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CO.23 - Impact des polymorphismes génétiques associés à l’EGFR sur la réponse au cetuximab dans le cancer colorectal métastatique (CCRM) - 02/04/09

Doi : GCB-03-2009-33-HS1-0399-8320-101019-200901466 

L Dahan [1],

E Norguet [1],

MC Etienne-Grimaldi [2],

M Duluc [1],

JL Formento [2],

P Ries [1],

M Gasmi [1],

I Nanni [1],

S Garcia [1],

JF Seitz [1],

G Milano [2]

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Introduction : Le cétuximab est un anticorps monoclonal anti-EGFR qui a prouvé son efficacité dans les CCRM en association à une chimiothérapie à base d’irinotecan ou en monothérapie [1]. De nombreuses études ont montré que la mutation KRAS est associée à un échec du traitement par cétuximab mais une faible proportion de patients KRAS sauvage sont répondeurs (10 à 49 %) [2]. Le but de ce travail rétrospectif multicentrique était d’évaluer la valeur prédictive des polymorphismes liés à l’EGFR sur la réponse au cétuximab sur une série de patients atteints d’un CCRM.

Patients et Méthodes : Les patients inclus rétrospectivement dans deux centres universitaires avaient un adénocarcinome colorectal métastatique traité par cétuximab. La mutation KRAS était analysée sur l’ADN tumoral des prélèvements inclus en paraffine et les polymorphismes EGFR R497K, intron 1 EGFR, EGFR - 216 G/T, EGFR -191 C/A, FCGR2A H131R, FCGR3 V158F, EGF G61A et Cycline D1 A870G étaient étudiés par PCR-RFLP sur ADN extrait de culots leucocytaires ou de prélèvement tissulaires inclus en paraffine.

Résultats : De décembre 2001 à décembre 2007, 58 patients ont été inclus. Parmi eux 86,2 % étaient en échappement thérapeutique à l’irinotecan et à l’oxaliplatine, et 22,4 % étaient prétraités par un anti-VEGF. La mutation KRAS a été retrouvée chez 16 patients (27,6 %). L’influence des polymorphismes a été testée chez les 43 patients ayant reçu au moins 6 cycles de cétuximab. Le taux de réponse était significativement amélioré chez les patients homozygotes pour l’allèle A de la CCND1 (50 % vs 8,6 %, p = 0,031). La survie sans progression (SSP médiane 2,7 mois) et la survie globale (SG médiane 8,4 mois) étaient significativement corrélées au polymorphisme EGFR-191 C/A avec une meilleure survie chez les patients homozygotes CC par rapport aux autres (p = 0,012 et 0,015 ; RR = 2,63 et 2,78, IC 95 % : 1,2 - 5,6 et 1,2 - 6,4, respectivement pour la SSP et la SG). Les autres polymorphismes n’influençaient ni la réponse ni la survie. La toxicité cutanée était significativement corrélée au polymorphisme de l’intron 1, avec une toxicité cutanée grade 2 et 3 plus importante chez les patients ayant un faible nombre de répétition dinucléotidique CA (85,7 % chez les patients avec une somme de CA ≤ 35 vs 55 % chez les patients avec une somme de CA > 35, p = 0,043, Odds ratio 4,9, IC 95 % CI : 1,1 - 22,1). Par ailleurs, la survie spécifique était significativement abaissée chez les patients traités antérieurement par un anti-VEGF de 9,1 à 4,9 mois (p = 0,03 RR = 2,2 ; IC 95 % : 1,1 - 4,5 p = 0,03).

Conclusion : Nos résultats suggèrent que les polymorphismes cycline D1 A870G, et EGFR -191C/A influencent significativement la réponse au cétuximab, la survie sans progression et la survie spécifique et confirment l’impact de l’intron 1 sur l’intensité de la toxicité cutanée. Un traitement antérieur par une thérapie anti VEGF est associé à une diminution significative de la survie spécifique.




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Vol 33 - N° HS1

P. 12 - mars 2009 Regresar al número
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