Analyse prospective de la pertinence des prescriptions d’inhibiteurs de la pompe a protons - 12/06/24
Resumen |
Contexte |
Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont largement prescrits et font l’objet d’un mésusage répandu. Dans ce contexte, nous souhaitions évaluer les prescriptions d’IPP dans notre établissement.
Objectifs |
L’objectif primaire est d’analyser la pertinence de l’indication des prescriptions d’IPP initiées en ville ou à l’hôpital. L’objectif secondaire est d’analyser la conformité de la posologie et de la durée de ces prescriptions selon leur indication.
Méthode |
Dans cette étude prospective descriptive, une grille d’auto-évaluation a été réalisée. Elle relève des données sur le patient, la prescription hospitalière de l’IPP (entretien avec le patient, la personne de confiance, le médecin hospitalier [MH]). Des données complémentaires sont collectées lorsque l’IPP a été initié en ville lors d’un entretien avec le médecin généraliste (MG) ou le gastro-entérologue (GE) de ville et la pharmacie d’officine. Pour analyser la conformité des prescriptions, un document support a été approuvé par les GE de notre établissement.
Résultats |
En janvier 2023, 50 patients choisis parmi les 5 services les plus consommateurs d’IPP ont été inclus dans notre étude. Huit prescriptions présentaient une indication pertinente (8/50 soit 16 %). Seule une prescription avec une indication pertinente avait une posologie et une durée de prescription conforme (1/50 soit 2 %). Environ 2/3 des prescriptions d’IPP ont été initiées en ville (34/50 soit 68 %) et 1/3 ont été initiées à l’hôpital (16/50 soit 32 %). Cinq prescriptions initiées en ville avaient une indication pertinente (5/34 soit 14,7 %) mais aucune ne présentait une posologie et une durée conformes. Trois prescriptions initiées à l’hôpital (3/16 soit 18,8 %) présentaient une indication pertinente (service de gastro-entérologie et établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Seule une de ces prescriptions avait une posologie et une durée conforme (1/16 soit 6,3 %).
Discussion/Conclusion |
Nous constatons un mésusage des IPP dans notre établissement. Seulement 2 % (1/50) des prescriptions étaient conformes dans l’indication, la posologie et la durée de prescription. La proportion d’indications pertinentes entre le secteur de la ville et de l’hôpital était respectivement de 14,7 et de 18,8 %. Plusieurs réévaluations de traitement ont été effectuées au cours de notre étude suite aux entretiens avec les MH ou les MG. Des actions d’amélioration ont été élaborées. Une fiche de bon usage associée à un organigramme de déprescription a été créée. Les courriers de sortie seront modifiés : une durée de prescription sera imposée si l’IPP est initié à l’hôpital, un avis à destination du MG sera rédigé si l’IPP a été initié en ville et si une réévaluation semble nécessaire. Pour terminer, une révision des protocoles de soins comportant un IPP est en cours. Cette étude a été poursuivie dans les établissements du groupement hospitalier de Territoire, une mise en commun des résultats est prévue.
El texto completo de este artículo está disponible en PDF.Mots clés : Inhibiteurs de la pompe à protons, Prescriptions inappropriées, Revue des pratiques de prescription des médicaments
Esquema
Vol 59 - N° 2
P. e225 - juin 2024 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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