EP08 - 17/02/08
F. Grimaud [1],
S. Tardieu [1],
S. Gentile [1],
J-J. Bezelgues [2],
P. Rat [2],
Y. Frances [3],
D. Poitout [4],
R. Sambuc [1]
Ver las filiacionesObjectifs : Explorer les attitudes, comportements et perceptions des professionnels de santé et des patients vis-à-vis de la prise en charge de la douleur en milieu hospitalier.
Description : Enquête transversale dans 2 services hospitaliers (médecine, chirurgie) de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille. Inclusion de tous les professionnels de santé et de tous les patients communicants évalués « douloureux ». Recueil des données par questionnaire : caractéristiques sociodémographiques, modalités de prise en charge de la douleur (information, évaluation, satisfaction). Comparaisons effectuées par les tests Khi2 ou Student. Quinze médecins et 38 IDE d’âge moyen 37,7 9,4 ans interrogés. Soixante douze pour cent sont souvent ou très fréquemment confrontés à des patients douloureux. Vingt sept patients communicants douloureux interrogés, d’âge moyen 57,2 20,2 ans. Quatre-vingts pour cent des professionnels déclarent informer les patients des modalités de prise en charge de la douleur. Les patients sont informés : des moyens de lutte contre la douleur (37 %), du type de traitement administré (48 %), des effets indésirables liés au traitement (37 %). Plus de 80 % des professionnels évaluent la douleur de leurs patients. La majorité des IDE utilise les EVA ou EVN (60,2 %) alors que les médecins utilisent les EVA ou EVN (35 %) et l’interrogation du patient (35 %). Cinquante deux pour cent des patients rapportent que leur douleur a été évaluée : 36,8 % par EVA, 31,6 % par interrogatoire, 5,3 % par EVN. Seulement 30,5 % des médecins intègrent toujours cette évaluation dans l’instauration du traitement antalgique. 44,4 % des patients sont soulagés par ces traitements, 67 % d’après les professionnels. La prise en charge de la douleur est jugée « bonne » par 86 % des médecins vs 50 % des IDE (p ≪ 0,02) et estimée par un score moyen de 7,2/10 par les patients.
Conclusion : Cette étude montre qu’il existe un décalage dans la prise en charge de la douleur entre les comportements déclarés des professionnels de santé et la perception des patients.
© 2004 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Vol 5 - N° 5-HS1
P. 37 - novembre 2004 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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