Évaluation du risque cardiovasculaire au cours de la polyarthrite rhumatoïde féminine : le Globorisk score - 28/11/24
Resumen |
Introduction |
La polyarthrite rhumatoïde (PR) constitue un facteur de risque cardiovasculaire par le biais de l’inflammation chronique et des traitements anti-inflammatoires prescrits dans le contrôle de la maladie [1].
Objectifs |
Nous nous proposons dans ce travail d’évaluer le risque cardiovasculaire chez les femmes suivies pour PR.
Patients et méthodes |
Il s’agit d’une étude transversale colligeant des patientes suivies pour une PR répondant aux critères ACR-EULAR 2010. Nous avons recueilli les données sociodémographiques, l’activité de la maladie en utilisant le Disease Activity Score (DAS28) et le retentissement fonctionnel en moyennant le Health Assessement Questionnaire (HAQ). Le risque de maladie cardiovasculaire à 10 ans était évalué en utilisant le score Globorisk avec ses deux variantes. Le premier est le OFFICE-Globorisk qui se base sur l’âge, le sexe, la pression artérielle systolique (PAS) et l’indice de masse corporelle (IMC). Le deuxième est le LAB-Globorisk qui intègre l’âge, le sexe, la pression artérielle systolique(PAS), le tabagisme, le diabète et le taux de cholestérol total (CT) [2]. Ce score permet de définir des niveaux de risque comme suit : faible [< 10 %], modéré [10–19,9 %], élevé [20–29,9 %] et très élevé [≥ 30 %] [3].
Résultats |
Notre étude incluait 48 patientes suivies pour PR dont l’âge moyen était 57,2±10,05 ans. L’âge de début de la maladie était 43,9±10,3 ans et la durée moyenne d’évolution était 13,17±8,7 ans. Le diabète, l’hypertension artérielle et la dyslipidémie étaient notés respectivement chez 18,4 % (n=9), 36,7 % (n=18) et 69,4 % (n=34). Trois patientes (6,1 %) étaient tabagiques. L’IMC moyen était 26±5,5kg/m2 et 63,3 % des patientes étaient au moins en surpoids. La PAS moyenne était 12,03cmHg [9–16] et le CT moyen était de 1,81±0,39mmol/L [1,21–3,51]. Les scores moyens du OFFICE-Globorisk et le LAB-Globorisk étaient respectivement : 13,18 et 13,04 %. Le OFFICE-Globorisk répartissait les patientes en faible risque dans 46,9 % des cas (n=23), risque moyen dans 28,6 % (n=14) et risque élevé dans 22,4 % (n=11) tandis que le LAB-Globorisk divisait notre population en faible risque chez 40,8 % des patientes (n=20), risque modéré chez 34,7 % (n=17) et risque élevé chez 22,4 % (n=11). Le DAS28crp moyen était 4,19±1,5 et le HAQ moyen était 1,21±0,41. Les patientes ayant un OFFICE-Globorisk élevé avaient un âge de début de la maladie plus tardif (51,05 versus 71,7 ans, p=0,030) et une durée d’évolution plus longue (18,08 versus 11,66 ans, p=0,007). En effet, une durée d’évolution de la maladie supérieure à 10 ans avait OFFICE-Globorisk significativement plus élevé (15,5 versus 10 %, p=0,038). Le HAQ était négativement corrélé au LAB-Globorisk (r=–0,363, p=0,038).
Conclusion |
Notre étude révélait que plus que la moitié de nos patientes avaient un risque modéré ou plus de développer un événement cardiovasculaire à 10 ans. Une attention particulière à ce risque est requise surtout dans la prise en charge des PR évoluant depuis plus de 10 ans.
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Vol 45 - N° S2
P. A580-A581 - décembre 2024 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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