Hyperpigmentation serpigineuse supra-veineuse thrombosée secondaire à une perfusion de Melphalan - 15/11/24
Resumen |
Introduction |
L’hyperpigmentation serpigineuse supra-veineuse (HSSV) représente une exagération de la pigmentation de la peau le long du réseau veineux, décrite souvent après une perfusion intraveineuse de 5-fluorouracile (5FU). Par la suite, ce phénomène a été observé avec d’autres agents chimiothérapeutiques. Le Melphalan n’en est pas connu pourvoyeur.
Nous rapportons le cas d’un patient ayant présenté une HSSV au Melphalan compliquée par la thrombose veineuse du réseau veineux perfusé.
Observations |
Un homme âgé de 54 ans, suivi pour un myélome multiple à chaînes légères kappa, a présenté le lendemain de l’injection intraveineuse périphérique de Melphalan dans le cadre du conditionnement lors de l’autogreffe de cellules souches hématopoïétiques, une éruption cutanée faite de lésions serpigineuses linéaires hyper-pigmentées suivant le réseau veineux superficiel sous-jacent. Les lésions étaient non inflammatoires, indolores et non prurigineuses, sans autres lésions associées. L’éruption s’est compliquée 10jours plus tard par une douleur en regard de l’hyperpigmentation ; une échographie doppler veineuse a objective la présence d’une thrombose du réseau veineux superficiel correspondant.
Le patient a été traité par une anticoagulation orale et des pansements alcoolisés avec une bonne évolution.
Discussion |
L’HSSV est une dermatose hyperpigmentée qui ne survient quasi-exclusivement qu’après une chimiothérapie administrée par voie intraveineuse périphérique. Initialement décrite avec le 5FU, elle a été rapportée depuis avec d’autres molécules dont le Melphalan ne fait pas partie, ce dernier étant plutôt pourvoyeur de mélanonychie.
L’HSSV reste cependant une manifestation clinique extrêmement rare. Sa présentation clinique est assez caractéristique, avec l’apparition de lésions serpigineuses hyperpigmentées suivant le réseau veineux superficiel sous-jacent. Elle n’est pas associée localement à une thrombose veineuse ni à une extravasation du produit. Elle ne nécessite pas de prise en charge thérapeutique spécifique et n’impose en général pas de diminution de posologie à la différence de notre cas où l’anticoagulation orale fut indiquée pour traiter la thrombose veineuse superficielle ayant compliqué son HSSV.
Conclusion |
L’exception de notre observation réside dans la nature de l’agent chimiothérapeutique causal de l’HSSV ainsi que dans la complication inhabituelle par la thrombose veineuse des réseaux veineux en question.
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Vol 4 - N° 8S1
P. A158 - décembre 2024 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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