COMBIO : efficacité et tolérance des associations de thérapies ciblées chez les patients atteints de maladies inflammatoires à médiation immunitaire - 27/11/21
, L. Guillo 2, J. Avouac 3, M. Nachury 4, F. Carbonnel 5, G. Bouguen 6, A. Buisson 7, L. Caillo 8, M. Fumery 9, C. Gilleta 10, X. Hebuterne 11, P. Lafforgue 12, D. Laharie 13, E. Mahé 14, H. Marotte 15, S. Nancey 16, S. Ottaviani 17, J.H. Salmon 18, S. Guillaume 19, M. Serrero 2, M. Uzzan 20, M.A. Viguier 21, C. Richez 22, L. Peyrin-Biroulet 23, P. Seksik 24, T. Pham 25Resumen |
Introduction |
Les associations de traitements ciblés biologiques ou synthétiques (COMBIO) ont vue leur intérêt progresser ces dernières années, chez des patients une maladie inflammatoire à médiation immunitaire (IMID) réfractaire ou chez des patients avec plusieurs IMIDs.
Matériels et méthodes |
Nous avons conduit une étude de cohorte entre septembre 2020 et mai 2021. Un appel à observations a été envoyé aux membres du Club des Rhumatismes Inflammatoires (CRI), du Groupe d’étude des affections digestives (GETAID) et du Groupe de Recherche sur le PSOriasis (GRPSO). Nous avons inclus tous les patients avec IMID(s) traités avec une COMBIO et suivis au moins 3 mois. Les données suivantes ont été collectées : démographiques, description de la ou les IMID(s), COMBIO (molécules, posologies, dates de début de chaque molécules, durée de la COMBIO), traitements immunosuppresseurs associés, raison de l’arret de la COMBIO, tolérance et efficacité (score Patient Global Impression of Change de la COMBIO.
Résultats |
Nous avons inclus 150 associations de thérapies ciblées chez 143 patients (87 femmes, age moyen 42,1 ans). Les IMIDs les plus fréquentes étaient la maladie de Crohn (63,6 %), la spondyloarthrite axiale (37,7 %) et la rectocolite hémorragique (14,0 %) ; 51,0 % des patients avaient une seule IMID, dont 61,6 % maladies de Crohn. La durée moyenne de suivi était de 274,5 semaines (59,3). L’association de thérapies ciblées la plus fréquente était l’association d’un anti-TNF (tumour necrosis factor) avec l’ustékinumab (n=45) ou le vedolizumab (n=42). La survie sans arret de la COMBIO était de 94,2 %, 83,4 %, 74,9 % et 64,1 % aux semaines 12, 24, 52 et 104, respectivement. Au total, 47 (31,1 %) des COMBIO ont été arretés. A la fin du suivi, 50 % des patients ont eu une amélioration nette et 27 % une amélioration modérée. La durée de l’association (OR ajusté=1,09 [1,03–1,14], p=0,002) et la présence de deux IMIDs (OR ajusté=3,46 [1,29–9,26], p=0,013) étaient associées de manière significative à une nette amélioration. La CRP était diminuée de manière significative suite à l’introduction de l’association (p<0,0001). La normalisation de la CRP (<5mg/L) était significativement liée à une amélioration clinique (p=0,011). L’incidence des infections sévères était de 4,51 pour 100 patients années [2,20–8,27]. Un seule néoplasie a été rapportée (0,7 %). Le patient a développé un carcinome à cellules acineuses de la glande parotide au cours d’un COMBIO adalimumab-dénosumab. Aucun décès n’a été observé.
Conclusion |
L’association de thérapies ciblées peut être une option thérapeutique efficace et bien tolérée chez les patients avec IMID réfractaires ou associées. Des études prospectives sont nécessaires pour valider cette approche et notamment la tolérance à long terme.
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Vol 88 - N° S1
P. A52-A53 - décembre 2021 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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