Le lymphœdème primaire en pratique quotidienne : du diagnostic au traitement. Le kinésithérapeute : quels rôles ? - 27/02/25
Riassunto |
Le lymphœdème primaire est une pathologie rare, souvent méconnue des professionnels de santé. Le délai diagnostique est souvent long et la prise en charge spécifique par un kinésithérapeute formé en est retardée. Le traitement du lymphœdème primaire, comme pour un lymphœdème secondaire, est essentiellement composé de bandages peu élastiques et d’exercices sous bandages pour réduire le volume, et pourra être complété par des drainages lymphatiques manuels, des mobilisations tissulaires et articulaires, des soins de peau si nécessaire, ainsi que par le port d’une compression élastique pour maintenir le volume réduit.
Le bandage est l’élément clé du traitement du lymphœdème pour réduire le volume, (attention il ne pourra réduire que la partie liquidienne du lymphœdème ; ce qui est important à expliquer aux patients pour comprendre la place des différents traitements).
Idéalement, le kinésithérapeute peut apprendre aux patients, ou à un aidant, à faire ses bandages, pour être le plus autonome possible. Cet apprentissage dépend de la localisation du lymphœdème, de son stade, de l’âge du patient, de sa dextérité et de ses amplitudes articulaires pour pouvoir atteindre le membre concerné, le lymphœdème primaire étant le plus souvent localisé au membre inférieur avec une atteinte du pied et des orteils.
Si les techniques de bandages sont maîtrisées, les séances de kinésithérapie, plus ou moins régulières, ont pour objectif de les accompagner dans la gestion de leur pathologie chronique, aider la remise en mouvement et entretenir la mobilité générale et celle du membre atteint.
Le kinésithérapeute est le professionnel de santé qui peut voir régulièrement les patients sur des temps de séances relativement longs (environ 20–30 minutes) permettant des échanges plus faciles et une relation soignant–soigné de confiance. De plus, les drainages lymphatiques manuels et mobilisations tissulaires permettent de toucher le lymphœdème, et donc d’en apprécier sa texture, ses changements, pour adapter au mieux le bandage et/ou les compressions élastiques et autres dispositifs, la main du kinésithérapeute devenant un outil de traitement mais aussi d’évaluation du lymphœdème.
Au long cours, le kinésithérapeute peut aussi conseiller les patients, les accompagner, les aider à revoir les bandages, pour favoriser l’adhésion au traitement ; et mettre en place des actions d’éducation thérapeutique pour faciliter l’autonomie des patients et espérer avoir une meilleure observance.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Lymphœdème primaire, Bandages
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Vol 50 - N° 1
P. 21-22 - marzo 2025 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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