Contraintes professionnelles, satisfaction au travail, stress professionnel et symptômes anxiodépressifs - 14/05/18
, Jean Marie Coz, Raphael Chesneau, Sylvie Simon, David Debensason, Nathalie Lissak| páginas | 2 |
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Resumen |
Objectifs |
À partir d’octobre 2017, un protocole concernant les risques psychosociaux (RPS) a été élaboré et mis en place par un collectif de médecins et d’infirmiers d’un service de santé au travail d’une entreprise de transport ferroviaire. Les objectifs de cette étude sont l’analyse descriptive des différents paramètres utilisés et leurs relations entre eux.
Méthodes |
De fin 2017 à avril 2018, un médecin du travail a utilisé le protocole RPS lors des consultations périodiques et occasionnelles. Le protocole comprenait une échelle visuelle analogique (EVA) de satisfaction au travail et une EVA de stress professionnel. L’interrogation portait sur les contraintes professionnelles par une question ouverte sur l’existence « de(s) problème(s) particulier(s) au travail ? » et par une série de 14 questions sur des contraintes professionnelles classiquement décrites (moyens, charge de travail, conciliation vie privée…). Enfin, les auto-questionnaires Hospital Anxiety and Depression scale (HAD) et General Health Questionnaire 12 (GHQ) étaient administrés en salle d’attente. L’âge, le genre, la CSP étaient relevés. Les EVA ont été étudiées en variables continues de 0 à 100 et en variables dichotomiques de part et d’autre d’une valeur seuil (satisfaction au travail≤50 et stress professionnel≥60). La question « problème particulier au travail » a été recodé en variable dichotomique (oui/non). Les 14 contraintes professionnelles ont été analysées de manière indépendante et groupée, par une nouvelle variable (au moins une contrainte, codée oui/non). Le HAD et le GHQ 12 ont été codés en 3 classes (symptomatologie absente, douteuse, certaine).
Résultats |
Les résultats sur les 138 premiers dossiers retrouvent 17 % des salariés avec une satisfaction au travail basse et 16 % avec un stress professionnel élevé. Au moins un problème particulier au travail est spontanément relaté par 25 % des salariés, alors que 57 % citent au moins une des 14 contraintes. Les scores des questionnaires HAD-anxiété et GHQ montrent une symptomatologie douteuse ou certaine respectivement pour 20 % et 14 % des répondeurs. La satisfaction au travail basse est significativement associée à un stress professionnel élevé (OR 6,9 ; p<0,0005). La satisfaction basse et le stress élevé sont associés à l’existence de problème au travail ainsi qu’à des scores d’HAD-anxiété et de GHQ plus élevés.
Conclusion |
L’analyse des données sur un plus grand échantillon devrait permettre de mieux décrire les relations entre les différentes contraintes professionnelles, la satisfaction et le stress au travail, et la symptomatologie anxieuse et dépressive. Elle devrait aussi permettre de définir quelles évolutions du protocole peuvent être envisagées.
El texto completo de este artículo está disponible en PDF.Mots clés : RPS, Stress professionnel, Satisfaction au travail, Troubles anxiodepressifs, Santé au travail
Esquema
Vol 79 - N° 3
P. 449-450 - mai 2018 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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