Suscribirse

La toxicovigilance : comment et est-ce que ça marche ? - 27/04/19

Doi : 10.1016/j.toxac.2019.03.024 
J. Bloch 1, , S. Sinno-Tellier 1, C. Greillet 1, E. Puskarczyk 2, J. Manel 3
1 Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), Maisons-Alfort, France 
2 Association française des centres antipoison, centre antipoison, CHU, Nancy, France 
3 Comité de coordination de toxicovigilance, centre antipoison, CHU, Nancy, France 

Auteur correspondant.

Bienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
Artículo gratuito.

Conéctese para beneficiarse!

Resumen

Objectif

Le dispositif de toxicovigilance concerne tous les agents non couverts par un autre dispositif de vigilance réglementé. Cela va des produits de la vie courante, aux animaux venimeux en passant par les plantes ornementales ou sauvages et la plupart des produits chimiques. Il s’appuie sur l’expertise et les données des centres antipoison (CAP), enregistrées dans le système d’information des centres antipoison (SICAP). L’objectif de cette présentation est de montrer le circuit qui transforme un signal en alerte, puis en action, à partir d’exemples pédiatriques.

Méthode

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) est en charge depuis 2016 de l’animation du dispositif de toxicovigilance, en étroite collaboration avec les CAP. Tout signal est analysé par la cellule opérationnelle de toxicovigilance, comprenant 4 toxicologues des CAP. Il peut s’agir de la survenue d’un ou plusieurs cas d’exposition/intoxication inhabituels, du fait des circonstances, de l’agent en cause, de l’âge et/ou de la gravité des signes. D’autres cas similaires sont recherchés dans le SICAP, et si un risque pour la santé publique est identifié, le sujet est porté en réunion de sécurité sanitaire au ministère de la santé, pour discussion des mesures à prendre. Selon le type d’agent en cause, la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) peut être saisie. Les enfants sont le groupe de population le plus représenté dans les données des centres antipoison, étant les premières victimes « des accidents de la vie courante ». Trois exemples sont présentés.

Résultats

Quelques cas d’enfants de moins de deux ans, ayant réussi à ouvrir des flacons de soude caustique malgré la fermeture par un bouchon sécurisé, signalés par deux CAP, ont permis, grâce à l’action de la DGCCRF, d’identifier le producteur des bouchons, pourtant conformes, et de l’obliger à en modifier les étiquettes en indiquant clairement comment sécuriser la fermeture. L’ingestion de pile bouton par de jeunes enfants peut avoir des conséquences catastrophiques si celle-ci n’est pas retirée très rapidement, avec plusieurs décès observés ces dernières années. Suite à l’alerte lancée par les CAP auprès de l’Anses, le ministère de la Santé et la DGCCRF se sont associés pour communiquer largement sur ce risque auprès du public, mais aussi des industriels du jouet et des piles, qui peuvent mieux sécuriser les piles et leur packaging. Des recommandations de bonnes pratiques cliniques de la Haute Autorité de santé sont attendues en 2019, en partenariat avec la STC. Après avoir constaté des cas de lésions de dermatites de contact, parfois sévères, ainsi que des manifestations respiratoires dues à la fabrication maison et manipulation de Slime par de jeunes enfants, le dispositif de toxicovigilance a permis une communication large sur les risques liés à cette pratique.

Discussion

Ces exemples montrent la nécessité du signalement par les professionnels de santé des cas d’exposition/intoxication relevant de la toxicovigilance, que ce soit par un appel à un CAP ou en utilisant le portail des signalements du ministère de la santé. Le signalement d’un cas ou d’un « presque accident », en particulier répondant à l’un des critères « nouveau, inattendu, grave ou évitable » peut permettre d’éviter des cas plus graves.

El texto completo de este artículo está disponible en PDF.

Esquema


© 2019  Publicado por Elsevier Masson SAS.
Añadir a mi biblioteca Eliminar de mi biblioteca Imprimir
Exportación

    Exportación citas

  • Fichero

  • Contenido

Vol 31 - N° 2S

P. S24 - mai 2019 Regresar al número
Artículo precedente Artículo precedente
  • Endogenous steroid profiling in hair and nails with a newly developed LC-MS/MS method
  • C.-D. Voegel, P. La Marca-Ghaemmaghami, M. Hofmann, M.-R. Baumgartner, T. Kraemer, T.-M. Binz
| Artículo siguiente Artículo siguiente
  • Intoxication par pile bouton (Pilboutox®) : étude prospective des centres antipoison français
  • M. Labadie, J. Vaucel, A. Courtois, J. Manel, P. Nisse, A. Touré, C. Medernach, A.-M. Patat, K. Moenikes, L. Cordier, E. Puskarczyk

Bienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.

@@150455@@ Voir plus

Mi cuenta


Declaración CNIL

EM-CONSULTE.COM se declara a la CNIL, la declaración N º 1286925.

En virtud de la Ley N º 78-17 del 6 de enero de 1978, relativa a las computadoras, archivos y libertades, usted tiene el derecho de oposición (art.26 de la ley), el acceso (art.34 a 38 Ley), y correcta (artículo 36 de la ley) los datos que le conciernen. Por lo tanto, usted puede pedir que se corrija, complementado, clarificado, actualizado o suprimido información sobre usted que son inexactos, incompletos, engañosos, obsoletos o cuya recogida o de conservación o uso está prohibido.
La información personal sobre los visitantes de nuestro sitio, incluyendo su identidad, son confidenciales.
El jefe del sitio en el honor se compromete a respetar la confidencialidad de los requisitos legales aplicables en Francia y no de revelar dicha información a terceros.


Todo el contenido en este sitio: Copyright © 2026 Elsevier, sus licenciantes y colaboradores. Se reservan todos los derechos, incluidos los de minería de texto y datos, entrenamiento de IA y tecnologías similares. Para todo el contenido de acceso abierto, se aplican los términos de licencia de Creative Commons.