TO30 - 17/02/08
Nous réalisons annuellement une enquête sur la prévalence de la douleur et sa prise en charge un jour donné. Tous les patients présents ce jour sont interrogés sur l’existence ou non d’une douleur (DOLOPLUS pour les patients dyscommuniquants) et sur ses caractéristiques. L’avis des soignants sur d’éventuelles douleurs lors des soins est recueilli, les médecins sont interrogés sur les douleurs de leurs patients et relèvent les prescriptions de traitements antalgiques. La prévalence de la douleur est de 45 %, avec une sous-évaluation significative chez les patients dyscommuniquants et donc un faible taux de traitement antalgique chez ces derniers. Les douleurs sont plutôt chroniques, intéressent plus les femmes et les patients en SSR. Pour un quart des patients douloureux, le médecin et les soignants sont informés de l’existence de ce symptôme. Les soins douloureux sont de 50 % au cours d’un pansement et de 66 % au cours de la rééducation. Un quart des patients douloureux sont sans traitement antalgique. L’amélioration de ces résultats passe par le développement de nouvelles formations, de l’information auprès des patients et de la mise en place de réunions entre soignants. Mais la prise en compte de la douleur en gériatrie reste trop souvent une fatalité et nécessite des changements de mentalités. Cette enquête permettra d’instaurer une politique anti-douleur plus adaptée à nos pratiques, afin que la prise en charge de la douleur de nos patients soit idoine.
© 2004 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Vol 5 - N° 5-HS1
P. 23 - novembre 2004 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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