O12 - 09/04/08
N. Attal
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Taxonomie : On distingue habituellement trois grands types de douleurs chroniques : les douleurs inflammatoires, les douleurs neuropathiques et une troisième catégorie de douleurs ni inflammatoires, ni associées à une lésion nerveuse qualifiée d’idiopathiques ou de « dysfonctionnelles » (fibromyalgie, syndrome du colon irritable, algodystrophie…). En réalité, les douleurs neuropathiques coexistent fréquemment avec des douleurs relevant de mécanismes inflammatoires. On parle alors de « douleurs mixtes », même si terme qui a actuellement plusieurs acceptions est une source d’ambiguité. Les douleurs neuropathiques sont « initiées ou causées par une lésion primitive ou un dysfonctionnement du système nerveux » (Merskey et Bogduk 1994). La lésion nerveuse primitive responsable de la douleur peut être périphérique (intéressant les nerfs, les racines, les ganglions sensitifs ou les plexus), ou centrale (intéressant la moelle épinière ou le cerveau). Cette définition a cependant fait l’objet de nombreuses discussions et critiques (Backonja, 2003 ; Bennett 2003 ; Hansson 2003 ; Dworkin et al. 2003) liées principalement à la présence du terme de « dysfonctionnement » considéré comme trop vague par la plupart des auteurs. Une nouvelle définition plus restreinte supprimant la référence à la dysfonction (« douleur secondaire à une lésion ou une maladie afffectant le système somato-sensoriel ») devrait prochainement être adoptée (Treede 2006).
Diagnostic et questionnaires : Le diagnostic des douleurs neuropathiques est avant tout clinique et repose sur la reconnaissance d’une symptomatologie et de signes particuliers, qu’il faut savoir rechercher à l’interrogatoire et lors de l’examen clinique (Jensen et Hansson 2006). Il est désormais facilité par le développement récent d’outils diagnostiques spécifiques (Bennett et al. 2006). Le seul couramment utilisé en France est le questionnaire DN4 (douleur neuropathique en 4 questions) (Bouhassira et al. 2005), mais d’autres outils diagnostiques ont été développés dans d’autres pays (Bennett et al. 2006). Malgré leur validation indépendante et dans des langues différentes, ces outils présentent des items communs, qui sont les plus discriminants entre douleurs neuropathiques et non neuropathiques : brûlure, décharges électriques/éclairs douloureux, fourmillements/picotements, engourdissement, douleur induite par le frottement. La vocation de ces outils est d’aider au dépistage rapide d’une douleur neuropathique et de pouvoir être utilisés par les non spécialistes en pratique clinique. Ces outils sont particulièrement utiles dans des contextes « non neurologiques » pour détecter les composantes neuropathiques. Une autre application essentielle est leur utilisation pour la recherche clinique, notamment épidémiologique. Ainsi l’utilisation de ces outils diagnostiques a permis récemment de réaliser des études épidémiologiques en population générale, qui manquaient encore jusqu’à ces dernières années (Bouhassira et al. 2007). En outre, l’outil DN4 est actuellement utilisé dans le cadre de plusieurs études visant à évaluer la prévalence des douleurs neuropathiques dans certains contextes, comme la douleur post-opératoire et le diabète.
© 2007 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Vol 8 - N° HS1
P. 37 - octobre 2007 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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