Médecine

Paramédical

Autres domaines

Índice EMC Démo Suscribirse

Zygomycoses (I) : généralités et mucormycoses - 03/07/13

[8-614-B-10]  - Doi : 10.1016/S1166-8598(13)46173-2 
R. Herbrecht a,  : Professeur des Universités, praticien hospitalier, V. Letscher-Bru b : Maître de conférences des Universités, praticien hospitalier, D. Chabasse c : Professeur des Universités, praticien hospitalier
a Département d'oncologie et d'hématologie, hôpital de Hautepierre, avenue Molière, 67098 Strasbourg cedex, France 
b Institut de parasitologie et de pathologie tropicale, Université de Strasbourg, 3, rue Koeberlé, 67000 Strasbourg, France 
c Service de parasitologie-mycologie, Centre hospitalier universitaire, 4, rue Larrey, 49033 Angers cedex 01, France 

Auteur correspondant.

Article en cours de réactualisation

Bienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
El acceso al texto completo de este artículo requiere una suscripción o una compra individual.

páginas 10
Iconografías 4
Vídeos 0
Otros 6

Resumen

Les zygomycoses regroupent l'ensemble des infections dues aux champignons filamenteux de la classe des Zygomycètes. Elles se divisent en deux types d'infections qui diffèrent par plusieurs aspects : les mucormycoses dues aux Mucorales, qui surviennent principalement sur des terrains fragilisés, et les entomophthoromycoses dues aux Entomophthorales, infections chroniques des régions tropicales et subtropicales. Les principaux genres impliqués dans les mucormycoses sont Rhizopus, Mucor, Lichtheimia (anciennement Absidia), Cunninghamella, Rhizomucor et Apophysomyces. Les mucormycoses surviennent dans des contextes bien précis : neutropénie sévère et prolongée au cours d'hémopathies malignes ; immunodépression après transplantation d'organe ou de cellules souches hématopoïétiques ; sida ; corticothérapie ; diabète déséquilibré acidocétosique ; insuffisance rénale avancée ; traitement par déféroxamine. La porte d'entrée est principalement respiratoire, expliquant alors les localisations privilégiées nasosinusiennes ou pulmonaires, mais aussi digestives ou cutanées. De façon rare, une mucormycose peut se développer chez un patient sans déficit immunitaire patent. La porte d'entrée est alors le plus souvent cutanée, et l'infection fait suite à une plaie traumatique ou chirurgicale ou à une brûlure. Les Mucorales ont une forte capacité d'angio-invasion expliquant leur pouvoir de dissémination par voie hématogène et leur aptitude à entraîner une thrombose avec nécrose ischémique des tissus infectés. L'expression clinique caractéristique est l'atteinte rhinocérébrale. L'infection débute sur la muqueuse nasale ou sinusienne puis s'étend aux tissus avoisinants jusqu'au système nerveux central. La dissémination multiviscérale est fréquente et pratiquement toujours synonyme d'évolution fatale. Le diagnostic repose sur l'identification du champignon dans les tissus (examen direct et/ou anatomopathologie) et sur le diagnostic d'espèce. Par rapport aux cultures mycologiques, les outils moléculaires sont plus performants en termes de rapidité de rendu de résultats et d'identification précise de l'espèce en cause. Un traitement précoce est requis pour espérer une guérison qui n'est actuellement encore obtenue que dans environ la moitié des cas. L'approche thérapeutique doit être multidisciplinaire et il faut associer traitement du terrain lorsque cela est possible (équilibration d'un diabète, facteur de croissance hématopoïétique en cas de neutropénie, réduction de l'immunosuppression médicamenteuse), traitement antifongique par amphotéricine B liposomale ou posaconazole, et enfin une exérèse chirurgicale large des tissus nécrosés et infectés. La chirurgie est un élément essentiel du traitement, même si elle conduit à des délabrements pouvant nécessiter des gestes de reconstruction ultérieure.

El texto completo de este artículo está disponible en PDF.

Mots-clés : Mucormycose, Mucorales, Zygomycetes, Diabète, Greffe de cellules souches hématopoïétiques, Greffe d'organe, Neutropénie, Corticoïdes, Amphotéricine B, Amphotéricine B liposomale, Posaconazole, Chirurgie


Esquema


© 2013  Elsevier Masson SAS. Reservados todos los derechos.
Añadir a mi biblioteca Eliminar de mi biblioteca Imprimir
Exportación

    Exportación citas

  • Fichero

  • Contenido

Artículo precedente Artículo precedente
  • Dermatophytes et dermatophytoses
  • D. Chabasse, N. Contet-Audonneau
| Artículo siguiente Artículo siguiente
  • Zygomycoses (II). Entomophthoromycoses tropicales : basidiobolomycose et conidiobolomycose
  • M. Pihet, D. Chabasse

Bienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
El acceso al texto completo de este artículo requiere una suscripción o una compra individual.

El acceso al texto completo de este artículo requiere una suscripción o una compra individual

¿Ya suscrito a este tratado ?

;

Mi cuenta


Declaración CNIL

EM-CONSULTE.COM se declara a la CNIL, la declaración N º 1286925.

En virtud de la Ley N º 78-17 del 6 de enero de 1978, relativa a las computadoras, archivos y libertades, usted tiene el derecho de oposición (art.26 de la ley), el acceso (art.34 a 38 Ley), y correcta (artículo 36 de la ley) los datos que le conciernen. Por lo tanto, usted puede pedir que se corrija, complementado, clarificado, actualizado o suprimido información sobre usted que son inexactos, incompletos, engañosos, obsoletos o cuya recogida o de conservación o uso está prohibido.
La información personal sobre los visitantes de nuestro sitio, incluyendo su identidad, son confidenciales.
El jefe del sitio en el honor se compromete a respetar la confidencialidad de los requisitos legales aplicables en Francia y no de revelar dicha información a terceros.