de balance du corps d’un appui à un autre et une rotation accrue du pelvis en alternance avec les épaules.