Hyperplasie angiolymphoïde avec éosinophilie : à propos d’une observation - 19/12/20
, R. Gammoudi, A. Belhassen, S. Mokni, A. Amina, L. Boussofara, N. Ghariani, C. Belaajouza, M. DenguezliResumen |
Introduction |
L’hyperplasie angiolymphoïde avec éosinophilie (HALE) est une tumeur vasculaire acquise bénigne. Le principal diagnostic différentiel de l’HALE est la maladie de Kimura. Nous rapportons un cas de HALE en essayant de dégager les aspects communs et distinctifs de ces deux entités.
Observation |
Une femme caucasienne âgée de 32 ans, présentant de multiples nodules angiomateux, confluents, intéressant le cuir chevelu et la région rétro-auriculaire. Ces lésions étaient très prurigineuses et apparus progressivement au cours de sa grossesse (un an auparavant). L’examen général notait de multiples adénopathies cervicales non inflammatoires. La patiente ne rapporte aucun antécédent tumoral. Il n’y avait pas de notion d’atopie personnelle ni familiale, ou de prise médicamenteuse. Le bilan biologique ne montrait ni hyperéosinophilie sanguine, ni syndrome inflammatoire. La protéinurie était négative et le taux sérique des immunoglobulines E était normal. L’examen anatomopathologique d’une lésion cutanée montrait, sous un épiderme normal, une prolifération cellulaire de nature vasculaire faite de cellules endothéliales proéminentes d’aspect épithélioïde, à noyaux réguliers sans caractère atypique. À cette prolifération s’associait un infiltrat inflammatoire dense fait de lymphocytes non atypiques et de polynucléaires éosinophiles. L’examen histologique d’une pièce d’adénomectomie avait conclu à une hyperplasie réactionnelle sans signes de malignité. Au vu des données anatomocliniques, le diagnostic d’une hyperplasie angiolymphoïde à éosinophiles a été confirmé. Un traitement par propranolol (40mg/j) a été instauré.
Conclusion |
L’hyperplasie angiolymphoïde avec éosinophilie est une tumeur vasculaire bénigne associant une hyperplasie vasculaire et un infiltrat inflammatoire polymorphe riche en polynucléaires éosinophiles. Elle peut survenir après un traumatisme local ou au décours d’une grossesse. Notre cas illustre les principales caractéristiques épidémio-cliniques de cette entité : sujet jeune, papulonodules angiomateux prurigineux, de la région cervicofaciale, évolution indolente. Cependant, la présence d’adénopathies, classiquement retrouvées dans la maladie de Kimura, fait toute la particularité de notre observation. La localisation dermique de l’infiltrat et l’absence de follicule lymphoïdes à l’histologie ainsi que l’absence d’hyperéosinophilie et d’atteinte rénale sont des critères distinctifs. L’intérêt du propranolol dans le traitement de l’HALE a été récemment souligné. Des essais thérapeutiques à plus large échelle sont nécessaires pour déterminer sa place dans l’arsenal thérapeutique de l’HALE.
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Vol 41 - N° S
P. A133-A134 - décembre 2020 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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