Access to the full text of this article requires a subscription.
  • If you are a subscriber, please sign in 'My Account' at the top right of the screen.

  • If you want to subscribe to this journal, see our rates

  • You can purchase this item in Pay Per ViewPay per View - FAQ : 30,00 € Taxes included to order
    Pages Iconography Videos Other
    5 2 0 0


Revue du rhumatisme
Volume 79, n° 3
pages 201-205 (mai 2012)
Doi : 10.1016/j.rhum.2011.11.001
accepted : 2 November 2011
Leucoencéphalite multiple progressive dans les maladies auto-immunes
 

Elisabeth Palazzo , Salim Ahmed Yahia
Service de rhumatologie, hôpital Bichat, 46, rue Henri-Huchard, 75018 Paris, France 

Auteur correspondant.
Résumé

La leucoencéphalite multifocale progressive (LEMP) est une infection subaiguë du système nerveux central due à la réactivation du virus JC. Elle a été principalement décrite chez les patients infectés par le VIH (80 % des cas), au cours des maladies hématologiques lymphoïdes malignes (13 %), chez les transplantés sous traitement immunosuppresseur (5 %) mais également dans les rhumatismes inflammatoires chroniques à composante auto-immune (lupus, polyarthrite rhumatoïde [PR], vascularite) (2 %). Le diagnostic repose sur l’aspect IRM évocateur et la mise en évidence du virus JC par PCR dans le LCR ou à la biopsie cérébrale qui est parfois nécessaire. En l’absence de traitement reconnu, l’évolution se fait dans la majorité des cas vers l’aggravation et est le plus souvent fatale en quelques mois ou s’accompagne dans les meilleurs cas de séquelles neurologiques invalidantes. Le risque de développer une LEMP est de 0,4/100 000 dans la PR. Quelques cas rapportés au cours de la PR ont détaillé les traitements utilisés : méthotrexate (cinq cas), associés à une biothérapie comme l’infliximab (un cas), le rituximab (quatre cas) et, le léflunomide (deux cas) dont un cas en association au rituximab. La survenue de cette complication très grave est très rare. En cas de traitement par rituximab, la prévalence est augmentée (4/100 000) dans la PR ce qui nécessite d’en informer le patient. Au cours du lupus, le risque de LEMP est plus élevé (4/100 000) qu’au cours de la PR et peut survenir dans 40 % des cas en l’absence de traitement immunosuppresseur sous une corticothérapie à faible dose.

The full text of this article is available in PDF format.

Mots clés : Leucoencéphalite multifocale progressive, Maladie auto-immune, Polyarthrite rhumatoïde, Lupus érythémateux systémique, Rituximab, Methotrexate, Léflunomide



 Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais la référence anglaise de Joint Bone Spine (doi:10.1016/j.jbspin.2011.11.002).



© 2011  Société Française de Rhumatologie@@#104156@@