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Critères diagnostics des uvéites tuberculeuses - 02/12/14

Doi : 10.1016/j.revmed.2014.10.150 
S. Lechtman 1, , V. Queyrel 1, C. Maschi 2, J.G. Fuzibet 1, P. Gastaud 2, S. Baillif-Gostoli 2, N. Tieulie 1
1 Médecine interne, L’Archet 1, Nice 
2 Ophtalmologie, hôpital Saint-Roch, Nice 

Auteur correspondant.

Resumen

Introduction

La tuberculose est un problème de santé publique mondiale mais qui, lorsqu’elle est diagnostiquée peut être traitée efficacement. 2 % d’entre-elles peuvent se révéler par une uvéite, dont le diagnostic de certitude pose encore de nombreuses difficultés. Malgré de nombreuses études sur le sujet, aucune ne cumule l’évaluation de tous les moyens diagnostics disponibles. Nous avons souhaité établir des critères diagnostics d’uvéite tuberculeuse permettant d’orienter la pratique clinique, à partir d’une étude descriptive comparant les uvéites tuberculeuses (UT) à d’autres uvéites granulomateuses non tuberculeuses (UNT) (sarcoïdose et syphilis).

Matériels et méthodes

Vingt-deux patients avec une uvéite tuberculeuse, 11 avec une uvéite syphilitique et 13 avec une uvéite sarcoïdosique, suivis conjointement entre l’ophtalmologie et la médecine interne d’un centre hospitalo-universitaire entre 2004 et 2014 ont été inclus. Pour chaque patient, des données épidémiologiques, la présentation clinique ophtalmologique et systémique, le profil biologique, le résultat de l’intra-dermo-réaction, de l’INFg Release Assay ((IGRA), les examens d’imagerie et la réalisation éventuelle d’une histologie ont été recueillies de façon rétrospective. Chaque variable a ensuite été comparée entre les 2 groupes (UT versus UNT) afin de déterminer des critères diagnostics d’uvéite tuberculeuse.

Résultats

Les uvéites tuberculeuses avaient un âge moyen de 55ans contre 48ans dans le groupe uvéite non tuberculeuse (p=0,0079). Seize patients sur 22 (73 %) étaient d’origine ou avaient vécu dans un pays d’endémie tuberculeuse contre 1/11 (9 %) des uvéites syphilitiques et 2/11 (15 %) des uvéites sarcoïdosiques (p=0,0002). Il n’y avait pas de différence significative sur la localisation de l’uvéite (uni- ou bilatérale, antérieure, intermédiaire ou postérieure). On constatait toutefois plus d’uvéites récidivantes 12/22 (55 %) (p=0,0897) et de cataractes associées 8/22 (36 %) (p=0,0326) dans le groupe UT mais de façon non significative. Quinze des 16 (94 %) patients du groupe UT avaient un test IGRA positif contre 0/3 dans le groupe syphilis et 0/7 dans le groupe sarcoïdose (p=0,224.10–5). Dix des 21 (48 %) des UT avaient un nodule au scanner thoracique contre un quart des syphilis et 0/10 des sarcoïdoses (p=0,0112). À l’inverse, 3/22 (13 %) patients des UT avaient une enzyme de conversion de l’angiotensine positive, contre 8/13 (61 %) des sarcoïdoses et 1/11 (9 %) des syphilis (p=0,0091).

Discussion

Dans notre étude, la présentation clinique ophtalmologique des uvéites tuberculeuses n’est pas spécifique, comme ce qu’on retrouve dans la littérature. Ceci plaide donc en faveur de la nécessité d’un bilan complémentaire plus exhaustif. De plus, alors que même la dernière revue américaine de Susan M. Lou et al. parue en juillet 2014 montre qu’il n’existe toujours pas de consensus concernant l’attitude diagnostique des praticiens devant une uvéite. Nous démontrons qu’un screening adapté d’un certain type de population permet d’arriver plus souvent au diagnostic de tuberculose latente à manifestation ophtalmologique. L’évolution à chaque fois favorable sous traitement anti-tuberculeux seul confirme notre travail.

Conclusion

Notre étude permet en revanche de dégager des critères diagnostics très fortement évocateurs d’uvéite tuberculeuse. Ainsi face à un patient avec une uvéite granulomateuse de plus de 50ans, ayant vécu en pays d’endémie tuberculeuse, avec un test IGRA positif et un nodule pulmonaire au scanner, une enzyme de conversion négative, on peut conclure à une uvéite tuberculeuse jusqu’à preuve du contraire et initier un traitement anti-tuberculeux.

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Vol 35 - N° S2

P. A93 - décembre 2014 Regresar al número
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